Notes de l'auteur : Merci de vos reviews à tous ! Voici la suite qui a certes mis du temps à venir et est en plus pas très longue. J'espère qu'elle vous plaira.
J'aime aussi savoir quel personnage vous plait le moins dans la famille Cullen. Cela ne risque pas vraiment d'influer sur mon histoire mais je ne voudrais pas commettre une erreur bête.
Bref je vous laisse lire
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Chapitre 13
Je devais me ressaisir, j'allais devoir agir de façon méthodique pour ne rien laisser paraître. Mes sentiments et mes émotions risquaient de me trahir. Je n'avais pas le choix, il fallait que je sois forte, pour leur survie à tous.
Pour convaincre Clélia, je savais exactement comment m'y prendre, mais pour le reste de ma famille le problème restait entier.
Les ordres d'Aro étaient clair : il voulait que je chasse en premier, ce fut donc à quoi je partis m'atteler. J'étais dans une grande ville et trouver une proie à mon goût n'était pas difficile, je la trouva en seulement quelque minutes. Le malchanceux, car c'était un homme, avait une vingtaine d'années, était grand, musclé, brun, et d'un parfum magnifique.
Je l'abordais d'une voix séduisante et sensuelle qui rendait chaque humains irrévocablement envouté par ma beauté, commune à notre espèce :
- Bonjours monsieur, j'ai eu un problème avec ma voiture qui est bloquée dans une allée et j'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider à manoeuvrer. Est-ce le cas ou dois-je demander à quelqu'un d'autre ?
- Je...j... Oui... enfin... non... mais... Je vous suis, balbutia l'homme.
Il était impressionné, avait la bouche grande ouvert et semblait presque inquiet. Mais surmontant surement ses inquiétudes, il me suivit, ce fut sa dernière erreur. Je pris la direction de la petite ruelle où m'avaient abordé les Volturi, lui demandant comment il s'appelait, ce qu'il faisait dans la vie, si il était marié... Sur le moment je pensais faire cela pour le retenir, pour qu'il garde confiance, mais avec le recul, je sus que je cherchais en réalité des détails qui pourraient le sauver en me convainquant de ne pas le tuer. Mais Josh vivait seul, était étudiant, sans femme ni enfant et ayant des parents qui ne le voyaient plus souvent.
Nous arrivâmes dans le petit passage, légèrement dissimulé sur la gauche et peu éclairé par les rayons du soleil. Ne voyant pas de voiture, il se retourna et demanda inquiet :
- Et bien où est-elle ? Il n'y a pas de v...
Je me jetai sur lui, ne le laissant pas finir sa phrase. Mes mains lui brisèrent la nuque avec précision, l'immobilisant et évitant ses cris tant gênant que dangereux. Je plongeai ensuite mes dents dans son cou, mordant sa jugulaire de toutes mes forces. Le liquide chaud s'engouffra dans ma bouche, se répandant dans ma gorge, étanchant ma soif, réchauffant mon corps et faisant réapparaitre l'ensemble de mes pouvoirs. Je buvais avidement le sang de cet homme, soulageant mon manque et ma frustration nutritionnel, trop longtemps accumulés depuis ma présence chez les Cullen. Je ne pensais plus qu'à boire encore et encore les moindres gouttes de ce corps. Les soubresauts de l'homme s'arrêtèrent en même temps que son coeur et le sang n'afflua plus dans ma bouche. J'aspirai les derniers millilitres restant et me reculai, contemplant tristement le cadavre du pauvre innocent que je venais d'assassiner. Je me dégoutais, aucun homme ne méritait ce que je venais d'infliger à celui-ci. Je l'avais séduit encouragé et froidement exécuté, ficelant de toutes pièces sa mort. Mais je devais être forte, passer ce cap, ce ne serait pas le dernier et je devais m'y habituer... J'essayai de me calmer, tentant de banaliser mes actes et enflammai les restes du pauvre malheureux qui était tombé sur un vampire qui devait subvenir à ses besoins.
Mes pouvoirs affluaient de nouveaux en moi, mais je n'arrivais toujours pas à vouloir nuire aux Volturi. Aro avait raison, tant que Vladimir vivrait, je serais éternellement lié à eux. Je disposais de l'ensemble de mes pouvoirs sans pour autant avoir la capacité de m'en servir contre mes réels ennemis. Une célèbre phrase me revint à l'esprit :
"Je n'ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. "
C'était exactement ma situation, Aro me pouvait me donner que du sang humain, des combats et de la tristesse. Mais il ne fallait pas y penser maintenant, j'avais une famille à trahir et un amour à briser, je ne voulais pas le faire, mais je le devait... pour eux.
Je pris donc la direction du magasin où j'avais laissé Clélia. Je devais l'approcher, lui parler et la convaincre qu'elle et tout les Cullen étaient un fardeau pour moi et que je ne voulais plus vivre avec eux. Si elle refusait de me croire, je n'aurais plus qu'à utiliser la force mais je refusais de penser à cette éventualité. J'arrivais devant la vitrine et aperçu ma soeur qui n'avait pas fini de payer. Elle tourna subitement la tête vers moi et commença à esquisser un geste de la main mais se ravisa en détaillant mon regard. Elle jeta les affaires qu'elle comptait acheter et sortie à toute vitesse en me demanda d'un voix inquiète :
- Que c'est-il passé ? Tu as craqué !
Mince ! J'avais totalement oublié la couleur pourpre de mes prunelles. Son ton accusateur avait faillit me faire baisser les yeux, ce que je devais m'interdire étant obligée dissimuler tout signe de remords.
- Oui, répondis-je simplement en haussant les épaules.
- Tu tues un humain et tout ce que tu trouves à faire me répondre avec un "oui" comme si ce n'était pas grave ! s'exclama-t-elle furieuse. Tu te rends compte ! Tu sais ce que va dire Carlisle ! Tu imag...
- Je t'arrête tout de suite Clélia. Je m'en fous ! Maintenant tais-toi et suis-moi.
J'avais dis cela avec une telle méchanceté qu'elle en resta bouche bée. Je fis volte face et commençai à m'éloigner. Clélia hésita, sembla réfléchir et emboita le pas. Je pris la direction de la voiture, avec la ferme volonté de sortir de la ville pour parler tranquillement avec ma soeur dans un bois non loin d'ici.
Elle ne posa pas de question, ni durant le trajet à pied, ni pendant la route qui nous enfonçait dans une forêt jusqu'alors inconnu pour nous deux. Je me garai sur le bas-coté, sortis de la voiture et me mis à courir en direction du centre de ce bois. Clélia me suivait toujours silencieusement et s'arrêta comme moi au bout de quelques minutes.
- Alors ? demanda-t-elle inquiète.
Son changement de ton vis-à-vis de ses derniers mots montrait qu'elle s'était posée beaucoup de questions durant le trajet.
- Je sais que cela ne va pas être facile à entendre Clélia, mais il faut que tu m'écoutes sans m'interrompe car c'est à toi de répéter mes mots à ceux que je considérais comme ma famille.
Je pris une grande inspiration inutile et commençai :
- J'ai effectivement tué un humain cet après-midi... Cependant ce n'était pas un accident comme tu as paru le croire tout à l'heure. J'ai en effet éliminé ce jeune homme par simple caprice, par pur envie de sang. Et grâce à ça, je me suis rappelé à quel point j'étais heureuse avant de vous connaître, toi puis les Cullen. Je buvais du sang humain, j'avais des pouvoirs qui me rendait puissante et personne de fragile me traînant dans les pattes. J'étais libre !
Puis tu es arrivée... Oh oui au début je t'ai trouvé adorable et gentille, mais je n'imaginais pas quel fardeau tu allais être. Tu es vite devenu insupportable, un boulet que je supportais nuits et jours sans relâche. Mais au moins je buvais du vrai sang qui me permettait de tenir le coup. Ensuite, ce fut le tour des Cullen, d'Edward l'homme qui m'avait tant fait souffrir et de Carlisle le vampire végétarien.
Au début, comme avec toi j'ai cru que je pourrais de nouveau aimer Edward et que je pourrais me passer de sang humain pour lui. Mais encore une fois, je faisais fausse route comme en témoigne ce meurtre d'aujourd'hui qui m'a ouvert les yeux. Je veux vivre seule, telle une nomade, me nourrissant d'humain et affrontant d'autre créature comme nous. Je ne souhaite plus rester avec vous.
Ma dernière phrase plana comme une vautour au dessus de la vallée de la mort. J'étais horrifiée par ce que je venais de dire. Clélia, de son coté, était anéantie et secouait frénétiquement la tête en signe de négation.
- Ce... ce n'est pas p... Je ne te crois pas Bella... Toutes ces années à mentir ? Non ! C'est impossible !
- Crois-tu que tu me laissais le choix ? rétorquai-je d'un air hautain. Tu étais seule et abandonnée, je t'appréciais suffisamment pour ne pas te laisser sans famille. Mais maintenant mes Cullen sont là et vous formerez une famille agréable.
- Et Edward ? demanda-t-elle dans un souffle.
- Quoi Edward ! Il n'y a pas d'Edward, il vivra sans moi et refera sa vie, c'est tout. Tu lui montrera cette scène en pensant et s'il m'aime réellement il comprendra !
Elle était maintenant à genou et ne bougeait plus, gardant la tête baissé sous le poids de la douleur. J'étais terrible, un monstre mais je n'avais pas le choix, je voulais qu'ils vivent.
- Je ne te laisserais pas partir ! s'exclama-t-elle en se remettant sur ces pieds.
Non non ! Ne m'oblige pas à te combattre ! Je ne voulais pas en arrivé là !
- Et comment vas-tu t'y prendre ? S'il faut t'immobiliser pour te prouver ma détermination alors je le ferais.
- Tu n'oseras pas m'attaquer ! Je le sais ! La Bella que je connais ne ferais jamais une chose pareille !
- La Bella que tu connais n'a été qu'un mensonge, qu'un personnage, rien de plus !
- Non !
Elle niait toujours et ne me laissait pas le choix, je devais la convaincre. Ce que j'allais faire était immonde mais m'entrainerai aucune séquelle grâce à notre régénération. Je me jetai sur elle et lui arracha une jambe. Elle hurla de douleur. Ce cri me perfora le coeur tandis que ma soeur se tordait de douleur devant mes yeux. " La seule solution ", me répétai-je sans cesse.
Clélia posa ses yeux sur moi je vis qu'elle me regardait comme si j'étais une inconnue. C'était ce que je voulais voir. Je me pencha sur elle, m'empara de son portable et composa le numéro d'Alice.
- Allo Clélia ? demanda la voix joyeuse de ma soeur. Besoin de moi pour votre shopping ?
Je lâchais le téléphone devant Clélia qui criait sous sa souffrance et m'éloigna en courant. Ils seraient tous sur les lieu dans quelques heures et il ne fallait pas traîner.
Je courrai jusqu'à la voiture et sautai dedans. Je fis demi-tour et me rendis au plus vite à l'aéroport de Seattle en essayant de ne penser à rien, je ne devais pas craquer maintenant. A la vitesse à laquelle je roulais, il ne me fallu pas plus d'une dizaines de minutes pour arriver. Garant n'importe comment ma voiture, je me lança au premier guichet et demanda d'une voix grave et tendue :
- Quant-est le prochain vol pour Florence en Italie ?
- Heu, je suis désolé mais il part dans cinq minutes, vous n'aurez sans doutes pas le temps d'enregistrer vos bagages à temps de plus l'avion est complet.
- Même en première classe ?
- En première... murmura la femme perplexe. Heu oui il reste des places. Vous en voulez une ?
- Oui et vite !
La femme surprise par mon ton soudain agressif s'affaira sur son clavier à une vitesse humainement affolante. Quelques secondes plus tard, elle me tendit un billet et je lui payai la note, d'un montant apocalyptique pour une place dans un objet volant.
- Bonne chance ! me lança la guichetière.
Je ne daignai pas lui répondre n'ayant plus de temps pour les civilités, et courrai vers les toilettes. Une fois hors de vue, je me rendis invisible, je me lançai à travers l'aéroport en courant le plus vite possible et en usant de tous les pouvoirs utiles dans cette situation. J'arrivais au terminal, plus que quelques mètres, j'y étais. Je me ruai une fois de plus dans les toilettes et réapparu au regards de tous.
- Dernière appel pour Mlle Swan qui est attendue au terminal six, porte deux, pour le vol en départ pour Florence, lança le haut parleur de ce maudit bâtiment.
Sortant des toilettes en trombe, je m'élançai vers le guichet d'embarquement.
- Ah vous voilà enfin ! s'exclama un homme d'une vingtaine d'années.
Ne répondant pas je lui tendis mon ticket. Il jeta un bref coup d'oeil dessus et me laissa entrer dans l'avion.
