Avant toute chose, merci à vous, pour vos commentaires, vos encouragements, votre présence et rien que pour ça je vous suis reconnaissante.( Kat- Enjoy - Sweety et d'autre merci à vous )

Ce chapitre est très NC-17, j'espère vraiment ne pas être tombée dans le porno et autre lecture vulgaire, sinon je m'en excuse. Mais la relation qui lie House à Cuddy pour moi est tellement passionnelle, fusionnelle et tellement torride que je me suis légèrement laissée emportée.

Encore, un merci à mes livres Harlequin pour l'inspiration de cette scène de douche

Bonne lecture à vous

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Depuis leur retour à l'appartement, House avait passé une heure au téléphone. Il referma son portable et s'approcha de Cuddy qui regardait par la fenêtre de son salon, l'air absent.

- A partir de maintenant, Julia et Rachel sont sous surveillance discrète. Tu n'as plus de raison de t'inquiéter pour eux. Tritter s'en occupe.

- La morgue est remplie de gens qui se croyaient en sécurité, répondit Cuddy, incapable de rester en place.

House lui prit les mains et déposa un baiser dans les cheveux.

- Allons, Lisa, essaie de ne plus y penser.

- Comment veux-tu que je pense à autre chose ? S'exclama-t-elle. Par ma faute, ma fille, ma sœur et ses enfants sont en danger. Et tu voudrais que je reste là sans rien faire ?

- Je sais, c'est difficile à supporter. Mais notre détraqué à surement misé là-dessus. La pire des erreurs serait de te précipiter chez Julia. Il n'attend que ça.

Cuddy sentait la chaleur corporelle de House l'entourer. Comme elle aurait aimé se réfugier dans ses bras, oublier… Il savait si bien la rassurer. Seulement voila, celle qui fallait protéger, c'était Rachel ! Et puis Dieu sait où là mènerait encore sa faiblesse. C'était vrai, dans les bras de House, elle oubliait tout.

- Je vais essayer de dormir un peu, déclara-t-elle en se dégageant.

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- Maman, au secour !

Cuddy courrait, hors d'haleine. Encore un pas vers d'où venait le cri. Chaque enjambée lui coûtait. Elle trébuchait, ses talons glissaient sur le carrelage du long couloir. Un couloir sans fin, obscur, un couloir d'hôpital où grésillait un néon. Sous ses pieds, noire et épaisse, une mare, contrariant sa course.

- Rachel ? Où es-tu ? Réponds-moi !

- Aide-moi j'ai peur, maman ?

- J'arrive ! J'approche. Mais il faut me dire où tu te trouve !

Son sang refluait contre ses tempes, sa tête était lourde, lourde oµ avaient-ils donc caché l'interrupteur ? Pourquoi faisait-il si noir ?

- Elle est ici.

La voix masculine avait déchiré la nuit. Une voix glaciale, morte. Elle se retourna brusquement. Derrière elle, Charles Laurie, immense, la toisait de son regard haineux. Elle ne vit rien d'abord, que ses deux yeux cruels. Et puis l'image se fit nette. Le monstre tenait Rachel ! D'une main serrée autour du bras de l'enfant, il l'obligeait à rester à genoux, devant lui, tandis que de l'autre il agitait un couteau autour de son visage, un couteau animé d'une étrange lueur. Tout à coup, la lame étincela. Un cri. Et puis, devant les yeux écarquillés de Cuddy, la chair, ouverte, pendante, d'où le sang déboulât en long ruban.

- Non ! Hurla-t-elle.

Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Tout était fini. Elle ne pouvait plus rien. Sinon crier, dans le silence. Dans l'odeur âcre du sang. Déjà, il n'y avait plus rien. Personne devant elle. Que le liquide épais, visqueux, envahissant la pièce. Elle allait se noyer.

Cuddy se réveilla en sueur et tâta dans l'obscurité pour trouver l'interrupteur. Seule dans le grand lit, vide et froid. Quel affreux cauchemar… Elle passa une main dans ses cheveux et se redressa sur ses oreillers, hagarde. Où était-elle ? Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître la chambre. House dormait, de l'autre côté du couloir. Elle était en sécurité. Et Rachel allait bien. Elle l'avait eue au téléphone juste avant de s'endormir.

Elle avait rêvé…Mais elle avait beau se convaincre que rien de ce qu'elle avait vu n'était réel, les images persistaient. Ce sang, les yeux terribles. Elle en tremblait encore. Laurie n'était pas seulement le fruit de son imagination. Il état bien réel. La haine qu'elle avait lue dans ses yeux était bien réelle. Et il était là, dehors, quelque part tapi dans l'ombre, prêt à bondir sur sa proie. Un dément, assoiffé de sang et qui ne s'arrêterait pas avant de s'être rassasié.

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House ne chercha pas à comprendre. Elle était là, près de lui. C'est tout ce qui comptait. Il releva la couette et elle se glissa contre lui. Son visage était humide de larmes, elle paraissait perdue. C'était une chose qui l'avait toujours ému chez elle. Il y avait tant de force en elle, et pourtant une peur, parfois, prenait le dessus.

- Fais-moi l'amour, Greg, l'entendit-il prononcer.

Il la tenait dans ses bras, il sentait sa peau douce contre la sienne, il brûlait de répondre à sa demande. Quitte à la perdre de nouveau. Mais dans le même temps, il refusait cette demande. Parce qu'il attendait bien plus d'elle, parce qu'il ne voulait pas se séparer d'elle une troisième fois. Parce qu'il n'y résisterait pas.

- J'avais tort, House, ajouta-t-elle en caressant son torse. Inutile de faire des projets d'avenir, de vouloir absolument construire du solide. Qui sait de quoi demain sera fait ?

- Une aventure, hein ? Répondit-il, un rien amer

- C'est ce que tu voulais, non…

Il posa ses lèvres sur les siennes pour ne pas répondre et partit à la découverte de son corps.

La bouche de House était partout, sur ses épaules, sur ses seins, sur ses hanches… Ivre de désir et au comble de l'excitation, elle devait se mordre la langue pour ne pas crier son plaisir, lui ordonner d'aller encore plus loin…

Lentement ses lèvres continuèrent leur exploration, plus bas, vers son ventre, son nombril, le creux de ses cuisses. Enfin, il souleva ses hanches et posa les lèvres sur son sexe moite. Il l'embrassa là, encore et encore, titillant son clitoris jusqu'à la mener au bord de l'orgasme.

Au bord de la jouissance, ses mains prirent le relais de sa bouche. Il la caressa doucement mais avec habilité, sans jamais la quitter du regard.

- House, murmura-t-elle d'une voix étouffée quand elle n'y tint plus.

Elle avait toutes les peines du monde à contenir son envie brûlante. Accédant à sa requête à peine avouée, il la pénétra, enfin.

Quand il s'enfonça en elle, un peu plus profondément elle sentit qu'il prenait une place plus grande encore dans son cœur.

Il s'assoupit dans les bras l'un de l'autre.

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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, beaucoup plus tard, elle le découvrit étendu à coté d'elle, le visage détendu et un sourire sur les lèvres.

Elle se leva doucement et se dirigea vers la salle de bain.

- Tu m'invites sous la douche, murmura-t-il

Elle se retourna et le regarda intensément

- Tu n'as pas besoin d'une invitation.

Il sentit son pouls s'accélérer tandis qu'il la regardait aller à la salle de bain, il entendit la porte de la douche s'ouvrir et se fermer, puis l'eau couler. Sans perdre plus de temps, il gagna la salle de bain à son tour.

Quelques secondes plus tard, il était sous la douche avec elle. En voyant Cuddy ainsi, le corps ruisselant, les cheveux mouillés, les yeux d'un vert étincelant, il eut le souffle coupé.

Elle lui tendit le savon parfumé. Il le fit mousser et se plaça derrière elle. Enroulant les bras autour de sa taille, il appliqua un peu de mousse contre sa gorge, puis le long de ses épaules, en la caressant doucement tandis qu'il sentait son sexe se raidir de désir. Il prit ses seins entre ses mains et les savonna en de lents mouvements circulaires.

Gémissant sous ses caresses, elle se cambra contre lui, et son corps épousa le sien. Il passa un long moment à la masser, en taquinant et titillant ses seins jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus et le supplie de mettre fin à ses tourments.

Lui aussi atteignait ses limites. Quand elle cria son nom. Il sentit son propre contrôle céder. Il ne pouvait continuer beaucoup plus longtemps sans exploser lui-même. Or Cuddy l'avait poussé dans ses derniers retranchements.

Incapable de se maîtriser plus longtemps, il agrippa les hanches de Cuddy et la fit se pencher légèrement en avant. Alors, enfin, il la pénétra. Instinctivement comme si elle attendait ce moment, elle se cambra un peu plus, ce qui lui permit de se glisser plus loin en elle. Cette position, infiniment érotique, décupla son plaisir.

Il ondula lentement, et Cuddy accompagna chaque coup de reins dans un rythme sensuel. De sa main droite, il taquina son clitoris, la poussant à l'orgasme tandis que ses va-et –vient se faisaient plus rapides, plus exigeants.

- House, maintenant. Maintenant, ordonna-t-elle. D'une voix suave.

La chair tendre de ses fesses contre son sexe le rendait fou. Plaquant ses hanches tout contre lui, il s'inséra plus profondément en elle et ce simple geste les emporta tous deux du plaisir à l'orgasme.

Comme elle ne le regardait pas dans les yeux, il lui souleva le menton et l'embrassa, mais il oublia aussitôt ses doutes quand elle le regarda enfin. Ses magnifiques yeux verts semblaient doux et vulnérables.

Au loin, ils entendirent le téléphone de Cuddy sur la table de chevet émettre une petite sonnerie. La sonnerie devint de plus en plus insistante.

Cuddy se détacha de House, sorti de la salle de bain et saisit son portable.

- Lisa ? C'est Julia, entendit-elle.