Notes de l'auteur : Voici la suite !! Merci beaucoup pour vos reviews !!

aude77: Non Clélia n'est pas affectée par aucun pourvoirs vampiriques quel qu'ils soient... Regarde au chapitre 4 ;)

Tomy-chan22: Merci pour ta review désolé pour les fautes, je fais de mon mieux.

Hannah : Merci et tu verras bien pour la suite...

Je ne sais pas combiens de livre il y aura ...

Bonne lecture !!

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Chapitre 14

J'étais allongée sur la paillasse de ma chambre fixant le plafond richement décoré avec des motifs et des dorures splendides. Ce chef d'oeuvre était si parfait que même mes propres yeux ne voyaient aucune imperfection. Malgré la beauté de ce travail, il ne m'impressionnait toujours pas. J'avais une définition de la splendeur qui m'était propre et qui s'appelait Edward. Il me manquait tellement, le sentiment de manque ne disparaissait jamais, même pendant les missions de plus en plus dure que me confiait Aro.

Mais la qualité de la décoration de ma chambre reflète surtout la haute estime à laquelle me tiennent les trois frères. Même Caïus ne tarissait plus d'éloges à mon égare, quoi de plus normal ? Je les battais tous, je remplissais des missions soit disant impossibles et je me tenais à carreau. Quand je repense à mon arrivé ici il y a déjà vingt ans, j'ai envie de sourire.

Aro m'avait accueillit à bras grands ouverts comme la fille prodige qui rentre cher elle, me demandant si j'avais fait bon voyage, si j'allais bien et surtout si j'étais prête. Il m'avait donné une petite chambre inconfortable et me conseillait de ne pas y passer trop de temps. L'entrainement avait commencé le jour qui suivait mon arrivée. Ils s'étaient très vite rendu compte, au dépend de Jane, que je maitrisais déjà mes pouvoirs sur le bout des doigts. En revanche, bien que déjà fortement aguerrie au combat rapproché, Démétri m'avait tout simplement immobilisée en quelques secondes. Ce n'était heureusement pour moi plus le cas actuellement, et Vladimir avait cessé de se moquer de moi. Si il n'était pas la cause directe de ma séquestration au sein des Volturi, je crois que je pourrais bien l'apprécier réellement. Cette espèce de grosse brute, finement éduquée me rappelais Emmett, il adorait se battre, préférait mourir plutôt que de fuir ou de se cacher et était malheureusement fidèle corps et âme à mes bourreaux. Il était trop fier de faire parti du groupe des trois assassins des Volturi pour prendre le risque d'être dégradé et évitait donc soigneusement de parler avec moi de la manière exacte qu'il employait pour utiliser son pouvoir. Je l'avais déjà touché et j'avais son don en moi mais je ne savais pas m'en servir. Démétri toqua à ma porte :

- Bella ? Aro, Caïus et Marcus ont une mission pour nous, et nous demandent.

Je poussa un soupir, encore quelqu'un à assassiner...

- J'arrive !

- Tout de suite ! répliqua Démétri, ne crois pas que je vais attendre que tu te changes.

Il avait beau essayer d'être sympa, des fois mon partenaire ne pouvait s'empêcher de me commander et de devenir pesant.

Je sortis rapidement de ma chambre, Démétri avait tout de même raison, je ne devais pas faire attendre les vieux.

Le fusillant d'un regard noir, je lui lançai :

- La prochaine fois que tu me parles sur ce ton je t'égorge à l'entrainement, n'oublie pas que je suis ton supérieur.

Nous nous mîmes à marcher en direction du bureau dans lequel nous recevions habituellement nos missions.

- Pfff tes menaces ne m'atteignent pas, fit-il en levant les yeux au ciel.

- Tu as raison, je ne t'agresserai pas... Je demanderais juste à Aro de te dégrader.

Il se stoppa net :

- Tu oserais me faire ça ? demanda-t-il d'une voix inquiète.

- Je me gênerais pas !

Démétri baissa la tête visiblement vaincu et se remit à avancer, lui aussi tenait à son rang.

Nous arrivâmes en silence devant l'entrée du lieu de notre rendez-vous, Vladimir nous attendait.

-Vous m'avez bien fait languir, déclara ce dernier, à tel point que j'ai cru à un moment devoir céder à mon impatience et venir moi même vous sortir de votre poltronnerie.

- Bella a mit du temps à sortir de sa chambre, répondit calmement Démétri.

- Cela ne me m'étonne gère, bien j'avais plutôt à l'esprit un acte pusillanime de ta part.

Alors qu'il s'apprêtait, à répliquer, je déclarai :

- Paix Démétri, l'heure n'est pas au conflits internes, on nous attend.

- Bien dit Bella, lança la voix froide d'Aro au travers de la porte, entrez nous en avons assez de patienter.

Nous pénétrâmes donc tous les trois dans la pièce où étaient assis notre précédent interlocuteur ainsi que ses deux frères.

- Voici en quoi va consister votre mission, déclara Caïus, vous allez vous rendre à Moscou où un groupe de cinq vampires se manifestent un peu trop.

- Transformations trop nombreuses ? demandai-je.

- Non, ils deviennent de plus en plus puissants et nous inquiètes, me répondit tranquillement Aro. Ils sont plus vieux que nous et savent trop de choses à notre goût. Ils pourraient devenir un sérieuse menace si nous ne nous en occupons pas.

- Pourquoi ne pas les forcer à rejoindre notre cause ? demanda Démétri.

- Ils sont bien protégés, Vladimir n'en n'a pas les moyens étant limité à une seule modification et nous ne pouvons répandre l'idée que nous obligeons nos membres à rester avec nous.

- Notre mission n'est pas absconse : on les extermines tous ! N'est-ce pas ? s'exclama Vladimir.

- Exactement, rigola Caïus.

- J'espère que cette mission sera plus ardue que la dernière fois !

- Ne t'inquiète pas Vladimir, elle ne manquera pas de l'être, déclara froidement Aro.

- Comment s'appelle ce clan ? voulus-je savoir.

- C'est une famille : les Morozov.

- D'accord, nous partons tout de suite ! s'exclama Démétri.

- Oui faites donc !

Vladimir et Démétri partirent se préparer, je me retournai et m'apprêtai à faire de même quand Aro me demanda :

- Tu n'oublieras pas de faire le plein en sang humain avant de partir ?

Je poussai un soupir :

- Non ne t'inquiètes pas, je le ferais.

- Une dernière chose : je te serais gré d'écouter les éventuels conseils de Vladimir. Il connait très bien la Russie y étant, comme tu le sais, originaire et a déjà fréquenté ce clan pendant de longues périodes. J'ai une totale confiance en lui, mais les Morozov étaient pour ton partenaire l'équivalent des Cullen pour toi alors restes sur tes gardes, compris ?

Je ne pu m'empêcher de hausser un sourcil, ce que Aro ne vu pas étant moi même de dos. Comme ça Vladimir avait appartenu à une famille... Mais s'ils étaient si proche, comment ce fait-il qu'il accepte de tous les tuer ?Bof, décidément il était vraiment taré ce vampire.

- Je tacherais d'écouter ces remarques et de le garder à l'oeil, maintenant, si tu le veux bien, je dois aller me préparer.

- Bien, deux humains ne vont pas tarder à te rejoindre dans ta chambre. Fait bon voyage !

- Merci, dis-je en quittant la pièce à mon tour.

Je détestais me nourrir d'humains que je ne chassais pas. On ne pouvais pas chassé avec les Volturi, Volterra était zone interdite et les permissions pour sortir de la ville se faisaient rares. Grâce aux missions, j'avais quand même quelques petites traques pour moi, mais rien de bien régulier. Dans ces moments là, j'évitais de repenser à l'abstinence de mon ancienne famille, elle me rendait morte de honte et me faisait froid dans le dos. Je ne pourrais plus garder un régime si stricte et je comprenais mieux Jasper.

Lui aussi me manquait ainsi que sa femme, ma meilleure amie, Alice. Quand je me remémorais tous ces moments avec eux, Carlisle, Esmé, Rosalie, Jasper, Emmett, Alice, Clélia et Edward, une vague de désespoir me submergeait. La seule que je n'arrivais pas à regretter était Julia... Je sais que cette rancune n'avait pas lieu d'être mais je ne pouvais pas m'en débarrasser.

C'est avec ces sinistres pensées que rentrai dans ma chambre pour choisir quelques tenues. La discrétion étaient de mise, mais je ne devais pas oublier le faite que la Russie était un pays où les humains n'étaient pas légèrement vêtus et que nous devions attaquer avec nos capes noires et nos têtes encapuchonnées dans cette dernière. C'était une sorte de lubie de la part d'Aro, il disait que cela faisait naitre en nos ennemis la crainte des assassins de Volterra, augmentant ainsi le pouvoir des Volturi.

Les minutes passèrent et mon choix se porta donc un vêtement tant chaud que pratique que je pourrais mettre avant le déclenchement des hostilités. Ma cape serait quant-à elle enfilée avant notre attaque, par dessus ma tenue de combat. J'étais en train de m'imaginer à quoi ressemblerait le lieu de notre affrontement quand des odeurs alléchantes effleurèrent mes narines.

On toqua à la porte :

- Oui, entrez ! incitai-je d'une voix douce visant ainsi à calmer mes prochaines victimes.

Deux hommes de grandes tailles m'apparurent. Les deux étaient trapus, musclés et devaient contenir une quantité de sang qui aurait étanché la soif de n'importe quel vampire en manque. Il avaient l'air hypnotisés et ne semblaient pas se rendre compte de ce qu'il leur arrivait. Voulant leur épargner la moindre souffrance, je les firent tomber dans un profond sommeil. De plus, leur rythme cardiaque en était ralenti ce qui me permettait de boire à mon allure et de ne pas ressentir l'habituelle pression du sang s'engouffrant violemment dans ma bouche.

Une fois ma soif étanché, je téléphonai au préposé de la disparition des corps et je partis avec mes affaires au parking pour attendre mes deux autres coéquipiers. C'est sans surprise que j'aperçus Vladimir accoudé à notre voiture attendant patiemment.

Je m'installa au volant de mon ancienne Audi TT, invitant mon partenaire présent à me rejoindre. Il ne fit pas prier et se jeta à la place du mort après avoir préalablement posé ses affaires dans le coffre.

J'étais contente d'avoir pu récupérer mes voitures d'avant, ce n'étaient malheureusement pas réellement les mêmes autos mais Aro m'avait autorisé à me racheter mes ex-modèles.

Démétri arriva quelques minutes plus tard et nous partîmes dès ces bagages posés dans l'arrière.

Le vol vers Moscou fut long et ennuyeux, bien qu'en première classe. Les occupations manquaient dans un avion quand on était un vampire.

Nous arrivâmes vers 8 heures du matin à la célèbre capitale Russe. Nous ne perdîmes pas une seule seconde et nous nous jetâmes dans notre voiture, préalablement réservée, dès notre sortie de l'aéroport. Nous devions d'abord repérer la famille dangereuse, puis choisir le meilleur lieu et le moment le plus propice pour notre attaque.

Peu de vampires résidaient à Moscou, la ville qui s'adaptait pourtant a la perfection avec notre mode de vie, ne séduisait que rarement les éventuels visiteurs de notre espèce. Les Volturi eux même avaient pensé habiter ici, mais Marcus avait détesté l'ambiance qui émanait de ce lieu.

Quoi qu'il en fut, Démétri n'avait pas mis beaucoup de temps à trouver la trace d'une famille contenant cinq individus. Ils vivaient légèrement en bordure de la capitale, dans un coin tranquille, ce qui n'avait rien d'étonnant. Fixant notre assaut la nuit suivant, nous louâmes une chambré dans un luxueux hôtel pour conserver les apparences.

J'étais maintenant assise dans un canapé depuis déjà deux heures, et je ne savais vraiment plus quoi faire pour tromper mon impatience.

- Du calme Bella, il va falloir que tu patientes encore une nuit et un jour alors arrêtes de t'agacer, je vais devenir fou ! s'exclama Vladimir.

Prenant la mouche, je lançai d'une voix agressive :

- Très bien ! Je vais chasser !

Et je sortis d'un pas vif en claquant la porte.

- Une bonne chose de faite, chuchota Démétri a mon autre coéquipier tout en sachant que je pouvais encore les entendre.

- J'ai entendu, dis-je à son attention.

- J'espère bien, annonça-t-il pour me provoquer.

Bien que l'envie de casser quelque chose régnait en moi, je contrôlai mes émotions et partis en quête d'un terrain où je pourrais trouver des proies.

Moscou était une grande ville, mais elle possédait une grande zone forestière à son nord-est. C'était fort de cette information que j'avais pris la route me menant au lieu où je pourrait étancher ma soif. Les rues que je traversais abondaient de touristes, de petits commerces et de gens étranges aux regards humains. C'était le charme que je trouvais à cette ville, attrayante mais sélective. Une fois arrivée dans un endroit plus propice à la chasse, il m'avais fallu que très peu de temps pour tomber sur deux marcheurs avaient suffi à étancher ma soif. Mais alors que j'allais repartir retrouver mes partenaires, une odeur familière m'effleura les narines. Malgré sa particularité je n'arrivais pas à remettre de nom sur cette senteur qui appartenait sans aucun doute à un vampire.

Je me demandais vraiment qui était ce fameux personnage et quel lien avait-il avec mon passé. C'était ainsi rongée par la curiosité que me mis à suivre la trace de cet inconnu. Elle me menait de plus en plus profondément dans la forêt. Normalement, continuer plus loin aurait été dangereux, même pour un vampire, mais ne faisant moi même pas parti de la normalité, je n'avais pas de scrupules à ne pas interrompre ma progression.

A fur et à mesure, l'odeur augmentait en concentration et devenait de plus dans l'air. Je savais que je n'étais plus très loin du but et ce fut en débouchant sur une clairière que je l'aperçus.

De dos et à moitié accroupie, elle était en train de s'abreuver d'un loup et ne semblait pas ne m'avoir remarquée. Brusquement, elle se releva et se retourna d'un bond, adoptant une attitude offensive. Comme nous tous, le temps n'avait pas eut le moindre effet sur ces traits qui étaient restés les même que dans mes souvenirs. Ces derniers perdirent de leur agressivité quand ses yeux dorés commencèrent à scruter attentivement mon visage, laissant peu à peu place à un vif étonnement.

Prenant une inspiration, elle demanda d'une voix pleine de suspicion :

- Es-tu bien Isabella Swan ?

- Je crains que cette jeune fille soit légalement morte depuis longtemps, cependant on peut dire que j'ai été cette personne, répondis-je légèrement sèche.

J'avais réellement pensé que si je la revoyais, j'aurais éprouvé une certaine joie pourtant cette rencontre me laissait de marbre. Je n'arriverais décidément pas à me séparer du sentiment de rancoeur que créait en moi Julia.

Mais au delà de tous mes sentiments, une question me semblait primordiale et je ne pouvait pas m'empêcher de la poser :

- Tu es avec les Cullen ?

Poussant un léger soupir, elle plongea son regard dans le mien.

- Pourquoi ? Depuis quand tu t'occupes d'eux ? lança-t-elle en me fusillant des yeux. Tu ne crois pas leur avoir fait assez de peine ? Tu ne penses pas avoir ruiné assez de vies comme ça ? J'ai due les quitter figure toi ! L'ensemble de la famille était devenue dépressive, Edward ne ressemblait plus qu'à un cadavre. Tout ça pour quoi ? Pour un caprice de ta part alors ne me parle plus d'eux ni de ta soeur Clélia qui, au passage, est entrée dans un mutisme total. Part ta faute, elle n'a pas réussi à garder la tête sur les épaules...

J'étais sonnée, je me doutais bien que ma disparition ferait de la peine aux Cullen, que ma soeur m'en voudrait et qu'Edward serait triste. Mais je pensais qu'ils s'en remettraient, qu'ils m'oublieraient et qu'ils passeraient à autre chose.

Julia quant à elle continuait à déverser son venin et sa rage sur moi avec des paroles tant dures que cruelles. Levant la main je l'interrompis :

- Et maintenant, tu vis où et avec qui ?

- Puisque tu poses la question, je suis retournée dans ma première famille qui m'a accueillit à bras grands ouverts. Je retourne de temps en temps revoir les Cullen qui commencent, mis a part Clélia et Edward, à aller mieux.

Soudain la cruel réalité m'apparut et je restai figée d'horreur.

- Combien de membres comporte ta famille ? demandai-je d'une voix inquiète.

- Quatre, cinq avec moi, mais je doute que tu la connaisses, elle est bien plus vielle que la famille Cullen ou celle que tu as bien pu fréquenter.

- Dis toujours...

- La famille Morozov est une puissante famille, même les Volturi nous craignent et quand l'heure sera venue, nous supprimerons cette autorité ! s'emporta Julia.

- J'en doute, mais nous verrons. Je dois y allez, je suis quand même heureuse de t'avoir revue et je te souhaite bonne chance pour la suite.

- Merci, répondit-elle étonnée.

Je lui tournais le dos et m'apprêtais à partir quand Julia ajouta :

- Heu Bella, repenses bien à tout ce que tu avais avant de les quitter, si tu changeais d'avis, eux aussi t'accueilleraient chaleureusement.

Ne répondant pas, je m'élançai vers notre hôtel, la tête pleine de pensée plus ou moins macabre, mais je devais prendre une décision. Soit je m'en tenais au plan, soit je prenais le risque de reporter la mission, d'attirer la colère d'Aro et tout ce qui va avec, soit je fuyais, refusant d'éliminer Julia et exposant les Cullen à de sévères représailles. Exposé comme cela le choix semblait évident, la mort de Julia n'était pas si catastrophique que cela.

J'arrivai devant l'entrée de notre chambre, y entrai et me jeta sur le lit qui trônait au milieu de la pièce sous les regards critiques de mes deux coéquipiers.

- Alors cette chasse ? me demanda Démétri. Fructueuse ?

- Très, je me suis régalée ! m'exclamai-je en formant des traits joyeux sur mon visage pour le tromper sur mon état mental actuel.

- Et bah ça ce voit hein, tu es plus joyeuse qu'à l'ordinaire !

- Est-il possible que ta chasse ne soit pas la seule cause de cette étrange folichonnerie ? me questionna Vladimir. N'as-tu plutôt pas hâte d'en découdre avec nos antagonistes ?

Me forçant d'adopter un air malicieux je lui répondis :

- Sans doute moins que toi, mais mon impatience commence à devenir difficilement contenue.

Jetant un regard sur ma montre, je me rendis compte qu'il allait encore falloir attendre avant de passer à l'attaque et je m'allongeais sur mon lit.