Notes de l'auteur : Choses promises choses dues, voici la suite ! (taddaaa)

Bon ok j'ai mis un max de temps à faire celle-ci mais j'ai eu un paquet d'ennui. En tout cas je poste la suite dès que je peux, je vous remercie tous et toutes de vos reviews et j'espère que cette suite va vous plaire...

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Chapitre 10

Il devait être 7 heure, 8 tout au plus et nous étions toujours dans notre lit. J'étais en train de retracer le fil de ma vie qui n'avait jamais cesser de changer de sens. J'avais failli perdre ma vie et même pire plusieurs fois. J'avais connu des moments de pur bonheur et d'autres d'angoisse. Je ne voyais pas ce qui pouvait encore m'arriver. Edward lui était à mes cotés et me regardait. Il semblait pensif, et voyant que je le regardais, baissa la tête. Je voulais le surprendre et abaissa mes barrières mentale.

-[Tu m'entends], pensais-je.

Il releva vivement la tête, il me regarda étonné et demanda :

- Bien sur que je t'entends, qui a-t-il ?

Il n'avait pas remarqué qu'il avait entendu mes pensées et non ma voix.

-[Non je parlais de mes pensées, mais tu les as apparemment entendues], songeais-je en souriant.

Je n'avais jamais vu Edward si surpris, il avait l'air de ne plus pouvoir parler, s'il n'était pas si beau, j'aurais éclatée de rire.

Enfin, il prit la parole :

- Comment fais-tu ? Pourquoi ne l'avais jamais tu fais auparavant ?

- Je n'en n'avais pas eus l'idée avant et je dois me concentrer un minimum pour y arriver. Ce n'est pas naturel pour moi d'abaisser certaines protections.

- Tu as encore du sang humain dans ton corps ?

- Non, mais ma protection mentale n'est pas lié à mon pouvoir de copie. C'est mon "troisième" et dernier dons, enfin à ma connaissance.

- Il n'y a pas à dire, tu es bourrée de talents, dit-il en éclatant de rire.

Une envie soudaine me passa par la tête :

- Tu viens jouer de la musique avec moi ?

- Bien sûr Bella ! Je me demande pourquoi je n'y ai pas pensé plutôt...

- Avez-vous une guitare à me prêter ?

- Alice ! cria Edward avec un air malicieux. Peux-tu prêter ta guitare à Bella ! continua-t-il en hurlant presque.

- Laquelle ? répondit la voix enjouée et toute aussi puissante d'Alice venant de devant notre porte.

Elle entra sans frapper et me tendit sa guitare sèche.

- Tu connaissais apparemment déjà la réponse... murmurais-je doucement pour moi sentant un sentiment de tristesse m'envahir.

- Je t'ai vu me le demander, rétorqua-t-elle simplement avec un haussement d'épaules.

- Sa va Bella ? demanda Edward. Tu sembles abattue, voir même éteinte.

- Non c'est juste... Que je ne vois plus l'avenir, ni les pensés des autres, ni tout le reste... J'ai une terrible sensation de faiblesse et d'impuissance due à la perte de mes pouvoirs.

- Ah... Désolé.

- Tu n'y es pour rien, c'est un choix que je devais faire. Je l'ai fais, à moi d'en assumer les conséquences.

- D'accord. Tu nous joue un morceau ?

- Ok ! Quel registre ?

- Ce que tu veux.

Je pris la guitare, vérifia qu'elle était bien parfaitement accordée, ce qui était le cas. Pris une inspiration et commença à jouer une composition personnelle. Mais je ne prenais pas plaisir à jouer, je voulais jouer un morceau plus énergique.

- Alice, puis-je finalement utiliser ta guitare électrique ? demandai-je.

- Oui, allons en bas !

Nous prenions la direction des escaliers, quand Emmett m'interpella :

- Que va-tu faire comme musique Bella ?

- Du "Power Métal" tu connais ?

- Bella tu parles au plus grand fan de ce genre de musique, fanfaronna-t-il.

- Alors nous jouerons ensemble, toi à la batterie et moi à l'électrique.

- C'est parti !

C'est donc ensemble que nous prîmes le chemin de la salle de musique. Je fus encore une fois frappée par le volume et de la lumière qui régnait dans cette maison.

Nous rentrâmes donc tous dans la grande pièce de musique. Elle contenait de puissants amplis, une batterie, une guitare, le piano d'Edward, d'autres instruments en tout genre et des chaises. Alice, Edward et Rosalie, qui s'était jointe à nous, se mirent sur ces dernières. Nous laissant nous installer.

- Alice essaye de ne pas percevoir le morceau que nous allons jouer, Edward ne lit les pensés de personne pour que le suspense reste entier.

Puis j'écrivis sur un bout de papier le titre de la chanson :

Through the Fire and the Flames

Je montrai la feuille à Emmett.

- C'est ok ? lui demandai-je.

- J'adore ce morceau, sa va faire du bruit !

Je m'installai, réglai ma guitare et demandai à Emmett si il était près. Il me répondit d'un hochement de tête. Je pris donc une grande inspiration et prononçai :

- Trois, quatre !

Et nous commençâmes alors à jouer. Emmett jouait de la batterie divinement bien, suffisamment pour laisser bouche bée nos trois spectateurs. Les notes de mon côte s'enchaînaient à une vitesse inhumaine. Puis vint le moment de chanter, ce qui m'angoissait. Je n'avais jamais chantée que pour moi et je ne savais pas si c'était une bonne idée. Mais, malgré ces hésitations, je pris une inspiration et me lançai.

Les autres semblaient apprécier notre musique, j'en étais fière. Mais la fin de la chanson arrivait et quand elle fut finie, ils nous acclamèrent à outre mesure.

- Bravo Emmett ! lança Rosalie.

- Et Bella aussi, ajouta Alice.

- Mais surtout Emmett, renchéris-je.

- Merci Bella, mais toi aussi tu étais super !

- C'est gentil... murmurai-je en baisant la tête, mais la relevant aussitôt exaspérée de ces vieux réflexes d'humains.

Edward, qui était debout depuis le milieu du morceau, s'approcha de moi et me chuchota en déposant un baiser sur ma joue :

- Tu étais parfaite et magnifique, comme à ton habitude.

- Assez de compliment, à vous de jouer !

- Alice, Rosalie, vous êtes ok ?

- Évidement Edward, pour qui nous prends-tu ! répondirent-elles ensembles.

- Je dois juste allez chercher ma flûte, continua Rose.

Et elle se précipita vers le haut et fut de retour une seconde plus tard, son instrument en main. Puis ils s'installèrent tous à leur place, Edward au piano, Alice à la guitare sèche et Rosalie avec sa flûte traversière.

- Nous allons jouer un morceau qu'Edward a composé pour que nous puissions faire de la musique en famille, annonça Alice.

Ils se jetèrent tous un bref coup d'oeil et débutèrent leur morceau. Les notes coulaient claires et limpides puis devenaient plus énergiques pour virevolter et tournoyer avec vigueur et redevenant ensuite douces et berçantes. Leur mélodie continua, semblant nous raconter une histoire d'amour, passant d'airs tristes et intimes aux rythmes joyeux et chaleureux. La musique faisait naître en moi un extase grandissant, je n'étais plus capable de prononcer un mot, étant totalement absorbée. Et ce n'es que quelques secondes après la fin du morceau que je pus enfin reprendre le contrôle de mes mains pour les applaudirent vigoureusement.

- C'était absolument incroyable, magnifique et envoûtant ! m'exclamai-je.

- Merci, je suis très content que ça t'est plu, déclara Edward en me souriant.

Il plaça ses deux mains sur mes épaules et nous nous regardèrent longuement.

- Hum hum... fit Emmett me sortant de ma rêverie. Je ne voudrais pas vous déranger mais il faut déménager les affaires de Bella et Clélia.

- Que fait d'ailleurs cette dernière ? Je ne l'ai pas senti ce matin, demandai-je.

- Elle est partie louer un camion pour justement faire ce déménagement. Tu veux, qu'on y aille ensemble ? me proposa Alice.

- Bien sûr ! En courant ?

- Non ! Dans ma voiture, tu n'es pas encore montée dedans.

- Alors c'est parti ! Edward tu viens avec nous ?

- Ne t'inquiète pas pour lui, il ira avec Emmett et Jasper, m'assura-t-elle en prenant la direction du garage.

Elle passa devant de très belle voitures, s'arrêta devant une Porche jaune et sauta dedans. Je suivi son exemple et fis de même. Alice appuya sur un bouton de sa clé et la porte du garage commença à s'ouvrir.

- Belle voiture, commentai-je. Ma soeur à la même en noire.

- Je sais... Je voulais une belle voiture et j'ai eu le coup de foudre avec celle-ci chez le concessionnaire.

- Belle carrosserie, mais ces allemandes manque toujours d'un bon moteur, non ? la taquinai-je, désireuse de connaître les capacités de ce petit bijou.

- Tu vas voir, accroche toi bien ! rétorqua-elle en accélérant brusquement, ce qui aurait cloué un humain à son siège.

La vitesse était étourdissante et les arbres de la forêt défilaient rapidement tandis qu'Alice fonçait sur cette route sinueuse, négociant chacun des virages avec une adresse qui reflétait l'expérience de la conductrice endurcie.

A cette vitesse, il ne nous fallu que peu de temps à arriver chez moi, un gros camion était garé devant la véranda. J'étais à peine sortie de la voiture que Clélia sortait de la maison à grands pas.

- Salut mes chères soeurs, comment allez-vous ? demanda-t-elle.

- Bien, répondîmes à l'unisson.

- Je suis soulagée de votre arrivé, je ne voulais pas tout faire seule. Je propose d'ailleurs de laisser certains meubles ici, sachant que Bella ne veux sûrement pas vendre la maison.

- Non tu as raison je ne compte pas la vendre, elle peut toujours servir. On attend les garçons ?

- Certainement pas ! s'exclama Alice.

Nous nous attelâmes donc à ce déménagement partiel. Je m'occupai de mes affaires, Clélia des siennes et Alice des meubles pouvant être utile. Mais à peine avions nous commencé que j'entendis le bruit d'une voiture. Et, en effet, quelques secondes plus tard, les voix d'Emmett, Edward et Jasper se firent entendre.

- Besoin d'aide, faibles créatures ? cria Emmett à la cantonade.

- Aidez Alice bande de brutes ! lui répondit ma soeur.

J'étais dans ma chambre, triant mes affaires, tant mes vêtements que ma musique. La tâche n'étant pas trop rude, j'eus fini quelques minutes après avoir débuté et descendis pour finir d'aider les autres. Une fois les meubles et nos affaires dans le camion, nous rentrâmes à notre nouvelle maison et nous installâmes nos affaires. Il était 16 heures et la soif commençait à se faire sentir, Edward remarquant ma tension me demanda si je voulais allez chasser avec lui.

- Comment dire non ? Cela me permet de me nourrir tout en passant du temps avec toi, c'est parfait, lui répondis-je en souriant.

Et c'est comme sa que nous sortîmes, Edward et moi en direction de la forêt pour dénicher de quoi se mettre sous la dent.

Il m'emmenait vers le sud, lieu plus proche d'une ville, mais plus fructueux en animaux. Nous courrions côte à côte, nous regardant fixement et évitant instinctivement les arbres. Le certains rayons arrivaient à percer l'épaisse couche de feuille faisant resplendir nos deux corps.

D'un coup, une odeur divine effleura mes narines, aucun animal ne pouvait avoir un tel fumet. Je sus donc que je me mettais en chasse contre un humain et que je voulais son sang. Mon but premier était donc de semer ou d'immobiliser Edward pour pouvoir profiter pleinement de ma traque.

Mon brusque changement de direction ne l'avait apparemment pas troublé outre mesure pensant sûrement que j'avais senti un animal qui me tentait. Il avait si confiance en moi, me voyant toujours meilleure que j'étais, ne faisant pas attention au monstre que j'étais une ignoble pâle créature aux yeux éternellement pourpres.

Il s'exclama soudain et courant à ma suite :

- Bella non ! Ne fais pas ça !

Mais il était trop tard, il n'aurait jamais le temps de me rattraper. Il était la marchant en sifflotant, un enfant aux cheveux blonds tenant un panier rempli de marrons et de noisettes. Mes jambes se fléchirent, il ne m'avait pas vu et sa mort serait rapide, il ne la verra pas arriver. Mais il se retourna et les traits de son visage me firent hésiter, cet enfant ne méritait pas de mourir si tôt dans sa vie, n'ayant à peine qu'une petite dizaine d'années. Mais l'odeur me brûlait toujours la gorge et mes yeux ne pouvaient se séparer des battements de sa tempe, de son coeur et de sa jugulaire. Je devais faire demi-tour au plus vite, mais mes pieds refusaient de bouger. Je n'étais plus qu'une chose assoiffée de sang voulant m'abreuver de celui d'un pauvre enfant innocent.

Heureusement, Edward se jeta sur moi quelques secondes plus tard m'immobilisant au sol.

- Ne respire plus Bella, ça te soulagera, me conseilla-t-il durement.

Je fis immédiatement ce qu'il me demandait et fus effectivement soulagée. Il me souleva et me tenant toujours m'emmena loin de cette source tentatrice. J'étais folle de rage, comment avais-je pu craquer... Moi qui avais jusqu'alors toujours su me contenir, moi qui étais si puissante, moi qui avais tant à perdre en me nourrissant de ces humains. Mais un nouveau sentiment commençait à naître en moi, j'avais honte. Je n'étais plus une nouveau née, j'avais de l'expérience, je devrais avoir l'aisance que procure l'habitude et pourtant rien. Avais-je finalement gardé une forme de mon ancienne médiocrité humaine dans ma nouvelle vie ?

Ces en gardant ces sombres pensés que nous reprîmes une chasse plus saine. Edward ne m'adressa plus la parole, préférant apparemment me laisser réfléchir tranquillement. J'avais tué deux biches qui n'étanchèrent que partiellement ma soif. Edward, lui, ne m'avais presque pas quitté d'une semelle et c'est avec son bras sur mon épaule que nous prîmes la direction de la maison.

- Il ne faut pas que tu t'en veuilles Bella, c'est normal d'avoir des difficultés lors de son changement de régime, essaya de me consoler Edward.

- Non Edward ! Je devrais me contrôler ! C'était si simple avant et maintenant c'est la lutte... Je dois faire beaucoup plus d'effort ! Je ne suis plus une nouveau née.

- Tu es trop dure avec toi... répondit-il doucement.

Nous venions d'arriver et Clélia était déjà devant moi me demandant si je pouvais l'aider à nettoyer sa voiture.

- Tu comprends, expliquait-elle, moi et Alice avons fait une course et il y avait des chemins de terre. Elle veut prendre sa revanche, car j'ai gagné, et nous devons laver notre Porsche le plus vite possible. Elle se fait aider de Jasper, j'ai donc besoin de toi...

- Ok, acceptais-je.

- T'es vraiment super comme soeur !

- Je sais, je sais...

C'est donc avec entrains que Clélia et moi nous amusâmes à essayer de laver plus vite qu'Alice et son mari une Porsche noire et une Jaune pleine de boue. Un tableau particulier qui ne manqua pas de faire rire Emmett et Edward. Une fois cette compétition achevée par la victoire d'Alice et Jasper, Edward et moi allions partir dans notre chambre quand Emmett me demanda :

- Bella, tu veux faire une partie d'échec avec moi ?

- Non merci, demain peut-être répondis-je en souriant.

- Bonne nuit alors ! lança-t-il avec un clin d'oeil moqueur.

Je me retournai en l'ignorant et nous allâmes, avec Edward, dans notre chambre.

- Comment te sens-tu ? me demanda-t-il une fois dans la pièce.

- Franchement ? Je suis furieuse contre moi... Je n'arrive pas à me remettre de l'évènement de tout à l'heure.

- Tu ne dois pas t'inquiéter, Jasper aussi a encore des problèmes avec le sang humain, et il est plus vieux que toi...

- Mais Jasper s'est longtemps nourri comme les nomades, mais pas moi... Je devrais être capable de ne pas attaquer !

- Mais non Bella, tu es trop exigeante avec toi même.

- Comment peux tu dires ça alors que si je tue des humains je ne pourrais plus vivre avec vous ? Je ne pourrais plus rester avec toi et je ne veux pas me séparer de toi...

- Tu t'inquiète pour ça ? éclata-t-il de rire.

Je ne répondis pas ne comprenant pas son hilarité. Je ne voyais pas ce qui avait de drôle dans le faite que j'avais peur de le perdre.

- Mais je ne vivrais jamais sans toi ! Je ne peux plus le faire, plus maintenant... Je t'aime Bella, dit-il en m'enlaçant.

- Carlisle a dit...

- Même dans la pire des situations, je me séparerais de ma famille pour être avec toi. Je veux maintenant que tu m'écoutes Bella.

Il courut chercher quelque chose dans un meuble et déclara :

- Depuis que j'ai compris que je t'aimais, j'ai su que je voudrais vivre le restant de tes jours avec toi. Maintenant que tu es immortelle, tu as beaucoup changé mais mes sentiments n'ont pas évolués et je veux qu'on vive éternellement ensemble. Qu'on soit liés l'un à l'autre pour toujours d'une manière officielle et tangible.

Il s'accroupit soudainement, tendit sa main qui contenait un petit coffret rouge ouvert laissant resplendir une bague magnifique.

- Isabella Swan, je t'aime, tu es la femme de ma vie et je t'aimerais toujours. Acceptes-tu de m'épouser ?