Voilà la suite, dsl pour l'attente, mais je ne vais plus pouvoir mettre à jours aussi rapidement qu'avant. 24 h c'est trop court pour une journée! Je faisdonc appel à votre patience, oui toi aussi julie! ;)

Bonne lecture à vous


Après le baiser Arizona proposa de rentrer, elle craignait sérieusement que si celui-ci se reproduisait elle ne parviendrait pas à se contrôler. La dernière chose qu'elle voulait était de brusquer Callie. Après tout cette femme avait été mariée à un homme. Il était fortement possible que se soit la confusion et le stresse de la situation qui l'avait poussée dans les bras de la blonde. Il ne fallait donc pas s'emballer et plutôt calmer ses ardeurs.

Callie accepta l'offre de retour tout de même un peu déçue. Elles rentrèrent donc s'installant au salon. Elles y trouvèrent une Christina complètement éméchée.

-Commandant enfin te voilà. Je racontais au psy notre excursion dans ce village des montagnes. Qu'est-ce qu'on a ri. Peter et Owen se sont prit pour des aventuriers. Ils sont partis en éclaireurs, on les a retrouvé quelques heures plus tard nus comme des vers.

Elle éclata de rire bientôt suivit par Arizona.

-Ils avaient trouvé une chute d'eau, ils s'y étaient baignés et quand ils sont revenus il n'y avait plus d'habit. Expliqua Arizona.

-Un des habitants du village un peu plus haut les avait embarqués.

Christina servit un verre à tout le monde, se fut le premier d'une longue série pour les deux soldats. Callie elle s'arrêta au bout du deuxième voulant accueillir comme il se doit ses enfants. Elle en profita pour observer la mystérieuse blonde. En compagnie de Yang elle paraissait totalement différente. Plus désinvolte .Callie nota qu'elle n'était pas la seule à ne pas quitter la blonde, les yeux de Teddy en faisaient de même. L'alcool fit rapidement son effet. Beaucoup d'anecdotes toutes plus drôles les une que les autres furent racontées.

-Y a pas à dire, tu as été le meilleur commandant que j'ai jamais eu. Dommage que j'en ai eu d'autres après toi.

Pour toute réponse Arizona but un shooter.

-Comment ça ? Demanda Callie.

-L'unité a été dissoute. On a tous été dispatché dans d'autres unités. L'influence de Robbins était trop dangereuse. Ils avaient peur que si on restait ensemble on aurait foutu notre merde. De toute façon c'est quand même ce qu'on a fait. Pas vrai commandant ?

-Ouai. Aucun repos tant qu'on n'a pas vaincu.

Callie était de plus en plus confuse, elle hésita mais finit par demander.

-Vaincre quoi ?

-Les salops qui nous ont utilisés. Ceux qui nous ont envoyé à la mort. Ceux qui ont fait toute cette merde pour Arizona.

-Yang ! Avertit la blonde.

Christina la regarda confuse.

-Quoi ? Tu aurais pu les buter ce matin, tu sais. Si tu l'avais fait je t'aurais applaudit. Ils ont fait de ta vie un enfer. Ne pas buter ces salops n'effacera pas les morts qu'on a fais. Eux ils n'hésiteront pas une seconde. Bordel ils s'apprêtaient à refaire la même chose qu'à Mona avec cette femme. Cria Christina en pointant du doigt Callie.

-La ferme ! hurla Arizona tout en se levant. La petite brune se recula dans son siège réalisant tout juste qu'elle avait poussé la question trop loin.

-Tu ne peux pas….. Elle secoua la tête fermant les yeux.

-Ari….

-Non, tu arrêtes !
Sa voix était lasse, il ne lui en aurait pas fallut beaucoup plus pour s'effondrer. Elle décida de quitter la pièce avant que cela arrive.

Yang se resservit un verre, sous le regard médusé des deux autres femmes.

-Tu devrais y aller. Elle ne criera pas sur toi. Dit-elle à Callie. Moi je suis ivre, quand je suis ivre je dis tout ce que j'ai sur le cœur. Si j'y vais je vais l'engueuler pour être une telle personne raisonnable. Mais c'est tout elle ça. C'est bien une fille de Colonel ! Vas la voir.

-Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut lui dire. Dit-elle timidement.

-T'ai pas obligé de lui parler !

-D'ailleurs je ne vous le conseille pas ! Mais je suis de l'avis de Yang vous devriez aller la voir.

Callie hocha la tête et se leva allant à la recherche d'Arizona. Elle la trouva adossait à un arbre, dos à la maison. Des larmes fraiches striaient son visage. Callie s'assit à ses côtés posant sa main sur la sienne. Elles restèrent ainsi dans le silence pendant un long moment. La Latina eut beaucoup de mal à ne pas rompre ce silence pesant. Mais elle tenu bon, car au fil des minutes les larmes diminuèrent pour bientôt disparaitre. Elle essuya les dernières, d'un geste tendre. Arizona resta à la regarder tout d'abords surprise, puis elle lui sourit tendrement.

- Ca fait des années qu'on ne s'est pas occupé de moi comme tu l'as fait. Je pourrais m'y habituer.

Elle soupira, secouant doucement la tête.

-Quoi ?

-Je fais tout ce que je ne dois pas faire avec toi ! Tu es une femme dangereuse tu le sais ça ?

Callie rit à cette déclaration.

-Vraiment ?

-Vraiment oui. Je n'aurais jamais dû rester chez toi et je n'aurais pas dû retourner te chercher. Ils ne t'auraient surement rien fait.

-Alors pourquoi avoir prit un tel risque ?

-Parce que je n'étais pas sûre et qu'il est hors de question qu'une autre personne meurt par ma faute. Surtout quelqu'un d'innocent comme toi.

-Qui était Mona ? Elle savait qu'elle prenait un risque en posant cette question. Elle vit le bleu des yeux de la blonde se noyer dans de nouvelles larmes.

-Je suis désolée je ne voulais pas te rendre triste ou….

-C'est bon, ne t'inquiètes pas. Laisses moi juste une minute tu veux.

-Prends ton temps.

Arizona prit de grande respiration avant de commencer.

-Chris t'a raconté ce qui c'est passé en Irak avec mon frère ?

-Oui.

-Suite à ça il y a eu une enquête interne, j'ai été jugée inapte à diriger une équipe et on m'a ramenée chez moi. Comme je te l'ai déjà dit j'ai finit par faire un séjour en hôpital psychiatrique. D'où ma première rencontre avec Teddy d'ailleurs. En tout cas j'en suis sortie rapidement avec un but précis retourner en Irak. Mais l'armée ne voulait plus de moi ce qui ne m'a pas vraiment étonné. J'ai donc dû trouver un autre moyen. Je suis devenu garde du corps pour des reporteurs. Ca a duré plus de deux ans. L'un d'entre eux était Mona Rilz, on était devenue proches au fil du temps. Un soir alors que je devais la rejoindre dans un restaurant à Samarra elle s'est faite enlevée. Ca n'avait rien à voir avec les enlèvements habituels des terroristes. J'ai tout de suite su que c'était l'œuvre d'une unité spéciale de l'armée, une vraie opération commando. Le message était clair c'était moi contre elle. J'ai voulu la jouer autrement. J'ai eu tors, non seulement Mona a finit grièvement blessée mais je me suis fait prendre. J'étais seule contre trente hommes. Je me suis surévaluée.

-Tu l'as revu depuis, Mona ?

-Non, une fois qu'ils m'ont eut ils m'ont interné me faisant prendre des médocs. J'avais l'esprit complètement brouillé. J'étais incapable d'aligner deux mots de cohérents.

-Ils te droguaient ?

Arizona hocha la tête.
–Ca leur permettait de me faire passer pour amnésique. C'est Teddy qui s'en est rendu compte. Elle m'a aidé en faisant diminuer petit à petit les doses de médicaments en les remplissant par des placebos.

-D'où l'évasion !

Arizona rit doucement.

–Non ça n'a pas été aussi simple. Une fois qu'ils m'ont eut ils ne voulaient pas me lâcher. Teddy ne s'attendit pas vraiment à ce que je retrouve toutes mes capacités. Je ne suis pas sûre qu'elle s'attendait à pas grand-chose d'ailleurs. J'ai joué la comédie. Faisant des crises de folies, multipliant mes visites chez le psy. Il fallait que je gagne sa confiance qu'elle ne se méfie pas trop. Ca à plutôt bien fonctionner. J'ai même réussi à la convaincre d'appeler mes parents.

-Ta mère m'en a parlé.

Arizona parut surprise.

-Elle est venue chez moi. Elle savait que je t'avais rencontré, ça parait dingue ! Elle m'a dit de te dire que tes parents s'inquiétaient pour toi et que tu leurs manquait.

Voyant un doux sourire se dessiner sur le visage de la blonde Callie hésita à continuer.

-Et que ton père ne pensait pas se qu'il disait. Qu'il a des remords.

Elle vit aussitôt un changement réaction, ce n'était pas de la colère comme elle si attendait, c'était de la tristesse.

-Il n'a pas à sans vouloir.

-Tu as fait exprès de te disputer avec lui je me trompe ? Pour le protéger !

Arizona la regarda encore une fois très surprise par la femme en face d'elle.

-Comment…..

-Je ne te connais pas depuis longtemps mais je pense que ça te ressemble bien. Couper les ponts de façon nette pour qu'il ne s'inquiète pas, qu'il ne te cherche pas et qu'il n'y ait aucune chance qu'on s'en prenne à lui ou à ta maman.

-Quelque chose dans ce goût là oui. Ca a plutôt bien fonctionné.

-Ils se sont inquiétés et ils t'ont cherché !

-Mais ils étaient en sécurité !

-Je ne comprends pas pourquoi ces hommes te cherchent !

-Je suis retournée en Irak pour mener mon enquête. Je voulais savoir pourquoi mon frère est mort. Pourquoi on a dû tuer tous ces gens. Ca m'a prit du temps mais j'ai réussi à assembler toutes les pièces du puzzle. Ils y a deux hommes d'impliqués le général John Atlman et l'ambassadeur Klein. L'un voulait la fortune, l'autre le pouvoir. Ils ont créé un partenariat. Altman faisait en sorte d'éliminé le potentiel gêneur et Klein partageait les bénéfices. En plus de ça, la réussite des opérations par notre unité servait de vitrine. Ca justifier la bonne marche de sa politique. Leurs magouilles profitent à quelques autres personnes. Ils ont découvert que j'étais de retour au bout d'un an. Ca m'avait laissé le temps de tout comprendre mais il me manquait les preuves pour les faire tomber. J'ai volé le PC portable de Klein et l'ai mis en lieu sûr. Je comptais rejoindre les Etats-Unis et trouver Yang pour qu'elle face son boulot de génie informatique. Mais il semble que je les ais mit très en colère en prenant cet ordinateur. Je suis devenue l'une de leur priorité.

-Qu'est-ce que tu comptes faire de cet ordinateur ?

-Je l'ai récupéré tout à l'heure. Chris va jouer un peu avec et une fois qu'elle aura craqué tous les codes, j'aurai assez de preuves pour les faire tomber. Et vu la détermination qu'ils ont, il doit en avoir des choses à nous raconter ce petit appareil.

-Et après ?

-La fille de Klein se marie le 24 Juin aux Etats-Unis. Le lendemain il reprend un vol pour l'Irak. Il faut qu'on ait tout de près avant. Ce type à l'immunité diplomatique là-bas. C'est sans doute notre seule chance de le coincer.

-Je suis sûre que tu y arriveras. Que vous y arriverez. Et s'il y a quoi que ce soit que je peux faire pour t'aider dit le moi !

Arizona pencha légèrement la tête sur le côté, elle étudia la femme assise près d'elle. Elle tenait toujours fermement sa main, cette femme était dangereuse. Elle s'avança doucement ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres des lèvres de la brune. Callie ferma les yeux, anticipant la prochaine étape. Elle sentit son cœur battre à tout rompre. Pourtant le contact tant désiré ne vains pas.

-Aussi stupéfiante que tu sois, ne cherche rien avec moi !

Callie ouvrit brusquement les yeux abasourdit. Arizona c'était déjà reculé et retira sa main de son emprise. Mais déterminée la Latina la retint par le poignet.

-Tu me protèges déjà ! Mes enfants sont en sécurité avec l'un de tes hommes et d'après ce que tu m'as dit tu t'inquiètes déjà pour moi et les miens. Tu n'as pas à nous protéger d'avantage ! Je ne vois pas ce qu'il pourrait m'arriver de plus maintenant que je suis sous surveillance constante. Toute relation ne finit pas par un drame.

Arizona fut étonné que Callie soit en mesure de la lire si facilement. Elle prit le visage de la Latina dans ses mains et déposa un baiser chaste sur ses lèvres. Elle soupira de contentement au simple touché doux des lèvres de la brune. Elle ne put s'empêcher de réitérer le geste mais de façon beaucoup plus passionnée. Callie laissa les lèvres et la langue d'Arizona enivrer ses sens. De sa vie jamais personne ne l'avais embrassé comme cette femme le faisait. Son souffle fut coupé lorsqu'elle sentit les mains d'Arizona se diriger dangereusement vers sa poitrine tandis que sa bouche descendait le long de sa mâchoire, pour s'attarder sur son cou, suçant avidement la peau tanné de sa belle. Callie suffoqua lorsque les mains habiles de sa partenaire prirent pleinement contacte avec ses seins, les caressants, titillant les mamelons dressés.

Arizona redirigea ses lèvres vers les lèvres pulpeuses de Callie, elle retira doucement ses mains et finit par rompre le baiser.

-Désolée ! Chuchota-t- elle.

Callie la tira vers elle et l'embrassa.

-Ne le sois surtout pas. Je ne le suis pas. En aucun cas crois-moi. Tu embrasses divinement bien.

Arizona sourit follement au compliment.

-Tu n'es pas mal douée non plus.

Callie répondit par un baisé cours mais passionné.

-Tes enfants ne vont pas tarder, on devrait aller voir comment se porte Christina avant qu'ils arrivent. Elle pourrait les impressionner si elle n'a pas décuvé un minimum avant de les rencontrer. Elle a tendance à être ….crue qu'en elle est saoul.

Callie rit.

- Allons-y alors.

Elles rentrèrent main dans la main, libérant leur emprise qu'une fois à quelques mètres de la porte.