Notes de l'auteur : Salut à tous et a toutes ! Voici la suite de mon histoire (oui je sais ça fait longtemps que j'ai pas donné de signes de vie) mais bon je fais comme je peux. Je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie pour les reviews que j'ai reçu.
Bonne lecture
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Chapitre 16
Nous pénétrâmes donc tous dans la pièce, Aro était comme à son habitude assis à son bureau mais seul, ses deux autres frères semblaient l'avoir abandonner. Une partie de chasse à deux sans doute... Ses traits, bien qu'impassibles n'arrivaient pas à masquer le trouble qui brillait dans ses yeux pourpres et sa main droite pianotait nerveusement sur le bois de sa table.
Il me fixa durant toutes la durée de mon récit ne changeant pas d'attitude et se contentant de jeter un coup d'oeuil à l'un de mes partenaires de temps à autre. Quand j'eus enfin fini, un grand silence s'imposa et Aro ne se décida à le troubler qu'après de longues minutes.
- J'avais une mission pour vous qui devait être exécutée au plus vite, commença-t-il, seulement les nouvelles que tu m'apportes changent la donne. En vue de la difficulté que vous avez eu pour battre les Morozov, un sérieux entrainement aux combats rapprochés semble inévitable. Si par malheur vous retomber face à des ennemis aux pouvoirs analogues et légèrement plus perfectionné dans la bataille au corps à corps, je crains pour votre survie.
- On commence quand ? s'enquit Démétri.
Aro haussa un sourcil :
- Vous ne souhaitez pas vous reposer un peu avant ? Le voyage à du être long et vous avez peut-être des choses à faire avant ?
- Nous sommes tous fin prêt ! s'exclama Vladimir.
Le chef Volturi eut un bref sourire et nous demanda alors de nous rendre dans les caveaux où d'autre membres nous y attendaient et où nous allions donc devoir tous les affronter de divers façons.
Les entrainements s'enchainèrent alors sans pose ni temps libre donnant l'impression qu'il ne cesseraient jamais. Nous ne cessions de suivre les conseils de vieux vampires nous enseignant ce qu'ils appelaient "Le Deuxième Art Vampirique Originel". Les frères Volturi avaient fait dépêcher, dans le secret le plus total, les plus grands spécialistes en combat de vampires des quatre coins du globe. Ceux d'où étaient nées toutes les légendes humaines sur notre espèces, ceux qui n'avaient cessé de se battre depuis leur naissance, des centaines d'années auparavant.
Les plus ages d'entre eux devaient sans doute avoir le double de l'age des Volturi et il était incroyable qu'ils soient toujours en vie après une existence dévouée à la lutte.
Quand je leur avais demandé pourquoi ne prenait-il pas le contrôle de toute notre communauté, un d'entre eux avait simplement répondu qu'il avait passé sa vie à se battre et qu'il ne voulait pas perdre du temps en batifolant, un autre m'avait expliqué qu'ils avait beau être puissant, ils étaient dépourvu de tous pouvoirs.
Nous étions rentré à Volterra depuis déjà une bonne semaine et Aro ne nous avait toujours pas demander d'arrêter les exercices. Je ne me sentais pas fatiguée, j'étais juste las de tous ces combat à répétition, de cette routine assommante où chacun des coups de l'adversaire paraissaient de plus en plus lent. Les éviter était devenu un mécanisme et ceux, qui au début nécessitaient toute mon attention, demandaient maintenant autant de concentration qu'il me fallait pour marcher, me permettant ainsi d'utiliser une autre petite partie pour être plus efficace offensivement et le reste pour des pensées peu joyeuses.
Les crimes que j'avais commis revenaient me hanter et je me dégoutais de plus en plus. J'essayais de me convaincre que je n'y étais pour rien, que les seuls fautifs restaient les frères Volturi, mais une voix au fond de moi me rappelait que je n'étais pas forcée de commettre ses meurtres et que le bras qui avait frappées mes victimes m'appartenait.
" Tu veux protéger ton ancienne famille ? disait-elle. Mais ne crois-tu pas que cette volonté de protection cause plus de souffrances que d'apaisement ? Et puis mis à par eux, combien d'humains as-tu tué par pur faiblesse ? Pour seulement assouvir ta soif de sang criminelle ? "
Et elle continuait comme cela, en m'évoquant les familles et les amis de gens que j'avais cruellement assassiné. Cette voix née de ma culpabilité risquait de me rendre folle et je devais trouver un moyen de la faire taire en rachetant mon âme.
- Stop ! s'exclama le timbre qui appartenait à Caïus. Nous pensons que vous êtes enfin prêt à affronter des ennemis puissants en utilisant uniquement votre corps. Il est temps que vous partiez dans une autre mission, reposez-vous une heure et venez nous voir dans notre bureau.
Enfin tout s'arrêtait, enfin je n'avais plus à marteler des corps qui auraient pu être ceux d'amis ou de proches. J'allais pouvoir me poser quelques minutes.
Démétri et Vladimir semblaient eux aussi satisfait que cet entrainement cesse, et comme à son habitude mon l'équipier Russe avait apparemment hâte de commencer.
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Nous étions maintenant tous réuni en face du bureau d'Aro attendant que ce dernier assis derrière le meuble, débute le briefing :
- Comment s'est passé votre entrainement ? demanda-t-il, faussement inquiet.
Comme toujours, il avait déjà la réponse à cette question. Les Volturi avait toujours contrôler tout ce qu'ils entreprenaient, il n'était donc finalement pas étonnant qu'ils fassent de même avec leurs conversations. Un moyen comme un autre d'éviter tout conflit sans doute...
N'attendant d'ailleurs aucune réponse, le chef Volturi continua :
- Comme vous l'a dit Caïus, une nouvelle mission vous attend. Autant vous prévenir tout de suite, elle s'annonce... délicate et je ne m'attend pas à ce que vous en reveniez tous indemne. Cependant...
- Une sorte d'opération suicide en quelque sorte... soupira Démétri légèrement inquiet.
Marqué par notre dernière mission, il se montrait plus méfiant et plus réticent face aux missions d'Aro.
- Crois ce que tu veux, tu n'es pas là pour commenter mais pour obéir ! lança Caïus, égal à lui même.
Du coin de l'oeil, j'aperçus un large sourire s'étirer sur le visage de Vladimir et les épaules de Marcus s'affaisser témoignant de sa lassitude.
- Et en quoi consiste-t-elle ? m'enquis-je gravement.
- Tu aurais déjà ta réponse si ton partenaire savait tenir sa langue Bella, me calma Aro qui avait décelé mon impatience et ma frustration.
Depuis quelque temps déjà, je n'arrivais plus à utiliser les dons de ceux que j'aimais et cette nouvelle facette de mon pouvoir m'énervait. Mon futur me restait illisible, je devais donc m'être réellement attachée à Alice car avant je pouvais utiliser sa capacité. Je commençais à comprendre pourquoi je n'avait jamais pu utiliser le dons d'Edward correctement.
- Vous allez partir en Amérique du Sud éliminer un groupe important qui ont clairement des intentions non pacifistes.
- Non pacifiste ? s'enquit Démétri.
- Roxane, John, Tonny et Sam sont mort. Je les avais envoyé là-bas pour seulement les menacer et non pour agir, les rebelles l'ont apparemment mal pris.
Les quatre visages des feux sous-fifres d'Aro défilèrent dans ma tête et mon cerveau classa l'information comme secondaire.
- Important ? demanda Vladimir qui abordait un sourire encore plus large.
- Suffisamment important pour faire disparaître quatre des notre sans encaisser aucune pertes. Ce qui est impressionnant quand on connait le dons de Tonny. Et si un seul d'entre vous répète encore ce que je dis, il re-part pour deux mois d'entrainement...
Un frisson s'empara de moi, certes les vampires envoyés n'étaient pas indestructibles, mais c'était grâce à Tonny que je pouvais enflammer tout et n'importe quoi. Qu'ils soient tous morts pouvait être compréhensible, mais qu'ils n'aient emporté personne avec eux dans leur trépas était peu rassurant.
En leur jetant un regard, je vis que mes deux compagnons semblait partager mes réflexions et que Démétri n'en était pas rassuré. Mais ils restaient encore quelques points que je voulais éclaircir et je mis donc mes inquiétudes et celles de mes coéquipiers de coté.
- Pourquoi, si le danger est si grand, n'envoyez-vous donc pas tous membres de la garde régler ce problème ? proposai-je à Aro.
Il n'eut cependant pas le loisir de répondre, son frère Caïus s'empressa de s'écrier :
- Tu vois, eux aussi pense comme moi ! Nous devons en finir une bonne fois pour toute avec cette bande de fauteurs de troubles. Ils seront une sérieuse menace, un grave danger pour nous et notre espèce si rien est fait. Ne prenons pas de risque en essayant d'étouffer l'affaire et faisons de leur cas un exemple pour tous, rappelons aux membres de notre espèce pourquoi notre nom était respecté !
Aro ne répondit pas et pris son menton entre ses mains réfléchissant gravement à cette proposition. Visiblement, elle le tentait mais il finit par déclarer qu'ils ne pouvaient pas prendre un tel risque et que cette solution radicale nous apporterait plus d'ennemi qu'elle nous en supprimais.
- Malgré leur offensive envers nos membres, il n'ont pour l'instant pas enfreins de règles, continua Aro, si nous les attaquons sans motifs valables aux yeux de la communauté nous allons perdre notre réputation déjà faiblissante.
Il se tourna vers nous trois et ordonna :
- Dans deux heure, vous devez être dans un avion pour Mexico.
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Comme la dernière fois, j'avais emporté les mêmes affaires, le voyage s'était déroulé de la même façon et nous allions procéder de la même manière : observation, réflexion et enfin action.
En revanche, cette satanée ville de Mexico me rappelait de nombreux bon souvenirs qui, eux, avaient le défaut de m'en remémorer de moins agréables. Une pensé vers ma toute première soeur que j'avais froidement immobilisé me fendit le coeur. Et la voix qui me avait l'habitude de me tourmenter réapparue continuant de m'accabler.
Nous étions une chambre minable d'un vieil hôtel crasseux attendant patiemment la nuit pour aller chasser. L'avantage des grandes villes du Sud était que la disparition d'une demi-douzaines d'humains par nuit n'étonnait personne et les journaux ainsi que la police ne s'en intéressaient que rarement. Un environnement donc propice aux développement de clans Vampiriques, qu'ils soient dotés de beaucoup de membres ou non.
De plus certains d'entre nous organisaient des sortes de safaris, ils venaient en groupe et celui qui trouvait la plus belle prise gagnait. Bien sûr, Aro tentait désespérément de dissuader ces types de rendez-vous, qu'il jugeait trop risqué, et avait réussi à limiter le nombre de ces attroupements à 2 fois par ans. Le motif légal de notre attaque serait donc "Le dépassement de la limitation des traques organisée nuisant au secret de l'existence de la race des Vampires". Un tissu de balivernes qui pouvaient quand même paraître plausible aux yeux d'éventuel survivant si nous échouions.
Comme le disait Aro, "un échec ne doit pas déstabiliser l'ensemble du groupe" et il assurait donc ses arrières en inventant un faux motif. Enfin je ne me faisais pas d'illusions, si nous mourrions, Aro annoncerait juste aux mécontents que nous n'étions pas sous ses ordres au moment de l'attaque.
- C'est bon, il fait enfin nuit ! s'exclama Vladimir, me tirant de mes réflexions.
Démétri qui était mort de soif me jeta un coup d'oeuil et se jeta dans les escaliers devant mon hochement de tête l'autorisant à y aller.
- Bon bah bonne chasse à toi ! Je vais faire un tour dans les quartiers touristiques, personne ne se doute qu'un vampire va chasser la-bas, déclarais-je.
Il haussa les épaules, montrant que cette information ne l'intéressait que moyennement et s'en alla d'un pas vif. Poussant un soupir, je ne tardai pas faire de même étant pressée par la brulure de plus en plus dérangeante de ma gorge.
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La nuit était belle. Les touristes déambulaient en couple dans la rue à la recherche d'un restaurant, les cluber d'une boite de nuit et les jeunes d'un bar mais quasiment tous les humains ne rentraient pas à leurs hôtels. Les nuits de Mexico étaient connues pour leurs fêtes et cette réputation était bien méritée.
J'entendais un mélange peu agréable de musique de night club, de conversations humaines et de tintement de verres me faisant regretter de ne pouvoir marcher dans cette ville durant les désertes heures chaudes.
Encore une fois, ces ruelles me rappelaient ma rencontre avec ma soeur. Je me détestais, avoir infligé un tel traitement à la première qui a été là pour moi hantait toujours et sans cesse ma conscience.
"Tu es un monstre ! déclara cette voix déjà bien connue provenant de mon imagination, comment as-tu pu faire cela ?
- Je n'avais pas le choix, je devais protéger les Cullen ! répliquais-je pour me défendre.
- Et ta soeur, tu ne devais pas la protéger elle aussi ?
- J'ai pris le meilleur choix entre ceux dons je disposais !
- Tu as choisi la facilité, tu sais aussi bien que moi que ta disparition n'aurait pas mit ta famille en danger. Tu n'as pas su te sacrifier pour eux alors qu'ils l'auraient tous fait pour toi !"
C'est souvent de cette façon que ce terminaient ces habituelles conversations, je n'avais rien à répondre à ce dernier argument. J'avais conscience que mes remords me rendaient folle mais je l'acceptais, une juste punition me semblait-il.
Le soleil se levait dans quelques heures et j'avais donc du temps pour débuter la phase d'observation de nos futur ennemis. Je savais que je devais débuter mes recherches dans les endroits peu fréquenté de la cité : les quartier pauvres. Formellement déconseillés dans tous les guides touristiques, ils semblaient être les seuls endroits pouvant héberger dans le secret un groupe de vampire.
Je cherchais depuis maintenant une bonne demi-heure, me fiant à mon seul odorat pour détecter des parfums provenant de vampire et je venais seulement de trouver une piste qui ne se révélait n'être que celle de Vladimir.
Curieuse, je décidai de la suivre voulant savoir où celui-ci était allé et emprunta une ruelle plus étroite. Sa trace était récente et il ne devait pas être loin; elle me fit arriver devant une sorte d'escalier menant dans une cave. Désireuse de voir ce qu'avait trouvé mon partenaire, je le descendis et m'enfonçai le long du couloir de roche qui sillonnait le sous-sol tel un tunnel de taupes.
Aux murs était accrochées de petites lampes électriques qui n'éclairaient sans doute pas suffisamment pour permettre à un humain de circuler sans se cogner aux parois de la galerie.
Après quelques longue minutes de marche, je débouchai sur une grande salle vide, l'obscurité toujours présente ne m'empêchait pas de clairement distinguer un groupe de personnes qui eux aussi m'observaient.
J'étais surprise, de voir leur sourire s'étirer comment pouvaient-ils me voir et surtout pourquoi ne les avais-je pas sentis ? Mais quand mon regard croisa celui de Vladimir et que je vis qu'il était tenu par deux hommes, je compris.
J'avais tout droit foncé dans un piège...
