[Résumé entier : Rokudo Mukuro, tête d'ananas, illusionniste, voleur, trafiquant, escroc et stalker de profession, accessoirement pervers, sadique et imbu de sa personne. Hibari Kyoya, alouette, fier, asocial et bagarreur, officier de police de profession et accessoirement beau garçon. Et quand le premier est considéré comme un dangereux criminel, c'est un jeu du chat et de la souris qui s'engagent entre deux hommes que tout semblent opposer.]
Démasque-moi et attrape-moi si tu peux…
Genre : M
Couple : 6918 et d'autres en second plan que je vous laisse le soin de découvrir
Disclaimer : Sawada Tsunayoshi et tous les autres personnages du manga appartiennent à Akira Amano. Tout le reste il est à moi.
Divers : Et voilà la reprise de cette fic ! L'air de rien elle me tenait à cœur et pourtant je l'ai délaissée. Merci à C-Dark-Dream qui par sa review dans une autre de mes fics, m'a obligé à me faire un peu de forcing sur ce coup-là xD Honte à moi ! Donc pour son retour, j'espère que ce chapitre saura vous plaire ? Vous ravir ? Qui sait =) Et merci pour les précédentes reviews, ça m'a fait plaisir !
| ! | Je suis sincèrement désolé pour les fautes de grammaire et autres ! | ! |
Chapitre 2
« Mise au point»
Quelque part dans un grand bâtiment désaffecté.
Les volutes de fumée de plusieurs cigarettes s'élevèrent jusqu'au plafond, formant un brouillard si dense dans la pièce qu'il était à présent presque impossible pour les personnes présentes de se distinguer entres elles. Cependant, personne ne semblait se préoccuper d'un tel détail. Pour preuve, un homme confortablement assis dans un fauteuil de cuir noir tendit simplement le bras sur le côté, une belle femme dont les cheveux lui arrivait jusqu'aux épaules versant ce qu'il restait de sa bouteille de bourbon dans le verre qu'il avait tendu vers elle. Un autre jouait un air mélancolique sur un piano de grande manufacture tandis que le reste du groupe murmurait dans les coins les plus sombres de la pièce, apparemment plongés dans ce qui semblait être de grandes discussions. Tous se turent finalement quand un homme apparut dans une brume de fumée indigo et ils se rapprochèrent, saluant le membre le plus éminent de leur groupe. À leur façon.
- Sale déchet, tu es en retard ! Gronda une voix avec colère, le verre éclatant dans son poing qu'il avait serré.
- Ushishi ! Lâcha un autre. Le Prince déteste qu'on le fasse attendre. Tu devrais montrer plus d'égard envers mon génie.
- Je te ferais payer le prix de mon billet d'avion, déclara un autre d'une voix basse, le visage emmitouflé dans un capuchon.
Celui envers qui était adressé toutes ses formes de politesse s'avança lentement, la lumière des chandelles éclairant subrepticement son visage.
- Kufufu. Veuillez me pardonnez, mais j'avais des affaires urgents à régler.
Dans la pénombre, un œil rouge se mit à luire dangereusement.
OOOoooOOO
Département de la Police Métropolitaine (MPD) – Bureau de Sawada Ieyasu (alias Giotto)
- Vous voilà, lâcha simplement G en les voyant arriver. Suivez-moi.
Il se retourna sans un mot de plus et se dirigea d'un pas rapide vers le bureau de Giotto qui les attendait. Assis sur son fauteuil et les mains croisées sur son bureau, deux individus attendaient près de lui et les quatre hommes ne mirent pas longtemps à remarquer leur présence. Quand il les vit arriver, Giotto leur fit un signe de la main et une fois qu'ils furent tous entrés dans la pièce, Hibari put les observer de plus près. L'un était grand et blond et les manches de sa chemise qu'il avait retroussées jusqu'aux coudes laissaient apparaître sur son bras gauche un tatouage. Ses cheveux quand à eux étaient presque du même blond que Giotto tandis que dans ses yeux brillaient un éclat à la fois vif et intelligent. Le garçon juste à côté de lui était plus petit. Brun, ses yeux d'ambres malgré l'air timide qu'il affichait semblait avoir la capacité de lire en lui comme dans un livre ouvert. Contrairement à son homologue, au premier abord il semblait plutôt banal pourtant il se dégageait de lui comme quelque chose de captivant. Troublé malgré lui par un herbivore si faible d'apparence, il ne put s'empêcher de remarquer une légère ressemblance avec Giotto. Celui-ci sembla comprendre la même pensée qui traversait l'esprit de ses hommes et il ne put s'empêcher de glousser, tendant la main vers le brun qui se rapprocha de lui.
- Les garçons ! Voici l'équipe de la Matori qui se joindra à vos investigations. Cavallone Dino qui s'avère être la connaissance d'un grand ami à moi, annonça-t-il en désignant du doigt le grand blond. Et voici enfin Sawada Tsunayoshi.
Dans un même geste, Hibari et les autres leur adressèrent un signe de la tête, geste répété par les des deux hommes avant que Gokudera ne pousse une exclamation de surprise.
- Chef, vous avez dit Sawada Tsunayoshi ? Alors il… il est…
- Il est le fils de mon frère et donc mon neveu.
Giotto acquiesça alors que le dit Tsuna leur souriait timidement. Yamamoto et Gokudera eurent une exclamation de surprise alors que Byakuran haussait les sourcils. Quand bien même que le petit brun ne semblait pas briller par sa présence, le simple fait qu'il ait un lien de famille avec leur chef suffit à ce qu'il remonte d'un léger cran dans leur estime. On put deviner sur leur visage que la perspective de collaborer avec eux ne les dérangeaient plus vraiment outre mesure. Hibari quand à lui avait l'air de s'en foutre royalement, se décidant à couper court à la discussion qui à ses yeux n'avait pas le moindre intérêt que celui de lui faire perdre son temps.
- Taishō. La mission, rappela-t-il d'une voix morne en croisant les bras sur sa poitrine.
- Ha ! Bien sur Kyoya-kun. Veuillez m'excusez pour ce léger intermède et venons-en au plus important.
Le commandant en chef se leva de son fauteuil et se dirigea vers la pièce annexe qui jouxtait son bureau, suivit par le reste du groupe. Ils entrèrent dans une salle de réunion de taille moyenne pourvue d'un vidéo projecteur et d'un grand tableau blanc et s'installèrent chacun sur une des chaises qui entouraient la grande table en demi-cercle au centre de la pièce. G leur distribua à chacun un dossier comme leur de la précédente réunion et enclencha le vidéoprojecteur qui commença à diffuser des images sur le cadre blanc.
- Comme nous l'avons mentionné tout à l'heure, commença G, il vous faudra procéder à des investigations quant à l'identité des complices de Rokudo Mukuro même si là n'est pas votre principale mission. Les équipes complémentaires vous aideront dans votre tâche et vous fourniront leurs données par voie électronique. Veillez donc à toujours avoir un portable ou un ordinateur sous la main afin de faciliter le transfert des informations. Gokudera et Byakuran, vous êtes respectivement les plus doués dans ce domaine. Je compte sur vous pour veiller à bien sécuriser les systèmes lors des différentes communications à venir.
Le visage grave, les deux hommes acquiescèrent simplement d'un signe de la tête et G commença à faire apparaître à l'écran les photos du lieu dans lequel on soupçonnait Rokudo Mukuro de s'y trouvait. Lui et ses complices. Hibari plissa les yeux et commença à parcourir rapidement les informations recueillies à ce sujet dans le dossier qu'il avait entre les mains.
- Comme vous le savez déjà, cet endroit se nomme Kokuyo Land. C'est un grand bâtiment désaffecté dans lequel on le soupçonne de monter son nouveau trafic de drogue. Pour ce qui est des détails, je vais laisser la parole aux membres de la Matori qui collaboreront avec nous dans cette affaire et qui sauront vous apporter plus d'informations que moi à ce sujet.
G se tourna vers les deux hommes et Hibari ainsi que les autres tournèrent leur regard vers Dino mais quel ne fut leur surprise quand ils virent que c'était Sawada Tsunayoshi qui se levait pour prendre la parole sous le regard amusé de Giotto qui ne chercha même pas à cacher son sourire face à la situation. Chacun d'entre eux fut agréablement surpris et ce n'était pas rien ! Même Hibari qui ne s'était pas attendu à grand-chose de la part d'un aussi petit herbivore était assez étonné. Le brun s'était levé et avait pris la place de G suivit par Dino qui s'était installé près de l'ordinateur.
- Cela fait plusieurs mois déjà que nous enquêtions sur plusieurs trafics de drogue disséminés un peu partout dans le pays. En temps normal, quel que soit notre manière d'enquêter nous arrivions à les démanteler mais récemment cela est devenu un peu plus... compliqué. La raison étant que nous avons découvert que les trafiquants bénéficiaient désormais d'une aide extérieure.
- À quoi se résumait l'aide fourni ? s'enquit Byakuran en se penchant en avant.
- Moyens de transports et diversions lors des raids, argents, répondit Dino en passant ses mains derrière sa nuque.
- Après enquête, nous avons finalement découvert qu'à chaque fois, cette aide mystérieuse se manifestait au travers d'une seule et même personne.
Une photo se superposa à la première et sans même que Tsunayoshi ne dise quoi que ce soit, chacun avait déjà compris de qui il pouvait bien s'agir. Chacun reconnaissait les yeux vairons figeaient sur le papier glacé. Cet individu qui ne cessait dernièrement de se jouer d'eux, riant au nez et à la barbe de la police.
- Cet homme est Rokudo Mukuro. Quand nous avons finis par découvrir son identité, nos supérieurs ont décidé de concentrer nos forces sur ce même et seul individu puisqu'il est devenu à proprement parlé l'investigateur des tout récents trafics survenu dans la capitale. Nos meilleurs enquêteurs ont donc été mis sur l'affaire et c'est ainsi que nous avons pu découvrir l'endroit susceptible d'être sa cachette.
- Quelles données exactement avez-vous sur eux ? questionna Yamamoto en levant les yeux de l'écran.
- Nous avons des lieux de fréquentations. La plupart de nos hommes sont déjà sur les lieux, prêt à nous communiquer le moindre détail suspect. Quant à la liste de ces emplacements ainsi que le numéro de nos agents, elle a déjà été fournie aux membres de vos divisions respectives afin que la communication puisse se faire des deux côtés. En attendant que nos hommes se manifestent, nous allons devoir mettre certaines choses en place et espérons compter sur votre aide. Il va donc falloir que nous écourtions cette réunion afin de pouvoir nous préparer. Si cela ne vous dérange pas mon oncle, s'enquit Tsunayoshi en se tournant vers Giotto.
- Il n'y a aucun souci. Les garçons, le reste de la mission vous sera détaillé plus tard, déclara celui-ci en se levant, les yeux rivés vers Hibari et les autres. Je mets donc fin à cette réunion. Veuillez nous communiquer tout changement de situation et uniquement quand ce sera nécessaire.
- Bien chef, répondirent les quatre hommes d'une même voix en se levant à leur tour pour le saluer.
C'est donc avec une certaine excitation que Byakuran, Yamamoto et Gokudera rejoignirent la sortie, suivie par Hibari, toujours aussi calme qu'l'accoutumée.
- Kyoya-kun ? l'interpella soudain Giotto. Peux-tu venir ici quelques instants ? J'aurais quelques mots à te dire.
Le blond fit un signe de la tête à G qui escorta les garçons hors de la pièce. Hibari adressa simplement un regard à Byakuran pour lui faire signe que tout allait bien et qu'il pouvait avancer sans lui avant de se rapprocher de Giotto, les deux membres de la Matori toujours à ses côtés. Le blond charismatique lui adressa un sourire encourageant mais ses yeux étaient on ne peut plus sérieux. Giotto connaissait assez bien ses hommes pour savoir quelle attitude adoptait avec chacun d'entre eux. Mais il savait aussi que malgré le caractère froid et taciturne du membre le plus important de la Troisième Division, celui-ci ne ferait jamais preuve d'un quelconque manque de respect à son égard. Il inspirait ce sentiment à ses hommes. Et ils le lui rendaient bien.
- Est-ce que ça ira ?
Hibari savait parfaitement ce à quoi Giotto faisait allusion mais il lui posa quand même la question. Qu'il le lui demande aussi ouvertement sachant qu'il comprenait parfaitement l'irritait. Non pas que cela le dérangeait vraiment, mais tout simplement parce qu'il faisait allusion à la tête d'ananas l'énervait vraiment.
- Que voulez-vous dire ? demanda-t-il d'in air pincé, son mécontentement pouvant se lire sur son visage.
Le sourire de Giotto s'élargit plus encore.
- Comme d'habitude, ta désinvolture suffit à répondre à ma question mais je te le dirais quand même. Je me demandais simplement si tu arriverais à gérer la situation sachant l'intérêt que notre criminel semble te porter.
- Sachez simplement que pour ça, je n'hésiterais pas à le mordre à mort une fois que je l'aurais attrapé.
- Je n'en doute pas une seconde. Veille simplement à nous le ramener vivant. C'est tout ce qui compte.
- J'essaierais de faire un effort.
Giotto hocha la tête d'un air approbateur avant de se tourner vers son neveu.
- Je tenais aussi à te parler de quelque chose de particulier le concernant. Dans notre famille, il se trouve que les hommes plus particulièrement, possèdent un donc assez particulier qui, comment dire… nous rend sensible à certaines choses. Des choses qui ne peuvent être vus. Dans un sens, on peut parler de sixième sens qui se manifeste sous des impressions, des sensations d'inconfort. Chez nous, on appelle ça l'hyper intuition. Dit d'une autre façon, c'est la capacité de ressentir ce qui n'est pas vrai.
D'abord dubitatif, Hibari prit néanmoins la chose très au sérieux sachant qui était en train de lui parler. Giotto ne s'amuserait certainement pas à plaisanter sur un tel sujet. La société d'aujourd'hui avait énormément évolué et il n'était pas rare de rencontrer quelqu'un avec ce qu'on aurait pu appeler des dons, ou des capacités. Le ténébreux comprit soudain où son chef voulait en venir.
- Vous voulez dire, comme des mensonges ou… des illusions.
- Tu as tout comprit Kyoya-kun. Dans une certaine mesure, Tsuna sera votre principal atout. Cependant, même si son don est avéré, ne vous reposez pas trop sur lui. L'hyper intuition est un don nébuleux, complexe. Un peu comme des visions dont les interprétations peuvent vous mener à la victoire… comme à la défaite.
- Je comprends parfaitement.
- Bien ! Avec ça je pense que tout est dit. Si cela s'avère nécessaire, tu pourras en parler à Byakuran, Yamamoto et Gokudera mais veille à ce qu'ils soient les seuls au courant. Je n'ai pas envie ce que cela s'ébruite. Suis-je assez clair ?
- Tout à fait.
- Alors vous pouvez y aller. Bonne chance à vous. Tsuna, Dino. Faîtes bien attention à vous.
- Ne vous faîtes pas de soucis, le rassura Dino en passant une main dans la chevelure de Tsuna. Je veillerais sur lui.
- Comme d'habitude je compte sur toi Dino-kun.
Les trois hommes le saluèrent et quittèrent la pièce ensemble. Aucun d'entre eux ne prononça un mot jusqu'à ce qu'ils arrivent dans le couloir ou les attendait Byakuran, son paquet de marshmallow dans les mains. Le regard froid que lui lança Hibari le fit à peine réagir et il plongea sa main à l'intérieur du paquet comme si de rien n'était.
- Yamamoto et Gokudera sont partis devant pour préparer ce dont on pourrait avoir besoin. Qu'en est-il vous concernant ? Doit-on vous fournir des choses en particulier ? interrogea Byakuran en direction de Dino et Tsuna.
- Ce ne sera pas nécessaire, déclara simplement le blond avec un sourire. Nous avons déjà tout ce qu'il nous faut dans notre véhicule. Ou vos collègues nous attendent-ils ?
- Au parking. Hibari, si tu as des choses à récupérer…
- Rien qui ne me soit vraiment nécessaire. Maintenant allons-y, nous avons déjà perdu assez de temps.
OOOoooOOO
Quelque part dans un quartier commercial huppé.
Il serra le poing et frappa de toutes ces forces sur le mur en brique d'une maison qui explosa, creusant un cratère de plusieurs centimètres sans qu'il ne se fasse aucune blessure. Non vraiment c'était se foutre de sa gueule. Ces bons à rien n'étaient tous que de sales déchets et ils s'étaient retenus de ne pas leur éclater la gueule. Non il avait encore besoin d'eux. Et surtout de ce sale déchet d'illusionniste. Ce connard de première comme il aimait bien l'appeler, pour changer à son habituel « déchet » dont il qualifiait 99,999% de la population – et oui personne d'autres que lui et quelques rares personnes méritaient selon son avis de vivre ici-bas – avait des arguments et des moyens de pressions qui faisaient qu'il était presque quasi-impossible de lui tenir tête. Tenir tête à Xanxus ? Il fallait le faire. Ce connard d'illusionniste était vraiment un petit merdeux et il fomentait déjà un plan dans sa tête pour lui faire payer tout ce temps passé à l'humilier et devant les autres en plus. Il grogna de mépris et frappa le mur une nouvelle fois qui cette fois, s'écroula dans un gravats de pierres et un nuage de poussière.
- Hé ! Vous là ! Non mais ça ne va pas la tête ? Vous ne voyez pas ce que vous venez de… faire…
- Hein ? C'est à moi que tu causes sale déchet ?
L'homme qui était sorti de la maison poussa un cri apeuré et fila sans demander son reste, claquant bruyamment la porte derrière lui. Xanxus cracha sur le sol avec mépris et continua sa route. Il faisait chaud aujourd'hui. Affreusement chaud. Et il était obligé de porter cette satanée capuche pour dissimuler son visage. Et il ne fallait pas parler de la perruque. Jamais de sa vie il n'aurait porté un truc pareil et il maudit Lussuria intérieurement, se jurant de le lui faire payer une fois qu'ils seraient rentrés au manoir. Toutes protestations de sa part avaient été nulles une fois que ce connard d'illusionniste était entré sur la piste. Oui c'était décidé. Un jour ou l'autre, il finirait par lui faire payer.
C'est au détour d'un chemin qu'il remarqua finalement ce qu'il cherchait, ou plutôt ce qu'il avait dû chercher après qu'on l'eut obligé à aller lui-même faire ses « courses », Mukuro prétextant que sa Chrome chérie n'était pas sa bonniche et qu'il avait devoir lever son gros derrière de son fauteuil et y aller tout seul. Une veine palpita à son front au rappel de ce souvenir et il gronda de colère, faisant fuir les passants qui marchait sur le même trottoir que lui. Au moment où il s'apprêta à entrer dans la boutique, un passant le bouscula, lui faisant légèrement perdre l'équilibre.
-Sale déchet, regarde où tu marches !
- Iiiiih ! Je suis désolé. Vraiment, je suis désolé.
Avant même qu'il ait put l'attraper, celui qui l'avait bousculé s'enfuit en hurlant de peur.
- Tchh. Sale déchet !
Il épousseta sa veste et pénétra à l'intérieur de la boutique. Le son d'une cloche tinta alors que la porte se refermait derrière lui et l'homme derrière le comptoir leva les yeux vers lui avec un air aimable et un sourire professionnel.
- Que puis-je faire pour vous monsieur ?
-Je veux toutes les bouteilles du meilleur bourbon que vous avez.
- Toutes, monsieur ? Vous en êtes certains ?
- Ne me fait pas me répéter sale déchet ! Dépêches-toi de m'amener ce que je veux !
- Bien entendu monsieur, déclara l'homme en souriant et en en se penchant une fois la surprise passé. Nous allons de ce pas préparé votre commande. Doit-on la faire apporter chez vous ?
- Vous poserez le tout dans le coffre de ma voiture.
- Certainement. Payerez-vous en liquide, carte bancaire, chèque ?
- Je payerais en liquide.
- Très bien.
Xanxus sortit une liasse de billets de l'intérieur de sa veste et déposa la somme sur le comptoir. L'homme au comptoir encaissa l'argent et se dirigea dans une autre pièce, suivit par deux autres hommes. Quelques minutes s'écoulèrent quand ils revinrent, les bras chargés de caisses en bois d'ébène cachetées. Ils suivirent Xanxus jusqu'à sa voiture et déposèrent les caisses à l'intérieur du coffre.
- Voilà. J'espère que cette commande saura vous satisfaire. Au plaisir de vous revoir monsieur.
- On verra bien.
Le ténébreux grimpa à l'intérieur de sa voiture et repartit rapidement, satisfait d'avoir fait le plein de boissons mais encore irrité qu'on ait dû l'obliger à se déplacer de lui-même. La prochaine fois, il enverrait Lussuria, et si celui-ci oserait quémander le soutien de ce connard d'illusionniste, il ferait en sorte qu'il ne voit pas le prochain lever de soleil. Lui aussi à sa manière, il savait se montrer persuasif…
… à suivre
Et voilà! Alors ça vous a plut? Je ne peux espérer que oui!
