Commentaire de l'auteur :
Ahah ! Nouveau chapitre tout beau, tout propre ... 'Fin, à vous de juger ;) ! En tout cas, y'a d'l'action au programme :O ! Que va-t-il se passer :O ? Pour le découvrir ... Lisez 8) !
Post-Scriptum : Je remercie aussi beaucoup Inomaru-Niisan sans qui, j'aurai sûrement mis largement plus de temps pour tout écrire :D !


CHAPITRE 2.

« Pick Your Fights Carefully »


Dans quoi avait-elle bien pu se fourrer ?

Cette question, Levy ne cessait de se la répéter depuis plus de deux minutes, les yeux rivés sur la catastrophe en face d'elle. Niveau discrétion, ce n'était pas vraiment ce que l'on pouvait faire de mieux. C'était tout, sauf discret, en fait. C'était du Gajil Redfox, en même temps ...

« T-Tu viens de dire qu'on devait éviter de se faire remarquer, non ?

- Ouaip. Et alors ?

- Et alors ? Tu viens de défoncer la vitre !

- P'tain ! T'es vraiment casse-pompes quand tu t'y mets, toi. Quitte à descendre du train, autant descendre ici, non ? À moins que tu préfères rester là et affronter cette Guilde Noire ?

- Je-J'ai pas dit ça !

- Tais-toi, alors. »

Ça aussi, ça avait le mérite d'être clair. Se délectant de la tête qu'elle faisait, il éclata d'un rire moqueur et grossier, la vexant encore plus. Puis, il reprit son sérieux et sauta à travers la fenêtre, dont il ne restait quasiment plus rien. Réprimant un soupir, elle enjamba à son tour, prenant bien soin de ne pas tomber. Il ne manquerait plus qu'elle se casse la figure sous les yeux de Gajil, tiens !

« Au fait. Que fait-on pour les passagers ? Demanda-t-elle soudainement, jetant un regard furtif aux alentours.

- Ben, on les laisse.

- D-De quoi ?

- Oi, t'es sourde ou quoi ? Je t'ai dit qu'on les laissait, point. Ils ne leur feront rien, puisque c'est nous qu'ils cherchent. »

Levy poussa un long soupir, se demandant pourquoi est-ce qu'elle avait dû partir avec un type pareil. Déjà, il filait la chair de poule - mais, ça, elle arrivait encore à le supporter. Et puis ... Un imbécile ? Oui, c'était l'adjectif qui lui convenait le mieux. Franchement, c'était elle ou tous les Dragons Slayers étaient stupides ?

« Quoi ? Qu'est-ce que t'as encore, crevette ?

- T'es égocentrique ou quoi ? Qui a dit qu'ils étaient là pour nous ? »

Un rictus nerveux étira les traits anguleux du visage du brun.

« Tu me gonfles !

- Et susceptible, en plus.

- Mais ta gueule, bordel ! »

Comme si cela était normal, elle se contenta de détourner le regard, pour le poser sur l'avant du train qui était en train de brûler. Elle entendit alors des cris d'effroi et son sang ne fit qu'un tour. Qu'importe ce que Gajil pensait : elle ne pouvait pas partir en sachant qu'il y avait des civils en danger. Prenant sa décision, elle rajusta sa veste et prit la direction opposée, plus précisément vers l'endroit où tous semblaient se réfugier.

Toutefois, elle n'eut pas le temps de faire deux pas que, déjà, son coéquipier provisoire l'attrapa et la força à se retourner, de sorte à lui faire face.

« Où tu vas, toi ?

- Ben ... »

Un sourire démoniaque éclairait son visage et elle prit conscience de ce qu'il allait faire quand il commença à ricaner. Sa tentative de fuite échoua, lorsqu'il la prit par la taille et la souleva en l'air, pour la caler avec douceur sur son épaule. Rectification : pour la jeter comme un vulgaire sac à patates sur son épaule. Elle poussa un gémissement de douleur, sentant une pression dans son dos.

« Chochotte, pesta-t-il en prenant le chemin inverse.

- Fais-moi descendre !

- Non.

- S'il te plaît, Gajil !

- J'ai dit non.

- Mais y'a des-

- C'est pas mon problème, p'tain ! Ils se démerdent ! En plus, l'Armée Royale va pas tarder, c'est bon. De toute manière, ils sont là pour nous.

- T'en sais rien ! Cria-t-elle, s'agitant nerveusement.

- Mais si, je sais-

Il s'interrompit, venant tout juste de se manger un coup de pied dans la mâchoire, avant de reprendre :

« P'TAIN ! Mais tu vas te calmer, oui ?

- NON ! Maintenant, lâche-moi ! Mais lâche-moi ! GAJIL !

- Ouais. Lâche-là, mec. »

Gajil arqua un sourcil et contempla celui qui venait de s'incruster, comme si de rien n'était. Un homme, à la chevelure blonde mal peignée et dont les pupilles incroyablement bleues luisaient d'une étrange malice, leur faisait face, un sourire en coin. Le brun grinça des dents et reposa la jeune Mage à terre. Cette dernière se posta derrière lui, les lèvres pincées : cet homme n'était sûrement pas là pour simplement taper la discute. Et, comme pour confirmer ses dires, une dizaine d'hommes sortirent de nulle part et les encerclèrent.

« Oh, commença Gajil en souriant à pleines dents. C'est vous, la Guilde Noire ? Je suppose que vous êtes là pour le p'tit rat de bibliothèque, non ?

- Je suis pas un rat de bibliothèque », rétorqua la concernée dans une moue boudeuse.

Face à cette remarque, il ne répondit rien, se contentant de lever les yeux au ciel et de soupirer. Un deuxième homme sortit alors du regroupement, faisant craquer les phalanges de ses mains. Levy le fixa longuement, le détaillant de haut en bas. Contrairement à l'autre, celui-ci était beaucoup plus impressionnant. Il mesurait environ dans les deux mètres et possédait une carrure horriblement massive, de sorte qu'elle se sentit ridiculement petite et fluette. Déjà que Gajil était grand ... Lui, c'était carrément un géant.

Elle afficha un rictus, visiblement dégoûtée par le sourire carnassier qu'il affichait en regardant dans sa direction. Cet homme ne lui inspirait rien de bon.

« Donne-nous la fille et on te laisse tranquille ! »

Cette phrase qu'il clama haut et fort résonna longuement, tandis qu'il s'avançait un peu plus. Il écarta les bras et pencha légèrement la tête vers la gauche, ses cheveux châtains tombant souplement sur ses épaules. Puis, il ouvrit en grand la bouche d'où s'échappa un rire diabolique, avant de tirer la langue. Levy vit alors un énorme point commun avec l'un des Mages de Fairy Tail : cet homme ressemblait à s'y méprendre à Bixlow - du moins, dans l'attitude.

Gajil, quant à lui, grinça des dents, tentant de contenir le flot de rage qui montait en lui. Cela lui faisait tellement penser à Phantom Lord, à José, à ... À lui.

« Ben, t'es sourd, mon vieux ? T'as perdu ta petite langue ? Eh, oh ! Je te cause, tête d'hérisson !

- Ta gueule, bâtard ! Rugit-il soudainement, faisant enfin éclater sa colère. Pour qui tu te prends pour me parler comme ça, hein ? Tu veux mon poing dans ta gueule, aussi ?

- Oh ! Tu réagis quand on te traite, mais pas quand on parle de la demoiselle ? Répliqua sournoisement l'homme. C'est ton amie, pourtant, non ?

Il jeta un regard en biais à la jeune femme qui se tenait derrière lui, avant de jurer à voix basse. Même s'il expliquait, personne ne comprendrait. Alors, mieux valait-il qu'il se taise, non ?

« Vous la voulez ? »

Un sourire narquois étira ses lèvres.

« Ben, prenez-là. Je m'en fous, de cette fille.

- Tu-Tu t'en fous, d'elle ? Répéta le brun, surpris et légèrement dépassé.

- Ça fera un boulet en moins à traîner, quoi. »

Ignorant superbement cette magnifique réplique sortie tout droit de la gorge du Dragon Slayer, elle se contenta de détailler leurs adversaires. Ces yeux tombèrent alors sur le blond, qui semblait être le chef du groupe. Elle le toisa de la tête aux pieds, avant de sombrer dans ses pupilles azur. Secouant nerveusement la tête, elle reprit ses esprits, se demandant s'il n'utilisait pas un quelconque sort d'envoûtement. Les Mages Noirs en usaient souvent, s'amusant à leur guise avec les filles. Mais, elle, elle ne se ferait pas avoir.

« Cette belle donzelle, un boulet ? T'es con ou je rêve ?

- C'est pas parce qu'elle est mignonne, qu'elle peut pas être un boulet. »

Elle roula des yeux, plus choquée par l'adjectif dont venait la qualifier son coéquipier que par le surnom de l'autre brun. Depuis quand il parlait comme ça, lui ? Il se foutait d'elle, non ? Non, parce que, là, c'était pas vraiment drôle. Mais, apparemment, il avait l'air de bien se marrer. Il n'y avait qu'à voir son regard pour le comprendre. Elle ne savait pas tout à fait à quoi il jouait, mais elle avait compris que ce n'était qu'une simple ruse. Elle décida donc de rentrer dans son jeu, refusant de passer pour une soumise.

« Quoi qu'il en soit : je vous la laisse, si vous voulez ! Ben, quoi ? Demanda-t-il, remarquant les bouches grandes ouvertes de ceux qui étaient normalement leurs ennemis. Ah ? Vous auriez peut-être préféré que je joue le chevalier-servant de mademoiselle, la défendant corps et âme ? Non. Bah, non : j'suis pas une tapette, moi !

- Ça s'appelle être élégant, rectifia d'un ton neutre la « mademoiselle » en question.

- Oi. J'ai une gueule à être élégant, moi ?

- Non. Tu vas vraiment me laisser avec eux ?

- Sans blagues.

- T'as pensé au Maître ?

- Mais je m'en branle, du vieux schnock ! Il avait qu'à pas m'envoyer en mission avec toi, tiens. »

C'était censé être un leurre, non ? Alors, pourquoi avait-elle autant l'impression qu'ils allaient avoir une discussion pas si fausse que ça ?

« Et tu vas faire quoi, après ?

- Ben, faire la mission, boulet !

- Ah bon ? Et tu peux m'expliquer comment tu vas t'y prendre, pour traduire ? »

Il se gratta le menton, grognant comme à son habitude. Elle marquait un point, là. Sans elle, c'était clair qu'il ne pouvait pas réussir la mission. Après tout, c'était plus un truc pour elle, que pour lui. Un rictus déforma son visage, tandis qu'il enfouit ses mains gantées dans les poches de son pantalon en toile beige. Tout ça, c'était de la faute du vieux. Qu'est-ce qui lui avait pris, lui aussi, de l'envoyer en mission avec elle ! Franchement, il n'aurait pas pu trouver quelqu'un d'autre pour lui servir de « garde du corps » ? N'importe qui aurait fait l'affaire. Alors, pourquoi lui ? « Elle doit apprendre à avoir confiance en toi », qu'il avait dit. Bien sûr, bien sûr. Et ben, c'était pas pour demain la veille, hein !

« T'es chiante.

- Hn.

- C'est ma réplique, ça !

- Y'a des droits d'auteur ?

- Bouh ! C'était nul, ça. Mais j'en attendais pas moins du p'tit rat de bibliothèque.

- Tu pourrais pas un peu changer de disque ? Il est vraiment nul, ce surnom.

- Depuis quand c'est un surnom ?

- Ah, parce que c'était une insulte ?

- Tch. Laisse tomber, tu me fais chier.

- Je rêve où vous nous ignorez ? Questionna le géant, les sourcils froncés. Enfin, bon, on s'en fout. Donc, si on prend la fille, ça ne te dérange pas ? »

Gajil tourna la tête, avant de laisser échapper un rire moqueur et rauque.

« Mort de rire. T'y a vraiment cru ? P'tain, c'est dingue comme les gens gobent trop des conneries.

- Bon. Dans ce cas-là, je suppose que je vais devoir utiliser la manière forte …

- La blague. T'as cru quoi ? Que t'étais superman ? Non, mais, genre ! T'as vu ta gueule, tronche de cake ? »

Levy souffla doucement. : il fallait toujours qu'il provoque, lui. Leur adversaire se rua alors sur eux, vociférant une série d'insultes. Puis, tandis que le Dragon Slayer se mettait en position de défense, l'homme tendit son bras.

« Tenfold Magic, Fist of Zeus ! »

Son poing tripla alors de volume et Gajil se le prit de pleins fouets, partant s'échouer quelques mètres plus loin.

« C'est d'un pathétique, cracha-t-il en rendant la forme initiale à sa main. Que de la gueule. Bon … Maintenant, à ton tour, ma poulette.

- Il est sérieux, lui ? »

Poussant un long soupir, l'ancien Phantoms se releva et porta deux doigts à sa tempe droite d'où un filet de sang s'échappait. Il maugréa ensuite une injure et craqua son cou, souriant comme un psychopathe en manque - expression qui, d'ailleurs, rafraîchit légèrement les ardeurs de certains. Les Mages de la Guilde Noire chuchotaient entre eux, bien que cela n'échappât pas à son ouïe - plus développée que celle d'un homme normal -, se demandant comment il avait pu résister à un coup de Koichi - celui-ci devant être le géant qui venait de le frapper.

« Pas mal, comme Magie. Mais ce n'est pas assez pour me battre, quoi ! Gi-hi !

- Parce que tu crois que j'suis tout seul ? »

À peine leur adversaire avait-il prononcé ces mots que, déjà, les autres s'avançaient dangereusement, resserrant le cercle autour d'eux. Levy recula avec prudence avant de buter contre le dos du brun. Ce dernier lui demanda alors de rester derrière lui et de ne rien faire.

« Pas question.

- De quoi ?

- Je refuse de jouer la spectatrice incapable de se battre !

- Ok. Mais viens pas te plaindre, après. »

Elle répondit d'un hochement de tête, puis se retourna et examina les six hommes qui lui faisaient face. Quatre d'entre eux tenaient des épées : par conséquent, elle opta pour une Magie de Rééquipement. Finalement, ses heures d'entraînement avec Erza lui serviraient à quelque chose. Pour les deux autres, qui semblaient être jumeaux, elle n'en avait aucune idée.

« Tu veux te battre, gamine ? » S'exclama un premier en se jetant sur elle.

Avec une souplesse sans pareille, elle évita la lame et lui envoya un coup de pied dans le torse qui le fit reculer de quelques mètres. Puis, voyant que les autres se préparaient à l'attaquer à leur tour, elle leva sa main droite dont l'index commençait à s'entourer d'un voile bleu. Les hommes la regardèrent avec incohérence, se demandant quel type de Magie elle utilisait, avant de décider de l''ignorer et de se précipiter sur elle, armes en mains.

« Solid Script, Fire ! »

Son doigt bougea instinctivement dans l'air, traçant le mot avec dextérité. Les lettres, d'une couleur orangée, composant le mot apparurent l'une après l'autre et, au fur et à mesure, l'inscription semblait se charger d'une chaude aura lumineuse. Subitement, le mot se matérialisa, rougeoyant et crépitant. Puis, Levy exécuta un bref geste en direction de ses assaillants et, avec une rapidité sans égal, son attaque en frappa deux d'entre eux en pleine face, avant d'exploser en une gerbe de flammes mordorées.

Quelques secondes plus tard, les deux hommes s'écroulèrent au sol, hurlant de douleur, plusieurs brûlures mordant leur corps, pour sombrer dans l'inconscience sous les yeux horrifiés de leurs camarades. Un grand roux fut le premier à se remettre du choc et invoqua deux épées pour ensuite se ruer sur elle en vociférant des insultes.

« Solid Script, Thunder ! »

Une fois de plus, la stéréochimie du mot ressortit pour être lancée sur l'homme qui n'eut nullement le temps d'éviter. À peine ouvrit-il la bouche que, déjà, la source d'énergie foudroyai son torse, lui provoquant de violents spasmes incontrôlables. Un filet pourpre coula le long de son menton et il s'effondra, électrifié.

Ensuite, un crissement retentit derrière elle, signifiant qu'un autre lançait l'assaut en troquant son simple katana pour une gigantesque hache à la lame finement aiguisée. Ni une, ni deux, une violente bourrasque fit son apparition, suite au mot faisant appel au vent, et il fut projeté contre un rocher. Elle souffla doucement, sentant sa réserve de Magie commencer à diminuer, quand on l'attrapa par les épaules pour la forcer à se retourner.

Une femme aux longs cheveux blonds apparut alors en face d'elle et, esquissant un sourire purement hypocrite, lui assena un violent coup de genoux dans l'abdomen. Levy poussa un gémissement rauque et se recroquevilla sur elle-même, tentant de calmer la douleur. Son assaillante s'empara ensuite de sa chevelure bleue et tira dessus avec force, avant de se faire pulvériser le bras gauche par un pilier d'acier, sortit de nulle part, qui lui arracha un hurlement suraiguë et l'envoya s'écraser plus loin, sonnée.

« Ta gueule, pétasse. »

Gajil afficha un air triomphant en direction de la jeune Mage qui le remercia dans un souffle. Il ricana, puis transforma son bras droit en ce qui pourrait ressembler à une tronçonneuse et se jeta sur les deux derniers opposants qui lui faisaient face. Levy en profita donc pour se relever.

« Alors, ma belle. Tu veux jouer ? »

Elle se retourna, peu rassurée, et remarqua la présence des jumeaux - qu'elle avait complétement oubliés. Se maudissant intérieurement, elle essuya sa bouche d'un revers de manche et se plaça en position de défense. Comme d'habitude, elle fit une description rapide de ses adversaires, essayant de trouver le plus d'informations possibles sur eux. Jumeaux. Crânes parfaitement rasés. Elle soupira, énervée, se demandant ce que cela pouvait bien lui apporter de connaître leur lien de sang, ainsi que leur goût pour cette horrible coiffure - si on pouvait appeler ça une « coiffure ».

Un autre soupir imperceptible s'échappa d'entre ses lèvres et elle se recentra, tentant de penser à une véritable tactique de combat. Elle n'aurait bien entendu aucun mal à en apprendre plus sur eux en les voyant attaquer, mais il fallait attendre qu'ils se décident, ce qu'ils ne semblaient pas avoir envie de faire pour l'instant.

« Hm. Tu vas rester longtemps à nous regarder comme ça, poupée ? S'esclaffa le premier.

- C'est vrai ça. T'attends le déluge ? »

Magnifique. Ils commençaient à s'impatienter et elle savait très bien ce qu'il manquait pour qu'ils craquent. Elle leva les yeux au ciel, avant de lâcher d'une voix neutre qu'ils étaient terriblement ennuyant. La réaction fut immédiate : celui qui semblait le plus grand vociféra et se mit à courir vers elle, son frère restant quant à lui en retrait.

Soudain, avant même qu'elle n'eut le temps de lancer un nouveau sort, des cordes apparurent et s'enroulèrent autour d'elle, l'empêchant d'exercer le moindre mouvement. Grimaçant, elle essaya de se débattre, mais s'arrêta bien vite lorsqu'elle comprit que, plus elle bougeait, plus l'emprise se resserrait. L'homme s'approcha dangereusement d'elle, collant presque son visage contre le sien, un rictus diabolique aux lèvres. Elle soutint son regard, avant de lui demander de la détacher. Explosant de rire, il recula.

« Hé, Tsujoshi, t'as entendu ça ? Elle veut qu'on la relâche !

- Ouais, répondit calmement le deuxième en avançant. Tsumoshi, tu veux qu'on lui montre ce qu'on sait faire ?

- Yeah-ah ! Tu vas apprendre à mieux nous parler, baby ! »

La jeune femme prit conscience de ce qu'il se passait lorsqu'il s'agenouilla et composa une série de sceaux à l'aide de ses mains. Les cordes étaient en train de la relâcher, mais uniquement dans le but de s'amasser en boule et former un énorme poing. Ce dernier la percuta quelques secondes après, l'envoyant rouler sur plusieurs mètres. Elle se mordit la langue, le visage plaqué contre le sol poudreux et rocailleux, essayant de ne pas crier de douleur. Gajil croirait qu'elle a besoin d'aide et, ça, elle ne le voulait pas. Elle était très bien capable de se débrouiller toute seule. Il lui suffisait seulement de trouver un moyen de se débarrasser de ces deux types …

Une solution s'imposa alors dans son esprit et elle se releva, une lueur de défi éclairant son visage aux pommettes saillantes et maculées de poussière. En même temps, cela était tellement évident pour une fille qui avait dévoré tous les livres présents dans la bibliothèque de sa Guilde, ainsi que celle des dortoirs où elle logeait. De plus, il ne fallait pas non plus négliger sa propre collection, à savoir les romans qu'elles entassaient par centaine dans sa chambre - ces derniers ayant généralement plus de rapport avec horreur, combat et aventure, plutôt qu'avec romantique bien baveux qui faisait rêver un bon grand nombre de filles.

« Solid Script, Water ! »

Les lettres se liquéfièrent doucement, pour venir tourbillonner dans sa paume ouverte. Après quelques secondes, elles prirent de la consistance et une puissante vague bleue vint faucher les deux hommes. Toutefois, cela n'avait pas suffit à les mettre à terre. Celui qui, pour l'instant, n'avait pas encore attaqué éclata d'un rire sardonique, tendant sa main droite dans sa direction.

« Thunder Magic, Whip ! »

Elle comprit qu'il avait été plus rapide qu'elle, quand elle vit un concentré de foudre extrêmement fin décrire souplement une courbe dans l'air, puis retomber au sol en un crépitement d'étincelles pour onduler tel un serpent au travers de l'étendue d'eau qui se trouvait encore à ses pieds. Elle aurait pu bouger, bien entendu. Malheureusement, lorsqu'elle voulu s'échapper, deux cordes sortirent de terre et s'enroulèrent autour de ses chevilles, la bloquant sur place. Elle aurait pu crier à l'aide et peut-être que Gajil serait arrivé à temps pour la sauver, mais elle n'y arrivait pas. De toute manière, elle n'en avait aucune envie.

Alors, elle fit la dernière chose qu'elle pouvait faire : elle concentra toute sa magie dans son index.

« SOLID SCRIPT, DYNAMITE ! »

Une énorme explosion retentit, faisant vibrer les alentours, attirant automatiquement l'attention de Gajil et de ses opposants. Ce dernier aperçut avec horreur sa partenaire s'écrouler au sol, crachant un liquide rouge, écorchée à de multiples endroits. Le sang lui monta aux tempes et il crispa durement la mâchoire, se retournant vivement vers les deux Mages Sombres.

« Oh. Pauvre petite, lança le blond d'un ton sarcastique.

- Elle a quand même battu Tsujoshi et Tsumoshi, continua le dénommé Koichi. Mais bon, maintenant, elle est dans un sale état. Tu crois qu'elle va mourir ? »

Ses yeux s'agrandirent, ses muscles se contractèrent et ses bras commencèrent à trembler, tandis que ses pupilles se dilatèrent jusqu'à ne devenir plus que deux petits points au milieu de ses iris rougeoyants. Il entrouvrit la bouche et sa respiration se fit de plus en plus difficile, devenant haletante. Le sol commença à craqueler, une vive aura verte émana de tout son corps et l'entoura, grandissant de plus en plus. Son corps se recouvrit d'écailles en acier, son haut se déchira et ses ongles devinrent des griffes, puis, ses jambes fléchirent et il sauta, fonçant sur le colosse qui n'eut pas le temps de contrer.

« Iron Dragon Hard Fist ! »

L'homme s'écrasa au sol, les côtes pulvérisées, dépourvu de toute trace de vie. Gajil posa alors son regard grenat sur le grand blond qui souriait simplement. Il n'avait pas peur ? Il n'avait pas peur de lui ? Il n'avait pas peur de lui, alors qu'il venait juste de tuer son pote avec un seul coup ? Un rugissement sonore sortit de sa gorge, bientôt suivi d'un rire diaboliquement fou et il changea son bras droit en une grande lame à double tranchant.

« C'est bien. Tu as réussi à tuer Koichi.

- C'est bientôt ton tour.

- Franchement, je ne te croyais pas aussi fort, Redfox Gajil. Ou bien, devrais-je dire ... Kurogane no Gajil.

- T-Ta gueule ... NE M'APPELLE PAS COMME ÇA ! »

Et alors qu'il allait se jeter une nouvelle fois à l'assaut sur le blond, ce dernier disparut dans un nuage de fumée violâtre. Gajil pesta, se demanda s'il s'était vraiment enfui, avant d'entendre un cri féminin. Il se tourna vivement vers la jeune femme et aperçut des lianes s'enlacer lentement autour d'elle, l'étreignant avec force. L'ennemi se tenait à ses côtés, une main dans les boucles cyan de sa prisonnière, se délectant des gémissements de douleur qu'elle poussait.

« LÂCHE-LÀ ! »

Le Dragon Slayer se précipita, son poing de métal luisant vers la tête narquoisement souriante du blond qui, lui, trancha une mèche de cheveux, à l'aide d'une plante particulièrement pointue. Puis, il murmura sensuellement quelques mots à l'oreille de son otage, avant d'apercevoir l'énorme pilier d'acier qui se dirigeait dangereusement dans la direction de son visage. Instinctivement, il sauta en arrière, pour ensuite disparaître de nouveau.

Les tentacules verdâtres se retirent alors, libérant la Mage qui se serait très certainement écroulée durement si Gajil ne l'avait pas rattrapé à temps. Il la garda debout contre lui, le bras toujours transformé, cherchant du regard où ce type avait bien pu passer. Finalement, au bout de quelques secondes, il jugea le combat fini et redevint normal.

« Cet enfoiré est parti … Oi, ça va, crevette ?

- Ne m'appelles pas comme ça ...

- Bon. Si t'es capable de rétorquer, c'est que tu vas bien. »

Pour toute réponse, il reçut un petit grognement qui le fit sourire. Vraiment, cette fille était un phénomène.

« Tu peux marcher ?

- Je crois pas …

- Juste rester debout, alors ?

- Ouais ...

- Ok. Attends là, je reviens. »

Prenant bien soin de ne pas la blesser plus qu'elle ne l'était déjà, il s'éloigna, partant chercher leurs sacs qu'ils avaient laissé tomber au début de l'attaque, avant de revenir et de remarquer quelque chose. On les observait. Il leva les yeux et aperçut une grande quantité de personnes. Les passagers du train ? Il soupira, préférant ne pas recevoir de remerciements. Comme s'il avait eu envie de se battre. Enfin, il n'allait pas non plus mentir en disant qu'il n'avait pas voulu, mais il était là pour protéger sa « partenaire » et, là, ce n'était pas vraiment ce qu'il avait fait.

Levy souffla de fatigue, littéralement vidée de toute Magie. C'était même incroyable qu'elle soit encore debout après toutes les attaques qu'elle avait lancé et le choc électrique qu'elle s'était pris. Elle n'en serait pas morte, bien entendu, mais elle aurait pu tomber inconsciente. Elle sentit brusquement ses jambes se dérober sous elle et vacilla en arrière.

« Hop, là ! S'exclama Gajil, l'attrapant par la taille. Vas pas me faire une chute de tension, hein. »

Elle bafouilla quelques excuses, avant de le remercier, les joues légèrement tintées de rouge. Qui aurait cru que, un jour, elle se retrouverait dans les bras de cet homme ? Pas elle. Et qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Elle ouvrit la bouche, une main passant sous ses cuisses. Non. Il n'allait quand même-

« Oh, p'tain ! Rugit-il, faisant mine d'avoir du mal à la soulever. Ce que t'es lourde !

- Menteur ! C'est pas vrai !

- Et c'est moi qui suis susceptible, après ? Sérieusement, t'es sûre d'être normale ? J'ai l'impression de rien porter !

- Pose-moi.

- Tu peux pas marcher, s'pèce de nouille !

- J'ai mal à la tête, arrête de crier.

- Si tu continues, je te jure que je te laisse toute seule, ici !

- Pour aller où ?

- À Crocus, tiens.

- Et tu comptes t'y rendre comment ? »

Il la regarda comme si la réponse était évidente, pointant du doigt une dizaine de grosses motos arrêtées près des rails. Elle voulu rétorquer quelque chose, mais se résigna, décidant de se taire et de le suivre. De toute manière, elle ne pouvait pas faire grand chose contre Gajil - surtout dans son état actuel.

« Évidemment.

- En plus, commença-t-il en reniflant grossièrement l'air, ça sent l'Armée Royale pas loin.

- On ferait mieux de partir, alors, non ?

- Ouais. »

Et c'est comme ça qu'ils se retrouvèrent tout deux sur une de ces machines, partant en direction de la capitale du royaume de Fiore, pour une mission qu'ils n'étaient pas prêts d'oublier.


La Constellationniste de Fairy Tail aspira un grand bol d'air, avant de frapper trois coups distincts à la porte située seulement à quelques centimètres d'elle. Entendant une vague invitation, elle posa sa main sur la poignée blanche et exerça une petite pression. Puis, elle passa sa tête dans entrebâillement, pour finalement rentrer complètement dans la pièce, prenant soin de bien fermer derrière elle.

Retenant un haut-le-cœur face à l'odeur renfermée que dégageait ce petit espace, elle se dirigea précipitamment vers la fenêtre qu'elle ouvrit d'un geste frénétique. Respirant à pleins poumons, elle se retourna enfin et afficha un rictus.

« Je vous plains, les garçons : l'hôpital, c'est pas cool.

- Clair, ronchonna le premier.

- Sauf les infirmières, hein ! » Rétorqua le deuxième en se redressant, des étoiles dans les yeux.

Riant doucement, elle posa sa sacoche en cuir par-terre et prit place sur la chaise disposée entre les deux lits qu'occupaient depuis environ un mois les deux membres masculins de la Shadow Gear. Normalement, tout deux auraient dû sortir il y a quelques temps, mais ... Trop heureux, ils avaient joué les imbéciles et, en tentant d'épater pour la énième fois leur coéquipière, avaient dégringolé l'escalier avant même d'avoir pu mettre un pied dehors. Résultat, ils étaient repartis pour deux semaines à rester cloués au lit avec une jambe cassée pour Jett et une épaule complètement déboîtée pour Droy. Comme si leurs blessures suite à la bataille de Fantasya n'avaient pas suffi ...

« Lucy, commença le brun. Tu vas bien ?

- O-Oui, oui !

- Alors, pourquoi t'es toute pâle ? »

En guise de réponse, elle détourna le regard, maudissant sa meilleure amie qui avait eu l'extrême gentillesse de lui laisser régler ce problème. Pourquoi était-ce toujours à elle de se retrouver dans des situations pareilles ? Pinçant discrètement les lèvres, elle replaça correctement une mèche blonde derrière son oreille et posa ses grands yeux chocolat sur la jambe de Jett. Ce dernier arqua un sourcil.

« Oi, Lucy.

- Ben ... D'abord, promettez-moi de ne pas crier ou de m'engueuler ! Cria-t-elle, embarrassée.

- Promis ! Répondirent-ils en parfaite synchronisation, inquiets.

- Donc ... Hm, comment dire ?

- Vas-y cash, proposa le roux. De toute manière, ça va pas nous tuer, alors-

- . »

La jeune femme souffla de soulagement, s'étirant doucement, avant de remarquer deux regards surpris. Automatiquement, sa gêne reprit le dessus et ses joues s'empourprèrent violemment.

« Q-Quoi ? Demanda-t-elle en bafouillant.

- Euh ... T'as parlé trop vite, là. Tu peux répéter ?

- Et bien, Gajil et Levy-

- La suite ! S'exclama Droy, se penchant un peu plus vers elle.

- Ils viennent de partir en mission, bordel ! »

Le brun pencha la tête sur le côté, la bouche grande ouverte et les yeux vitreux, tandis que Jett sursauta brusquement.

« COMMENT ! »

La jambe emplâtrée du roux craqua alors, lui arrachant un horrible cri de douleur qui alerta une troupe d'infirmières. Ces dernières ordonnèrent à Lucy de quitter immédiatement la chambre, ce qu'elle s'empressa de faire, ignorant les plaintes bruyantes de ses deux amis sûrement choqués à vie par ce qu'ils venaient apprendre. Après tout, leur coéquipière bien-aimée était partie pour une semaine avec l'homme qu'ils haïssaient plus que tout au monde ...

« LÂCHEZ-MOI ! JE VAIS LE TUER ! LUCY, REVIENS !

- SALE ENFOIRÉ ! POSE UNE SEULE MAIN SUR LEVY-CHAN ET JE TE DÉFONCE ! »

Elle soupira. Certes, cette réaction était à prévoir, mais ... Ne lui avaient-ils pas promis de ne pas crier comme des demeurés ? Franchement, ces deux-là ne changeraient jamais.


« Mais c'est pas possible d'être aussi débile que toi, franchement ! Je vais te bouffer ! »

Itsuki évita souplement la claque qui aurait certainement pu lui faire très mal, avant de s'échapper et se cacher derrière un petit fauteuil en rotin. Sa collègue était vraiment très colérique, des fois, voire souvent. Pourtant, cette fois-ci, il n'avait vraiment fait grand chose, non ? Et puis, de toute manière, il lui en fallait vraiment peu pour provoquer sa fureur, à celle-là, aussi ! Un rien l'énervait. Mais bon, cela faisait partie de son charme. Quoique ...

« WHOAH ! Hurla-t-il, plongeant sur sa gauche, manquant de peu de se manger une table. Sale folle ! »

Les claquements d'une paire de geta sur le parquet parfaitement lustré se firent alors entendre, attirant l'attention du jeune homme qui releva la tête, avant de se redresser complètement. Devant lui, se tenait désormais une vieille et petite femme. Vêtue d'un yukata en soie bleue pâle, ses longs cheveux grisonnants attachés en un chignon impeccable qui trônait au-dessus de son crâne, le visage creusé par les rides de l'âge, elle inspirait un calme absolu, une sagesse incomparable. Pourtant, dans ses pupilles ambre brillait une certaine malice enfantine.

« Peu m'importe qui a commencé, déclara-t-elle d'une voix chevrotante. Nous sommes dans un hôtel, ici, pas dans une foire. Vous êtes en train de perturber le calme de cet endroit et de déranger les clients. Alors, je vous prierai de vous calmer. Sinon, quelques joyaux risqueraient de sauter de votre prochain salaire. Compris ? De plus, où étais-tu, Itsuki-kun ? Tu as quand même une heure de retard-

- Je suis désolé, madame ! S'exclama-t-il, s'inclinant respectueusement. Je vous promets que, la prochaine fois, j'arriverai à l'heure !

- Bien, bien, bien. De toute manière, tu as eu de la chance, car nos invités sont en retard.

- Autant ?

- Il y a sûrement dû avoir un problème avec le train. Oh ! Et puis, ce ne sont pas nos affaires, après tout ! Nous sommes les hôtes et devons seulement satisfaire nos clients. En parlant de ça, je compte sur vous deux pour bien vous occuper de nos jeunes mariés ! Et pour une fois, Sue-chan, je t'en supplie : fais preuve de bonne volonté !

- Oui, madame la directrice. »

Les lèvres de la dénommée Sue se courbèrent légèrement vers le bas, lui donnant un minuscule air boudeur. Elle tourna ensuite son visage aux joues un peu rebondies et gourmandes vers son partenaire de travail, ses grands yeux violets semblant lui lancer des éclairs. Quand elle le voulait, elle pouvait être très gentille - allant même jusqu'à devenir naïve comme une enfant, parfois. Seulement, la plupart du temps, elle avait aussi un très mauvais caractère. Mais venant d'une ancienne Mage de sa trempe, cela était plutôt compréhensible.

Vexée qu'on ne dise rien au brun par rapport à son retard, mais qu'on lui reproche à elle son attitude, elle croisa ses bras délicieusement caramélisés sur sa poitrine, soufflant silencieusement et rajustant nerveusement une mèche olive d'un mouvement de tête. Puis, alors qu'elle allait demander ce qu'ils devaient faire en attendant l'arrivée du couple, un bruit de porte parvint à ses oreilles.

La vieille gérante épousseta, rajusta d'un bref revers de main experte son habit et leva le menton, les yeux pétillants, un sourire gai étirant ses fines lèvres charnues, prête à recevoir de nouveaux clients dans son petit ryokan. Il fallait dire que, elle avait beau être petite, elle était célèbre, son auberge ! Jetant un rapide coup d'œil à ses jeunes employés qui se foudroyaient du regard, elle posa finalement le sien sur l'entrée.

Ses pupilles noisette orangée découvrirent alors deux individus de sexes opposés et sa bouche s'arrondit de stupéfaction. Puis, ses sourcils se froncèrent méchamment et, plutôt que de prêter attention à l'allure piteuse qu'affichait le duo qui venait de pénétrer dans le hall, elle préféra se concentrer sur le fait qu'ils ne s'étaient toujours pas déchausser. Adieu l'hospitalité, ses nerfs lâchèrent ! Elle s'apprêtait donc à passer un savon sur ces deux impolis qui avaient osé entrer dans SON bâtiment et salir SON parquet, lorsqu'elle prit réellement conscience de la situation : ils étaient blessés.

Un grondement enroué provenant directement de la gorge du nouvel arrivant - un brun à l'allure colossale qui portait dans ses grands et puissants bras une jeune fille aux cheveux bleus d'apparence plutôt frêle - résonna alors dans toute la pièce, faisant presque vibrer les murs. Il tituba dangereusement, après s'être heurté à l'encadrement de la porte, plaquant une main sur son front où une bosse n'allait sûrement pas tarder à apparaître, grognant toute sorte d'insanités.

Sue, quant à elle, porta une main à sa bouche, reculant légèrement. Elle était en train de rêver, n'est-ce pas ? Entendant le nouveau juron que l'homme poussa, elle décida de tenter sa chance.

« Ga-Gajil ? »

Elle prononça ce prénom dans un souffle - que tous perçurent pourtant - comme si elle espérait de tout cœur qu'il lui appartienne vraiment. Il releva lentement ses yeux étrangement rouges, remplis de surprise et d'incohérence, et les posa sur elle. Face à cette réaction, ses lèvres s'étirent dans un immense sourire et ses yeux se plissèrent doucement.

« J'y crois pas ! S'exclama-t-elle en laissant échapper un petit rire. Mais qu'est-ce- »

Elle s'arrêta brusquement dans son élan, fixant celle qu'il portait. Puis, sa main retomba mollement le long de sa taille, son regard ne pouvant se détacher de sa cible. À cet instant-même, elle aurait pu tomber à genoux, tellement ses jambes tremblaient et se faisaient lourdes. Elle aurait même pu laisser couler quelques larmes … Sauf que sa fierté lui en empêchait. Toutefois, cette dernière ne pouvait pas tout faire et ne l'immunisait pas contre le flot de souvenirs qui étaient en train de s'insinuer sournoisement en elle.

« Sue. Tu le connais ? » Demanda Itsuki en se rapprochant d'elle.

En guise de réponse, elle se contenta d'acquiescer d'un signe de tête, avant de baisser les yeux et de contempler ses pieds habillés de fins collants noirs. Une fraction de seconde après, comme s'il avait devinait ce qu'elle ressentait, il entoura ses épaules de ses longs bras finement sculptés, lui murmurant de se calmer. Une légère bouffée de chaleur s'empara vivement d'elle, n'ayant pas l'habitude de ce genre d'attention de la part de celui qu'elle considérait le plus comme un imbécile.

La vieille dame jeta un regard inquiet à la petite brune, avant de se précipiter vers ses nouveaux clients, piaillant comme une poule effrayée.

« Mais que vous est-il donc arrivé ? Vous êtes blessés ! Itsuki-kun, Sue-chan ! J'ai besoin d'aide, s'il vous plaît ! Cette pauvre petite a besoin de soins d'urgence ! Ne vous inquiétez pas, monsieur. Votre compagne va s'en sortir !

- Euh, ce n'est pas ma-

- Mais, grand dieu, que c'est-il passé ! »


À SUIVRE.


Commentaire de l'auteur :
Mwahahahahahah ! Comment j'suis trop pas fière de mon combat xD ! Sérieusement, je suis vraiment pas douée pour ça. En fait, j'suis douée pour quoi -' ? Pour écrire des trucs supers zarbis qui finissent toujours en guimauve, même quand je le veux pas ? M'enfin, bon. Hay ! Z'avez vu, y'a Sue et Itsuki ! 'Fin, pour ceux qui avaient déjà lu avant ma réécriture. Pour les autres, ben ... Sue est un personnage de Fairy Tail qui n'apparaît que dans l'anim' (Go Google ou Wikipédia, les amis :D !) et Itsuki est un personnage tout droit sorti de mon esprit tordu. Bien entendu, allez pas croire qu'ils ne sont là que pour faire joujou. Chacun a un rôle bien précis, que je ne divulgerai certainement pas ;). Je compte aussi re-inséré Natsuki, 'fin vous verrez ! La vieille est une nouvelle, aussi :O ! Elle me fait kiffer xD ! Maintenant, parlons du passage de Lucy à l'hôpital. Dire que dans la première version de cette Fiction, ce passage était censé être dans le sixième chapitre ... Ben, écoutez, j'ai décidé d'écourter xD ! Je l'avais déjà écrit, mais j'ai fait quelques modifs, notamment sur le sujet de discussion. Mais bon, osef. Sinon, j'pense insérer d'autres trucs comme ça. J'veux dire, il se pourrait que l'on voye la vie à l'auberge, en parallèle avec la mission de Gajil et Levy. Quête qui sera d'ailleurs plus explicitée et approfondie dans le prochain chapitre, ainsi que ... *roulements de tambour* Le « votre compagne va s'en sortir » de la vieille :O ! Sur ce, j'vais vous laissez, sinon j'risque de n'pas arriver à m'arrêter et de vous parler de trucs complètement hors-sujets ;). Kissu~

© Aubanne Suki L. 2010-2011.