Attention petites âme sensible s'abstenir NC -17 , je ne suis pas responsable des désirs qui pourraient subitement subvenir après lectures.

J'ai adoré faire ce chapitre, j'espère que vous prendrez bcp de plaisir à la lire.

Le chapitre passé vous étiez très nombreux à l'avoir lu, j'en suis ravie et très touchée.

Un grand merci particulier à ceux qui prennent le temps de laisser un commentaire.

Merci à vous, même si écrire une fic est un plaisir égoïste ( je l'assume et l'avoue sans honte) , de savoir que vous appréciez mon travail me ravi.

Cuddy, en descendant de l'estrade, ne peut s 'empêcher de celer son regard à celui de house.
De tous les applaudissements qu'elle recevait les siens la touchaient le plus. Ils avaient tant peiné à se comprendre. Elle avait besoin qu'il approuve ses projets, qu'il soit fier d'elle. Mais ne lui avouera jamais.

Déjà, une foule de gens se pressaient autour d'elle pour la féliciter. Elle serrait les mains, répondait aux sourires, échangeait quelques paroles aimables avec tel ou tel confrère. Bref, elle jouait le jeu des mondanités du mieux qu'elle le pouvait.
Non, qu'elle attribue à ce genre de cérémonie un prestige exceptionnel, mais elle était simplement heureuse que son travail soit reconnu et qu'on l'encourage d'une manière ou d'une autre, à le poursuivre.
Après la rupture, elle avait tellement douté d'elle-même…

Ce bain de foule, après ses émotions de l'après-midi commençait à lui tourner la tête. Elle se sentit vaciller et elle allait perdre l'équilibre quand elle sentit un bras solide se refermer sur sa taille.

- Sortons d'ici, House, parvient-elle à lui murmurer à l'oreille entre deux poignées de mains.
Lydia Caleb, un sourire radieux sur les lèvres, venait d'apparaître à son côté pour la congratuler

- Tu ne peux pas imaginer comme je suis contente pour toi, Lisa
La pédopsychiatre, lança simultanément un regard vers House, conférant à sa phrase un double sens quelque peu coquin.

- Merci, Lydia, répondit-elle en éclatant de rire.
- Appelle-moi, quand tu pourras. Tu m'avais promis une partie de tennis, comme au bon vieux temps.

Quelle dragueuse ! Lydia ne changerait jamais. Cuddy promit à son amie de la contacter bientôt.

Dans la voiture, enfin un peu de calme. Elle avait pensé un instant que cette journée cauchemardesque ne prendrait jamais fin. Elle posa son trophée sur la banquette et se laissa glisser contre le cuir épais et odorant du siège en poussant un profond soupir.

- Finalement, je suis contente que tu sois venu ce soir, déclara Cuddy.
- Parce qu'il aurait pu être là ?

Elle observa songeuse le flux des voitures. A l'intérieur de la Jeep, le temps semblait s'être arrêté. C'était comme si rien, du monde extérieur ne pouvait plus les atteindre.

- Pas seulement, répondit-elle enfin. La récompense que j'ai reçu est importante pour moi, c'était agréable de partager ce moment avec quelqu'un qui… qui sait combien ce genre d'engagement compte. Elle avait été sur le point de déraper : quelqu'un qui compte beaucoup pour moi, voilà ce qu'elle était prête à dire. Dieu merci, elle s'était ressaisie à temps. L'émotion qu'elle sentait l'envahir avait plutôt tendance à l'effrayer. A croire qu'il serait toujours ainsi dés qu'elle se retrouvait seule à seule avec House
Le chemin se passa en silence, chacun dans leur pensée. Comme si ouvrir la bouche, entamer une discutions allait briser ce petit cocon de calme et de sérénité.

Arrivé chez House, elle se croyait tirée d'affaire quand un air se fit entendre dans l'appartement, qu'elle n'avait pas écouté depuis une éternité » Good Day » sa chanson. Celle qui avait toujours portée ces pensées vers House. Surement à cause du solo de piano. Elle avait toujours été frustrée que House n'aille jamais jouer devant-elle. Il venait d'ouvrir le bar, prit deux flûtes. Dans le frigo une bouteille de champagne.

- Peux-tu me dire ce qui se passe, House ?
- Pardon ?
- Si jamais il s'agit d'un préambule amoureux, je te conseille de calmer mini Greg et d'arrêter tout de suite.

- Je ne comprends pas.
_ La musique, le champagne…

Pour toute réponse, il émit un petit rire qui acheva de l'irriter.
- Le champagne, c'est pour ton prix, expliqua –t-il enfin. Quand au choix de la musique, je n'y suis pour rien. Si tu as une réclamation à formuler il faut t'adresser à la station de radio. Allez Cuddy détends-toi. Après la journée que tu as passée…

Il prit place à côté d'elle sur le canapé
- Il y a une grande différence entre réconforter quelqu'un et lui chanter la sérénade, House dit-elle un peu sèchement.

- Cuddy, je n'essaie pas de te séduire. Crois-moi.

Se pourrait-il qu'il soit à ce point ignorant de l'effet qu'il produisait chez elle ? Peut-être. Le choix de la musique ne venait pas de lui. Il pouvait s'agir d'un hasard.

Pourquoi fallait-il qu'elle soit à ce point soupçonneuse ?
Pourquoi interprétait-elle chacun de ses gestes comme une tentative d'approche ? La réponse s'imposait d'elle même. Ce qu'elle redoutait à nouveau le plus était aussi ce qu'elle désirait le plus ardemment.

_ Pardonne-moi, House, je ne suis plus tout à fait moi-même.

La jeune femme posa la tête contre le dossier et ferma les yeux. En effet, elle était épuisée. Sa rencontre avec ce cinglé, d'abord. Mais aussi ce qui s'était passé dans la Jeep, le discourt qu'elle avait fait lors de la remise de son prix. Cette non discutions avec House, l'avait littéralement épuisée et mise à cran.

La mélodie, lente, doucereuse, la ramenait à des souvenirs brûlants. Et combien douloureux, désormais. Elle aurait dû avoir le courage de demander à House de changer de station de radio, mais à quoi bon ? Si ce n'était pas une musique, quelque chose, un rien, une inflexion de la voix, un parfum, ferait renaître, le passé pour la tourmenter.

House, lui paraissait si impassible…
Pourtant, elle savait qu'il n'avait rien oublié, lui non plus. Et qu'il n'était pas plus qu'elle en mesure de révoquer l'émotion qui l'assaillait depuis leurs retrouvailles. Pour preuve, ce qui s'était passé dans la Jeep

- A quoi penses-tu ? Lui demanda-t-il en plongeant ses prunelles claires dans les siennes.
- A rien de particulier, mentit-elle. Et toi ?
- Ca doit-être la musique…
- La mémoire sensorielle est étonnante, tranche Cuddy de peur qu'il n'aille plus loin. Juste après l'odorat, l'ouïe est un excellent catalyseur.
Elle s'interrompit la terminologie médicale sonnait pour le moins curieusement dans l'ambiance feutrée de l'appartement.

- Tu aimes toujours danser ? Lui demanda-t-il, un sourire au coin des lèvres.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
-Il fut une époque où nous étions plutôt doués, toi et moi, continua-il imperturbable.
- J'en ai fini avec le passé, House arrête, s'il te plait, parvint-elle à imposer. Je suis fatiguée et je veux qu'on me laisse tranquille. Cesse de me tourmenter avec ces souvenirs. Quand je pense que Laurie à réussi à s'enfuir…

- Je contacterai Tritter demain, afin d'avoir ses conclusions.
- Comment a-t-il pu s'échapper ? Tous les accès étaient bouclés !
- Comment a-t-il posé un mouchard sur ton téléphone ? Comment connaît-il tout de toi ? Cuddy arrête d'y penser pour ce soir, tu veux ?

- Plus facile à dire qu'à faire, déclara en se massant les tempes.

House avait passé la main derrière sa nuque et lui massait doucement les épaules. Elle ferma les yeux s'efforçant de décompresser.

- Ton collègue n'a pas eu l'air de s'amuser ce soir, remarqua House.
_ Ah bon.
- Apparemment ma présence l'intriguait beaucoup.
- tu as sans doute éveillé sa curiosité, mais il ne posera pas de question, je le connais.

Elle ouvrit les yeux en l'entendant pouffer.
- Je peux savoir ce qui te fait rire ? S'exclama-t-elle en se dégageant.

Avant qu'elle ait eu le temps de faire ouf, les lèvres de House écrasaient les siennes. Elle aurait dû le repousser, mais l'idée ne la traversa même pas. Pourtant, rien ne l'effrayait autant que sa faiblesse de sentiment.
Mais ainsi en allait-il de leur relation. Ils n'avaient pu vivre ensemble, ils se seraient non plus jamais indifférents l'un à l'autre. Il fallait sans doute s'arranger de cette ambigüité. Et veiller qu'elle ne les entraîne pas trop loin. En ce moment, quoi qu'il en soit, aucune place au monde ne lui semblait plus enviable.

Soyons raisonnable, murmura-t-elle en se dégageant doucement.

- Cuddy, il va falloir qu'on en parle, tôt ou tard.
- Parler de quoi ?
- Du passé. On ne peut pas faire comme si de rien n'était
- Je croyais que nous étions d'accord House, pour rester sur le terrain d'une relation de travail, rien de plus.

_ Tu vois bien que ce n'est pas possible ! Quelque chose nous lie, Cuddy, que tu le veuilles ou non. Notre passé commun d'abord et ce qui sait passé dans la Jeep était bien réel. Ce n'est pas seulement une résurgence, du à un afflux d'hormones incontrôlé.

- Peut-être. Et alors ? Je ne nie pas tout cela. Seulement je sais que notre relation est sans avenir. C'est comme ça, c'est tout. JE n'ai aucune envie de souffrir de nouveau.

- Comme peux-tu être aussi sûre de toi ? Admets que nous pourrions essayer de nous retrouver plutôt que de nous retrancher derrière des décrets irrévocables.
- Certains signes ne trompent pas. Je ne crois pas que tu sois fondamentalement différent de l'homme que j'ais connu.
- AH oui ?
- Regarde autour de toi, House ! Il y a autant de vie dans cet appartement que dans un avion de combat. Elle savait qu'elle était de mauvaise foi…

Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration. Lorsqu'elle reprit, ce fut d'une voix radoucie.
- Tu as raison sur un point cependant : je n'ai pas le droit de te juger. Ce que tu es et la façon dont tu vis ne me regardent pas.

- Jure-moi que tu n'as pas envie de passer la nuit avec moi et je n'insisterai plus.
_ House…, répondit-elle, gênée.
- Jure-le-moi.
- Ok, si tu veux. Je n'ai aucune envie de …
- Regarde-moi dans les yeux, tu sais que je peux être têtu
- Je suis fatiguée, murmura-t-elle sans lever les paupières. Je vais me coucher.

House lui barra la route. Le couloir peu éclairé renforçait l'intimité que le chagrin et le désir avaient crée entre eux deux. Ils étaient à quelques mètres l'un de l'autre.

Elle sentit des larmes couler sur ses joues. Des larmes qu'elle avait trop longtemps retenues. Elle en avait assez.
Assez de devoir paraître forte alors qu'elle mourait de peur. Ces dernières semaines, elle avait vécu l'enfer, jour après jour. L'insomnie, le doute, l'angoisse permanente et la nécessité de donner le change pour n'inquiéter personne, pour prouver qu'elle faisait face.
Mais elle avait atteint ses limites. D'autant que ses retrouvailles avec House étaient venues ajouter encore à son trouble, réveillant de bien douloureux souvenirs. Attisant aussi des désires inavoués.

Elle essuya ses larmes d'un revers de la main et se dirigea vers House sans plus réfléchir. Elle regretterait sans doute sa décision, mais cette nuit, elle avait besoin de lui pour ne pas perdre définitivement la raison.
Elle savait bien qu'elle ne devrait pas le désirer. Après tout, il lui avait déjà brisé le cœur, pars deux fois. Sa désertion l'avait anéantie. Ce qu'elle lui avait dit plutôt était encore vrai.

Son discourt l'avait ému et ravivé une souffrance qu'elle savait présente chez lui, mais qui n'avait pas encore peu extérioriser . House ne laissait pas son chagrin s'exprimer. Il le canalisait dans les moqueries, les insultes et avec elle dans les plaisirs charnels, ce qui signifiait que le désir qu'il éprouvait pour elle n'était qu'illusion.

Elle le savait, sur le plan intellectuel, en tout cas. Mais quand House, l'embrassait son bon sens semblait disparaître et son corps prenait le contrôle.
Et son corps voulait House…

Elle brûlait d'envie de revivre le plaisir exquis qu'elle avait ressenti dans la Jeep. Lorsque ses lèvres cherchaient ses seins. Lorsque ses doigts caressaient les parties les plus secrètes de son corps. Lorsqu'il ondulait en elle.

Les baisers de House promettait tout cela et même plus. A la fois ferme et doux, persuasif et implacable. Sa langue caressa la sienne, faisant naître des tourbillons de plaisir aux creux de son ventre.
Elle se sentit fondre contre lui.
Le désir vrilla en elle, brûlant, inexorable. Comme une entité vivante, détachée d'elle, et sur laquelle elle n'avait aucun contrôle.

Quand il empoigna ses fesses et la plaqua contre lui, elle savoura la sensation de son sexe tendu contre son ventre.
Elle agrippa sa chemise et tenta de la déboutonner.
Il afficha un sourire malicieux.

- Tu essaies de me déshabiller?
Avec malice, elle prit House par la main et le conduit à sa chambre. Le poussa à l'intérieur et ferma la porte derrière eux.
Elle essaia de se calmer, ce qui était difficile quand on était entrain de déboucler la ceinture d'un homme.

Il titilla ses tètons, les pinçant si fort qu'ils se durcirent aussitôt. Elle se mit à haleter. Elle voulait fermer les yeux, s'abandonner à cette sensation. Laisser son désir pulsant la balayer, tout simplement.

Il la plaqua contre le mur, et s'appuya de tout son long contre elle.
Elle réagit en caressant son membre durci. L'anticipation provoquait des vagues de frissons en elle.
Elle ne voulait plus être raisonnable et sensée. Ce qu'elle voulait à cet instant. C'était être emportée par une folie brûlante. Une passion aveugle. Qui lui feraient tout oublier.

Alors elle serra son sexe dans sa main et sourit.
Il hocha la tête et se mit à lui retirer sa robe, doucement, il glissa les doigts entre les replis de son désir...
Elle ferma les yeux, s'agrippant à ses épaules puis enroula les jambes autour de sa taille, pendant que House la déposa sur sa commode.
Et voilà, qu'il entrait en elle. Si profondément et si pleinement qu'elle n'eut pas de loisir de penser, d'éprouver du chagrin ou de la douleur.
Ou du regret ...
Elle ne pensait plus qu'à lui en elle.