Merci aux lecteurs qui ont aimé ce début d'histoire, elle est toujours en cours de traduction, je ne l'ai pas abandonnée. D'ailleurs voici la suite, enjoy !
Chapitre 2
La nuit tombait alors que les Pevensie se préparaient à aller au lit. Après avoir aidé Mme Macready à débarasser, Susan s'était retirée dans sa chambre sans avoir parler à quiconque depuis qu'ils étaient rentrés de l'école.
Au même moment, dans la chambre des garçons, Edmund s'était immédiatement endormi après le dîner tandis que Peter continuait à regarder fixement le plafond sombre que la lune extérieur venait éclairée faiblement. Cela faisait plusieurs jours que les nuits blanches se succédaient, Peter passant ses nuits à s'inquiéter pour Susan. Cela le tuait de voir combien elle avait changé en pire et s'en voulait de ne pas remplir correctement son rôle de grand frère. Peter se rappela la promesse qu'il avait faite à sa mère il y a tout juste un an en lui promettant de veiller sur les autres. Et bien que les gens de son monde et de Narnia trouvaient qu'il faisait du bon travail à s'occuper de sa famille, Peter était convaincu qu'il avait le plus échoué avec Susan.
Un long soupir de déception s'échappa de ses lèvres alors que Peter repoussait ses couvertures et quittait la chambre dans l'espoir de trouver quelque chose de plus productif à faire. Une fois à l'extérieur, il vit que la porte de la chambre des filles était légèrement entre-ouverte. Alors qu'il se rapprochait pour les surveiller, il trouva Susan assise à la fenêtre dans l'obscurité. Se demandant ce que faisait sa soeur, Peter frappa légèrement à la porte et entra lentement dans la chambre.
"Susan," murmura-t-il alors que le regard de la jeune fille restait fixé sur la fenêtre. "Je peux entrer ?" Il n'y eu aucune réponse alors Peter entra dans la chambre et marcha vers elle. Sa vision nocturne s'améliora et il constata que Lucy n'était pas dans son lit. "Oû est Lu ?" demanda Peter curieusement aussitôt qu'il fut aux côtés de Susan près de la fenêtre.
"Elle est en bas," répondit finalement Susan sans un regard pour lui. Peter hocha simplement la tête.
"Je vois..."
Susan soupira alors qu'elle le regardait enfin. "Qu'est-ce que tu veux, Peter ?" demanda-t-elle d'un ton brusque, le prenant au dépourvu. Il y eut un moment de silence comme Peter l'étudiait soigneusement, souffrant de voir qu'elle n'appréciait plus sa compagnie.
"Je veux retrouver ma soeur," lâcha-t-il tristement alors qu'elle se tournait lentement vers lui.
"Elle est juste en bas, Peter."
"Je parle de toi, Susan," répliqua-t-il en l'interrogeant de son regard.
"De quoi tu parles ? Je suis toujours ici."
Il soupira profondément. "Tu sais ce que je veux dire." Susan l'avertit d'un regard et se tourna de nouveau vers la fenêtre. "Tu n'as pas été toi-même depuis que nous avons quitté Narnia."
"Je t'ai dit que j'allais bien," gémit-elle d'irritation tout en allant de la fenêtre à son lit. Susan s'assit et leva les yeux vers Peter. "Combien de fois devrons-nous en parler ?"
"Tu peux nier tout ce que tu voudras, mais quelque chose te dérange. Je le sais, les autres le savent."
Elle gémit. "Pourquoi tu ne peux pas juste lâcher l'affaire."
"Tu es celle qui doit lâcher prise, Susan," se disputa Peter alors qu'elle levait les yeux au ciel.
"S'il te plait, arrête."
"Tu es trop calme ; tu es devenues une étrangère pour ta famille," continua Peter tandis qu'un mélange d'émotion bouillonnaient en lui. "Lucy pleure presque toute les nuits. Edmund ne peut plus supporter celle que tu es devenues."
"Arrête !"
"Je souhaite juste que tu puisses me laisser t'aider si je le peux."
"Mais tu ne peux pas m'aider, Peter ! Tu ne peux pas !" s'exclama-t-elle tandis que des larmes coulaient de manière incontrôlée sur ses joues. Son front se plissa sous l'explosion soudaine. "Tu ne peux pas me ramener Narnia." Tout ce temps, Susan avait pû contenir ses émotions et les cacher à ses frères et soeur, mais cela faisait si longtemps - il y avait certains aspects de sa vie qu'elle ne pouvait pas contrôler.
Peter se précipita immédiatement à ses côtés et l'enveloppa de ses bras pour la réconforter. "Chut... chut... ca va aller," dit-il en caressant ses cheveux alors qu'elle enfouissait son visage dans sa poitrine. "Je suis désolé."
"Je suis désolé, Peter," dit-elle entre deux sanglots. "J'ai cru que je pourrais oublier et aller de l'avant, mais je ne peux pas. Je... je ne peux pas." Il ferma ses yeux avec bienveillance alors qu'il serrait fort Susan pour lui transmettre tout son amour dans cette étreinte. Elle continua à pleurer, ouvrant son coeur à son frère après l'avoir garder enfermé pendant si longtemps. Peter écouta attentivement et sincèrement. "Et quand j'ai cru l'avoir vu, j'ai ressentis de l'espoir bien que je sache que nous ne puissions jamais revenir, j'ai cru qu'il serait toujours avec moi." Susan le regarda lentement de ses yeux tristes qui lui brisèrent le coeur. "Mais il n'est pas celui que j'espère, Peter et maintenant je dois faire face au fait qu'il ne reviendra jamais, que nous ne reverrons plus jamais Aslan ni Narnia."
Il fallut plusieurs minutes à Susan pour se calmer alors que Peter baissait ses yeux de honte. "Je suis désolé de t'avoir laisser tomber."
Elle se tourna vers lui avec étonnement. "Quoi ? Comment peux-tu dire une chose pareille ?" Susan essuya rapidement ses larmes tandis qu'elle lachait Peter et s'asseyait sur son lit, fouillant ses yeux tristes. "Si l'un de nous à laisser tomber l'autre, c'est moi."
"Je n'ai pas été un très bon grand frère avec toi ces deux derniers mois."
Ele gloussa, incrédule. "Ne sois pas ridicule, Peter." Il y eut un moment de silence alors qu'elle posait une main sur son épaule. "Maman serait si fière."
Peter la regarda et sourit faiblement. "Je ne suis pas capable de nous ramener à Narnia, mais je veux que tu saches que tu n'es pas seule."
"Je sais, " répondit-elle avec soulagement. "Et je te remercies Peter de ne pas perdre espoir en moi."
...
Après s'être réveillé en entendant Peter et Susan parler entre eux dans l'autre chambre, Edmund descendit à la cuisine pour prendre un verre de lait quand soudain il vit Lucy assise toute seule près de la cheminée, regardant fixement le feu. "Qu'est-ce que tu fais encore debout ?" demanda Edmund alors qu'il se dirigeait lentement vers elle en attachant sa robe de chambre autour de sa taille. Lucy détourna son regard des flammes et lui sourit.
"Je n'arrive pas dormir."
Il soupira en s'asseyant à côté d'elle sur le canapé. "Moi non plus, je n'y arrive pas."
Edmund et Lucy partagèrent un moment de silence alors qu'ils continuaient à fixer le feu qui commençait lentement à s'éteindre. Tandis que les flammes s'affaiblissaient et devenaient plus petites, un vent soudain remplit la pièce. Edmund et Lucy echangèrent un regard abasourdis, se demandant d'oû le vent pouvait venir, sachant que les portes et les fênetres de la maison étaient toutes solidement fermées.
Aussitôt que le vent arrêta de souffler et que la pièce redevint silencieuse, le feu s'eteignit brusquement. Edmund et Lucy se regardèrent, terrifiés, dans la soudaine obscurité. "Peut-être qu'il est temps pour nous d'aller nous coucher," suggera-t-il alors qu'il se levait en saississant la main de Lucy.
Alors qu'ils étaient sur le point de monter, Edmund s'arrêta au milieu de la pièce, ressentant soudain un courant electrique le traverser. Il lâcha brusquement Lucy alors qu'il avait l'impression que quelque chose le frappait. "Ahh !" grogna Edmund de douleur alors qu'il remuait furieusement. "Qu'est-ce qui m'arrive ?"
"Aïe !" hurla Lucy en eprouvant elle aussi le choc. Elle leva vers son frère de grands yeux etonnés alors qu'il s'effondrait. "Edmund !"
...
Ce fut le bruit des vagues qui réveillèrent Lucy de son profond sommeil alors qu'elle ouvrait lentement ses yeux, s'adaptant la lumière du soleil. Elle etudiait l'environnement autour d'elle - de la belle plage de l'île aux collines au-dessus d'eux oû se trouvaient les ruines de Cair Paravel - alors qu'elle se relevait et se tournait vers Edmund qui dormait paisiblement côté d'elle.
"Edmund ! Edmund ! Reveilles-toi !" Lucy se laissa tomber directement sur lui et commenca à secouer son frère vigoureusement. "Reveilles-toi ! Nous sommes à Narnia ! Reveilles-toi !"
Edmund grogna. "Descend de moi, Lu." Il poussa doucement sa jeune soeur et s'assit, frottant ses yeux de fatigue. Ils s'élargirent aussitôt qu'il se rendit compte qu'ils ne se trouvaient plus dans la maison de Londres. "Sommes nous à..."
"Narnia. Oui, Edmund. Oû pourrions-nous etre sinon ?" répondit Lucy avec agitation alors qu'elle prenait sa main et l'aidait se relever. "Allez !"
"Attends," Edmund s'arrêta alors qu'il observait leur environnement avec attention. Il n'y avait aucun doute dans son esprit qu'ils se trouvaient à Narnia, exactement sur la même île oû ils avaient atterit la seconde fois. "Tu ne te demandes pas pourquoi nous sommes ici ?"
La question du comment et pourquoi ils se retrouvaient soudain à Narnia n'avait pas traversée l'esprit de Lucy. Tandis que le silence de la reflexion persistait dans l'air, le crépitements des feuilles perturba leurs pensées, figeant Edmund et Lucy de stupeur, regardant autour d'eux avec inquiétude. "Tu as entendu ?"
Lucy acquiesça alors que le bruit s'amplifiait et se rapprochait. Edmund et Lucy se tournèrent, faisant face à la forêt alors qu'il aggripait fermement l'épaule de Lucy. Edmund se baissa pour ramasser une branche en bois par terre et la tînt fermement devant eux à deux mains. "Restes derrière moi, Lucy," dit-il d'un geste protecteur tandis qu'elle se cachait derrière son frère.
"Qu'est-ce que tu vas faire avec cette branche ?"
Edmunt grogna à Lucy. "Je n'ai pas vraiment d'épée sous la main, n'est-ce pas ?" Il se tourna de nouveau vers la forêt alors que les bruits de feuilles et de pas s'intensifiaient. "Qui est là ?"
"Posez votre arme, votre Majesté." Edmund haleta malgrés lui alors que la noble souris Ripitchip se présentait devant lui. "Je vous assure de ne vous causer aucun mal." Lucy apparut aux côtés d'Edmund, un sourire sur le visage, et se baissa pour le saluer.
"Ripitchip ! C'est si bon de vous revoir."
La courageuse créature sourit alors qu'il saluait respectueusement ses Majestés. "Et je suis heureux de vous revoir."
Edmund rit de soulagement en jetant sa branche par terre.
"Combien de temps a passé ici ?" demanda-t-il avec curiosité, tout en regardant autour de lui avec interêt.
"Cela fait exactement quatre ans, votre Grandeur," répondit une autre voix familière tandis qu'ils se tournaient pour faire face au nain debout devant eux.
"Trompillon !" hurla Lucy en se précipitant pour le serrer dans ses bras et lui sourit d'extase.
Il s'inclina en souriant faiblement. "C'est bon de vous revoir, chère petite amie," répondit Trompillon alors que Edmund captait un regard de tristesse entre le nain et Ripitchip. Il les regarda avec curiosité. "J'ai peur que nous vous ayons appelé trop tard," dit-il en fronçant le sourcils, leur révélant la corne magique qui avait autrefois appartenue à la Reine Susan.
Les deux plus jeunes Pevensie fronçè rent leurs sourcils de confusion. "Que se passe-t-il exactement ici ?" demanda Edmund. "Pourquoi nous avez-vous appelé ?"
Le nain continuait à fixer la souris. "Devrais-je leur dire, ou tu préfère le faire ?"
Ripitchip libéra un gros soupir tout en s'approchant lentement du Roi et de la Reine de l'Ancien Temps. "Je ne sais pas comment vous dire cela, vos Majestés."
"Narnia a des ennuis ?" demanda Lucy avec inquiétude, son estomac se serrant à l'idée que Narnia était de nouveau attaquée.
"Pire," répondit Trompillon en baissant la tête. "Narnia est en deuil."
Le silence accueillit cette annonce alors que Ripitchip regardait Trompillon qui lui fit un signe de la tête. La souris leva alors les yeux vers les Pevensie avec remords et regrets. "Vos Majestés," commença-t-il avec hésitation. "J'ai peur de vous amenez de bien graves nouvelles." Edmund et Lucy echangèrent un regard perplexe avant de se tourner vers la souris intrépide qui les avait aidé dans les longues batailles pour restaurer Narnia. C'était la première fois que Edmund et Lucy étaient témoin de son état vulnérable et despéré.
"Ripitchip ?"
é"Le Prince-Roi Caspian...," se corrigea-t-il alors que la souris luttait pour relever ses yeux vers ses amis anxieux. Il baissa la tête et prononça les mots affreux, "... est mort."
