Je suis désolée, je manque à toutes mes obligations d'auteur, en ce moment... J'oublie de poster. Vous avez le droit d'être mécontent, pour chaque mécontentement d'exprimé, un bisou de Peter offert! Comment, ça ne vous tente pas? Alors James, Sirius et Remus s'associent à la campagne!

Je voulais remercier Lexyann et Futilement Moi qui ont reviewé le précédent chapitre! Le mode de réponse aux reviews à malheureusement rendu l'âme et j'ai donc été dans l'impossibilité de vous répondre.


Le cinquième jour

Assis seul dans le placard à balais, Peter se concentrait. Il se concentrait terriblement, de toutes ses forces, de toute sa volonté, parce qu'il devait y arriver. C'était le soir, juste après le repas. Il s'était éclipsé pour travailler seul.

James et Sirius y arrivaient. C'était sans doute cela le plus terrible. Ils y arrivaient, eux, et lui, il restait à la traine, comme toujours. James était un cerf majestueux, Sirius un fougueux chien noir. Et lui, que serait-il ?

Il aurait aimé être un chat, comme le professeur McGonagall. Après tout, il était aussi discret qu'un chat. Il savait se faire oublier, il trouvait toujours les astuces pour passer à des endroits où il n'aurait pas dû… Oui, il serait peut-être un chat. Ou peut-être pas. Après tout, un chat état indépendant, et Peter savait douloureusement que lui ne l'était pas.

Il serait de toute façon un petit animal, du genre qu'on ne remarque pas, parce que c'était bien là sa caractéristique principal : on ne le remarquait pas. C'était autant une qualité qu'un défaut, autant un avantage qu'un inconvénient. Quand ils faisaient des bêtises, c'était un atout inestimable. Quand il s'agissait de félicitations, c'était une plaie. Une de plus dans un orgueil qu'il avait appris à laisser au vestiaire.

James et Sirius l'encourageaient toujours, l'aidaient du mieux qu'ils pouvaient. Ca le réconfortait beaucoup. Mais ce soir, il devait être seul, car ils le déconcentraient souvent malgré eux. Il pensait avoir compris tout ce que lui avaient expliqué ses amis. Alors il pensa très fort pendant que le soleil automnal se couchait au dehors.

Il pensa au pauvre Remus qui devait se sentir bien seul les nuits de pleine lune. Et il pensa au désarroi qu'il ressentirait quand James et Sirius iraient le rejoindre et que ce serait lui, Peter, qui se retrouverait tout seul ces mêmes nuits de pleine lune. Il maudit cet astre nocturne. Il ne pouvait pas se retrouver tout seul, c'était impensable.

Il fallait absolument qu'il réussisse pour ne pas être seul. Il serait utile, sans aucun doute, car si discret qu'il soit, il avait appris à se rendre utile. C'était indispensable à sa survie. S'il ne servait à rien, ses amis l'oublieraient sûrement. Et c'était encore plus terrifiant que d'être seul les nuits de pleine lune, car alors il serait seule en permanence, tout le temps, tous les jours.

Oui, mais qu'est-ce qui était utile à un loup-garou, comme animal ? Comme petit animal ? Il n'aurait jamais la force ni le courage du cerf ou du chien pour contenir la bête féroce qui sommeillait en Remus. Il devrait courir vite pour échapper à ses crocs, à sa morsure, à sa malédiction.

Peter récapitula donc : il serait petit, rapide, utile. Qu'est-ce qui était petit, rapide et utile ? Un oiseau, peut-être. Mais un oiseau, c'était léger, gracieux, élancé. Non, il n'arrivait pas à se représenter oiseau. Peter ferma les yeux encore plus fort, détendant le reste de son corps. Il savait qu'il le pouvait, parce qu'il en avait terriblement envie. Et soudain, quelque chose vint lui chatouiller le nez. C'était une queue, une queue de ver. Il sourit, pensant à ses trois amis qui seraient avec lui les nuits de pleine lune.

C'était le début d'une aventure.