Au village gaulois, le temps défile. Astérix a préparé les sangliers capturés ce matin. Ils cuisent et prennent une couleur doré.
- Hm…Ils vont être délicieux.
Alors qu'il observe la cuisson, plusieurs gauloises semblent attendre devant son entrée. Surpris, il vient les voir.
- Un soucis ? demande Astérix.
- Nos enfants ne sont pas encore revenus de leur balade, s'inquiète une des gauloises.
- Ne vous inquiétez pas, leur répond Astérix, avec un ton rassurant. Ils sont surveillés par Sunny et je peux dire qu'elle va prendre soin d'eux. Ils ne devront d'ailleurs pas tarder.
Ses paroles semblent avoir l'effet voulu. Elles repartent, l'esprit apaisé. Puis, il sent une odeur.
- Oh non ! Les sangliers ! s'écrie-t-il de panique.
Il les sort du feu juste à temps. Ils ont failli être cramé. Ils déposent les sangliers dans les assiettes et n'a plus qu'à attendre.
- L'odeur va les attirer comme un ours est attiré par le miel, s'exprime pour lui Astérix avec amusement.
Il n'a pas besoin d'attendre plus longtemps. Obélix et Argil arrivent, suivant l'odeur délicieuse du sanglier bien cuit.
- Cela sent bon, dit Obélix, de la bave à la bouche.
- Oui. Cela sent même très bon, continu Argil, dans le même état qu'Obélix.
- Ha, ha, ha. Qui se ressemble, s'assemble, répond Astérix amusé. Il y en a un pour chacun.
Astérix sort et appel Destiny. La dragonne noir arrive et se joint aux autres pour le repas. Il cherche du regard Gloria, mais ne la voit pas arriver.
- Il ne faut pas attendre Gloria, s'exprime Argil, mangeant une cuisse. Elle n'aime pas manger de la viande. Les ailes de pluies sont tous végétariens.
- Je vois, dit-il en les rejoignant et dégustant le sanglier.
Le repas se termine et Astérix range les assiettes avec les reste d'os.
- Ils avaient l'air bon. Vous n'en avez rien laissé.
- Il est vrai que vos sangliers quand ils sont cuits sont un vrai délice, lui dit Argil.
- Astérix est un vrai chef quand il faut cuire comme il se doit un sanglier.
- Ne me lance pas tant d'éloge Obélix. Et vous, Destiny, cela se passe bien avec notre barde ?
- Oui. Il a beaucoup d'instrument, parfois même très étrange. Il a une vision bien plus lunaire que vous autres. Peut-être pour ça que je l'apprécie bien.
Astérix ne dit autre mot et les autres rejoignent leur activité. Pourtant, une fois le repas passé, l'inquiétude et le doute commencent à happer Astérix.
- Ils devraient déjà être rentrer. Je doute fort que Sunny soit du genre à oublier le temps. Quelque chose ne va pas.
Astérix décide d'aller inspecter la forêt. Avant de partir, il vérifie que sa gourde est bien remplie. ''Il vaut mieux être prévoyant.''
Il s'avance d'un pas décidé quand quelque chose lui tape sur l'épaule. Surpris, il regarde autour de lui, personne. Il s'apprête à repartir quand il ressent à nouveau cette petite frappe.
- Par Toutatis, suis-je fou ? se demande le gaulois.
- C'est moi, Gloria, lui répond l'individu invisible.
Quand Gloria fait apparaitre sa tête, Astérix a un haut au cœur. Il lui faut un petit moment pour se remettre de la surprise.
- Reine Gloria, éviter de faire de telles choses. J'ai bien failli avoir une attaque.
- Excuse-moi de cette attitude, mais je n'avais pas d'autres moyens pour éviter vos gauloises. Elles me prenaient pour une fleur, un objet. Je n'en pouvais plus. Je me suis camouflé et j'ai attendu que tout se calme.
- Je vois. Si vous le permettez, je dois allez à la forêt. Votre amie Sunny et les enfants qui l'accompagnaient ne sont toujours pas revenus. Cela m'inquiète.
- Je t'accompagne. Sunny est comme une sœur et la savoir en danger m'inquiète plus que tout.
- Très bien. Allons-y.
Le duo quitte le village, traverse la forêt pour finalement arriver à la clairière susmentionnée par les enfants.
- C'est un bel endroit, dit Gloria. Et en plus apaisant.
- Ils y étaient. Les traces des pas des enfants sont visibles.
- Ici, je vois que Sunny semble avoir eu droit à un brin de toilette. Quelques-unes de ses écailles sont tombées.
- Donc, ils étaient encore dans la clairière. Retournons sur nos pas.
Alors qu'ils retournent sur le chemin, Gloria constate quelque chose.
- Astérix, regarde, dit-elle en montrant le sol.
Observant ce qu'elle pointe, le regard d'Astérix constate des traces de pattes.
- Elle ressemble beaucoup aux vôtres, reine Gloria.
- Oui, mais il ne peut y avoir qu'un seul dragon encore de cette taille.
- Votre ami Lassassin. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il s'est montré ici, réfléchit Astérix.
Gloria, elle, observe les alentours et son regard se concentre sur un tronc d'arbre en particulier.
- Astérix, viens voir.
Le duo s'approche de l'arbre incriminé. Ils remarquent la trace d'un impact violent. Mais ce qui attire le regard de Gloria est les traces dorées et de petites écailles jaunes. Son visage se recouvre de peur et ses écailles changent de couleur. Son sang se glace quand elle remarque une trainée de sang juste à côté.
- Non…Lassassin n'a quand même…
- Reine Gloria ? demande Astérix. Cela ne va pas ?
- Non, cela ne va pas. Lassassin s'en est pris à Sunny. Je…Je ne peux pas le croire. Jamais il ne lui ferait de mal. Ils s'entendent bien.
Gloria reste figé par ce qu'elle vient de dire. Astérix continue d'observer le sol, à la recherche de trace. Il trouve les traces de pas des enfants avec celle de Sunny allant dans la direction que le dragon noir à du leur imposé. Il marche encore un peu et il découvre une marque au sol. Un A y est écrit. Astérix en saisit tout de suite le sens.
- Reine Gloria ! Je sais où ils sont allés. Reine Gloria ?
Astérix vient voir la dragonne. Cette dernière semble perdue dans ses pensées.
- Reine Gloria ! répète Astérix. Sunny est toujours en vie.
Cette phrase fait sortir Gloria de sa torpeur.
- Que…C'est vrai ?
- Oui. J'ai observé ses traces de pattes. Cependant, elle semble être blessée au vue de sa déhanche.
Gloria se ressaisit. Ses couleurs changent pour laisser place à un rouge flamboyant.
- Grrr. Ce misérable ! Il va payer pour avoir blesser Sunny ! Oh oui. Ces anciennes punitions seront une douce brise à ce que je compte lui faire ! rugit Gloria de colère.
Astérix attend qu'elle se calme.
- Eh bien. Chez vous on peut savoir l'état de vos émotions avec vos écailles.
- D'habitude je sais me contrôler, mais quand c'est une amie comme Sunny…
- Il est normal d'être inquiet Reine Gloria.
- Sinon Astérix, j'aimerais que tu arrêtes de me nomme reine. Ce titre est donné pour les miens. Et nous ne sommes pas à Pyrriah. Je sais également que c'est par respect et politesse, mais juste Gloria me suffira.
- Très bien, Gloria. Dépêchons-nous. Votre ami a conduit les enfants et Sunny au camp retranché d'Aquarium.
- Je te suis.
Camp retranché d'Aquarium
Le centurion Tousinclus est plutôt circonspect. Certes, la créature a capturé des gaulois, mais il a ramené également une petite dragonne dorée.
- Que faisons-nous d'elle ? demande son décurion.
- Eh bien, une fois que le village gaulois sera détruit, on pourra l'apporter à Jules César. Je pense qu'elle fera sensation dans les jeux du cirque, répond le centurion.
- Concernant les enfants ?
- Je ne sais pas vraiment. J'aurais plutôt apprécié qu'il nous capture un de ces maudits irréductible, le petit teigneux ou le gros balourd.
- Pourquoi se poser autant de question ? s'exprime une troisième voix.
Tousinclus détourne le regard pour regarder l'atlante Hyapadcros allongé, mangeant tranquillement.
- Ma créature a réussi à capturer des gaulois. Et en plus il nous ramène une dragonne miniature. C'est un succès.
- J'aimerais être aussi d'avis que vous, lui répond le centurion. Mais depuis votre arrivée, j'ai mes légionnaires qui manifestent.
Il quitte sa tente pour observer une scène qui le désole complétement. Ces légionnaires font une manifestation devant l'arrivée du dragon. Il voit plusieurs slogans sur les banderoles qui porte avec fierté.
On peut y lire : ''Pour une armée romaine saine !'', ''Non aux armes de destructions'', ''Nous sommes fières de nous prendre des baffes'', ''Non au remplacement des courageux légionnaires !''
Il soupire.
- Quand allez-vous arrêter pareille insulte à la lumière de Rome, soldats !
- Nous arrêterons quand cette créature sera partie, répond un des légionnaires. Nous avons signé pour être légionnaires, pas pour être remplacé par des abominations.
- Ce n'est que temporaire. Le temps que le village soit détruit. Tout rentrera dans l'ordre.
Alors que le centurion calme ses hommes, Hyapadcros a d'autres pensées. ''Quel idiot. S'il pense que je ne vais m'arrêter qu'avec la destruction de ce village, il est bien naïf. Je remplacerais Jules César et tous me connaitrons comme l'empereur Hyapadcros ! Oui, cela sonne bien. Et je ne risque pas d'avoir des contestations avec mon dragon. Peut-être plus, si j'arrive à le faire s'accoupler avec cette petite dragonne. Une perspective des plus intéressante.''
Hyapadcros sourit de malignité devant le succès qu'il pense assurer. Dans le camp, deux légionnaires ne sont pas pris par la démarche de leur camarade. Megavirus et Nucleus sont de garde autour de la cage où se trouve les enfants gaulois et la dragonne.
- Je n'ai pas signé pour faire cela, s'exprime Nucleus.
- C'est comme ça, mon ami. Les barbares sont réduits en esclavages.
- Alors Rome n'irradie pas de lumière, mais de ténèbres énonce Nucleus. Guère étonnant que certains se révoltent.
- Tu n'as pas tout à fait tort Nucleus.
Un silence se forme, pesant. Il est brisé par une petite voix.
- Euh…Excusez-moi, demande une voix féminine.
Les deux romains se tournent.
- Que veux-tu gauloise ? demande Nucleus.
- C'est notre amie Sunny, répond Pectine en désignant la dragonne. Elle a mal à une patte. Vous ne pourriez pas la soignez ?
La demande surprend les deux légionnaires.
- On fait quoi Nucleus ?
- Va chercher des bandages et des lotions à l'infirmerie.
- Tu n'es pas sérieux ? s'offusque son camarade Megavirus.
- J'ai toujours pris soin des animaux. Je ne compte pas changer mon caractère.
- Très bien. Mais si on se fait prendre, tu vas m'entendre.
- Je sais, je sais.
Megavirus part, tandis que Nucleus observe la patte foulée de la dragonne.
- Elle nous comprend ? demande Nucleus.
- Oui, je vous comprends, lui répond Sunny.
Nucleus se figea devant ce qu'il vient d'entendre. Il se ressaisit par la suite.
- Eh bien, j'aurais de quoi raconter dans mes mémoires, s'amuse Nucleus. Dis-moi quand tu as mal.
Nucleus bouge la patte incriminée. Quand il voit le visage de Sunny se contorsionné, il voit les dégâts.
- Je vois. Une fêlure de la patte et pas une petite. Tu as mal autre-part ?
- Peut-être des côtes cassées, admet-elle.
- Hm, cela sera plus dure de te soigner ces blessures, lui répond le légionnaire.
Megavirus revient avec les bandages et les lotions. Nucleus ne perd pas de temps. Il recouvre la blessure avec la potion. Le contact fait lâcher un cri à la dragonne.
- C'est douloureux au début. Mais cela disparaitra rapidement.
Ensuite, il entoure la patte avec un bandage.
- Voilà. Si tu ne le bouge pas trop, cela guérira rapidement.
- Merci, dit simplement Sunny.
- Je pensais que les tous les romains étaient mauvais envers nous, dit un des enfants.
- Eh bien, on n'est pas tous mauvais, répond Megavirus. C'est juste que quand on signe, on ignore au dernier moment où l'on va être muter.
- Oui. On a tiré une sacré tête quand on a appris que l'on va se trouver dans un des camps retranchés. Mais bon, la relève est pour bientôt. C'est eux qui auront le plaisir intense de recevoir les baffes de vos parents.
Les paroles des deux légionnaires surprennent les enfants gaulois. Pectine, elle, observe la blessure soignée de Sunny.
Astérix et Gloria sont aux abords de la forêt. Ils observent le camp retranché.
- Cela va être difficile de rentrer avec ses gardes.
- Tu ne pourrais pas utiliser ta potion magique pour rentrer.
- C'est trop risqué. On ignore ce qui se passe et comment sont les enfants et Sunny.
Astérix réfléchit et à une idée. Il la murmure à l'oreille de Gloria.
- Je…Je ne sais pas. J'ai une horreur que l'on me touche Astérix.
- Je le comprends bien, mais c'est la meilleure solution qui se présente à nous.
- Je…Très bien, admet-elle.
A l'entrée du camp, les deux gardes s'ennuient. L'un d'eux s'appuie sur son bouclier pour rester debout.
- Que ces tours de gardes sont ennuyeux. Que j'ai hâte de laisser ma place aux autres.
- Tu as raisons.
Alors que l'ennui les guettent, un bruit de grincement se fait entendre.
- Tu entends ?
- Surement les planches qui grincent, lui rassure son ami décontracter, adosser contre son bouclier. T'as vu ce qu'a ramener cette créature ? J'aimerais bien avoir cette petite dragonne en animal de compagnie.
- Tu rêves. Il y a de grandes chances qu'elle aile au cirque, à Rome.
Le grincement continu jusqu'à arriver proche de leurs oreille avant de s'éteindre aussi rapidement qu'il est apparu.
Des traces de pas se forment dans le camp. Elles se dirigent vers une tente. Puis, Astérix apparait, assis sur quelque chose d'invisible.
- Mon idée à bien fonctionné.
- Je confirme. Astérix, tu peux descendre, j'ai quelque chose à régler.
Il le fait et la dragonne repart sur ses pas. Il entend alors le légionnaire adossé faire une chute et se faire copieusement moqué par son collègue. Gloria revient.
- Il le méritait pour avoir osé parler ainsi de Sunny.
- Je vois. Suivez-moi et garder votre camouflage.
Gloria le suit. Ils grimpent une des tours de siège. Une fois en arrivée en haut, la dragonne quitte son camouflage. Ils peuvent alors observer en toute impunité le centre du camp. L'attention de Gloria se porte sur l'imposant dragon noir dormant à proximité de la tente du centurion.
- Lass…glurps !
Alors qu'elle allait l'appeler, Astérix lui a bloquer la mâchoire.
- Ne crie surtout pas Gloria, lui prévient Astérix. On se ferait remarquer.
La dragonne se calme et Astérix la libère.
- Désolé. J'ai laissé mes émotions agir sur la raison.
- C'est normal. Maintenant savoir où se trouve Sunny et les enfants, dit-il en cherchant du regard.
- Je les ai trouvés, Astérix.
Il regarde dans la direction que Gloria désigne. La dragonne et les enfants sont enfermés dans une cage en fer, bien à l'étroit. Gloria fulmine de colère en voyant son amie ainsi blessée.
- Calmez-vous Gloria. Je sais, c'est pénible à observer. Mais nous devons en apprendre plus sur ce qui se passe.
La dragonne a du mal à accepter la chose. Cependant, elle finit par s'y résoudre. Ils observent en silence jusqu'à ce qu'un homme, ne semblant pas être un romain sorte de la tente.
- Lui, il n'est pas un romain. C'est donc lui l'atlante.
- C'est lui qui contrôlerait Lassassin ?
- Nous n'allons pas tarder à le voir.
L'homme s'approche du dragon noir. Il lui caresse le cou. Ce dernier ne dit mot. Puis, il vient voir les prisonniers.
- Les prisonniers sont sages ? demande Hyapadcros.
- Oui, sage Hyapadcros répond Nucleus.
- Bien, bien…dit-il en observant Sunny.
La dragonne grogne méchamment en le regardant. Ce dernier s'en amuse.
- Grogne comme tu le veux, mais malgré ta petite taille, tu porteras les gênes de mon animal.
Sunny blêmit à l'élocution de l'atlante.
- Je refuse, lui répond fermement Sunny.
- Oh. Tu sais parler. Voilà quelque chose que j'ignorais. Une créature plus intelligente que mon animal.
- Lassassin n'est pas un animal ! lui rétorque Sunny. Que lui avez-vous fait ?
- Ainsi donc, ce dragon noir est un ami ? Concernant son contrôle, c'est un secret. Je garde dans ma sacoche mes précieux parchemins. Il m'obéit à la serre et à l'œil je dois dire.
- Misérable ! crache Sunny, la voix remplit de dégout. Quand Gloria va l'apprendre, elle te réduira en cendre avec son venin.
- D'autres dragons sont venus ? s'étonne le sage. Voilà qui est plutôt préoccupant. Mais bon, vous serez tous sous mon contrôle. Tant que j'aurais votre ami sous mon emprise.
L'atlante rigole à forte voix. Puis, il constate la patte soignée de Sunny. Il toise les deux légionnaires. Ces derniers restent stoïques.
- Qui vous a demandé de les soigner ?
- Personne, lui répond Nucleus. C'est de notre propre initiative.
- Je vois.
D'un simple mouvement, il frappe avec son bâton la patte soignée de Sunny. La dragonne hurle de douleur. Il recommence une nouvelle fois, puis lui frappe les côtes.
- Arrêter ! lui crie Pectine. Vous lui faire mal !
- Silence, la gueuse, lui répond froidement l'atlante.
Puis il la frappe elle et les autres enfants, semblant y prendre un plaisir malsain. Il est stoppé par Nucleus, pointant son pilum sur son sternum.
- Arrêter ! lui ordonne le légionnaire. Ce ne sont que des enfants et cette dragonne ne vous a rien fait.
- Tu oses me donner un ordre ? Toi, un simple sous-fifre ? s'amuse Hyapadcros.
Nucleus maintient sa pose. Il semble ne pas du tout apprécier la violence gratuite qu'il vient de voir.
- Que se passe-t-il ? demande le décurion Courbatus dont le bruit l'a attiré.
- Ah Décurion, il semblerait que cet homme-là, s'exprime Hyapadcros en désignant Nucleus, ne semble pas se connaitre le respect qui est dû à ses supérieurs.
Courbatus voit Nucleus menaçait l'atlante avec son pilum.
- Légionnaire Nucleus, que signifie tout ceci ? demande son supérieur.
- Il a frappé de manière gratuite les prisonniers, Décurion. Je ne pouvais pas laisser passer ça.
- De bien grand mot. Je n'ai fait que leur inculquer leur infériorité.
Le décurion Courbatus dévisage froidement l'atlante.
- Sage Hyapadcros, nous vous obéissons, même si nous craignons et à juste titre l'arrivée soudaine des gaulois. Il serait appréciable de ne pas leur donner une raison supplémentaire de nous baffer plus que nécessaire.
- Je vois. Et quelle punition allez-vous lui donnez à cet impertinent.
- Aucune, répond simplement Courbatus.
- Aucune ? Très bien.
L'atlante sort sa flute et souffle dedans. Le bruit réveille Lassassin qui rejoint son maitre.
- Je n'aime pas que l'on me menace. Je vais donc remettre ce soldat rebelle à sa place. Corrige-le, ordonne-t-il au dragon noir.
Nucleus, malgré le danger, reste stoïque, affrontant sans peur le regard du dragon noir. Le dragon l'envoi voler avec le bout de sa queue. Il traverse plusieurs tentes avant de s'arrêter. Il ne bouge plus.
- Voilà ce que j'appelle une punition. Et avant de me répondre, j'ai tous les droits sur vous grâce au parchemin que votre imperator m'a donné.
L'atlante observe avec amusement l'impuissance du décurion.
- Légionnaire Megavirus amène ton camarade à l'infirmerie.
- Tout de suite décurion.
Les prisonniers sont restés sans voix devant la scène. Sur la tour, Astérix et Gloria ont observé la scène. La dragonne fulmine comme jamais de colère. Astérix aussi est en colère, mais il se contrôle. Finalement, Gloria n'en peut plus.
- Sale cervelle de…glurps ! hurle-t-elle avant d'être mise à nouveau sous silence.
Malheureusement, cette fois, sa voix fut entendue. Le dragon noir observe la tour où ils se trouvent. Il froisse du regard.
- Il semblerait que nous ayons des indésirables, décurion.
- Des gaulois ? Dans le camp ? s'étonne-t-il. Impossible. Soit on aurait vu les sentinelles voler dans les airs ou les autres crier.
- Vous non, mais mon animal, lui semble dire le contraire. Sort les de leur cachette et amène-les-moi, ordonne l'atlante.
Le dragon ouvre la gueule et crache un jet de flamme sur la tour incriminée. De la fumée l'englobe. Une ombre en sort. Gloria porte Astérix sur son dos. Ils sont parvenus à éviter de justesse le jet de flamme.
- Intéressant, lâche l'atlante. Capture-les.
Le dragon noir déploie ses ailes et s'envole. Gloria n'a pas perdu de temps et se déplace. Seulement, sa petite taille la handicape fortement. Il la rattrape aisément.
- Une idée Astérix ? Parce que je crois qu'il va bientôt nous capturer.
- Peut-être. Il faut juste prier Toutatis que cela fonctionne.
Il sort sa gourde et l'ouvre.
- Attend ! Tu veux que j'avale de la potion magique ? s'exclame de surprise l'Aile de Pluie. Mais votre druide n'a pas certifié que cela ne fonctionnerait pas sur nous ?
- On ne le saura que si on essaie et là, la situation est plutôt critique.
- D'accord.
Elle attrape la gourde. Elle regarde le contenant et avale une gorgée avant de la repasser à Astérix. Les effets de la potion ne tardent pas à se montrer. Elle émet une vive lumière et un bang sonore résonne.
- Ouah ! Je déborde littéralement d'énergie ! s'exclame Gloria.
Elle fait un simple battement des ailes et elle produit un bang sonore encore plus violent. Elle vient de briser le mur du son. Mais la vitesse est trop grande et ils percutent un arbre. Astérix est suspendu par une branche, tandis que Gloria a traversé le tronc.
- Gloria…Je pense qu'il faudra mesurer la puissance de vos ailes.
- J'en prend douloureusement note, Astérix.
Elle s'extirpe du tronc et Astérix remonte sur son dos. Elle décolle au moment où Lassassin arrive sur eux. Gloria contrôle de son mieux la puissance qu'elle met à ses ailes. Cela se montre par de nombreux zigzag. Astérix est obligé de s'accrocher fermement pour ne pas tomber. Ils traversent le camp retranché en donnant un beau spectacle aux légionnaires. Cependant, ils ont toujours derrière eux le dragon noir. Gloria plonge dans la forêt dans l'espoir qu'il les perde de vue.
La charrette continue d'avancer dans la pénombre des arbres de la forêt.
- Cette forêt est toujours agréable, admet la femme.
- Tu as raisons Latra. Je dois dire que cela peut stimuler l'esprit. Nous sommes encore loin ?
- Non, plus vraiment.
- Tu sembles bien calme pour quelqu'un qui va revoir celui qu'elle aime, roucoule Criteria.
- Arrête avec ça tu veux bien, lui assèche son amie.
- Inutile de lever le ton, Latra. Tu sais que j'aime te provoquer.
- Et tu y parviens facilement, admet-elle.
Les chevaux continuent de tirer quand ils s'arrêtent. Criteria a beau donner des coups de fouets et de les invectiver d'avancer, rien ne change. Ils sont comme tétanisés.
- Avancer bon dieu ! lâche Criteria.
- Que se passe-t-il ?
- Ils sont encore figés. Comme lorsque l'ombre nous ai passé dessus.
Son amie penche les oreilles. Elle entend comme un sifflement.
- Tu entends ce sifflement Criteria ?
- Non je n'entends rien.
C'est alors qu'un missile verdâtre traverse la charrette, emportant la toile avec.
- Tu as vu ça, Latra ? Latra ? Latra !
Son amie a tout bonnement disparue. Et alors qu'elle la cherche, une ombre passe au-dessus d'eux, semblant suivre l'objet qui les a percutés.
- Maintenant, on va vers ce village, bandes de feignants ! leur hurle-t-elle.
Les deux chevaux ne se font pas prier pour galoper comme jamais.
Gloria ne voit plus rien.
- Je suis aveuglée !
- Attend Gloria. Je vais te retirer cette toile, lui dit Astérix.
Une fois fait, la dragonne peut se concentrer sur son vol.
- Astérix, c'est moi où je suis plus lourde ?
Astérix est étonné et tourne la tête. En effet, Gloria a raison. Une deuxième personne se trouve sur son dos, bien malgré elle.
- Oui. On a pris une autostoppeuse sur le chemin. Madame, où voulez-vous que l'on vous dépose ? demande avec galanterie Astérix.
- Astérix, c'est toi ? demande la femme.
Les ailes de son casque se relèvent.
- Latravatia ? demande le gaulois.
Elle retire le voile qu'elle porte. Son visage se montre, avec ses longs cheveux bruns descendant de son corps.
- Que fais-tu là ? demande-t-il, abasourdie.
- Je pense que j'y répondrais dès que votre amie sera posée. Hiiii !
Un jet de flamme passe à côté d'eux. Lassassin est toujours derrière eux.
- Il ne veut pas nous lâcher.
- C'est un tueur. Il ne lâchera pas sa proie aussi facilement. Accrochez-vous !
Dès qu'ils le font, Gloria met plus de force dans ses ailes et elle brise à nouveau le mur du son.
Dans le village, Destiny se trouve avec Assurancetourix. Ce dernier lui fait essayer plusieurs de ces instruments. Elle a des difficultés pour y jouer sur certains. Pour d'autres, cela est même impossible. Elle observe un que le barde ne lui a pas fait essayer. Il ressemble à une trompette avec trois sorties, chacune ressemblant à un sanglier.
- A quoi sert-il ?
- Il n'est utilisé que pour les situations d'urgences, lui dit le barde.
Soudainement, ils entendent un bruit assourdissant. Le barde se penche et voit déjà plusieurs venir se plaindre.
- Je n'y suis pour rien cette fois ! se défend Assurancetourix.
- Assurancetourix, il y a quelque chose qui arrive vers nous.
Le barde et la dragonne observe le point noir qui s'éclaircit rapidement pour devenir une Gloria.
- Assurancetourix ! Destiny ! Attention ! hurle-t-elle.
Trop tard pour les deux à réagir. Ils sont percutés par la dragonne. Gloria finie sa course contre le mur de la maison du barde. Elle va bien, mais Assurancetourix et Destiny semblent avoir pris un gros coup.
- Vous allez bien ?
- Euh…Gloria, redit-le moi quand je ne verrais plus les étoiles tournée autour de ma tête, lui répond Destiny.
Gloria cherche du regard Astérix. Ce dernier est déjà descendu et regarde. Latraviata descend paisiblement et tranquillement. Elle se sert de son habit comme d'un parachute de fortune. Une fois posé au sol, elle fait de grands gestes avec la main.
Astérix se sent soulagé, mais ce soulagement est de courte durée quand il regarde l'horizon. La crainte se lit sur son visage.
- Gloria ! hurle-t-il. Prend Assurancetourix et Destiny !
Elle ne réfléchit pas et obéit. Il grimpe sur son dos au moment où elle quitte la maison du barde. Et au bon moment. Un jet de flamme l'arrose, la transformant en torche. Lassassin est là, et il ne s'arrêtera pas tant qu'il n'aura pas obéit à l'ordre.
