merci pour les messages, ils font toujours très plaisirs! :)

et merci beaucoup à flow pour les corrections !

bonne lecture a vous!


« Vous êtes maman, vous comprenez la préoccupation que l'on peut avoir pour
ses enfants ! Elle ne vous quitte pas même quand ils grandissent. D'une mère
à une autre, pourriez-vous me faire une faveur ?
Callie avait hoché la tête d'un signe affirmatif.
« Si vous avez l'occasion de parler à ma fille, dites lui que son père et
moi pensons fort à elle. Que son père s'en veut pour ce qu'il lui a dit et
qu'en aucun cas il ne le pensait, qu'elle nous manque. »
Avant que Callie ai eut le temps de protester, en lui disant qu'il n'y avait
aucune chance qu'elle revoie un jour Arizona, Barbara l'avait prise dans ses
bras.
« Merci » lui avait-elle chuchoté avant de rejoindre Marc qui l'attendait
dehors.
Ca allait faire deux heures que Madame Robbins l'avait laissée. Les quelques
réponses que cette dame lui avait donné, avaient créé une foule d'autres
questions. Qu'avait donc vécu Arizona pour se retrouver en hôpital
psychiatrique ? Pourquoi voulait-elle se rendre en Irak ?... Elle s'installa
devant son ordinateur et se connecta à Google.
- Maman on est de retour ! Cria Jade de la porte d'entrée.
– Je suis au salon. Elle posa l'ordinateur sur la table basse et se leva
pour accueillir ses enfants.
– Hey comment était votre journée ?
– Bien !
– Trop bien maman ! Adam et moi on veut aller à la rivière pendant que tu
parles avec oncle Marc on peut ?
– Heu oui ! répondit Callie un peu confuse.
Marc fit alors son entré.
– Il faut qu'on parle ! Annonça-t-il.
– Ok ! Café ?
- Ouai.
Ils s'installèrent en cuisine.
- Qu'est ce qu'il se passe ? Pourquoi cet air solennel ?
– Le père de ton inconnue c'est fait arrêter, il y a deux heures.
– Quoi mais pourquoi ?
– Derek ne fait que suivre les ordres de ces types. Ils ont un bout de
papier disant qu'ils ont genre les pleins pouvoirs. Un papier fédéral.
Lorsque j'ai déposé Madame Robbins, cette femme Teddy Altman l'a également
interrogé. Il n'y a pas des kilomètres pour qu'ils viennent jusqu'ici. Ils
deviennent impatients.
– Ils ne peuvent rien contre moi Marc, je ne sais rien.
Marc considéra gravement son amie.
– En plus je suis de plus en plus sûre que ces types sont louches. J'ai
fait quelques recherches après la visite de madame Robbins. Arizona et son
frère faisaient parti d'une unité spéciale de l'armée. Son frère est mort
il y a trois ans, mais il n'est mentionné nulle part, sur aucune de ces
fichues listes. Arizona est mentionnée dans quelques articles. Il y ait dit
qu'elle a refusé une décoration pour acte héroïque dans l'un d'entre eux.
Dans un autre ils disent que l'unité qu'elle dirigeait il y a trois ans a
été démantelée. Je suis sûre que tout ça est lié. Et…
- Stop Callie, il faut que tu arrêtes ! Elle est partie et tant mieux. Cette
histoire est trop dingue pour des gens comme nous ok ! Il faut que tu arrêtes
pour toi et tes gosses. Ces mecs ne rigolent pas Callie.
Elle soupira, incapable d'arrêter de chercher des liens avec les différentes
informations.
– Elle est partie, tu ne peux rien faire pour elle. Et je pense sincèrement
que même si tu le pouvais, tu ne l'aiderais pas en te mêlant dans cette
merde. Elle a l'air de très bien s'en sortir seule. Ok ?
–Ok ! Souffla – t- elle peu convaincue.
–Bon !
Ils finirent leur café changeant radicalement de sujet, puis allèrent
rejoindre leurs enfants à la rivière. Leurs quatre enfants riaient, trempés
de la tête aux pieds.
– Oh non les garçons c'est mon jour de bain. Fit un Marc plaintif sous le
rire de Callie. Son rire c'est très vite éteint lorsqu'elle vit une voiture
noire se diriger droit vers eux, suivit par la voiture du shérif.
« Merde » Elle donna un rapide coup d'œil à Marc qui semblait partager ses
craintes. Les hommes sortirent de leurs véhicules, bientôt rejoins par
Derek.
- Désolé de te déranger Callie mes ces hommes voudraient te poser quelques
questions.
– Ok je n'y vois aucun inconvénient. Vous voulez entrer ?
– Non Madame, nous allons être brèves. Nous savons que vous avez
rencontré Barbara Robbins dans l'après midi. Nous savons également que vous
vous êtes récemment intéressé aux unités spéciales de l'armée et plus
particulièrement à la fratrie Robbins. Est-ce exact ?
Callie fut prise de court. Elle ne sut que répondre, il était claire qu'il
était inutile de nier.
– Vous êtes quoi ? Des espions ?
– Madame je ne pense pas que vous vous rendez compte de la situation dans
laquelle vous vous êtes mise. Je crois savoir que lors des recherches l'un de
nos chiens est entré dans votre maison.
–Oui, mais…
- Ce chien, était-ce Radja ?
– Je ne me souviens plus de son nom.
Il se tourna vers son collègue qui après avoir jeté un coup d'œil rapide
à un bout de papier fit un signe de tête affirmatif.
– Madame je crains que je sois dans l'obligation de vous demandez de nous
suivre.
– Quoi ? Mais c'est ridicule !
– Ne nous forcer pas à utiliser la force.
– Woaw, du calme les gars vous l'arrêtez parce qu'elle a parlé à une
vieille dame et parce qu'un chien est entré chez elle ? protesta Marc.
– Non monsieur. Nous l'amenons pour l'interroger car il est évident qu'elle
nous cache quelque chose.
Sur ces paroles il fit signe à Callie de monter en voiture. Elle regarda
incrédule Derek.
– Je suis désolé Callie, mais il faut que tu fasses ce qu'ils te disent.
– Ok. Mark je compte sur toi pour les enfants !
– Pas de soucis.
– Tu reviens vite maman ?
Elle interrogea l'homme du regard qui garda son expression froide.
- Je ne sais pas Théo ! Finit-elle par répondre.
- Soyez sage mes amours.
Elle les embrassa avant de monter en voiture.
Ca faisait maintenant plus de trois heures qu'elle avait été amenée au
bureau de police. Trois heures que ces hommes lui posaient encore et encore
les mêmes questions. Elle avait avoué au bout de la première heure qu'elle
avait recueilli Arizona. Lorsqu'ils lui ont demandé pourquoi elle ne
répondit pas dans un premier temps. Puis à bout de nerfs elle leur cria
qu'elle ne pouvait pas laisser une personne blessée sans réagir ! Qu'elle
était docteur, qu'il était de son devoir de soigner. Elle se mordit la
langue lorsqu'elle réalisa qu'elle en avait trop dit lorsqu'elle vit le
sourire de satisfaction de son inquisiteur. Mais cela ne semblait pas suffire.
Ils ont insisté sur l'histoire de son mari. Puis sont revenus sur Arizona.
Callie était épuisée. Les questions se poursuivaient se répétant au fil
des heures. Vous a-t-elle demandé de l'aider ? Pourquoi ne pas avoir appelé
la police ? Pourquoi ne pas avoir indiqué la présence de cette femme, cette
femme dangereuse lors de l'incident du chien ? Comment était parti Arizona ?
Vers où ?
- Je vous l'ai dit et vous le répète, elle est partie dans la nuit, je ne
sais pas comment, ni où. Elle était là quand je me suis couchée et absente
lorsque je me suis réveillée. Sur ce point Callie était plus que sûre
qu'il était important qu'elle ne craque pas. Elle n'avait révélé la
présence de cet homme à personne, même pas à Marc.
Ca dura un long, long moment encore. Callie était incapable d'évaluer le
temps qu'elle avait passé dans ce bureau à se faire cuisiner. Un homme qui
lui était totalement inconnu fit son entrée dans le bureau, escorté par
Karev.
– Madame Torres, vous allez devoir me suivre.
– Quoi ?
– Je pense que vous m'avez très bien comprise.
Callie fut soudainement prise de panique.
– Mais où et pourquoi ?
– En couvrant Arizona Robbins vous vous êtes mise dans une situation très
délicate Madame. Vous allez devoir répondre de vos actes.