Le chapitre 2... C'est celui que j'aime le moins dans toute cette histoire, j'ai l'impression de ne pas avoir réussi à montrer clairement la face de Peter que je voulais exploiter. Je développerai au prochain chapitre selon vos impressions!
Le deuxième jour
- Eh, petit gros !
Peter ne répondit pas.
- T'entends ?
Ca ne servait à rien de toute façon.
- Oh, je te parle !
Son voisin était méchant.
- Alors t'es sourd, en plus d'être moche.
Ne surtout pas écouter cet imbécile, c'était sa maman qui le lui avait dit.
- Les gens bizarres comme toi, ça ne devrait pas exister.
Il disait ça, l'autre, mais lui, Peter, savait faire de la magie au moins.
- T'es même pas courageux, à courir comme ça.
C'est sûr qu'à un contre trois, c'était du courage.
- Tout le monde te regarde.
Justement, il savait bien que s'il tentait quelque chose, tout le monde regarderait.
- Lâche.
Il n'était pas lâche, il était rationnel.
- T'es bête, petit gros.
Il y aurait peut-être une fille qui irait chercher la maîtresse, parce que Mary était gentille.
- Personne ne t'aime !
Ca, c'était faux, sa maman l'aimait beaucoup.
- T'es moche, aussi.
Il se répétait et c'était très bête, c'est la maîtresse qui le lui avait dit.
- Ton sale nom, il te va très bien.
Mais il était tellement bête qu'il ne se souvenait pas de ce que disait la maîtresse, ni qu'il allait se faire punir s'il l'embêtait encore.
- Petit.
En quoi c'était un défaut d'être petit ?
- Et gros.
Il n'était pas gros, juste un peu enveloppé.
- Espèce de con.
Espèce de moldu.
- T'es toujours tout seul.
C'est vrai que c'était triste.
- Tout le monde te déteste.
Ce n'était pas de sa faute s'il n'était pas aussi fort qu'eux !
- Tu ne sais même pas te battre !
Pourquoi personne ne le défendait ?
Peter se retourna.
- Tu veux essayer ?
L'autre était ravi, il s'avança vers lui.
- Bien sûr !
Peter se concentra très fort et l'autre vola de plusieurs mètres.
- Bien fait !
Personne ne réagit car tout le monde avait peur. Et oui, lui, il savait faire de la magie, et quand il voulait, s'il vous plait ! Alors personne ne pouvait le défendre, parce qu'il était plus fort qu'eux tous réunis.
C'était le début d'une fierté.
