Ziva rêvait, elle en était certaine parce que les images étaient floues et surtout la scène lui était familière. De plus la dernière fois qu'elle avait été consciente, Tony la sortait de sa prison de bois.
Tony se trouvait justement dans ce rêve.
Ils s'étaient disputés dans la journée. A propos de Ray. Elle lui avait dit qu'il était jaloux et que de toutes manières Ray n'était qu'un ami. Il avait continué son petit manège dans l'ascenseur alors qu'ils quittaient le bureau en fin de journée. Enervée, elle avait finit par lui lancer presque avec dédain qu'il ne comprenait rien. Qu'il ne savait rien de sa vie actuelle et de ce qu'elle voulait en faire. Elle avait quitté précipitamment et sans un mot de plus le building et était montée dans sa voiture, en colère. Et ce, laissant un Tony perplexe. Ce n'était pas la première dispute qu'ils avaient. Alors pourquoi cela lui faisait autant de mal ? Oui parce qu'il souffrait de voir Ziva si perturbée.
Il était pourtant rentré chez lui, sans pour autant cesser de penser à la journée écoulée.
Et puis il en avait eu marre, à deux heures du matin il avait finit par sonner chez sa partenaire. Lui aussi finalement à bout de nerf.
Elle avait ouvert, arme au poing surprise de le trouver à son appartement.
« Que fais-tu là ? » Avait-elle demandé sans le faire entrer. Son glock dans sa main droite tout contre sa cuisse.
« Tu me laisse là sur le pas de la porte ? »
« Tu ne mérites que cela non ? »
« Qu'est-ce qui te prends tout à coup ? » Avait-il demandé.
« Je n'en peux plus de tes accès de jalousie mal placée et… »
Il l'avait poussé à l'intérieur, peu soucieux des probables conséquences. Elle n'avait pas réagit, il en avait profité pourtant surpris. Il avait posé ses deux mains de chaque côté de son visage et l'avait embrassé. Elle ne réagissait toujours pas et Tony ne comprenait plus rien. Elle aurait du l'assommer, lui poser son arme sur le front ou encore le plaquer au sol. Mais non, elle se contentait d'attendre, son glock toujours contre sa cuisse.
Il avait poussé sa chance et avait approfondie son baiser, espérant sincèrement qu'elle comprendrait. Ils s'était embrassé longtemps, la main libre de Ziva avait finit dans les cheveux de son coéquipier.
Et lorsqu'ils s'étaient séparés, elle l'avait enfin repoussé. Posant son arme sur le bar de sa cuisine et s'éloignant vers le salon.
Il l'avait suivit, perdu.
« Je…je ne veux pas d'une aventure sans lendemain… »
Elle parlait enfin et il ne comptait pas en rester là.
« Et tu penses que ce Ray peut te donner ce que tu recherches ? »
Elle secoua la tête, décidément il ne comprendrait jamais.
« CE N'EST QU'UN AMI ! » Hurla-t-elle.
Il se passa une main dans les cheveux, cherchant visiblement ses mots. Mais que leur arrivait-il tout à coup. Ils finissaient par se parler, il ne savait trop comment et tout ce qu'il savait faire c'était ramener ce type sur le tapis.
« Et si moi j'avais envie de plus qu'une aventure aussi. »
Elle riait à présent. Elle ne le croyait pas, il avait reprit.
« Regarde moi. Est-ce qu'il sait qui tu es ? »
Elle avait secoué la tête sans comprendre.
« Est-ce qu'il sait pourquoi tu as autant de cicatrices sur le corps ? Est-ce qu'il sait que lorsque tu dors vraiment et en toute confiance tu ne ronfles pas ? Que tu ne manges ta pizza qu'avec de la sauce tomate et de la mozzarella ? Que tu ne montres jamais rien mais que tu restes la personne la plus sensible que je connaisse en dehors d'Abby ? »
Elle le regardait, les yeux ronds et le cœur battant plus rapidement à chacune de ses phrases.
« Est-ce qu'il sait que je suis allé te chercher alors même qu'on te croyait tous morte ? Le sait-il ça ? »
Cette dernière phrase semblait l'avoir plus touchée que les autres. Elle s'approcha, attrapa sa nuque presque violemment et l'embrassa. Encore et encore avec toute la passion qui l'habitait après cette énième dispute. Elle ne saurait jamais pourquoi ce soir là tout avait basculé. Elle savait simplement que cela avait changé sa vie.
Ils avaient finit par se séparer haletant.
« Si tu me fais du mal, je te tue. » avait-elle dit dans un souffle avant de l'embrasser de nouveau.
Il s'était reculé et avait posé délicatement ses mains de chaque coté de son visage.
« Jamais. »
Et il avait de nouveau posé ses lèvres sur les siennes. Trois mois plus tard, il lui reprochait de ne se voir que chez elle, elle s'était énervée sans raison et l'avait mit dehors. Elle s'était réveillée le lendemain dans une boîte.
Le souvenir de son cercueil la ramena à la réalité et Ziva s'éveilla. Elle su aussitôt qu'elle était à l'hôpital sans même ouvrir les yeux. L'odeur caractéristique des hôpitaux lui chatouillait les narines. Elle sentait de petits tuyaux qui l'aidaient à respirer. Et elle sentait également une main dans la sienne. Elle ouvrit un œil cherchant son partenaire. Parce-ce qu'elle savait que s'était lui.
« Hey Dorothée. »
Elle lui sourit, cherchant du regard le verre posé sur la table à ses côtés. Il se leva et l'aida à boire. Une fois sa soif étanchée, elle chercha son regard et son cœur s'accéléra.
Il avait l'air si fatigué, si inquiet. Elle se souvînt soudain des paroles qu'il s'apprêtait à prononcer et qu'elle n'avait jamais entendues.
« Je suis désolée. »
Il secoua la tête, l'air plus sérieux que jamais. Elle s'en voulait de l'avoir mit dehors alors même qu'il cherchait à faire avancer leur relation. Elle voulait de la stabilité mais avait eu peur lorsque Tony avait osé faire le premier pas. Quelle idiote, cela aurait du être l'inverse non ? Anthony DiNozzo, l'homme à femme dans une relation de plus d'une semaine.
« Tu m'as fait une de ces peurs. »
Elle hocha la tête, sans quitter son regard.
« Je vais essayer de ne pas recommencer. Promis. »
Il sourit enfin et finit par expirer longuement relâchant la pression.
« Monte. »
Il ne se fit pas prier et grimpa dans le lit de la jeune femme. Il nicha sa tête au creux de son cou, un bras en travers de son ventre et ferma les yeux. Trois secondes plus tard il dormait. Ziva l'observa un moment et l'embrassa sur le front avant de glisser une main dans les cheveux de son amant.
« Depuis combien de temps cela dure ? » Entendit-elle alors.
Elle tourna simplement la tête pour rencontrer les yeux bleus de son mentor. Il n'était pas furieux, ni déçu. Il avait même l'air presque heureux. Si on savait lire en Gibbs. Et Ziva avait appris à lire en lui comme lui avait appris à lire en elle. Leur relation de confiance s'était rétablie comme cela.
Et le chef d'équipe finit par y lire de la culpabilité. Elle s'était jurée de ne plus jamais lui mentir. Il la rassura d'un sourire.
« Trois mois. »
Il esquissa un nouveau sourire. C'était donc cela alors, la lueur qu'il avait vu dans les yeux de son agent quelques heures plus tôt. De l'amour. Parce que c'était ce qu'il y avait entre eux et depuis longtemps maintenant. Jethro s'en était rendu compte en les laissant gérer leur propre vie. Laissant ainsi la règle n°12 aux oubliettes.
« Il a eu sacrément peur. » Ajouta-t-il sans baisser la voix.
En effet lorsque Tony dormait, un camion pouvait passer dans la pièce qu'il n'entendrait rien.
« Moi aussi. » Finit-elle par avouer.
Il hocha la tête, rassuré. Elle ne parlait qu'à lui.
« Que s'est-il passé ? » Reprit-elle aussitôt.
Il secoua la tête et s'approcha.
« Plus tard. »
Il posa une main sur son front et laissa son inquiétude transparaître. Après-tout ils se trouvaient seuls.
Une larme coula sur la joue de la jeune femme qu'il essuya aussitôt.
« Repose-toi. Et parle lui. »
Nouvelle larme. Comment faisait cet homme pour lire en elle comme cela. Pour y voir une femme autant qu'un agent fédéral ? Pour agir comme un père, elle qui n'en avait jamais eu.
Elle le regarda quitter la pièce et finit par poser son front contre celui de son partenaire fermant les yeux.
De l'autre côté de la porte, Jethro disait à Abby, McGee et Ducky que Ziva et Tony s'étaient endormis.
Finalement l'inspiration est restée lol. Cette fois je vais dormir et si vous êtes bien sage, demain soir la suite...épilogue ou pas lol
PS: J'ai essayé de ne pas faire d'OoC. Désolée si c'est le cas.
