Nom de la Fanfiction :
Prise de bec et dents de scie
Chapitres :
Vacances, vous avez dit Vacances ?
Disclamer :
Tous les personnages (hormis ma sucrette :p) appartiennent aux créateurs du jeu AMOUR SUCRE.
Note de l'auteur :
J'avais envie de faire une Fanfic amour sucré depuis un moment, mais je ne peux pas accéder à la rubrique « games » de depuis le boulot. Et puis je doute être beaucoup lue si je postais là bas en fait :p
Les arbres défilaient, leur camaïeu de feu formant des taches floues entrecoupées du gris du ciel. Il avait plu sur les carreaux de la voiture pendant tout le temps du voyage. Les vacances avaient commencé. Les vacances d'automne avaient commencé sans que Finduilas s'en aperçoive. Son père lui avait demandé si sa valise était prête la veille en rentrant de l'école. Elle avait eu un moment de stupeur avant de se résoudre à envoyer un sms à Castiel en s'excusant : Ils étaient censés se voir durant le week end.
Le jeune gothique avait alors appelé pour demander des explications et, une fois la colère passée, il s'était moqué d'elle et l'avait traité d'idiote. Elle lui avait raccroché au nez. En racontant cela de cette manière, on aurait pu avoir l'impression que leur relation était tendue à l'extrême, mais il n'en était rien. Castiel et Finduilas étaient simplement deux idiots un peu maladroits qui ne se formalisaient plus de rien. Comme elle, il avait sans doute regardé son téléphone afficher « appel terminé » avec un sourire en coin et l'avait rangé dans sa poche.
Les arbres continuaient de défiler tristement. Les vacances de Toussaint… Tous les ans ils prenaient la voiture, elle, sa mère, son père et son petit frère Milo pour se rendre en Montagne. Dartfard… Petit village d'où ils étaient sortis pour permettre aux enfants de suivre des études dans de bonnes écoles… Mais dans lequel ils venaient s'enterrer à chaque fois que les vacances scolaires sonnaient à nouveau. Elle soupira. Elle n'aimait pas la Montagne… Enfin, elle n'avait pas vraiment envie d'y retourner cette fois. Passer le samedi soir avec Castiel au concert de Médieval Steel aurait été tellement plus amusant que de faire brûler des châtaignes dans la cheminée avec ses amies d'enfance. Pour la première fois, elle sentit que la ville allait lui manquer.
« Ca va, Poussin ? tu ne dis rien. »
« Maman, est ce que je pourrai rester à Amoris pour Noël ? »
« Noël est une fête de famille chérie, nous la passerons avec tes grands parents, comme chaque année. »
« Alors est ce que je pourrai au moins rentrer pour le jour de l'an ? »
« Nous verrons cela. »
« Quand tu dis ça c'est que tu ne veux pas dire non directement… Tu vas trouver une raison pour qu'on reste jusqu'à la fin des vacances… »
« Ne sois pas insolant veux-tu ! »
Son père détacha les yeux de la route pour regarde sa femme mais ne dit rien. Finduilas savait que son père pensait qu'elle avait raison. Mais il attendrait d'être seul avec elle pour en parler. Fin' prit son casque dans son sac et alluma son MP3.
« Maman ! Ya Fin' qui va encore écouter sa musique de sauvage ! »
« Quand tu auras arrêté d'écouter Justin Beiber, microbe, on reviendra parler de Musique ensemble, Ok ? »
Sans attendre la réponse, elle glissa le casque sur ses oreilles et glissa son doigt sur l'écran de l'appareil. Les premiers accords de guitare électriques fusèrent. La mélodie s'annonçait douce mais elle connaissait cet air par cœur. Six mesures hautes, puis la basse viendrait reprendre le thème. Encore quatre autres mesures et la batterie les rejoindraient. Puis la voix. Un couplet chanté d'une voix chaude et éraillée, puis le refrain commencerait lourdement et la chanson prendrait ses airs de Hard Rock. Le chant plaintif de la guitare se calquerait sur la voix de Lysandre pour lui donner un effet harmonieux quasiment improbable. Derrière, la voix de Castiel reprendrait les thèmes en baryténor.
Finduilas ferma les yeux avec un sourire. Le tartan de sa jupe se tendait et se détendait sur sa cuisse au rythme que son doigt venait frapper dessus, marquant les temps de la batterie. Le front contre le carreau glacial, contre lequel des gouttes lourdes formaient encore de longues stries, elle observait les arbres entrer et sortir de son champs de vision. Les montagnes se dessinaient peu à peu. Comme chaque année, à la Toussaint, il y aurait un concours de costume, et cette année l'évènement avait été communiqué à la télé. Le village serait plein à craquer et le patron de la petite auberge ferait sa meilleure recette depuis des mois. Le camping au bord du lac serait surement surchargé également.
La pluie recommença à tomber mais le casque étouffait les sons extérieurs. Si bien que le martèlement des gouttes d'eau devenait une simple bruine accompagnant l'orage que jouait la basse. Les roulements de la batterie s'accordaient avec le chaos du ciel et la voix de Lysandre continuait de faire glisser les mots avec une douceur hors du commun. Dans sa bouche, l'Anglais avait quelque chose de beau. En fermant les yeux Finduilas voyait de l'eau sur des galets. Une eau chaude et joueuse qui faisait ce qu'elle voulait des baigneurs, les emmenant loin dans les méandres de la tristesse ou dans l'euphorie, jusqu'à l'envie de danser au rythme du courant. Un sourire se dessina sur ses lèvres.
La « Chanson » de Castiel était très différente. Jouée simplement à la guitare, sa voix était aussi chaude que celle de Lyssandre, mais elle n'avait pas la même douceur. Son léger accent français hachait parfois subtilement les phrases, son émotion paraissait crépiter loin au dessous d'une épaisse couche de glace. Son timbre était sec bien que la chanson parle d'amour. Les mots étaient pleins de sous-entendus romantiques tout en paraissant très détachés. La guitare jouait la mélodie avec une simplicité telle qu'il se passait parfois quelques mesures sans qu'un seul accord ne vienne troubler les paroles. Mais cette dernière suffisait cependant à maintenir l'émotion… et Finduilas s'endormit.
Les jambes repliées sur le siège, appuyée contre la portière, cachée sous son manteau, qu'elle avait étendu sur elle, elle rêvait silencieusement. Il y avait encore trois heures de route qu'elle ne verrait pas passer. Elle n'entendit pas son téléphone portable signaler l'arrivée d'un message.
« Finduilas ? Ma chérie ? Réveille toi, nous sommes arrivés »
« hm. »
Elle s'extirpa de la voiture avec un bâillement, défroissant sa jupe au passage. Passant une main paresseuse sur ses yeux vaseux, elle tira sur la hanse de son sac à dos pour le sortir de la voiture. Il avait cessé de pleuvoir.
« Quelle classe Miss Mirleaf. » rit une voix connue.
« Leigh ! qu'est ce que tu fais là ? »
Pour une surprise s'en était une ! Elle laissa son sac tomber à terre et se jeta au cou du vendeur de vêtement qui chancela légèrement sans s'arrêter de rire.
« Alors, avec Rosalya ? »
« Ca va beaucoup mieux, merci encore. » Dit il alors que je retouche terre… ce gars est vraiment trop grand… « Elle aurait voulut venir mais elle a trouvé un job pour les vacances et du coup elle est restée à Amoris. »
« C'est chouette…. Mais qui tient la boutique ? »
« Elle est fermée pour la semaine. C'est moi qui fournis les costumes pour les participants au grand jeu de rôle du festival. Et Lysandre a déjà été engagé pour jouer le Comte Macabre. »
« Lysandre est là aussi ? » fis-je, un peu douchée mais n'en laissant rien paraitre.
« Oui. Et je lui ai spécialement confectionné son costume pour l'occasion. »
« Je suis certaine que ce sera génial… »
Lysandre, justement, avançait dans leur direction. Finduilas attrapa son sac et le remit sur son épaule.
« Il est temps que j'aille m'installer, sinon mon petit frère va installer ses robots et ses dinosaures jusque sur mon lit. A plus tard Leigh ! »
« Attends ! Vas-tu participer au jeu de rôle ? ils cherchent des volontaires féminins pour des personnages censés désorienter les joueurs. »
« Je te tiens au courant ! »
Elle lui adressa un signe de la main et un sourire avant de suivre ses parents qui l'attendaient sur le pas de la porte. Le regard de sa mère signifiait clairement un « Qui c'est celui là ? » tandis que celui de son père évaluait les deux frères et leur look en retard de deux ou trois siècles. Mais elle n'arrivait pas à dire s'il approuvait ou désapprouvait leurs tenues.
« Finduilas elle a un amoureux ! » siffla Milo, se passant un doigt sous le nez avec un air espiègle.
« Qui ça ? »
« Le gars en dentelle, avec les cheveux noirs. »
« Leigh est le propriétaire du magasin de vêtement. » Expliqua-t-elle à ses parents avec un soupire. « Il a un an de plus que moi et il a une copine. »
« Et le jeune homme qui le suivait ? »
« Lysandre. Son frère. Dans ma classe. »
Sur ce et sans plus d'explication, elle monta dans ma chambre, de laquelle elle vira tous les jouets que son frère avait déjà étalé partout avant de se laisser tomber sur son lit. Elle attrapa son téléphone portable et s'allongea sur le ventre.
~* Reçu le 22 octobre à 11h03*~
~*Expéditeur : Cast'*~
Alors ces vacances surprises ?
Tiens pour finir de te dégouter,
J'ai réussi à avoir des places pour le concert de Medieval Steel !
Amuse-toi bien avec les vaches.
Castiel.
Elle sourit et se met à Pianoter.
~* Reçu le 22 octobre à 14h12*~
~*Expéditeur : Fin'*~
Un concert, tout seul ? Bof pas terrible.
Nous, dans notre patelin pourri on a une fête pour Halloween,
Et devine quoi ? Lysandre et Leigh sont là :p
Bon concert !
Finduilas.
~* Reçu le 22 octobre à 14h15*~
~*Expéditeur : Cast'*~
Je préfère aller à M-S tout seul que de faire la collecte
Des bonbons, costumé en citrouille géante.
Etouffez vous bien avec votre récolte.
Castiel.
~* Reçu le 22 octobre à 14h18*~
~*Expéditeur : Fin'*~
T'oses pas dire que t'es jaloux en fait.
En plus c'est dommage que tu ne sois pas là,
T'aurais même pas eu besoin de te déguiser pour faire peur aux enfants.
Fin'
~* Reçu le 22 octobre à 14h21*~
~*Expéditeur : Cast'*~
T'en as pas besoin non plus, j't'assure.
Allez, j'y go j'ai un cours de guitare dans 10 minutes.
Castiel.
~* Reçu le 22 octobre à 11h23*~
~*Expéditeur : Cast'*~
Je m'en voudrais de t'empêcher d'aller noyer ton désespoir dans la musique !
Bisous !
Elle posa son téléphone avec un petit rire. Elle aurait bien aimé qu'il vienne profiter de la fête, lui aussi. Elle attrapa le téléphone fixe et appela Danielle, la fille du maire et son amie d'enfance.
« Allô Danielle ? Dis, qu'est ce qu'il reste comme rôle à jouer pour Halloween ? »
