Tsunami et Comète ont volé avec aisance comme jamais ils ne l'avaient fait. La mer défile rapidement pour voir les terres devenir visible.
- C'est la première fois que je vole aussi vite. Je devrais essayer de le faire en nageant.
Elle plonge dans la mer et file avant de revenir.
- Oui, je vais encore plus vite.
- Toujours débordante d'énergie, Tsunami.
- Je suis comme ça. Dite, druide Panoramix, est-ce que les vôtres font des feux aussi voyant ?
Panoramix observe et remarque les sillons de fumées.
- Non. Le pire est peut-être en train d'arriver, dit-il avec un mélange de froideur et de peur.
- Tsunami, file pour les aider. Je ne pourrais pas aller plus vite sans mettre Panoramix en danger.
- Compris. Comptez-sur moi !
Elle plonge à nouveau et file comme l'éclair.
- J'espère qu'il n'est pas trop tard, dit Panoramix inquiet pour lui-même.
Au village, c'est la panique la plus totale. L'arrivée du dragon noir fait son effet. Ce dernier cherche du regard ses proies. Astérix et Gloria se sont rapidement cachés.
- Que faire ? lui demande Gloria. Je pensais que l'on arriverait à le semer dans la forêt.
- On ne peut pas rester ici. On met le village en danger.
Astérix regarde ce qui reste de la maison calcinée d'Assurancetourix.
- Ma maison…Dire qu'elle avait déjà été détruite deux fois (13).
- On la reconstruira Assurancetourix, le rassure Astérix. Mais pour le moment, il y a plus grave.
- Astérix regarde, lui dit Gloria.
Astérix observe et voit avec une certaine déconvenue, deux menhirs filés sur le dragon noir. Ils font mouches et le dragon recule. Son attention se porte sur ceux à l'origine de cette attaque : Obélix et Argil.
- Continu Argil. On va lui montrer que l'on n'a pas peur de lui.
- Je sais, mais je ne sais pas pourquoi Lassassin est aussi…violent.
- On se posera les questions après. On frappe d'abord.
Les deux envoient à nouveau des menhirs.
- Eh bien, on a un bon système anti-aérien, s'amuse Astérix.
- Lassassin va vite être agacé.
Et cela arrive. Le dragon lâche un torrent de feu en direction des gêneurs. Obélix attrape Argil et coure pour éviter le souffle. Pourtant, le dragon ne s'arrête pas et fait un large mouvement pour frapper d'autres habitations. Il espère ainsi les faire sortir de leur cachette. Alors qu'il porte son attention sur le village, une ombre bleue sort de la mer et pile sur lui. C'est au moment où elle est déjà sur lui qu'il la remarque.
- Mange toi ça ! lui crie Tsunami.
Elle le frappe de toute ses forces avec sa queue. Le dragon est déstabilisé. Il perd quelques crocs et crache un glaire de sang. Il dévisage froidement sa nouvelle adversaire.
- Alors ? Tu la ramène-moi quand on sait se défendre, lui arrange l'aile de mer.
Lassassin essaie de la frapper avec sa queue, mais elle l'évite. Cependant, cette frappe était une ruse et Tsunami voit la patte avant gauche arrivé sur elle. Le choc est violent pour elle. Elle en perd presque connaissance. Elle va se prendre une des maisons en feu, mais est attrapée en plein vol. Elle lève la tête.
- Gloria ? Je pouvais m'en sortir.
- C'est ce que je vois. Eh, je suis là ! J'espère que tu ne m'as pas oublié.
- Toi…lui répond le dragon noir.
- Gloria ! l'appel Astérix. Débarrasse-nous de lui et vite. Les effets de la potion vont bientôt disparaitre.
- Compris.
- De quoi il…ouah !
En un battement, Tsunami est au sol, encore sous les effets de la rapidité de Gloria. Cette dernière redécolle et fonce sur Lassassin. Elle virevolte, telle un insecte nuisible. Lassassin a beau porté les coups, ils frappent tous le vide. Elle finit par tournoyer autour de sa tête et il a le tournis. Elle agrippe le bout de la queue et commence à tirer.
''Il devient lourd. Astérix a raison. Je ne dois pas perdre plus de temps.''
Elle tournoie sur elle-même, important Lassassin avec elle. Une fois une vitesse gagnée, elle lâche.
- Dis bonjour au camp d'Aquarium pour moi !
Le dragon noir est envoyé au loin, telle une masse envoyée dans un sport.
Dans le camp, c'est le calme total. Les légionnaires ne savent quoi penser du balaie aérien qu'ils viennent juste d'observer.
- Ah, lâche Hyapadcros, ce silence est apaisant.
- J'espère que vous le serrez autant quand les gaulois vont venir pour récupérer leurs enfants.
- Mon animal n'échouera pas. Il vous ramènera cette dragonne et ce gaulois sans que ces derniers n'apprennent quoi que ce soit.
L'atlante reste calme et se pose sur un lit de la tente du centurion. Un légionnaire rentre.
- Que se passe-t-il ? demande le centurion au légionnaire.
- Centurion, quelque chose semble arriver sur nous.
- Comment ça ?
Le centurion sort de sa tente et constate une masse sombre arriver droit sur eux. Il finit par en déduire de quoi il s'agit.
- Ah…C'est pas vrai, lâche-t-il, las.
Lassassin percute violemment le sol et recouvre tout le camp de poussière. Quand cette dernière a fini par tomber, le camp est dévasté. Des tentes se sont envolées ou ont été déchirées. Les palissades et tours sont à moitiés debout.
Les légionnaires se relèvent les uns après les autres, aussi blessé que lors de leur dernière attaque du village. Le centurion observe avec incrédulité son camp qui n'est plus qu'une ruine. Il dévisage l'atlante avec mépris.
- Je confirme que votre créature a eu autant que réussite que nous. Mieux, les gaulois n'ont même pas eu besoin de se déplacer pour réduire le camp.
- Une simple perte de temps.
- Simple ? Une simple perte de temps ? Regarder ce camp et mes hommes ! Jamais au grand jamais le camp n'a été aussi détruit, même par les gaulois.
- Baissez d'un ton, Centurion, lui répond l'atlante. Je suis mandaté par Jules César. J'ai les droits sur vous et vos hommes. Suis-je bien clair ?
Tousinclus retient la colère qui le menace de passer à l'acte.
- Soit. Mais que voulez-vous faire ?
- Envoyez des éclaireurs, que nous sachions si le village a subi des ravages ou non.
- Il va falloir patienter. Les mieux lotis ont ''juste'' quelques os cassés, le prévient le décurion.
Dans la cage, Sunny a protégé les enfants de la poussière grâce à ces ailes.
- Tout le monde va bien ?
Tous acquiescent. Seulement, leur situation n'a pas changé. Pectine observe un objet dans les décombres et semble plus qu'étonner de la voir ici.
- Les garçons, essayer d'attraper le maximum de morceau de bois que vous pouvez.
- Tu veux faire quoi Pectine ?
- Nous sortir de là. Regarder ce que j'ai vu.
Les enfants regardent et sourient de joies.
- Comptes sur nous !
Après un long moment, les enfants confectionnent une longue perche et Pectine l'utilise pour ramener ledit objet : une gourde.
- De quoi s'agit-il ? demande Sunny.
- C'est la gourde que porte tout le temps Astérix, lui répond Pectine. Et elle doit encore…Oui, elle n'est pas vide !
- Celle qu'il contient la potion magique, mais n'êtes-vous pas trop jeune pour en boire ?
- Ce n'est pas nous qui allons la boire, Sunny, mais toi.
- Moi ? s'exclame la dragonne. Mais je pensais que nous ne pouvions subir ces effets.
- Votre amie Gloria semble le prouvez le contraire.
- Très bien. Nous n'allons pas rester plus longtemps enfermé. Et je commence à en avoir plus qu'assez d'être emprisonnée.
Le centurion observe ses fières légionnaires, être les mêmes épaves qu'après leur conflit avec les gaulois. Les plus chanceux sont devant lui. Ils tiennent à peine debout.
- Soldats, vous allez espionner le village et nous rapporter les éventuels dégâts qu'il aurait subi. Pas de zèle, compris.
- Nous n'en aurions pas eu Centurion.
- Soit. Vous partez dès que vous aurez récupérer.
Les soldats partent se poser dans la première tente qu'ils ont réussi à remonter.
- Nous perdons du temps, Centurion, se plaint Hyapadcros.
- Je préfère en perdre et permettre à mes hommes de se reposer. Dois-je vous rappeler que votre dragon est autant atteint que mes hommes ?
Il observe le dragon noir qui semble être totalement dans les vapes.
- Il s'en remettra. Mais j'aimerais…
Une vive lumière les éblouit avant qu'un bang sonore retentît.
- Qu'est-ce que c'était que ça ?
- Ça, c'est les effets quand quelqu'un boit de la potion magique, souffle le centurion.
SCRONTCH
Ils voient la dragonne écarter tous les barreaux de la cage.
- Qu'attendez-vous pour la neutraliser ?
- Il est inutile de tenter quoi que ce soit. On préfère éviter des baffes supplémentaires.
- Tch. Que des faibles, lâche Hyapadcros. Je vais la mettre au pas, cette dragonne.
Hyapadcros se dirige d'un pas furibond vers Sunny.
- On ne devrait pas l'arrêter, centurion ?
- Pourquoi faire ? La pratique est mère d'enseignement. Il comprendra.
Hyapadcros arrive devant Sunny.
- Toi, la dragonne, tu restes ici !
Elle lui répond avec un grognement mauvais. Elle ferme sa patte avant droite et frappe.
PAF !
Hyapadcros vole dans les airs avant de retomber, tête la première devant le centurion plus qu'amusé.
- Vu, décurion ? dit-il avec un air amusé.
- Vu, centurion, répond Courbatus avec un sourire se dessinant sur son visage. D'ailleurs, j'aimerais vous faire de mon avis sur la situation quand les choses seront plus calmes.
- C'est d'accord.
Sunny est encore en colère à cause de l'atlante. Elle se ressaisi et se baisse.
- Monter sur mon dos, les enfants.
Ils s'exécutent. Une fois tous sur elle, elle plie les jambes, déploient les ailes et s'envole. Aucun romain n'a la motivation de l'arrêter.
Dans le village, les villageois font leur maximum pour éteindre l'immense incendie que le dragon a fait naitre. Plusieurs files vont du village à la mer. Obélix, avec sa force en ramène le plus. Les dragons les aident également, mais ils peinent à éteindre le feu. C'est après un temps long et interminable que le feu est enfin maitrisé.
Quand les dernières veloutées de fumées disparaissent que les gaulois peuvent constater les ravages. Plus d'un tier du village est parti en flamme. Il ne reste des maisons rupestres et bien décoré que des restes calcinés.
Heureusement, personne n'a été blessé. Abraracourcix réunit tout le village.
- Le feu a été maitrisé et personne n'a été blessé. Que ceux qui n'ont plus de toit soient hébergé par les autres.
- Chef ! s'exclame l'un d'eux. On n'aurait jamais dû laisser ces créatures rester au village.
- Il a raison ! Nous étions tranquilles avant leur arrivé.
De fil en aiguille, la grogne des villageois monte, discriminant les dragons. Pourtant, l'un d'entre eux a les nerfs qui lâche.
- SILENCE ! hurle Astérix.
Tous se taisent pour observer le petit gaulois. Ils ont tous son attention.
- Je comprends ce que vous ressentez. Cela nous rappel cet affreux moment quand nous avons gardé le fils de César (14). Pourtant, nous ne devons pas chercher un bouc émissaire. Il nous aurait de toute façon attaqué.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça, Astérix ? demande Cétautomatix.
- Il dit la vérité, s'exprime Panoramix.
Ce dernier descend de Comète pour observer le village.
- J'ai appris ce qui se passe. Ecoutez-moi bien.
Panoramix explique ce qu'il a appris en Atlantide et Astérix explique ce qu'il a vu. A la fin, plusieurs gauloises sont inquiètes. Mais leur inquiétude disparait quand une dragonne dorée arrive de l'horizon, transportant sur son dos tous les enfants gaulois. Elle vole avec grâce et facilité. Elle se pose en douceur.
- Nous sommes arrivés à bon port, les enfants. J'espère que vous avez apprécié le vol du Sunny Express (*). Veuillez faire attention quand vous descendez.
Un à un, les enfants descendent de la dragonne et rejoigne leur mère. Elles sont ravies de les voir.
- Merci dragonne, disent-elles envers Sunny.
Elle acquiesce simplement de la tête.
Puis les villageois se dispersent pour savoir où se loger et par qui. Tsunami a encore des douleurs de la frappe de Lassassin.
- Grr ! Dès que je peux, je lui fais payer ceci !
- Tout doux Tsunami, lui dit Gloria. Tu as failli nous lâcher entre les serres si je n'étais pas intervenue.
- D'ailleurs, c'est quoi cette histoire de potion magique ?
- Elle peut faire effet sur nous, lui répond Gloria.
- C'est génial ! Je peux en avoir, du genre maintenant ? demande Tsunami.
- Je doute que l'on t'en passera. Et je préfère te prévenir, j'ai eu les plus grandes difficultés à manœuvré mon vol. Mes ailes frappaient si fort que je virevolté comme un dragonnet. Demande à Astérix, il pourra te le confirmer.
- Tu es sur Gloria ? Je n'ai pas trouvé ça si difficile, lui dit Sunny simplement.
Gloria la dévisage, l'image du tronc d'arbre lui revient. Elle enserre son amie.
- Tu n'as pas trop mal ?
- A la patte cela va mieux, grâce à ce légionnaire, mais j'ai les côtes encore endoloris.
- Je peux voir ? lui demande Panoramix.
Sunny acquiesce et il scrute et manipule le corps. Une fois l'examen fini, il réfléchit.
- Hm…Votre corps est rudement solide, je dois bien l'admettre. Si c'était un humain, il n'aurait pas survécu ou aurait de grave séquelle à vie. Cependant, tu as bel et bien plusieurs côtes fêlées. Je vais te concocter une potion pour accélérer la cicatrisation des os.
- C'est généreux et aimable de votre part, druide Panoramix, lui dit Sunny.
Le druide lui rend un sourire et part.
Astérix se sent pour le moins gêné. Latraviata et son amie Criteria venue bien après se trouvent dans sa maison. C'est la première fois pour lui que des femmes se trouvent chez lui. Il s'attend déjà à des commérages et autres remarques sur ça. Après tout, les villageois savent qu'il est un éternel célibataire.
- Cela ne sera pas luxueux, mais c'est le mieux que je peux offrir.
- Pour ma part, cela me suffit amplement, lui répond Latraviata. J'ai déjà dormi chez vous. Et puis, je suis venu pour me ressourcer.
- Ressourcer ? s'étonne Astérix. Je doute qu'avec les événements qui se passent tu vas pouvoir te reposer.
- Je sais qu'ici, la tranquillité n'est jamais très longue et l'on ne s'ennuie jamais. D'ailleurs, Criteria qui est venue avec moi est ma secrétaire et une amie fidèle.
- Ravie de vous rencontrer, Criteria, s'exprime avec politesse Astérix.
- Merci. Latra m'a beaucoup parlé de ce village, de sa mission et de vous, Astérix.
- Criteria ! réplique Latraviata, exaspérée.
Astérix sentit ses joues rougirent devant les paroles de Criteria et la gêne de Latraviata. Néanmoins, il se ressaisit.
- Ma chambre se trouve à l'étage. Cependant, les dragons dorment déjà. Voulez-vous que je leur demande de dormir en bas avec moi ?
- Seulement les mâles, dit Latraviata. Entre filles, on peut se comprendre facilement.
- Je vois.
C'est alors qu'un crie résonne. Alarmé et reconnaissant la voix, Astérix part, tout en les prévenant qu'il reviendra rapidement. Alors qu'il court, il est rejoint par Obélix. Ils arrivent devant l'origine du cri.
- Druide Panoramix, est-ce qu'il y a un problème ?
- Oui. Regarder.
Astérix et Obélix le font. La maison du druide n'est plus qu'un amas calciné.
- Ce n'est pas vrai. Les flammes ont dévoré votre maison ! On aurait dû être plus rapide.
- Cela n'aurait rien changé Astérix. Le problème est que les romains l'apprennent.
- Vous restes-t-il encore de la potion magique ?
- Oui. J'ai une cave dans laquelle je stocke plusieurs ingrédients et potion. J'ai une réserve de potion magique. Elle ne sera pas importante, mais nous allons devoir faire avec. Pour le moment en tout cas.
- Compris.
Le soir est venu. Comme convenu, Argil et Comète dorment en bas à côté d'Astérix, tandis que les autres dorment avec Latraviata et Criteria. Pourtant, certains n'arrivent pas à dormir. Astérix se retourne dans son lit précaire, essayant de trouver un sommeil qui ne vient pas. C'est alors qu'il ressent des doigts lui toucher légèrement et gentiment l'épaule. Il ouvre un œil. Il voit Latraviata.
- Je ne t'ai pas réveillé ? dit-elle à voix basse.
- Non. Je n'arrivais pas à dormir, admet-il. Que veux-tu ?
- J'aimerais te parler, mais pas ici.
- Très bien, sortons.
Une fois dehors, ils s'assoient sur le banc en pierre. Le ciel est dégagé et la lune apparait sous son plus bel effet. Tous les ingrédients pour un jeune couple en soi. Et c'est justement ce qui tracasse tant Astérix. Il a toujours voulu éviter d'être avec une femme, car il y a toujours des conflits.
- Dis-moi Latraviata, pourquoi être revenu ici, au village ?
- Plein de chose Astérix, dit-elle avec légèreté. Mon travail m'occupe beaucoup et avec tout ça, la pression ne fit qu'augmenter. Elle m'étouffait totalement. Je…Je ne savais quoi faire. Puis, Criteria m'a proposé de faire une pause, que je me repose. Elle a donc décidé que l'on vienne à Condate. Et sur le chemin, je me suis dit que cela serait encore plus reposant de venir ici.
- Il n'y a pas que ça, je me trompe ?
- Non. Tu vois toujours juste Astérix. Ton instinct est très affuté. Je suis venu aussi pour te voir. Car, depuis la fin de cette aventure, quelque chose n'a cessé d'enfler en moi. Je n'ai jamais su ce que c'était jusqu'à ce que je regarde le César que tu m'as offert. C'est à ce moment précis que j'ai compris. J'étais amoureuse, prononce-t-elle, amoureuse de toi, Astérix.
Astérix fut comme figé un moment avant de pouvoir ne serait-ce que répondre à ce que vient de lui annoncer Latraviata.
- Je…Je ne sais quoi te répondre. Comme dis, je suis simplement un célibataire, aimant l'aventure et défendant son village.
- Justement, Astérix. C'est ton caractère droit et loyal qui m'a conquise. J'ai rencontré bien des admirateurs et autres fan de moi. Tous venaient dans l'espoir que je tombe dans leur bras. Malheureusement pour eux, aucun ne t'arrivais à la cheville. Ils étaient tous vide et ne voyaient que ma beauté et mon talent. Toi, tu as su voir ce que j'étais.
Astérix a toutes les difficultés du monde pour ne pas cacher sa gêne. C'est la première fois qu'une femme fait tant d'éloge à son sujet. Cela lui fait du bien.
- Eh bien…Pour être franc, s'exprime difficilement Astérix, cherchant les mots, j'ai également senti quelque chose. Lors du retour, j'étais dans la lune, un sentiment étrange de solitude et de chagrin m'avaient envahies à ce moment-là. Je me suis dit que c'était passager. Mais quand Obélix m'a reparlé de toi, j'ai eu à nouveau cet étrange sentiment.
Il se gratte le crane avant de finalement reprendre.
- J'en ai conclu que j'étais bel et bien amoureux de toi.
Latraviata sourit avec légèreté.
- Mais cela ne peut pas fonctionner entre nous. Tu es une romaine et moi un gau…
Latraviata lui a poser un doigt contre les lèvres d'Astérix pour le faire taire.
- Nous ne sommes pas obligés de vivre de manière sédentaire comme couple, Astérix. Tu as raisons, nos deux vies nous empêchent de rester ensemble. Cependant, rien ne nous interdit de rendre visite à l'autre. Je suis sûr que vous aurez du temps pour venir à Rome. Tant que César ne vous aura pas neutraliser, vous ferez des voyages. Et moi de-même je pourrais venir te voir au village, car je sais que tu y seras toujours.
Astérix admet que les suppositions de Latraviata sont juste. Ils peuvent s'aimer et garder cet amour malgré la distance. Il regarde Latraviata et une petite brève de vent soulève sa longue chevelure.
- Tu es très belle quand tu as le cheveux long ainsi ou en queue de cheval, lui dit Astérix.
- Merci, Astérix.
Elle le regarde et elle lui donne un baiser contre la joue. Cela le rend tout gêné et cela amuse Latraviata. Puis, il le lui rend. Mais si Latraviata rougit, Astérix, lui, devient littéralement écarlate. Latraviata rigole avec légèreté. Il reprend une couleur normale.
- Je…Je dois dire que cela fait étrangement du bien, admet Astérix.
- Je te l'accord. Sinon, je pense que nos deux espionnes peuvent sortir de leur cachette.
Astérix observe son entrée. Gloria et Sunny en sortent.
- Vous avez…
- Tout entendu et tout vu, lui répond Sunny heureuse. Mais ne t'inquiète pas, on ne dira rien.
- Sunny, tu sais que tu n'arrives pas à garder un secret.
- Tu te trompes ! réplique son amie outrée. Je sais le garder.
- Nous verrons bien. Désolé encore de vous avoir surpris devant vos confessions, mais on n'arrivait pas à dormir.
- Dit plutôt que tu n'arrives pas à dormir, Gloria, rétorque Sunny.
Gloria soupire de chagrin.
- Tu as raison. Je n'arrive pas à croire ce qu'a fait ce maudit atlante…ce…Hyapadcros. Mon cœur saigne de voir Lassassin être ainsi utilisé. Il n'est pas un animal et encore moins un objet !
- Gloria, c'est bien ça ? demande Latraviata. Si ce que votre amie Sunny a dit est vrai, il y a peut-être une solution. S'il a un parchemin pour envouter, nous pouvons peut-être trouver le contraire.
- Hm…Je l'espère, répond Gloria pas totalement convaincue. Cependant, votre amie est-elle toujours ainsi ?
- Pourquoi donc ?
- Alors que je me morfondais, elle m'a attrapé comme un vulgaire coussin. Et le pire c'est qu'elle ne voulait pas me lâcher. Sunny était dans la même situation.
- Comment vous êtes-vous sortit de cette mauvaise passe ?
- On a réussi après de nombreux efforts à nous faire remplacer par Tsunami et Destiny. Tsunami va être furieuse, mais je ne pouvais pas le supporter davantage.
- Je tiens à excuser le comportement de ma secrétaire et amie. Elle est toujours ainsi quand elle est plongée dans un rêve qui la motive.
- Elle fait quoi comme travail ? demande Sunny.
- Elle est certes ma secrétaire, mais elle est aussi une romancière. Elle n'a pas encore écrit beaucoup de livres. Malheureusement, elle est en pleine panne d'idées. Elle, comme elle le dit elle-même, totalement vide, rien ne lui vient à l'esprit. C'est aussi pour cela qu'elle est venue avec moi. Et je dois dire que votre présence semble vraiment la motivée. Vos aventures semblent l'avoir inspiré. Elle semble tout particulièrement vous appréciée, Sunny. Que cela soit votre tempérament et votre caractère à être toujours aussi souriante et optimiste.
Sunny ne peut s'empêcher de rougir devant les remarques de Latraviata. Gloria fini par bailler, de même qu'Astérix.
- Je pense que nous sommes tous fatigués. Allons-nous couchez. Nous devons nous tenir prêt avec ce que les romains ont prévu de faire.
Ils le font tous. Quand Astérix se couche, le sommeil vient vers lui nonchalamment. Il s'endort paisiblement, heureux d'être avec quelqu'un.
(13) : Voir Astérix et le ciel lui est tombé sur la tête
(14) : Voir Astérix et le fils d'Astérix
* : Toutes allusions ou ressemblances au pony express est purement fortuite.
