Au crépuscule de cette journée, Harry repensait aux bons moments qu'il avait passés avec Hermione et se refuse de l'avoir perdu et pourtant il savait très bien qu'il n'y avait plus rien à faire.

De son côté, une jeune femme marchait le long d'une plage déserte de Newcastle. Ses pieds étaient frappés par les vagues et sa robe trompée par l'eau salée. Son visage ruisselait de larmes et elle tenait la photo d'un jeune homme souriant et lui faisant un signe dans sa main.

Le vent caressait son doux visage et ses cheveux reflétaient son immense peine. Elle s'assit dans le sable trompé, les yeux dans les vagues.

Un jeune couple s'embrassait au cœur de la mer, tellement enlacés. Ils souriaient et étaient définitivement heureux. Les images disparurent peu à peu laissant place aux vagues déferlantes.

Quel beau coucher de soleil, fit la jeune femme, si tu pouvais seulement être à mes côtés, disait elle en regardant la photo du jeune homme.

A 800 km de là, dans un château, à l'intérieur d'une pièce recevant les dernières lueurs d'un soleil couchant, le jeune homme de la photo s'accouda à un siège derrière un bureau. Ses lunettes étaient posées par terre et ses yeux larmoyaient à cause des larmes qui s'y étaient coulés durant la journée.

Soudain, un jeune homme roux entra dans la pièce. Quand il trouva son ami, il l'aida à se relever et le fit asseoir sur le bureau.

Harry, que s'est il passé, McGonagall vient de recevoir la lettre de démission de Hermione, demanda t-il au jeune Potter

Il ne répondit qu'après quelques secondes et d'une voix étranglée par ses sanglots

Elle est partie Ron, elle est partie ! répondit le brun

Je suis désolée Harry, je ne l'ai pas vu et je n'ai pas pu empêcher cela, s'excusa Weasley en regardant son ami qui tenait sa tête dans ses mains.

Je ne suis plus rien, je ne la reverrai plus, il ne me reste plus rien, reprenait son ami

Ecoute je ne suis peut être pas un bon ami mais je veux t'aider et j'essayerai de lui parler, mais maintenant la directrice voudrait te voir, je suis vraiment navré Harry mais elle m'a donné un ordre et…

Ne t'en fait pas je vais y aller de ce pas, on se retrouve plus tard, dit le Gryffondor en se levant

Il se dirigea vers la gargouille menant au bureau de MacGonagall. Il prononça un mot presque incompréhensible et se laissa entraîné par l'escalier pivotant de Poudlard. Il déboucha directement dans le bureau de la dame au chignon qui lui demanda de prendre place.

Potter, je ne suis pas insensible à votre problème mais il se peut que vous le remettiez à plus tard car l'école a besoin de vous et je vous fais confiance dans votre travail, fit la directrice en croisant ses doigts soutenus par ses coudes sur la table.

Oui, bien sûr, répondit son ancien élève

Ah, j'ai failli oublier, poursuivit son professeur en fouillant le tiroir de son bureau pour sortir 5 enveloppes, ces lettres viennent d'arriver pour vous, un hibou du nom de Coquecirgue vient de me les remettre. Vous pouvez disposer et Potter je compte sur vous désormais.

Elle lui fit signe de se lever et lui donna les lettres. Harry les prit et sortit en traînant ses pieds comme s'il n'aurait jamais voulu marcher. Il descendit l'escalier et se dirigea vers sa chambre.

Sur le chemin, il eut droit à des regards de la part de ses propres élèves et ce qu'il remarqua c'était l'absence de Ginny, il ne l'avait pas vu depuis des jours. Il lui en voulait à mort. Il ouvrit la porte de son dortoir et la referma sans faire attention car son regard était occupé par l'intérieur de sa chambre. Il faisait un froid atroce qu'il alluma un feu par un sortilège informulé. Il posa ses lettres sur sa table de nuit, et prit place à côté de son feu. Il regarda les flammes vaciller dans leurs mouvements. Il voyait Hermione sourire mais il savait que c'était sa tête qui lui jouait des tours. Il décida d'aller se coucher, il se glissa dans le drap refroidi par le manque de chaleur, ôta ses lunettes et posa sa tête sur l'oreiller, son dernier regard visait les flammes du feu.

Le feu, il était si brûlant, mais une main lui tira le bras et le fit sortir des flammes. La femme de sa vie se tenait juste devant lui. Il était si surpris, elle avait le sourire toujours aussi agréable, sa robe était mouillée, Harry la prit dans ses bras.

Hermione, où étais tu ? Tu m'as tellement manquée ! fit le ténébreux en la serrant de plus en plus fort.

Elle ne répondit pas, Il la secoua mais elle ne parla pas puis soudain elle cria.

Harry aide moi, il me tient prisonnière, HHHHaaaaaarrrryyyyy !

Harry sursauta en criant le nom de Hermione. Il se retrouva dans sa chambre. Le feu éclairait une partie de la pièce et son visage était recouvert de sueur. Il réalisa qu'il avait fait un cauchemar, mais en était il sûr ? Il avait des doutes, ses pensées étaient chamboulées, était elle en danger ? Il se releva et s'avança vers la fenêtre, un éclair trancha la pénombre du ciel. Il tira les rideaux. Il n'avait plus sommeil, il remarqua ses lettres et commença enfin à s'intéresser à elles.

Il prit une qui venait d'Arthur Weasley, il l'ouvrit.

« Cher Harry, j'espère que tu vas bien, nous avons entendu ta rupture avec Hermione nous sommes vraiment désolé Harry, c'est la faute de notre fille, Molly se dit qu'elle ne l'a pas bien éduquée, s'il te plaît Harry, pardonne les erreurs de notre fille. En ce qui concerne son enfant, nous te croyons quand tu dis que ce n'est pas le tien. Encore navré Harry, courage »

Il laissa tomber la lettre sur son lit et débuta la lecture d'une autre, qui vient de Hagrid. Il était si content d'avoir enfin une lettre de son ami.

« Bonjour Harry, je suis désolé si ce n'est que maintenant que je te parle, et je suis sûre que Graup ne t'as rien dit, il ne dit rien à personne de toute façon, ah mon frère ! Bon, j'espère que toi et la petite Ginny vous vous entendez bien et que Ron et Hermione de même mais je te connais alors je suis sûre que tu es revenu vers Hermione. A part cela, je te dis aussi que je n'habite plus Poudlard depuis quelques mois et je m'occupe de mon propre pub maintenant car je dois veiller sur mes jumeaux, et oui Harry je me suis marié avec Olympe et on eu 2 garçons qui mesuraient déjà 1m20 à la naissance, j'attend de tes nouvelles et sache que je vis en France maintenant car Olympe ne peut pas quitter Beauxbâtons. A bientôt Harry »

Le fils de James eut un petit rire en lisant sa lettre. « Hagrid père, je me demande comment il gère cela » fit il. Il ouvrit la 3è lettre, à sa grande stupeur, il s'agissait de Hermione. Il se hâta pour l'ouvrir.

« Harry, si tu lis cette lettre c'est que Ginny avait gagné la partie. Je n'ai pas pu te dire tout ce qui se tramait de peur que tu ne fasses un malheur en l'apprenant. D'abord je veux te dire pourquoi j'ai décidé de te quitter la 1ère fois. Harry je t'aime plus que tout au monde te cela tu le sais mais Ginny est ma meilleure amie, elle m'avait demandé si je t'aimais et je lui est dit que non car j'avais peur de sa réaction et c'est là qu'elle m'a dit q'elle ferait tout pour être avec toi, le meilleur comme le pire. Je ne m' y attendais pas je te le jure, puis on avait fait une sorte de pacte de sang où on se promettait de ne jamais se trahir et surtout de faire en sorte que l'autre soit heureuse avec son bien aimé. Au cas où on romprait notre pacte, la traîtresse mourrait elle n'abandonne pas à temps. Je ne savais pas qu'elle allait l'utiliser contre moi. Puis, qu'on était sorti ensemble, je me suis souvenue de ce pacte et elle ne tarda pas à me le rappeler. Je ne voulais pas que tu sois au courant alors j'ai préféré renoncer à toi. Le pacte était donc rompu puis vous vous êtes mis ensemble. Elle croyait vraiment avoir obtenu ton cœur. Mais quand elle a vu que ça ne fonctionnait pas entre vous, elle commença à se douter de quelque chose. Et lors de ma séparation avec Ron, elle était tout de suite venue pour me forcer à revenir avec lui car elle savait que tu allais profiter de l'occasion pour revenir avec moi. La suite est dans l'autre lettre Harry. »

Il n'attendit plus une seconde et chercha la 2nde lettre, il déchira l'enveloppe et commença sa lecture.

« tu dois déjà avoir lu la 1ère lettre alors voici la suite. Peu de temps avant votre séparation, Ginny est venue me menacer. Elle m'avait dit que si je m'approchais de toi, elle me lancerait son sortilège de chauve furie le plus puissant que je perdrai ma beauté et toute mes facultés. Je lui ai répondu que j'étais aussi une adepte des sortilèges les plus puissants dans le monde des sorciers. Elle ne me parla plus. Ensuite quand je vous ai surpris, je me suis exilée à Pré-au-lard pour que tu ne me retrouves pas, en partie parce que j'en voulais mais aussi que je voulais connaître les plans de Ginny. Je savais que votre mariage n'était qu'une supercherie et qu'elle allait trouver quelque chose pour t'obliger à te marier. J'ai décidé de retourner à Poudlard pour vérifier mes dires. En me rendant à mon bureau, je l'ai surpris en train de parler à Malefoy, je les ai suivis et j'ai écouté leur conversation. J'ai utilisé mes propres moyens d'espionnage et je les ai vu en train de s'envoyer en l'air à deux reprises car la 1ère, Ginny avait filé dans la douche puis était revenue pour crier à son amant d'en mettre un peu plus et ils recommencèrent. Je pense qu'ils ont trop abusé de leur corps et c'est pourquoi tu as encore trouvé Drago dans la matinée, elle t'a trompée Harry. Je suis désolée. Les preuves sont dans la 3è enveloppe. Je te dis tout ça parce que mes moments avec toi sont comptés, elle n'en a pas fini, elle va te faire passer pour un irresponsable. Je pense qu'elle veut tomber enceinte mais cet enfant est de Malefoy. Quant à moi, je ne désire qu'être à tes côtés mais je ne peux pas, comme je te l'ai dit elle a plus d'un tour dans son sac. Elle m'a jeté un sortilège, sûrement tenu de Drago et de sa magie noire, qui te tuera si tu me touchais. Je ne pourrai pas te résister plus longtemps, et je le fais par amour car je ne pourrai jamais te sacrifier alors je te fais mes adieux, je t'aime Harry surtout ne me cherche pas, c'est mieux pour toi et pour moi. Recommence une vie meilleure, je serai heureuse pour toi. Au revoir Harry. Hermione »

il ne sut quoi répondre, il laissa tomber la lettre et retombe dans un sommeil profond.