Julie ne te culpabilise pas , j'écris pour le plaisir, ce n'est nulement une contrainte !

Merci pour les coms et bonnes lecture à vous.


Callie s'était endormie aussitôt. Lorsqu'elle se réveilla quelques heures
plus tard, elle trouva la place d'Arizona vide. Elle soupira de déception.
-Ca y est t'es enfin réveillée !
Callie sursauta, elle se tourna vers la voix qui appartenait à la femme
asiatique qu'elle avait aperçue plus tôt. Elle était assise sur le rebord
de la fenêtre un ordinateur sur les genoux.
-Arizona a dû partir, elle avait un truc important à faire. Elle m'a
ordonné de rester ici tant que tu ne te réveillais pas.
-Oh ! Je vois.
La petite femme se leva et tendit la main à Callie.
-Je suis Christina Yang.
-Callie Torres.
Répondit-elle tout en lui serrant la main.
-Bon je te laisse prendre une douche et tout. T'as de quoi te changer dans
l'armoire. Lorsque t'as finit rejoins moi au salon. J'ai pour ordre de
t'éclairer sur la situation.
-Ok !
Christina sortit. Callie ne perdit pas une minute pour se doucher. Enfin elle
allait obtenir des réponses. Vingt minutes plus tard elle avait rejoint
l'autre femme. Teddy était également présente. Elle était toujours
menottée, mais un seul de ses poignets était prisonnier et elle était
confortablement installée dans un canapé.
-Installes-toi ! Sers-toi à manger ou à boire. Dit-elle en pointant la table
du doigt. Celle-ci était pleine de nourriture, pizza, chips, soda, café,
chocolat…. Callie prit une part de pizza et une tasse de café.
-Bon qu'est-ce que tu veux savoir ?
La question était difficile, par où commencer ?
-Peter, comment est-il mort ? Qu'est-ce qui s'est vraiment passé ?
Christina recracha le soda qu'elle avait en bouche de crainte de s'étrangler
avec tant la question la surpris.
-Woaw ! Tu commences fort. Comment sais-tu pour Peter ?
-Arizona m'en a parler et sa mère également.
Christina la regarda incrédule, tout comme Teddy.
-Elle n'en parle jamais. A personne, même pas à moi ou à Owen. Pourtant on
y était.
Elle considéra gravement Callie avant de continuer.
-Je suppose que je peux t'en parler alors. Altman je ne veux aucun
commentaire. Je me fiche de ce que vous pensez savoir de tout ça.
-Aucun commentaire, c'est promis.
La psychologue était tout aussi curieuse que Callie. Arizona n'avait jamais
parlé des circonstances du décès de son frère. Elle n'en savait que ce que
son mari lui avait dit.
-Ca allait faire deux ans que j'avais rejoins l'unité des Robbins. C'était
celle d'Arizona, c'était elle le commandant. Mais il y avait un tel lien
entre les deux qu'on ne pouvait pas les dissocier. Ca faisait des mois qu'on
faisait des missions douteuses. Ce n'était pas le danger des missions qui
posait problème c'était leurs circonstance, leurs buts. Normalement un
soldat ne se pose pas de question il exécute. Son rôle est d'obéir.
Elle prit une gorgé de sa boisson, songeant au meilleur moyen de leur
expliquer.
-Arizona n'a pas pu tenir sa langue. Elle a posé des questions. Ca n'a pas
plu mais elle s'en foutait. La plus part de nos missions entrainaient des
morts, faisaient des prisonniers. Et tout ça n'avait pas l'air d'être
justifié. Peter n'était pas d'accord avec sa sœur. Il voulait croire au
système. Ils se disputaient souvent là-dessus. Pendant ce temps Arizona
m'avait demandé de faire des recherches sur les personnes impliquées dans
nos missions. Ma branche c'est entre autre le piratage informatique. Il ne m'a
pas fallut longtemps pour me rendre compte qu'elle avait raison. Tout ces
types qu'on avait descendu ou fait prisonnier n'avait rien à voir avec des
réseaux terroristes. C'étaient des manias du pétrole, ou des finances, des
militants pacifistes. On n'était plus une unité spéciale de l'armée, une
unité d'élite, on était devenu des assassins.
Elle fit une pause, réalisant l'impact de ses mots à travers le regard de
Callie. La jeune femme était clairement choquée. Teddy elle était plus
incrédule.
-Arizona a choisi d'en parler au moins de monde possible dans l'équipe. Pour
les protéger. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que ça fait d'avoir
tué des personnes innocentes. Parfois je me dis qu'il aurait mieux fallut
qu'on n'en sache rien. Owen et Karl Hodjins ont été mit dans la confidence
et Peter. Arizona a prit la décision de continuer les recherches seule. Elle
voulait savoir qui tirait les ficelles. Mais elle ne voulait pas qu'on soit
encore plus impliqué dans l'histoire. Peter est devenu son seul homme de
confiance, du moins sur ce plan.
-Les missions continuaient bien sur mais les directives d'Arizona étaient
différentes. Elle ordonnait qu'il n'y ait que des prisonniers et plus de
morts. La première mission suite à notre découverte s'est bien passée. La
seconde fut la dernière.
Elle prit tout son courage pour continuer.
-Du début je ne le sentais pas. On devait se rendre dans un village isolé
où il y avait eu des affrontements quelques jours avant. Il n'y avait plus
d'électricité sur les lieux. Il y avait apparemment un groupe d'insurgés
qui y était resté et qui avait un lien avec des attaques contre des casques
bleus. Un putain de traquenard.
Elle soupira, elle ferma les yeux encore aujourd'hui elle pouvait se
remémorer les moindres détails des lieux, elle entendait les coup de feux,
les cris, elle pouvait sentir l'odeur du sang et de la chaire brulée.
-On était vingt, les lieux semblaient calme, on a avancé dans le village
sans problème. Certains bâtiments fumaient encore et il y avait quelques
cadavres ici et là. Surtout des femmes et des enfants. L'attaque était plus
récente que ce qui nous avait été dit. Sans doute de la veille. Les signaux
radio ont été coupé juste comme sa. Arizona a ordonné qu'on se replis. Il
n'y avait qu'un seul moyen de quitter les lieux c'était de revenir sur nos
pas. Elle revit la scène.
Le dernier véhicule c'était engagé vers le chemin de retour ouvrant la voie
aux autres. A peine avait-il fait cinquante mètre qu'il explosa. Au même
moment, les tirs ennemis commençaient.
-Bordel de merde, replis.
Tous avaient suivit l'ordre de leur commandant, sortant des véhicules et se
postant de façon à pouvoir riposter aux tirs.
-Commandant, il y a cinq tireurs au sud et deux à l'Est. Fit Peter.
-Ok, Hunt tu prends le sud avec Hodjins et vos hommes. Peter et Mayer l'Est.
Yang tu restes avec moi, on les couvre.
-Garde-t-on la nouvelle politique commandant ? Avait demandé Hodjins.
-Cinq des notre nous on été pris. Pas de sentiments aujourd'hui.
La tension était palpable.
-Bien commandant.
Tout semblait se dérouler comme selon le plan. Hunt et Hodjins avaient
métrisé la situation au sud. Ils avaient été contrains de tuer les
assaillants. La situation de Peter et Mayer était plus délicate. Peter
voulait à tout prix faire de ses hommes des prisonniers, ne serait que pour
savoir ce qui se passait. Mayer ayant compris le point de vu de Robbins se
retira jugent la situation trop dangereuse.
-Mayer qu'est-ce que tu fous ? lui avait hurlé Arizona le voyant revenir seul
tandis que les coups de feu continuaient à retentir.
Elle n'avait pas attendu de réponse elle courait déjà vers les lieux où se
trouvait Peter. Quand elle est arrivée il était déjà trop tard Peter
était au sol. Elle tira des rafales vers les hommes, s'approchant d'un même
fait vers le corps du soldat. Elle s'exposait mais ça avait l'air de lui
être égal. Bientôt Owen arriva à son tour la couvrant bientôt soutenu par
la plupart de l'unité. Ce ne fut pas long. Ils avaient neutralisé les deux
tireurs.

Christina se leva. Elle tourna le dos aux deux femmes et alla en cuisine
cherchant désespérément la bouteille de vodka. Sa laissa le temps à Callie
d'analyser toutes ces information. Mayer le type qui l'avait utilisé était
donc sur les lieux. Elle jeta un coup d'œil à Teddy qui paraissait pensive.
-Ah la voilà ! Cria Yang.
Elle revint avec une bouteille non entamé de vodka. Elle s'en servit un
schooter et en proposa aux autres femmes. Qui refusèrent. Elle haussa les
épaules avant d'avaler le contenu du verre puis un second.
-On avait déjà cinq morts, deux blessés légers et Peter. Il avait une
putain de balle dans l'abdomen. On n'avait pas de radio et les véhicules
étaient bloqués. L'épave de notre véhicule bloquait la route. Des gravas
étaient tombés dessus, il était impossible à bouger. En bref c'était
l'enfer ! Hunt et Hodjins se sont portés volontaires pour courir vers le
village le plus proche. Ca leurs à prit plus d'une demi heure, le temps de
trouver un véhicule et quelques radios c'était trop tard. Peter est mort. Il
a agonisé pendant plus d'une heure, on ne pouvait strictement rien faire.
Arizona l'a tenu jusqu'au bout.
Une larme coula sur sa joue, elle l'essuya avant de se resservir un autre
verre.
-C'était commandité tout sa. Le message était clair. Ces fumiers
espéraient juste que se soit la sœur et non le frère qui soit mis sur le
carreau.
-Comment en êtes-vous sûre ? demanda Teddy.
-Comment en douter ? Les informations transmisses étaient erronées. Aucun
petit groupe d'insurgé n'est en capacité de brouiller le signal radio d'un
véhicule de l'armée américaine, croyez moi. C'est déjà une tache
délicate pour moi qui est été formé sur ce matériel. Je ne parle même
pas des armes qui ont été utilisées contre nous, toutes identiques aux
nôtres. Il n'y avait aucune coïncidence là-dedans. C'était un putain de
bled pommé où il n'y avait pas un chat à des kilomètres à la ronde. On y
a perdu six hommes. On n'a rien pu faire ! Six putains de personnes Altman.
Vous croyez peut être que j'exagère les faits, que j'invente ?
Elle criait sur la psychologue qui restait la regarder interdite.
-Non Yang, je sais que vous dites vrai. Maintenant je le sais.
Callie se leva, elle prit trois shooters et les remplis.
-Je pense qu'on a toutes besoin d'un petit verre.
Christina se tourna vers elle et rit, elle accepta le verre et le bu d'une
traite.
-Je comprends pourquoi le commandant t'aime bien. Aucun doute que tu es une
sacrée dame !
Callie rougit aux dires, de la jeune femme. Un téléphone sonna, Yang
décrocha.
-Oui… tout de suite. Elle raccrocha et alluma son ordinateur portable.
-Callie c'est pour vous.
Elle s'approcha intriguée, elle vit bientôt ses deux enfants sur la webcam.
-Hey mes amours !
-Maman ! dirent-ils en cœur.
-Maman, y a un monsieur qui nous a prit avec lui. Il dit que c'est un ami
d'Arizona.
-Oui c'est vrai Mathéo.
-Oncle Marc ne voulait pas le croire au début.
Callie sourit aux paroles de son fils imaginant la réaction de Marc fasse à
Owen.
-Mais le monsieur lui a dit qu'il avait des ordres et qu'il se devait de les
respecter sinon son commandant lui botterait les fesses ! C'était drôle
maman.
-Maman on te voit bientôt ?
Callie interrogea Christina du regard.
-Quelques heures !
-Oui bientôt ma fille. Je vous le promets.
Elle eut un magnifique sourire en réponse.
-Je crois qu'on doit y aller. Bisou maman.
-Bisou mes amours à tout à l'heure.
-Merci ! dit-elle à Christina une fois la communication terminée.
-Ce n'est pas moi qu'il faut remercier. Ce genre de truc ne m'aurait jamais
traversé l'esprit. C'est Arizona qui en a donné l'ordre. Je devais
sécuriser un lien pour que vous puissiez communiquer.
Callie sourit de plus belle. Cette femme était vraiment incroyable !
Un bruit de moteur se fit entendre.
-En parlant du loup !
Arizona fit son entrée portant un grand sac noir.
-Dit moi que tu me ramènes une surprise. Plaida Yang.
Arizona lui sourit chaleureusement et sortit un mac de son sac, ainsi qu'une
bouteille de téquila.
-Oh tu sais que je pourrais presque t'aimer !
-Presque ! Tu les auras uniquement quand tu m'auras aidé à sortir le reste
du matériel de la voiture.
-Oh !
Elles sortirent vidant le contenu du coffre, il n'y avait nul doute que
celui-ci contenait des armes.
-Hey je ne serais pas contre un autre petit verre. Appela Teddy.
Callie l'a servit et l'accompagna. La psychologue semblait bouleversée.
-Est-ce que vous allez bien ?
-Non, non je ne vais pas bien ! Je viens de me rendre compte que mon mari
n'est qu'une enflure de première.
-Je ne comprends pas.
-Mon mari John Altman coordonnait les opérations de l'unité d'Arizona. Il
savait l'enfoiré, c'est pour ça qu'il me l'a amenée comme patiente pour que
je ne me pose pas de question.
Callie ne comprit pas tout mais elle n'eut pas le temps de poser d'avantage de
questions car les deux autres femmes étaient de retour.
-Robbins je vous dois des excuses.
-Pardon ?
-Je me suis fait avoir, c'est bien sa ? Mon mari m'a utilisé ! Il m'a inclus
à mon insu dans une de ses putains de tactiques militaire !
Arizona resta perplexe, elle regarda yang qui baissa les yeux.
-J'ai peut être parlé de la situation en Irak à ses dames commandant.
-Quoi ?
-Je croyais que tu étais Ok là-dessus, tu m'as demandé d'informer Callie de
la situation.
-La situation actuelle Yang.
-Je suis désolée commandant mais je reste positif sur le fait qu'il faut
comprendre la situation passé pour comprendre la situation actuelle.
-Je suppose que tu as raison. Soupira-elle.
-Je suis désolée Teddy.
-Non c'est moi qui suis désolée. J'ai été tellement naïve !
Pour toute réponse Arizona la détacha. Puis elle se tourna vers Callie, elle
l'invita à la suivre d'un geste de la main. Elles sortirent marcher un peu.
-Owen va ramener tes enfants lorsqu'il fera nuit. Vous passerez la nuit ici et
puis Christina vous conduira vers une planque plus sûre demain.
-Je les ai vu par webcam, merci c'était une douce idée.
-Il n'y a pas de quoi ! Owen a eut un mal fou à convaincre ton ami de les
laisser partir avec lui.
Elles rirent.
-Arizona je suis vraiment désolée pour ton frère.
La blonde lui donna un sourire sympathique. Callie lui prit doucement la main
et y déposa un baiser. Elles marchèrent silencieusement main dans la main.
-J'ai une question qui m'obsède !
-Alors poses la !
-Ce baiser l'autre matin.
Arizona s'immobilisa tout à coup consciente d'avoir été prise en flagrant
délit.
-Y a-t-il une chance qu'il se reproduise ou c'est uniquement pour les adieux ?
La blonde sourit.
-Ce serait une très mauvaise idée Callio….
Elle fut tenue au silence par les douces lèvres de la Latina. D'abord doux et
maladroit le baiser devint très vite passionné. Les mains d'Arizona
s'agrippèrent aux hanches de sa belle la poussant contre un arbre. Callie fut
emportée laissant sa partenaire contrôler le baiser. La langue de la blonde
se fraya facilement un chemin entre les lèvres de Callie qui gémie de
plaisir lors de l'intrusion.
Jamais de sa vie un baiser ne lui avait fait tant d'effet. Arizona rompit le
contact quand l'air vint à manquer. Elle posa son front contre celui de sa
partenaire et soupira de contentement.
Même si elle était certaine que ça ne présageait que d'avantage de
complications elle ne put s'empêcher de penser « Dieu que c'est bon ».