Notes de l'auteur : Salut à tous et à toutes, comme vous allez pouvoir le lire, voici la suite de mon histoire. A l'instar de tous mes autres chapitre, j'espère que celui-ci vous plaira et je tiens à m'excuser pour le temps que j'ai mis pour l'écrire. Je n'ai pas vraiment de raisons valables donc je ne vous en donne pas :p.
Je vous remercie en tout cas pour quelques reviews, mais j'ai la désagréable impression que ma fiction ne remporte pas de réel succès :( Tant pis ! En tout cas je m'amuse à l'écrire ;)
Bonne lecture ! (j'espère).
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Chapitre 15
Vladimir se leva et commença à revêtir sa cape noire, en tournant le tête, je me rendis effectivement compte que le réveil affichait déjà l'heure à laquelle nous avions décidé pour quitter l'hôtel et finir notre travail.
Tout en enfilant moi aussi ma tenue, je repensais à ce que j'avais choisi pour Julia et j'avais vraiment du mal à m'y faire. Elle n'avait jamais compté réellement pour moi, cependant Ed... lui, l'appréciait et elle l'avais vraiment aidé dans ses moments difficiles. Je n'étais pas heureuse de devoir la tuer, je me dégoutais de plus en plus mais je devais accomplir cette mission, comme toutes les précédentes et comme toutes les prochaines, c'était comme ça.
Une fois tous prêt, nous sortîmes et j'allai payer pour notre chambre pendant que Vladimir et Démétri partirent faire chauffer la voiture. Le montant bien l'exorbitant me laissa de marbre, nous étions dans un des plus luxueux hôtel de Moscou et il n'avait rien d'étonnant à ce que le prix aille avec la qualité du service.
A peine avais-je rejoins la voiture que Vladimir démarra, faisant glisser les pneus sur la glace. Comme avant chacune de nos attaques qui précédaient celle-ci, un silence de marbre régnait dans la voiture. Nous connaissions déjà le plan parfaitement, et aucun problème n'allait ne risquait d'apparaitre, il ne servait donc à rien de s'étendre en paroles inutiles.
Les rues sombres de Moscou étaient vides maintenant et les rares humains que l'on pouvait apercevoir paraissaient peu recommandable pour leurs semblables.
Dans ces moments là, l'inactivité faisait errer mes pensés à des sujets trop sensibles et la tristesse me submergeait inévitablement. Je repensais à tous ceux que j'avais tué, estropié et menacé, me disant que mon arrivée chez les Volturi créait beaucoup de malheurs.
Au début, je pensais vraiment qu'Aro et ses frères travaillaient pour protéger le secret de notre existence, mais je m'étais vite rendue compte qu'en réalité ils ne défendaient que leur propre cause. Et au fur et à mesure, j'avais vu que chaque vampire que je tuais ne représentait pas un danger pour notre race mais pour les Volturi uniquement. Seulement, je n'avais pas mon mot à dire et mes belles idées ne servaient qu'à me dégouter de mes propres actes.
Si Carliste ou Esmé avaient été à ma place, qu'auraient-ils fait ? J'eus un pincement au coeur, repenser à eux me faisait toujours de la peine.
- On y est Bella, me murmura Vladimir me sortant des mes rêveries.
Le remerciant d'un signe de tête je jetai un bref coup d'oeuil autour de moi, détaillant chaque parcelle de l'orée du bois qui s'étalait devant moi puis j'entrais dedans. Mes partenaires se mettent derrière moi et Démétri m'indiqua qu'ils nous avaient senti et qu'il nous attendaient.
Nous débouchâmes sur une clairière circulaire et vaste, ils étaient effectivement là, à l'autre bout et optaient pour une position agressive. Pendant que nous nous approchions d'eux, j'eus un flash-back, revoyant la fois où James et son clan nous avait rencontré pour jouer, les Cullen et moi. A la différence prêt qu'on allait pas s'amuser avec eux.
- Que voulez-vous ? lança brusquement un vampire qui semblait âgé.
- Du calme Andreï, riposta Vladimir, t'énerver ne servira à rien, votre perte est résolue.
- Tu parais bien sûr de toi cher frère, rétorqua l'intéressé. N'oublies pas que lors de notre dernier combat, tu avais mangé la poussière.
- J'étais jeune, et les choses ont changées, mon entrée dans le clan des Volturi à fait de moi un combattant hors pair !
Alors qu'Andreï réfléchissait aux dernière paroles de Vladimir, je me rendis compte que ce dernier avait laissé tomber son beau langage au profit d'une expression claire et agressive. Le regardant, je me rendit compte qu'il était en proie à une anxiété croissante ce que je n'avais vu auparavant.
- Vous êtes donc envoyé par les Volturi...murmura l'un d'entre eux. Ils sont redoutables et leurs chasseurs sont soi-disant surdoué. De plus, leurs pouvoirs sont tellement développés qu'ils ne s'abaissent même pas au combat rapproché, éliminant leurs adversaires d'un simple regard. Terrifiant ! fit-il en faisant semblant de frissonner. Dommage que toute cette puissance ne pourra être utilisée contre nous, soupira ce vampire trop sûr de lui à mon goût.
Mais ces revendications, bien que peu probables, n'auraient servies à rien si elles n'avaient aucun fondement et ne devaient donc être prises à la légère.
- Peux-tu nous expliquer cette tirade passionnante ? le contrariai-je, désireuse d'obtenir de plus amples informations.
- Bonne technique, jeune vampire, mais elle se serait révélée inefficace si je n'étais pas clément, déclara Andreï. Je vais donc t'éclaircir les nébuleuses paroles de mon ami. Ce que Lelizar veux dire par là, c'est qu'il peut établir une certaine zone dans laquelle aucun dons ne peut fonctionner, protégeant ainsi les personnes se trouvant dedans de toutes attaques, tant venant de l'intérieur que de l'extérieure.
Tout en écoutant ces paroles, je tentais en vain d'enflammer mes adversaires. Les choses prenaient un aspect désagréable, nous étions en difficulté numérique face à des vampires plus vieux et donc plus habitués à l'art du combat de proximité. Comment se fait-il que Vladimir ne m'avais pas prévenu ! Lui jetant, un coup d'oeuil je vis qu'il était tout aussi surpris que moi, nous n'avions pas prévu ce cas de figure.
- Découvrez-vous, qu'on voit la tête de nos futures victimes ! s'exclama Julia. Et que je découvre ton visage Vladimir, toi qui à tant fait souffrir ma famille adoptive. Je ne t'ai certes pas connu, mais ma haine est forte et je veux te voir trembler !
D'un même geste nous retirâmes nos capuches, prenant une expression impassible. Mes muscles se contractèrent en pensant à la réaction que Julia aurait quand ses yeux quitteraient le visage de Vladimir pour aller se poser sur le mien, ce qui n'avait pas tardé à ce produire. Ses traits se déformèrent de stupeur et elle s'écria :
- Bella ! Mais tu... Pourquoi es-tu avec ces monstres ! Es-tu réellement de leur coté ?
Malgré les 50 mètres nous séparant, je voyais clairement au fond de ses yeux qu'elle n'arrivait pas à y croire. Quelques secondes passèrent, et semblèrent durer plusieurs éternités. Elle baissa finalement la tête et murmura pour elle même :
- C'est pour ça que je t'ai croisé dans le bois... Je n'ai même pas pensé que tu pouvais faire parti de nos futurs assaillants.
J'étais déchirée, je ne devais pas lui dire que je ne voulais pas la tuer, je ne pouvais pas lui raconter tout et je n'oserais pas faire marche arrière. Je tenais finalement à elle et j'allais la tuer, certaines choses étaient décidément mal faites.
- Pouvez-vous énoncer les charges retenues contre nous avant de débuter ce combat ? demanda Andreï, visiblement las de ces pertes de temps.
- Des charges ? s'étonna Démétri. Mais il n'y a pas de charges, nous sommes les assassins des Volturi, nous ne rendons pas justice, du moins pas ici. Nous existons pour servir leur intérêt, considérez ça comme une guerre de clan !
Un murmure parcouru quatre des cinq vampires ennemis... Pensaient-ils réellement que les Volturi s'occupaient uniquement de préserver le secret de notre race ? Seul Andreï ne semblait pas étonné et se retourna vers sa famille :
- Que vous avais-je dis ? Les Volturi ne protège plus tous les vampires et ils ne se préoccupent plus que d'eux même. C'est pour cela que nous devons rejoindre nos frères d'Amérique du Sud !
Je ne portai plus aucunes attentions aux phrases qui suivirent, ces accusations ressemblaient à ceux de toutes nos précédentes victimes et j'avais d'autres problèmes. Jetant un vif regard à mes deux acolytes, je déclenchai l'assaut.
Nous fîmes tous un bond d'une vingtaines de mètres en arrière et nous écartâmes en cercle conservant une petite distance d'écartement entre nous. Il fallait qu'ils s'occupent tous les autres pendant que je tentais d'éliminer Lelizar et mes partenaires devaient avoir compris que c'était notre meilleure option.
Ils ne perdirent pas une seconde et attaquèrent les Morozov tentant de scinder leur groupe en deux. Démétri provoqua Andreï et un autre vampire en les frappant et en les attirant vers lui tandis que Vladimir écopa des trois membres restant dons Julia et ma propre cible. Je restais sur mes appuis, prête à m'élancer sur Lelizar dès que ce dernier s'éloignerait légèrement du centre du combat entre son anciens et ses actuels frère et soeur. Vladimir ne semblait pas avoir trop de difficulté et poussa même mon objectif à l'écart, me l'offrant sur un plateau. En revanche Démétri, malgré la mort qu'il avait donné à un de ses opposants en le démembrant, commençait à peiner sous les attaques de plus en plus puissantes et de plus en plus rapide d'Andreï. Je ne pouvais malheureusement pas l'aider, je devais tuer le maudit vampire bouclier et je mettais déjà jetée sur lui.
L'habitude d'utiliser son pouvoir avait fait de lui un combattant redoutable. Il était vif, intelligent retord et doué, il avait déjà retourné la situation et m'obligeait à défendre. Mais je savais moi aussi bien me battre et les séances d'entrainement intensif d'Aro n'y étaient pas pour rien. Feintant à la tête avec ma mains gauche, puis à la cuisse droite avec l'autre main, je lui décrocha un magnifique coup de coude sous sa mâchoire qui amplifié par la pression de ma main gauche sur celle de droite fit percuter mon articulation du bras sur mon adversaire avec un bruit de roche brisée. Projeté à l'autre bout de la clairière, il me donna l'occasion de vérifier où en était mes partenaires.
Vladimir était seul face à Julia qui lui avait retiré une main et Démétri avait quant-à lui perdu un bras entier et risquait de perdre bien plus dans les prochaines minutes. Je devais faire vite où nous risquions de perdre Démétri et je doutais que Vladimir et moi pouvions l'emporter contre Julia, Andreï et Lelizar. Ce dernier s'était d'ailleurs relever et avait un rictus de haine sur son visage, notre rapide cicatrisation devait avoir mal ressoudé les os de son coup et de sa mâchoire car sa tête s'inclinait sur sa droite d'une façon peu naturelle. Sa bouche quant-à elle restait close et il n'arrivait apparemment pas à la rouvrir, j'en concluais que ses fractures du haut avait dues se ressouder avec celle du bas. Il ne pourrait pas me morde et c'était temps mieux, j'avais un point de moins sur lequel je devait me concentrer.
D'un bond je me propulsai vers lui pour en finir au plus vite et tentai de lui asséner un violent coup au buste. Aucune feinte n'était nécessaire, il ne pouvait pas prendre le risque de le bloquer au risque de ce briser les bras et devait donc éviter, enfin c'était ce que j'aurais fait. Mais il se passa quelque chose que je n'avais pas envisagé, au moment de l'impacte il se décala sur la droite, s'empara de mon bras et utilisa la puissance de ma frappe pour m'envoyer valdinguer contre un gros tronc qui explosa sous le choc.
J'étais sonnée et je savais que je devais me remettre sur mes jambes et continuer à battre mais il m'avait déjà rejoins. Il saisis par le col et me décrocha une droite qui me fit de nouveau voler, déchirant ma tenue de cérémonie. Cette fois je ne perdis pas de temps et me remis dès que je touchai le sol. Je me débarrassai du reste des lambeaux de mon ex-tenue, ne gardant que celle de combat que j'avais mise par dessous.
Soudain, je me rendis compte que je souffrais à l'endroit où Lelizar m'avait frappé et découvris qu'il m'avait déboiter l'épaule. Avec les Volturi j'avais réussi à passer le cap de la douleur physique et je recevais celle-ci comme une simple information. J'allais la remettre quand mon adversaire relança son assaut, et du le repousser avec un bras en moins. La tache était encore moins aisée mais je parvins à trouver une faille et l'expédier, d'un efficace coup de pied circulaire dans le thorax, à l'autre bout de la clairière. Après avoir remise mon épaule, je me lançai sur lui, je le clouai au sol a.
Plongeant mon regard dans le sien, je vis qu'il était terrorisé mais je n'avais pas le temps de m'apitoyer sur son sort, si je trainais trop mes partenaires en souffrirais d'avantage. Je le démembrai et quand sa tête fut séparée de son corps, je poussai un soupir de soulagement en sentant mes pouvoirs de nouveau affluer en moi. J'enflammai les restes de Lelizar et relevai la tête pour voir où en était Vladimir et Démétri. Ils étaient mal en point mais tenaient encore debout, Julia avait été tuée mais Andreï n'avait rien. Son sourire arrogant s'effaça quand son regard se posa sur la colonne de fumé qui s'élevait du corps de ma victime et il eut un mouvement de recul. Grondant avec haine, Andreï se jeta sur moi pour venger la mort de son défunt frère, mais il s'embrasa avant même d'avoir pu m'atteindre.
C'était fini, nous avions accompli notre mission et il ne nous restait plus qu'à rentrer. Le soleil commençait déjà à ce lever et comme le disait souvent Vladimir : " Tout passe trop vite quand on se bat ! ".
Je laissais juste suffisamment de temps à mes coéquipier pour récupérer leurs membres arrachés afin qu'ils retrouvent le plein usage de leurs moyen et nous quittâmes cette maudite clairière. Aucun humain ne saurait qu'il y avait eut une bataille ici et personne ne saurait qui à commandité cet assassina.
Il ne nous fallut que peu de temps pour rejoindre la voiture, et dès celle-ci en vue, Vladimir s'empressa de prendre la place du conducteur pour éviter de perdre la moindre minutes. Plus nous serions loin, plus les chances éventuelles pour remonter jusqu'aux Volturi diminuaient, une chose à laquelle Aro tenait. Il ne voulait pas que la communauté vampirique s'imagine qu'ils semaient la terreur parmi les rebelles. Prenant mon téléphone portable, j'appelai ce dernier comme il l'avait demandé.
- Oui Bella, répondit sa voix mécontente au bout de la première tonalité. J'attendais ton appel avec une certaine impatience.
- Je suis désolée mais il y a eut des complications, je vous raconterais. Nou...
- Non, me coupa-t-il fermement, toi tu vas m'écouter. Il baissa d'un ton pour que seul moi entende. Vous décollerez non pas à Moscou mais à Samara, demande à Vladimir, il doit connaître. Pour le reste je vous laisse vous débrouiller mais ne tardez pas trop, un débriefing et une autre mission vous attendent.
Et il raccrocha sans un mot de plus.
- Heu Vlad, tu sais où est Samara non ?
- Me prends-tu pour un ignare ou me poses-tu cette question dans une intention concise ? me répondit-il légèrement surpris.
- Ce n'est pas une réponse, remarqua Démétri d'un haussement de sourcil.
- Bah Samara est une ville Russe située à un bon jour de route de notre position, peux-tu maintenant t'expliquer Bella ?
- Nous devons décoller là-bas...répondis-je simplement déjà plongée dans mes pensées.
Les deux se retournèrent vers moi et me demandèrent pourquoi devions-nous faire cela, qui l'avait demander et dans quel but. Ma réponse tenait en trois mots : " Aro / Paranoïa / Discrétion ", mais je ne daignait pas la leur donner, les envoyant se faire voir d'un geste de la main. Ils n'avaient pas à poser de questions, je n'étais pas tenue de leur répondre et je voulais pouvoir réfléchir tranquille.
Les derniers jours avaient été fort en émotions et je n'avais pas eu le loisir de pouvoir me concentrer pour apaiser le trou qui se formait dans ma poitrine. J'avais trop pensé aux Cullen, à Clélia et en particulier à Ed... lui. De plus, l'assassina de Julia n'arrangeait pas les choses. Je n'avais certes pas porté le coup mortel, mais j'étais plus que simplement impliquée dans sa mort et par ma faute, une personne à qui tenait mon amour, une personne qui l'avait aidé avait disparu à jamais.
Je m'en voulais tellement que j'enflammai sans le vouloir un des sapins qui défilaient devant la vitre sur laquelle je m'appuyais. Démétri cria quelque chose comme " Fait attention ! " mais je ne relevais pas, ne voulant pas rentrer dans une conversation avec qui que ce soit.
Hormis mes sinistres pensées, le voyage nous séparant de Samara se déroula sans encombre et grâce à notre état de vampire, nous n'avions pas eu besoin de dormir ne perdant ainsi que peu de temps.
La voiture fut rendue à un loueur qui était chargé de la ramener à l'aéroport de Moscou en échange d'une somme relativement correcte pour cette commission.
Quelques heures plus tard nous étions dans l'avion qui nous ramenait en Italie, et ce trajet se déroula pour moi de la même manière que celui en voiture. De semblables pensées m'assaillirent et je savais que si j'avais été humaine, mes rêves n'auraient été que de sinistres cauchemars.
Heureusement le temps passa vite et nous nous retrouvâmes très vite à Volterra, devant le bureau d'Aro qui m'avait clairement demander de passer dans son bureau avec Vladimir et Démétri dès notre retour pour notre prochaine mission. J'étais pour une fois anxieuse, le chef Volturi ne nous avait jamais envoyé directement après notre retour, ce qui ne présageait rien de bon. Mais la voix de ce dernier mit fin à mes réflexions :
- Entrez donc !
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Suspense suspense !!!
