Notes de l'auteur : Salut à tous ! Voici la suite de mon hisoire (impression de déjà vu vu cette phrase non ? ^^) J'espère qu'elle va vous plaire autent qu'elle m'a plus. C'est un chapitre clé de ma FF mais je n'en dis pas plus, à vous de lire maintenant...
PS : J'en profite pour redemander : si vous souhaiteriez que je réponde plus à vos reviews.
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Chapitre 12
- Oui Bella c'est bien moi, ça fait un bout de temps depuis ta fuite non ? répondit-il.
Il souriait, comme dans tout mes souvenirs de jeunesse. Ses larges épaules et sa grandes tailles étaient les plus flagrantes preuves des changements qu'il avait subit au cours des dix dernières années.
- C'est vrai, mais je t'ai revu à l'enterrement de mon père.
- Je ne t'y ai pas vu.
- J'étais en quelque sorte déguisée...
La mine perplexe qu'il conservait depuis ma référence à la mise en terre de Charlie s'effaça. Son sourire réapparut et il me demanda :
- Et sinon, tu deviens quoi ?
Je ne répondis pas, mais il ajouta devant mon air ahuri :
- Je veux dire mise à part ta transformation...
- Bah je vis en France avec les Cullen et Clélia ma soeur, nous sommes juste revenu pour les noces.
- Je suis content que tu te marries et même si c'est un vampire, tu en es un toi aussi maintenant donc tout est bien qui fini bien.
- Si je survis à la cérémonie, je t'autorise à me le dire juste après, si tu acceptes d'être présent bien sûr ! déclarai-je en souriant.
- Merci de m'inviter Bella ! Mais es-tu sure que je ne dérangerai personne, les vampires et les loups ne sont pas fait pour s'entendre...
- Je t'invite Jack donc ne t'inquiète pas. Tu connais la date et l'heure ?
Il acquiesça, puis adoptant soudainement un air plus sombre il me demanda :
- Tu es au courant que ta famille et toi avez enfreins le traiter ? Sam et le conseil des anciens vont se réunirent pour décider de vous pardonner ou pas ?
- Comment oses-tu ! Je ne vois même pas quelles règles nous avons enfreintes !
- Bella, il y avait un traiter entre nous et les Cullen qui leur interdisaient de faire du mal à un humain, transformation comprise.
Il faisait fausse route et j'étais hors de moi :
- Ce n'est pas un Cullen qui m'a transformer mais Victoria, une vampire qui me voulais du mal sale chien galeux !
- Oh... Excuse moi, je me suis tromper. Je vais prévenir Sam, salut.
Et il s'en alla, aussi brusquement qu'ils étaient tous arrivés, je me retournai et rentrai au manoir. Je me demandais pourquoi il n'avait pas réagit à mon insulte et s'était défiler rapidement.
Mais ces pensées s'effacèrent quand je sentis ma soif réapparaitre me brûlant doucement la gorge. Si Emmett voulait une partie de chasse épique contre moi, au Goat Rock avec pour gibier de bons grizzlis bien enragés, il allait être servi. Il m'avait en effet demander cette chasse quelques heures auparavant ce que j'avais accepté avec plaisir.
Je rejoignis donc Emmett et nous partîmes avec Edward et Rosalie qui eux aussi manquaient de sang.
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Nous étions, Edward et moi, sur le chemin du retour dans la voiture que m'avait gentiment prêté Clélia. J'avais posé la tête sur l'épaule de mon futur mari qui conduisait avec une main sur le volant et l'autre tenant la mienne. La chasse avait été bonne et distrayante malgré ma défaite par rapport à Emmett qui avait tuer un grizzli en deux fois moins de temps que moi.
Depuis mon entrevu avec Jacob, je me posais des questions qui me tracassaient de plus en plus. Edward qui avait remarqué ma tension essayait de savoir ce qui me préoccupait. Décidant de ne pas lui cacher quoi que ce soit, je lui révélai la cause de ma tension :
- Je suis inquiète à cause du traité que vous avez passé avec les loups.
- Ah ! Et pourquoi ça mon amour ? Tu ne dois pas t'inquiéter, au contraire, cet accord assure notre sécurité.
- Oui mais j'ai tuer des humains, et s'ils l'apprennent, ils rompront le traiter et nous attaquerons.
Il fronça les sourcils n'ayant apparemment pas vu les choses sous cette angle. Mais il retrouva vite contenance et déclara :
- Effectivement Bella, s'ils venaient à en entendre parler, la meute pourrait passer à l'attaque. Cependant, il y a aucune chance qu'ils soient mis au courant, de plus nous sommes bien plus puissants qu'eux. Nous les décimerions tous sans qu'ils n'aient l'opportunité de blesser l'un d'entre nous.
Il paraissait sur de lui et sa confiance me rassura.
- Oui tu as sans doute raison. Mais l'idée de devoir me battre contre un ami d'enfance ne me plait que très peu.
- Alice verrait notre avenir disparaître et nous nous sauverions avant pour éviter ça. N'en parlons plus.
Le reste de la route se passa silencieusement, nous doublions beaucoup de voitures suivirent de près par Emmett et Rosalie.
La nuit était en train de tomber et il ne faisait plus jour depuis déjà une heure quand nous rentrâmes chez nous. Carlisle et Esmé, qui jouaient au échec nous saluèrent et nous demandèrent si nous avions fait bonne chasse. Edward leur répondit que oui et nous montâmes dans notre chambre après les avoir regarder finir leur partie.
Il faisait bien sombre maintenant, les épais nuages de Forks avaient décidé, comme souvent, de cacher la lune. Ce n'était certes pas gênant pour nous qui voyons parfaitement dans le noir le plus total, mais c'était bien moins beau. Contrairement à Edward j'aimais la nuit et la sensation de liberté qu'elle procure. Nous n'avons plus à nous cacher, plus de soleil et peu de lumière.
- A quoi penses-tu ? m'interrogea Edward, curieux de me voir ainsi devant la fenêtre ne s'approchant pas et restant assis sur le lit.
- A la nuit et a toi, répondis-je. J'ai une question à te poser aussi, ajoutai-je.
- Vas-y mon amour, m'incita-t-il d'une voix douce.
- Tu pourra m'aider à convaincre Alice de ne pas m'accompagner et de ne pas surveiller mon futur demain durant les courses que je vais faire avec Clélia ? Je ne veux pas qu'elle sache quel cadeau je vais lui offrir à elle et à toi.
- Bien sûr ! répondit-il apparemment étonné ne s'attendant surement pas à cette question.
Je me dirigeai vers lui et l'enlaçai :
- Merci.
La nuit passa vite, comme toutes celle en compagnie de mon mari. Contre toutes attentes, nous arrivèrent sans peines à convaincre Alice ce qui m'étonna fortement. La seule condition qu'elle m'imposa fut de lui promettre de l'accompagner faire du shopping dans le courant de la semaine.
Ce fut donc de bonne heure que nous partîmes Clélia et moi à Seattle dans ma magnifique Ferrari, qu'Edward avait fait livré depuis notre résidence en France. Nous arrivâmes une heure dix plus tard dans le centre ville, soit deux heures vingt de moins que les prédictions initiales du GPS.
- Bon on commence par les cadeaux vestimentaires, puis nous allons chez le bijoutier et j'irais ensuite t'acheter un cadeau...
- Pourquoi offres-tu des cadeaux quelques jours avant ton mariage ? me demanda soudainement Clélia.
- Parce que je vous aime, quelle question ! rétorquai-je faussement exaspérée. Et allons-y pendant qu'il n'y a personne.
- Bella, nous sommes mardi, il est neuf heure trente et les humains normaux sont en train de bosser.
- Alors dépêchons nous dans le cas où une foule de vampires a elle aussi eut l'idée de faire les boutiques dans les mêmes magasins que nous dans la même ville à la même heure, dis-je avec une voix espiègle.
- Tu es impossible, soupira-t-elle.
Les magasins étaient nombreux et variés, nous trouvions beaucoup de choses, pour Esmé, Rosalie et Alice mais je ne savais pas quoi offrir à Jasper, Clélia, Alice, Emmett et Edward.
- Que dis-tu d'une montre pour Jasper ? me proposa Clélia à qui j'avais fait part de mes interrogations.
- Oui excellente idée ! Tu penses que Emmett aimerait avoir une nouvelle batte de baseball en titane ? Il a cassé la sienne la dernière fois.
- Sans doutes, oui je pense que ça va lui plaire. Tu vois que tu as finalement des idées Bella !
- Ok ce que je te propose c'est que tu finisses de t'occuper de tout ce qu'on a commencé et je m'occupe du reste, ça te va ?
- Parfait, à toute à l'heure alors !
- A toute !
Je me retournai, sortis du magasin de vêtements, pris la direction de la zone industrielle où se trouvaient les magasins de sports. La beauté et la propreté des bâtiments diminuaient au fur et à mesure de mes pas me rappelant une situation embarrassante à Port Angeles où j'avais sans doute, grâce à Edward, échappé de justesse à un viol. Evidemment la donne n'était plus la même, j'étais une vampire et ne risquais donc plus rien. Les Loups pourrait toujours me tomber dessus mais je ne les pensais pas assez courageux. Une vampire attaquée par des loups-garou à Seattle, cela ferait un bon film. Cette pensée me fit sourire, moi qui ne regardais plus les nouveautés du grand écran me mettais à imaginer des navets.
J'étais maintenant bel et bien dans les quartiers défavorisés de Seattle et les différents types d'échoppes en témoignaient. Les sex shops, coutelleries, armureries et autres commerces peu humainement recommandable. J'étais sure qu'Emmett s'amuserait beaucoup avec un fusil de chasse 25mm mais je n'avais pas envie de faire du mal aux carreaux d'Esmé et encore moins de racheter des vêtements à Edward et Jasper sous prétexte que leurs derniers étaient pleins de petits trous.
Me servant d'une pub, je m'engageai dans une petite rue entre deux immeubles, prenant la direction indiqué par l'écriteau pour rejoindre le magasin de sport. Soudain, quatre silhouettes encapuchonnées apparurent devant moi, me faisant immédiatement prendre une position de défense. Inspirant pour capter un maximum d'informations, je me rendis compte que quatre autres vampires se tenaient aussi derrière moi.
- Bella, quel plaisir de te revoir ! lança une voix désagréablement familière.
- Tu n'as pas tellement changé, ajouta un autre vampire lui aussi reconnaissable à son timbre.
- Vous exagérez toujours maître Caïus, Bella à subit de grosses transformations ! s'exclama une autre voix dans mon dos appartenant à Démétri. Qu'en pensez-vous maître Marcus ?
- Je n'ai pas fait attention, répondit ce dernier avec lassitude.
- Laissons parler Bella, déclara Aro, elle doit avoir quelques questions n'est-ce pas très chère ?
Je ne répondis pas tout de suite préférant d'abords coller mon dos à un mur pour ne pas être attaquée par surprise. Ils formèrent donc un demi-cercle autour de moi conservant certaine distance pour pas que je me sente trop agressée. Aro était au centre, ayant Caïus à sa droite, puis Renata et Jane. A la gauche de mon dernier interlocuteur se trouvaient dans l'ordre Marcus, Eleazar et Démétri et derrière eux se tenait un autre vampire que je ne connaissait pas mais qui m'adressa un sourire suivit d'un clin d'?il.
- Bonjour à tous, dis-je gravement, vous êtes tous un peu en avance pour mon mariage non ?
- Oui c'est vrai, remarqua Aro visiblement désolé. Tu as donc sans doute deviné que nous t'abordons de la sorte pour une raison qui diffère de ton mariage. Mais laisse moi d'abord te présenter un nouveau membre de notre famille, Vladimir. Il est sans doutes le plus vieux d'entre nous et vient seulement d'accepter de rentrer dans notre famille. Bien qu'il soit originaire de Russie, il vivait en Angleterre dans la belle ville qu'est Londres avant de nous rejoindre.
- Enchantée de rencontrer une dame de vôtre beauté, me salua l'intéressé en s'inclinant.
- Merci, mais l'heure n'est pas aux compliments me semble-t-il, n'est-ce pas Aro ?
- Nous ne faisons que discuter pour l'instant Bella, ne te contrarie pas.
- Justement, nous ne faisons que discuter mais il est temps de parler sérieusement ! s'exclama Caïus.
- Paix cher frère, chaque chose en son temps... Comment va Edward ? demanda Aro.
- Bien merci de vous en préoccuper, répondis-je sèche. Je suis de l'avis de Caïus, parlons nous franchement.
- Bon si tu insistes nous allons te parler sans détour.
Il laissa planer sa phrase et tout ce qu'elle impliquait quelques secondes dans l'air. Puis continua :
- Nous te suivons depuis que tu as quitté Forks avec ta soeur. Je voulais simplement te saluer quand Eleazar, qui a récemment décidé de nous revenir, m'informa de ton pouvoir. Dès que j'eus pris connaissance de la nature de ton pourvoir, il me paru claire que je ne pouvais laisser un vampire tel que toi libre. Nous voulons donc que tu rejoignes notre grande famille Bella.
Je ne croyais pas ce que j'entendais... Ils voulaient que je me sépare de ce que j'aimais.
- Pas question Aro ! criai-je. Je vais me marier, j'ai déjà une famille, je refuse.
Il ne sembla pas surpris de ma réponse et répondit doucement :
- Ce n'est pas comme si tu avais le choix Bella... Je sais que tu es sans doute la vampire la plus puissante de ce monde quand tu as du sang humain dans tes veines. Le fait est que tu n'en n'as plus, et que Vladimir à le pouvoir d'influer sur les volontés temporels des gens. Il peut concrètement modifier le cour de l'histoire pour que toutes tes envies de nous nuire disparaissent pour l'éternité, du moins tant qu'il vit. Malheureusement son pourvoir se limite à ça et nous ne pouvons te forcer réellement de nous accompagner.
- Je peux bloquer les dons des autres Aro et cela avec ou sans sang humain dans les veines... soufflai-je ayant déjà comprit que mon pouvoir ne me protégerais pas.
- Tu ne peux bloquer que les dons dirigés contre toi, or celui-ci s'attaque à l'histoire ! jubila-t-il. Si tu avais gardé un régime normal, tu aurais surement put empêcher cela mais une fois que le don de Vladimir agira, sang humain ou pas, tu ne pourras rien faire.
Je ne le croyais pas, comment un seul vampire aurait-il la capacité d'outrepasser mon bouclier, c'était impossible. Mais je me rendis compte que j'en aurais sans doute été capable si j'avais disposé de toutes mes capacités. Non ! Je devais tenter quelque chose ! Pour Edward ! Pour Moi !
- C'est ce que nous allons voir Aro ! annonçai-je avec rage.
Je fléchis les jambes, me concentrai et m'élançai vers lui. Derechef il me lança un sourire et l'envie de les attaquer se volatilisa.
Je ne pouvais plus, c'était comme si j'avais oublié comment ordonner à mon corps de lancé l'assaut. Mes bras tombèrent le long de mes flanc en signe d'impuissance.
- Ecoute moi Bella, demanda Caïus. Tu vas allez voir ta soeur et lui dire que tu la quittes, elle et tous les autres membres de ta famille. Tu diras que te ne peux plus vivre sans sang humain, que tu ne veux pas séparer Edward de sa famille et que tu veux vivre seule, sans personne, est-ce claire ?
Non je ne pouvais pas leur infliger ça, pas à eux. Je ne savais que trop bien la douleur que l'on rentait une fois abandonnée d'un proche. Mais que pouvais-je vraiment faire ?
- Sinon ? m'inquiétai-je quasiment vaincue.
- Tu ne veux pas voir tout ce que tu aimes mourir dans d'atroce souffrance par ta faute Bella, énonça calmement Jane.
Je soupirai tristement, j'étais piégé et je devais suivre leurs conditions. Je ne voulais pas que ma famille disparaissent à cause de moi. Dès que j'eus compris ce qui me restais à faire, mon coeur se referma contenant toutes mes émotions. Souffrir pour préserver ceux que j'aime me semblais être une chose nécessaire si c'était la seule solution.
Quelle ironie, le pouvoir qui faisait de moi une vampire dangereuse et puissante allait se révélé être ma plus grande faiblesse. Mais comme Aro l'avait dit plutôt, je n'avais pas le choix.
- Je le ferais selon vos désirs, déclarai-je d'une voix dénudée d'émotions.
Aro et Caïus semblaient fous de joie, Jane laissa même apparaître un sourire et Renata desserra les poings.
- Très bien Bella, me sourit Aro. Tu vas d'abords allez assouvir ta soif puis tu iras voir ta soeur et tu lui diras tout ce que tu as à lui dire.
- Nous t'attendons demain à Volterra, ajouta Marcus l'air passablement ennuyé.
- Soit là, me conseilla Caïus avec un regard mauvais. Ou ta famille en payera les conséquences.
Vladimir me lança un regard de pitié. Il semblait désolé de ce qui m'arrivait mais ne paraissait pas regretter ses actes. Je me rendis compte, malgré mon état de choc, que derrière sa façade gentille et sympathique se cachait quelqu'un de totalement différent.
- Tu sais ce qu'il te reste à faire Bella, lança Aro. Allons-y nous autre, nous rentrons.
Et ils s'en allèrent laissant seul un vampire brisé, sans espoirs, souffrant de douleurs monstrueuses et d'une tristesse dépassant l'entendement.
