Nous y voilà c'est la fin! Je vous remercie d'avoir suivie cette histoire et pour tous les encouragements! Ils ont été mon moteur! Se fut un grand plaisir!
En espérant que cette cloture vous convient, je vous souhaite une agréable lecture.
La famille Hodjins fut très accueillante, Eva la femme était très aimable. Elle était maman de deux petites filles, Luce âgée de six ans et Camille âgée de quatre ans. Ils vivaient dans une belle maison à la sortie d'un village. Tout était mit en œuvre pour que leurs invitées se sentent bien.
Pourtant Callie n'était pas tranquille du tout. Elle pensait les trois quart du temps à Arizona. Elle se faisait un sang d'encre pour la jeune femme.
Le second soir alors que les enfants étaient couchés, Karl retrouva Callie sur la terrasse. Il lui offrit une bière.
-Vous vous en faites trop ! Le commandant sait ce qu'elle fait.
-Vous en êtes sûr ?
-C'est la reine des rebondissements mais elle s'en sort toujours. Quand on avait des missions en Irak rien ne pouvait la détourner de son objectif. Elle n'a pas changé.
-Vous avez de leur nouvelle ?
-Non, je suis comme vous. Tout ce que je sais c'est que quand ils auront besoin de moi ils me feront signe. Elle a un plan précis en tête. Elle les aura j'en suis sûr.
-Je vous remercie pour ce que vous faites pour moi et mes enfants.
-Il n'y a pas de quoi. Je ne peux rien refuser à Arizona Robbins. Aucun de nous ne le peut et elle sait bien comment utiliser ce pouvoir ! Il rit.
-Vous lui êtes toujours loyal.
-On ne peut plus loyal. Ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre quelqu'un comme elle.
-Là-dessus je veux bien vous croire !
Ils finirent leurs bières en silence, avant de rejoindre leurs chambres.
C'est Karl qui réveilla Callie au petit matin.
-Callie je vais avoir besoin de vos talents de médecin.
-Quoi ? Qui ?
-Venez ça se passe en bas.
Callie sauta du lit et descendit quatre à quatre les escaliers.
« Pourvu que ce ne soit pas Arizona ! Pourvu que ce ne soit pas Arizona ! » Se répéta-elle. Elle fut soulagée de voir Owen allonger sur le canapé, avant de se réprimer mentalement pour cette pensée affreuse.
Il était inconscient, son teeshirt était couvert de sang et de nombreuses égratignures recouvrait ses bras et sont visage.
-Oh mon dieu ! Qu'est ce qui c'est passé ?
-Je ne sais pas, je n'ai fait que suivre les instructions en le récupérant. Il était déjà inconscient. Répondit Karl.
Callie mit près d'une heure à nettoyer toutes les plaies. Il n'y avait heureusement que des blessures superficielles sûrement dû à une chute.
-Comment est-il ? demanda un Karl anxieux.
-Il n'a rien de grave des ecchymoses et de multiples plaies mais rien de cassé.
-Dieu merci !
Voyant l'air inquiet de la jeune femme il demanda :
-Quelque chose ne va pas ?
-Oui, le sang sur son teeshirt, vu la quantité sa ne eu pas être que le sien. Il y avait quelqu'un avec lui ?
-Non, il était seul. Arizona m'a appelé pour me donner les coordonnées du lieu de la rencontre. Elle m'a dit que se serait surement approximatif.
Callie décida de ne tirer aucune conclusion tant qu'Owen ne lui aurait pas expliqué ce qui c'était passé.
Il se réveilla deux heures plus tard.
-Hey Hunt, comment tu te sens ?
-Comme si je m'étais fait piétiner.
Karl lui sourit.
-J'espère que tu peux parler parce que le doc et moi on a des questions à te poser. Et la dame refusera à coup sûr un « le commandant à donner ordre de ne rien dire ». C'est une vraie boule de nerfs !
Owen ferma les yeux encore sous le choc de la situation actuelle.
-Ca a merdé Karl ! Ca a clairement merdé.
Il secoua la tête, laissant échapper quelques larmes.
-Hey ressaisies toi soldat. Callie est sortit avec Eva pour te chercher quelques médicaments. Tu as intérêt à te reprendre avant qu'elle ne revient.
-Vodka. Sers-moi une vodka. Une double !
Il avait bu deux verres quand Callie est arrivé.
-Vous voilà réveillez ! Comment vous sentez-vous ?
-Endolorie mais ça va !
Elle lui sourit chaleureusement avant de s'installer à ses côtés. Owen s'avait ce qui allait venir ensuite. Il prit une grande inspiration, cherchant le courage dans les yeux de son ami. Karl hocha la tête en signe d'encouragement.
-Ok, si vous avez des questions à me poser je suis près à y répondre.
-Je veux savoir tous ce qui s'est passé !
Owen se resservit un verre cherchant comment commencer à raconter le plan fou de son commandant.
-Ok, heu… La première partie du plan était de réintroduire Teddy parmi les hommes de Mayer. L'après midi je l'ai donc raccompagnée en ville. Après une petite mise en scène qui lui à couter une bosse sur la tête. Elle devait leur faire croire à l'enlèvement, au fait qu'Arizona voulait se venger d'elle. Ca a apparemment bien marché. Ils ont gobé l'histoire.
La seconde partie du plan était simple c'était à Chris de faire son taf de décodage, ça aussi ça a été ça à prit plus de temps que prévu, mais ça a marché. Une fois décoder c'est à elle que revenait le rôle de divulguer les informations. Mais pour sa il fallait que Klein soit sur le territoire. Or il ne l'aurait pas fait tant qu'il n'aurait pas crue Arizona maitrisée. Le risque était trop grand !
-Oh mon dieu. Souffla Callie voyant où tout sa menait.
-C'est le troisième point du plan. Elle devait se rendre à eux. Pas aussi facilement que ça bien sûr pour ne pas éveiller de soupçon. On devait faire une erreur. On savait qu'il y avait un mouchard qui s'activerait une fois l'ordinateur en marche. Quand on a été assez proche du lieu de rencontre donné à Karl, on a éteint le dispositif de brouillage des ondes et on a attendu. Ils savaient que quelqu'un l'avait aidé c'est pour ça que je suis resté. Pour me faire soit disant neutraliser. Les lieux étaient idéaux pour une petite cascade.
Il soupira prenant une longue gorgé de vodka.
-Ils sont arrivés à trois véhicules. Du début je ne le sentais pas, aucun de nous. Christina était folle à cette idée. Bordel de merde ! Ce bâtard de Mayer y était. Ils ont tiré sans somation. Ils l'ont touchée. Je ne sais pas où. Tout ce que je sais c'est qu'elle s'est effondrée dans mes bras et avant que je ne sache ce qu'il se passait, elle s'est redressée et m'a poussé dans le ravin.
-Ca ne veut rien dire du tout. Je suis sûre qu'elle est bien. Dit Callie en larmes.
Elle-même n'en croyait rien.
-Teddy, il faut contacter Teddy ! Cria-elle avec une lueur d'espoir.
-On a rien aucun numéro. C'est à elle de nous contacter.
Callie se leva chancelante. Ce n'était pas possible Arizona ne pouvait pas être morte, en aucun cas. Elle était forte et déterminée. Elle n'était pas du genre à mourir aussi facilement.
-Quand doivent être diffusée les informations ? Demanda-elle.
-Demain. Klein arrive demain. Christina a déjà prit contact avec les autorités concernées. Ce n'est plus qu'une question d'heures.
-Pour que son plan fonctionne, on ne peut pas intervenir avant demain c'est bien sa ?
-Oui, c'est bien sa !
-Elle s'est donné beaucoup de mal pour ça. On ne peut pas interrompre son putain de plan. On en n'a pas le droit.
-Le commandant préfèrerait être morte plutôt que déchouer. Conclua Karl.
Ils attendirent anxieusement le lendemain. Ils n'eurent aucune nouvelle d'Arizona ou de Teddy. Christina remplis à bien sa mission. Le midi même, l'information passait en boucle à la télé. L'ambassadeur Klein et le Colonel Altman étaient arrêtés pour crime de guerre et détournement de fonds, entre autres choses. Yang arriva le soir même chez la famille Hodjins.
Eva avait préparé un excellent diner avec l'aide de Jade et Callie. Mais le cœur n'y était pas. Ils n'avaient toujours aucune nouvelle de leur commandant et amie.
Owen appela ses contacts pour en savoir plus, il contacta même le colonel Robbins. Mais la blonde était introuvable, tout comme la psychologue.
Ils continuèrent leurs recherches, les jours devinrent des semaines et les semaines des mois. Ils finirent par baisser les bras. Callie était anéantit, l'absence d'Arizona qu'elle connaissait pourtant si peu la consumait. Cette femme l'avait ravivé, elle l'avait touché si profondément. Elle se fichait de paraitre ridicule ou fleur bleue. Marc ne savait plus quoi faire. Il ne l'avait encore jamais vue comme sa.
Christina lui rendait de temps en temps visite tenant pour discours.
« Commandant ou pas, je jure que lorsqu'elle va remontrer le bout de son nez, elle va avoir la taille de mes rangers tatouée sur les fesses tellement mon coup de pied va faire mal ! »
Ce qui ne manquait pas de faire sourire la Latina, elle n'était pas la seule à garder espoir.
La mère d'Arizona était elle aussi passé lui rendre visite. La femme était persuadée que sa fille n'était pas morte. Elle en avait l'intime conviction.
Deux mois avait passés. Les enfants étaient maintenant en vacances et leur présence permanente aidait Callie à aller de l'avant. Jade avait très bien compris ce qui se passait. Elle savait que quelque chose de grave était arrivé et qu'il était préférable d'éviter de parler d'Arizona si elle voulait garder le peu de bonne humeur de sa mère. Elle essayait donc au mieux de détourner la conversation lorsque la blonde y était mentionnée.
Mais ce jour là c'est elle qui cria haut et fort le prénom devenu source de tristesse. Elle était dehors lorsqu'elle vit deux femmes s'avancer vers la maison à pieds. Elle reconnu aussitôt l'une d'entre elle.
-Arizona !
Callie sortit rejoindre sa fille se demandant ce qui lui prenait. Elle resta un moment figée regardant l'avancé des deux femmes.
Jade courut à leur rencontre se jetant dans les bras de la plus petite des deux femmes. La faisant de se fait, arrêter à quelques mètres de Callie. Celle-ci remarqua la grimace qui traversa brièvement le visage de la blonde lors de l'étreinte soudaine de sa fille.
Tout d'abord incrédule elle ne bougea pas regardant juste la scène devant elle. Sa fille se dégagea des bras d'Arizona et se tourna toute souriante, vers sa mère.
-Maman ! Fit-elle un peu surprise par le manque de réaction de celle-ci.
-Chérie vas me chercher le téléphone tu veux !
Sans se poser de question l'enfant s'exécuta, sous le regard perplexe des deux nouvelles arrivées. Lorsqu'elle le ramena Callie composa un numéro sans jamais quitter Arizona des yeux.
-Christina, tu peux venir avec tes rangers tu as une paire de fesses à tatouer ! Elle raccrocha révélant un somptueux sourire.
-Juste avant que tu ne me fasses changer d'avis à ce sujet ! dit-elle en s'avançant vers Arizona.
Elle la tira doucement vers elle, l'entourant de ses bras, dans une étreinte légère. Arizona plaça ses mains sur les hanches de la Latina, reposant son menton sur son épaule. Elle ferma les yeux à ce doux contact.
-Heureuse de te revoir ! Je n'y croyais plus vraiment.
-Oh je n'avais pas le choix, j'ai dit à ta fille que je ferais tous mon possible pour revenir. Je tiens toujours mes promesses !
-Tu as mis le temps !
-Oui désolée !
Elles se séparèrent
-Bon je te propose de rentrer. J'ai un interrogatoire à mener avant qu'une furie asiatique déboule chez moi à la recherche de fesse à botter.
Arizona rit doucement.
-Heu je vais rester faire connaissance avec les enfants pendant que vous parlez. Annonça Teddy.
Arizona la remercia d'un signe de tête avant de suivre Callie qui la tirait par la main vers la maison. Elles s'installèrent côte à côte dans le canapé.
-Ok, je suis super en colère après toi tu sais ! Je tiens à ce que tu le saches avant que tu parles qu'Owen m'a parler de tes discours convainquant et je voulais te le dire avant que tu parviens à me convaincre du contraire.
-J'en prends note.
Callie n'arrivait pas encore à le croire. Elle gardait une main sur celle d'Arizona, car le contact avec cette femme était la seule chose qui lui fasse savoir que tout ça était réel.
-Où étais-tu tout ce temps et pourquoi tu n'as donné aucune nouvelle ?
-Je suppose qu'Owen t'as dis ce qui s'est passé !
-Que tu étais folle et que ton plan de dingue n'a pas fonctionné ? Oui il me l'a dit.
-Ca a plutôt bien marché ! Se défendit la blonde. Tout était parfait si on omet le fait que Mayer est super orgueilleux. Il voulait sa revanche, je ne m'attendais pas a ce qu'il tire aussitôt.
En disant ces mots elle plaça main sur son ventre. Callie fronça les sourcils, elle libéra pour la première fois la main d'Arizona, ouvrant un à un les boutons de la chemise de la jeune femme. Celle-ci la regarda faire sans un mot.
Une fois tous les boutons défait Callie écarta doucement le tissu révélant deux cicatrices fraiches à l'abdomen. Elle passa le bout de ses doigts sur chacune d'elle. Arizona retint son souffle ne le libérant que lorsque les yeux de la Latina se connectèrent aux siens.
-Ca va. Rien de définitivement grave. Ils m'ont retiré la rate et il y a eut quelques dommages au poumon gauche. Mais tout est Ok maintenant. Grâce à Teddy. Elle a aussitôt fait le nécessaire en m'envoyant à l'hôpital. Mayer n'a put rien dire, il me voulait vivante.
Callie soupira soulagée.
-J'étais surveillée de près alors le lendemain une fois les opérations finit, Teddy et l'un de ses collègues m'ont fait discrètement sortir. Elle m'a amené chez ses parents où je suis restée jusqu'à mon rétablissement complet. La maman de Teddy est infirmière ça à aider.
-Bien, et l'absence d'appel, tu l'expliques comment ?
-Je voulais être au mieux pour te revoir. Je suis vraiment désolée si tu t'es inquiétée. Vraiment, vraiment désolée. Mais je voulais régler certaines choses et pour ça il fallait que j'aie l'esprit clair. Chose que je n'ai pas vraiment quand tu es autour de moi. Conclue-elle en un sourire charmeur.
-Oh utiliser ce sourire et me faire un compliment plutôt suggestif ne devraient pas suffire !
-Mais est-ce qu'ils suffisent ?
Callie lui sourit et se pencha sur la blonde encapsulant ses lèvres avec les siennes. Dieu que ses lèvres lui avaient manqué ! Elle ne riposta pas lorsqu'elle sentit la langue de la demoiselle caresser la sienne. Elle eut un frisson de contentement lorsqu'elle entendit un gémissement échapper de la bouche d'Arizona.
-On m'avait pourtant dit de me méfier de tes paroles ! Chuchota-elle contre les lèvres de sa partenaire.
-Heureuse qu'elles ont de l'effet sur toi parce que je me suis jurée de te parler de ces baisers à répétition et de leurs futurs évolutions.
Elle embrassa Callie avec passion.
-Je tiens à t'emmener diner, à te poser pleins de questions débiles, comme quel est ton parfum de glace préférée ? Puis je te raccompagnerais jusqu'à chez toi et te donnerais un baiser chaste. Au second rendez-vous je t'embrasserais avec moins de pudeur et au troisième je te raccompagnerais au lit.
Callie la tira vers elle déposant un doux baiser sur ses lèvres.
-Ok, on oublie les chastes baisers, à notre stade ce n'est plus dans nos cordes.
Arizona rit.
-On est déjà aux baisers non pudiques. Je vote donc pour le repas et ton offre alléchante de me raccompagner au lit.
Arizona arbora un large sourire, les fossettes clignotantes.
-Oh mais effacez moi ce sourire commandant Robbins. Ca ne se fera pas ce soir. Ce soir Christina qui ne devrait plus tarder, ainsi Owen et Hoddjins vont te faire la morale, encore et encore et encore.
La blonde soupira, faisant une moue boudeuse.
-Sérieusement deux balles n'auront pas suffis !
-Non madame ! Mais demain nous fêterons tous ce grand succès qu'aura été toute cette opération. Et enfin après demain tout ça ne sera plus que du passé et on pourra se pencher sur l'avenir !
Arizona lui répondit par un baiser chauffé. Elles furent interrompues par le bruit d'une portière de voiture fortement claquée.
-Je crois que c'est l'heure de tes réprimandes.
-Plus que deux jours hein ?
-Oui madame plus que deux jours…..
