Ce n'est pas si facile ! S'insurgea-t-elle, hors d'elle. Si tu savais avec qu'elle froideur, avec qu'elle indifférence House à pris la fuite ! Il est sorti de l'hôpital sans un mot, sans un regard. A croire que notre histoire n'avait aucune valeur pour lui ! Jamais il ne m'a témoigné le moindre regret, la moindre envie de nous donner une chance. Non, je ne me sens pas la force d'affronter de nouveau son regard, même si le temps a passé. De toute manière, il est trop tard, maintenant. Il est temps de s'expliquer. J'ai essayé de lui parler, de le comprendre. Rien n'y a fait...
Donner moi votre avis...
-Dans ce cas, je reste. Il est hors de question que je te laisse seule aux prises avec un dingue.
- Voyons, Julia soit raisonnable. Ne me complique pas les choses…
- C'est toi qui joues les insensées ! Un simple rendez-vous ne va pas bouleverser le cours de ta vie. Ni de la sienne, d'ailleurs. Si vous n'avez plus rien à vous dire, eh bien, vous gagnerez un temps précieux dans l'affaire qui te préoccupe !
Cuddy avait beau lutter contre l'idée, il fallait qu'elle se rende à l'évidence : sa sœur eu raison de sa patience comme de son sens de la répartie.
- Je suis certaine que House me conseillera d'aller voir ailleurs, allégua-t-elle enfin.
- Tu n'as donc rien à craindre !
Julia se houssa sur la ponte des pieds et déposa un baiser sur la joue de sa sœur.
- A demain, dit-elle, un sourire aux lèvres. Je vais essayer de dormir un peu pour être reposée avant mon départ…Puisque je peux partir maintenant que je sais que tu vas appeler House !
Cuddy soupira. Elle ne comprenait pas sa sœur… Elle ne comprenait pas qu'elle veuille des retrouvailles entre eux !
Mais le chantage, qu'elle avait exercé était plutôt mal venu. Parce que le photographe anonymes s'était débrouillé pour connaître le lieu de travail se sa victime, son domicile aussi et qu'il n'aurait aucun mal à identifier ses proches.
La menace était on ne peut plus sérieuse. Julia avait gagné d'avance. Si, pour s'assurer que sa sœur serait hors de portée de ce cinglé, elle devait appeler House, eh bien, elle le ferait !
Grégory House était assis devant son écran d'ordinateur, un téléphone coincé contre l'épaule.
- Ta sœur est craquante en mariée, ) ! Wilson (Je sais, je sais il a deux frères mais un peu changé S'exclama-t-il en regardant les photos que son ami venait de lui faire parvenir par mail. Désolé de ne pas avoir pu me libérer.
- T'inquiète, répondit son interlocuteur, au bout du fil.
House sourit. James Wilson, son ami depuis tellement d'années, il y a deux ans Wilson, lui avait montré son amitié indéfectible. Ne lui avait rien demandé, l'avait soutenu, même si il n'avait pas compris ce qu'il s'était réellement passé entre ces deux amis
En fait, c'est drôle, mais je n'arrive pas à croire que ma sœur est mariée, confia Wilson en riant. Je me dis qu'il faudrait qu'on pense à se caser, nous aussi.
- Désolé, mais je crois que tu as largement dépassé le cota, tu risques de manquer de cancéreux pour payer toutes tes pensions alimentaires. Méfie-toi, tu files un mauvais coton. Il faut que je te laisse. Je te rappelle.
On venait de sonner à la porte. Peut de gens s'avait qu'il était rentré.
Il ouvrit la porte et se figea.
Lisa Cuddy n'avait pas changé. Elancée, féline, presque provocante. Un mélange paradoxal d'ingénuité et de détermination dans le regard. Le type même de la femme indépendante et volontaire qu'il évitait. En même temps ils les évitaient toutes…
- Bonjour House.
Cette voix suave, sensuelle même, l'avait toujours mis dans tous ses états. L'espace d'un instant, ses certitudes volèrent en éclat. Comme si le passé, tout à coup resurgi, avait repris ses droits. Pourtant, il n'avait cultivé aucun regret.
- Bonjour Cuddy , répondit-il, s'efforçant d'affecter un ton distant.
Il lui fit signe de rentrer, elle alla s'asseoir en face de lui et il l'observa un instant en silence. Le soleil qui filtrait par la fenêtre conférait à sa chevelure brune des reflets dorés. Quand il l'avait quitté, elle avait les cheveux très longs et souvent déliés. Aujourd'hui, ils lui arrivaient aux oreilles. Une coiffure plus moderne et plus sensuelle aussi.
- Merci de me recevoir, dit-elle en posant les yeux sur lui.
Sa voix ne trahissait pas la moindre émotion ; cependant, il remarqua qu'elle serrait la bandoulière de son sac et jetais de brefs regards çà et là, comme pour se donner une contenance. Nervosité ? Réserve, tout au plus. Et quoi de plus normal ? Après deux ans de silence, leurs retrouvailles ne pouvaient qu'être contraintes.
- Julia m'a appris que tu allais bien, ajouta-t-elle avec la même impassibilité. J'en suis heureuse pour toi.
House retrouvait bien là le savoir –vivre de Cuddy !
Si c'était ce qu'elle voulait ? Ok. Au jeu des civilités il n'était pas mauvais non plus. Quand il sent donnait la peine.
- Tu as l'air en pleine forme toi aussi. Tu as vu Julia récemment ? Comment va-t-elle ?
- Elle est partie pour NY ce matin. Elle a prit Rachel avec elle pour deux semaines.
Cuddy sourit et son regard se teinta d'une nuance plus chaleureuse. House se cala dans son fauteuil
- Cuddy, dit il avec un rien d'impatience, si nous arrêtions là les mondanités et que nous en venions aux faits ? J'imagine que tu n'es pas venue me rendre une visite de courtoisie ?
- En effet.
Elle fixa sur lui ses yeux émeraude, cherchant visiblement ses mots.
- JE vais te dire ce qui m'amène déclara-t-elle en sortant une grosse enveloppe de papier Kraft de son sac. Tu sais peux être que maintenant en plus de mon poste comme directrice, je m'occupe d'une association pour femme en détresse ?
Grâce à Wilson, il avait suivi le parcours de son ex. Il n'avait pas compris ou n'avait pas envie de comprendre le changement dans la vie de Cuddy. Comment pouvait-elle écouter, accompagner, soutenir des familles qui avait été dans leur cas ?
Lui il avait juste réussir à fuir, la culpabilité était trop forte, même si il n'avait rien eu à faire.
Comment pouvait-elle encore entendre les pleurs des gens qui avait perdu un enfant ?
