Ziva écoutait son partenaire parler de la pluie et du beau temps depuis plus de vingt minutes et ce sans émettre un seul son. Elle préférait garder le peu d'air qu'elle avait. Et cela semblait rassurer Tony de la garder au téléphone. Elle savait pertinemment qu'ils allaient la retrouver. Ils étaient venu la chercher dans des conditions pires que celles-ci après tout.

Elle jura lorsque sa lampe émit des signes de faiblesses, la cogna contre la paroi en bois de son cercueil et soupira presque de soulagement lorsqu'elle se ralluma. Ziva David n'avait aucun problème avec le confinement et le noir mais il ne fallait quant même pas pousser.

« Ziva…Zi… »

Elle ne l'écoutait plus, il l'avait sentit.

« Cette fichue lampe n'est pas de première jeunesse… »

Il ne pu s'empêcher de sourire, c'est lui qui lui avait appris cette phrase ou plutôt l'avait-il corrigée.

« J'entre chez toi…pas de signe d'effraction. »

Il se mit à parcourir la pièce à vivre concentré sur sa tâche, et finit par soupirer plusieurs minutes plus tard.

« Tu n'as rien trouvé n'est-ce pas ? »

«Rien de rien. » Répondit-il en secouant la tête.

Il entra dans sa chambre et sourit de nouveau.

« Je ne savais pas que tu aimais les tee-shirt d'homme pour dormir. »

« Pfff » Fût tout ce qu'elle préféra répondre.

Il se sentit coupable, comme la veille au soir lorsqu'ils s'étaient quittés fâchés. S'il s'était excusé, rien de tout cela ne se serait passé. Il finit par secouer la tête, Ziva avait été droguée et installée dans un cercueil il ne savait où. Lui aussi aurait pu être dans les mêmes conditions et l'équipe aurait été encore plus réduite.

Il soupira posant le tee-shirt sur le lit de sa partenaire.

« Zi, je…. »

« Pas d'excuses DiNozzo, c'est une marque de faiblesse. »

Elle chuchotait toujours, et il cogna contre le mur du couloir. Combien de temps avaient-ils avant qu'elle ne manque d'air.

Il quitta l'appartement sans un seul indice, il fallait qu'il raccroche et qu'il appel Timothy.

« Tu ne bouges pas, j'te rappel dans cinq minutes… »

Sa tentative d'humour retomba à plat. Elle ne répondit même pas. Elle émit cependant un léger sourire, Tony restait Tony. Et qui aurait pu croire, que cet homme lui aurait redonné envie de vivre et de faire confiance aux autres.

Elle posa son téléphone sur sa poitrine, soupirant. Elle n'aurait pas une bonne nouvelle à annoncer à l'italien lorsqu'il rappellerait. Elle éteignit la lampe torche et ferma les yeux, se concentrant sur sa respiration, économisant le maximum d'air possible. Que pouvait-elle faire d'autre ? Elle n'avait que son téléphone, une lampe et son ravisseur avait eu la gentillesse de lui laisser son couteau. Comme si elle pouvait en avoir besoin dans cet fichue boîte.

De son côté, Tony quittait l'appartement de son amie.

« Alors, Alors ? Dis moi que tu as trouvé quelque chose ! Dis le moi Tony ! Il faut que tu aies trouvé quelque chose ! »

Abby l'inquiéta, si elle se trouvait dans cet état c'est qu'ils n'avaient pas avancés sur la localisation de Ziva.

« Rien dans l'appartement…il ne reste plus que les vidéos de surveillance de sa rue…. »

Personne ne lui répondit et cela l'alarma plus encore.

« Abs ? McGee ? »

Les deux scientifiques se regardèrent gênés et inquiets.

« Parlez-moi ! »

« Elles ont été effacées Tony… » Finit par répondre le jeune scientifique.

Ils étaient descendus dans le labo d'Abby pensant réussir à localiser leur amie grâce à la puissance de calcul des ordinateurs de la gothique. Hélas rien n'y avait fait, ces derniers cherchaient encore. Ils avaient finit par se rabattre sur les vidéos surveillances. Ce qui, hélas, n'avait rien fait avancer.

Ils grimacèrent lorsqu'ils entendirent Tony frapper du poing contre le volant de sa voiture.

« Où est Gibbs ? » Demanda-t-il soudain.

« Toujours au MTAC avec le directeur. »

C'est Abby qui répondit cette fois ci et sa voix était si faible qu'il sentit une enclume de plus s'enfoncer dans son estomac. Abby n'était jamais ainsi, jamais. La seule fois….il secoua la tête. Non il ne devait pas penser à Kate…pas lorsque la vie de Ziva était en jeu. Pas tant qu'il y aurait encore un espoir.

Si Gibbs mettait autant de temps, c'était qu'il avait une piste. Et les intuitions de Gibbs étaient toujours vérifiées. Il espérait seulement que les nouvelles que son mentor apporteraient seraient meilleures que les siennes.

Il se décida à rappeler sa partenaire de longues minutes plus tard. Alors même qu'il se garait dans le parking de la NAVY.

« Hey… »Fut tout ce qu'il pu dire.

Il se traita mentalement d'idiot. En règle générale il arrivait toujours à faire le pitre et détendre l'atmosphère. Pourquoi, cette fois il était-il incapable ?

Les images du film le hantaient. Il secoua la tête, il était dans la vraie vie et il était un agent du NCIS émérite. Son équipe également.

« Vous n'avez rien n'est-ce pas ? » Murmura-t-elle.

Elle s'en était doutée. Auquel cas, Tony aurait rappelé beaucoup plus rapidement.

« Gibbs n'est pas encore revenu. Il doit avoir une piste... »

« Tony… »

Elle venait de le couper et de hausser le ton. Il n'aima pas cela.

« …Je n'ai pas rechargé mon téléphone depuis plus de trois j ours. Il ne me reste que deux barres de batterie. »

Il frappa la paroi de l'ascenseur, elle grimaça. Beaucoup de choses avaient changés entre eux depuis son sauvetage. Et elle savait combien, Tony pouvait s'inquiéter pour elle. Elle l'avait accepté longtemps après son retour mais l'avait remarqué immédiatement dans son regard lorsqu'ils s'étaient retrouvés dans cette cellule en Somalie.

« Ok…Met ton téléphone sur vibreur, Coupe tout ce qui n'est pas nécessaire. Je viens de revenir au bureau. Je descends voir Abby et McGoogleMap on va te retrouver. »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et raccrocha.

Elle venait de perdre une barre de batterie. Elle se contenta alors de fermer les yeux et de ne penser à rien.

Hélas, sa vie avait été si différente ces derniers mois. Elle ne cessait de les ressasser encore et encore. Après tout pourquoi pas, cela passerait le temps. Elle finit par secouer la tête en pensant à leur dispute de la veille. Et remercia une quelconque providence en laquelle elle ne croyait pas, de ne pas devoir chercher Tony dans une boîte pareil. Ses poumons ne l'auraient certainement pas supporté.


Merci pour vos reviews.

En général je me corrige plusieurs fois, je me relis également plusieurs fois. Ce n'est pas le cas ici pour poster plus vite. Aussitôt écrit, aussitôt posté...donc désolée des éventuelles fautes quelles qu'elles soient.

A demain ^_^