Bonjour à vous, le chapitre que je vous propose aujourd'hui se passe au même moment que le chapitre précédent. House rêvait et Cuddy aussi, aujourd'hui je vous propose de voir se moment du coté de Cuddy. Merci à vous et bonne lecture. Enfin ! J'espère

Ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi bien. Depuis trois ans peut-être bien. Demain, il aurait sa victoire. La garce ! Il avait vraiment du mal à contenir son excitation. Il avait remodelé son plan. L'importance, c'était que la punition soit longue. Et douloureuse. La réplique exacte de ce qu'elle avait fait subir à sa mère. Avec un bonus en prime. Un petit extra dont il avait le secret. Il allait se payer ce freluquet de House. Ces deux idiots avaient voulu le piéger. Lui ? Vraiment ! Il éclata de rire. Le bellâtre avait dû découvrir le micro qu'il avait caché dans le téléphone. Et alors ? Le flic voulait lui faire mordre à l'hameçon. Vraiment, ils ne doutaient de rien. Enfin… on ne pouvait pas attendre beaucoup mieux de ces cloportes. Il éclata de rire, de nouveau, c'était une belle journée

Cuddy finit par sombrer dans un sommeil tortueux, peuplé de cauchemars plus horribles les uns que les autres. Elle devait retrouver House à la soirée année 80. Elle le cherchait parmi des personnages terrifiants qui, tous, lui barraient le passage et lui riaient au nez. Elle finissait par l'apercevoir et se jetait à corps perdu dans cette foule visqueuse et nauséabonde. À mesure, qu'elle avançait, son amant semblait s'éloigner et de nouveau elle devait lutter, lutter dans l'espoir de l'atteindre. Enfin ! Elle fut devant lui, qui lui ouvrait ses bras. Hagarde, elle s'y précipita, pensant avoir trouvé la quiétude si ardemment désirée. Il releva alors son visage et elle reconnut, déformé par un répugnant rictus le visage de Charles Laurie qui se penchait pour l'embrasser.

Elle s'éveilla dans un cri. Son cœur battait à tout rompre et elle avait la gorge sèche. Elle respira profondément, faisant des efforts surhumains pour se raisonner. Sans doute son angoisse croissait-elle à mesure que le dénouement approchait.

Lisa, ça va aller, tu as juste fais un mauvais rêve.

House, j'en peux plus d'attendre, d'être à la merci de cet homme, de ne pas savoir se qu'il me veut. Il faut une fin à cette histoire et le plus tôt sera le mieux. Je veux reprendre ma vie en mains, embrasser ma fille, ne plus avoir peur à chaque respirations. Je veux revivre… Excuse-moi, je dois être à bout de nerf.

Je sais, coupa House. On le serait à moins. Peut-être un verre de vin t'aiderait-il ? Je te promets que ma cave est mieux fournie que ma cuisine.

Merci, House, mais je vais plutôt opter pour un bain moussant. Je préfère garder les idées claires.

Besoin de quelqu'un pour te frotter le dos ? Demanda-t-il avec un sourire malicieux.

Ce ne serait pas raisonnable. Déjà il avait posé ses lèvres sur son cou et la tenait par la taille.

Non, House, reprit-elle en se dégageant doucement. C'est une impasse, tu le sais comme moi.

Arrête de jouer les femmes de tête, tu veux ? Je sais que sous tes airs de raisonneuse se cache un tempérament de feu.

Elle le fixa intensément. Contre toute attente, il n'avait pas pris la mouche. Mieux, il riait ! Et dans ses prunelles bleues, elle crut reconnaître cet éclair de passion qu'elle aimait tant à provoquer jadis. Se pouvait-il qu'il l'aime encore ?

Sa réflexion tourna court. House prit possession de sa bouche, puis la souleva et l'emporta dans ses bras jusqu'à la salle de bain.

House leva les yeux du fax qu'il était en train de lire et accueillit Wilson avec un sourire.

Croissant pour Cuddy, beignet pour toi. Le reste est pour moi, déclara ce dernier en posant un sac rempli de viennoiseries sur la table de la cuisine. Tu m'expliques ?

Et pendant un quart d'heure House expliqua tout à Wilson. Les photos anonymes de Cuddy , la tentative d'agression dans l'hôpital . Cette menace constante sur Cuddy. Il en profita aussi pour lui parler de son départ, il a de ça deux ans. L'enfant perdu, cette sensation de perdre pieds et son envie de se perdre au fond de lui, sans pouvoir en parler à qui que se soit. De ne pas avoir été encore une fois à la hauteur.

Wilson l'écouta sans l'interrompre et en même temps se dit que son ami avait bien changé. Il était plus ouvert, plus disposé à parler de ses émotions. Il ne lui avait jamais demandé la cause de sa fuite, il s'était toujours dit qu'il en parlerait au moment venu et il était venu semblait-il.

Il y avait peut-être encore une chance entre ses deux là…Elle n'avait pas choisi au hasard, elle s'était contre toute attente tournée vers House. Le seul avec qui elle se sente en sécurité

La vie est courte, mon vieux et les opportunités manquées ne reviennent jamais. Lorsque la mort est à ta porte, c'est pour l'éternité. Alors, crois-en mon expérience, profite de cette chance qui t'est offerte pendant qu'elle s'offre à toi. Tu dois te pardonner au moins suffisamment pour te donner une chance d'être heureux

Au même moment. Cuddy fit son apparition, vêtue du peignoir de House. Apparemment, elle sortait de la douche. Elle ne fût pas surprise de la présence de Wilson, elle savait que se moment allait arriver. Wilson travaillait toujours pour elle, et les commérages à l'hôpital devaient aller bon train.

Génial ! Lança-t-elle à la cantonade, devant le petit déjeuner servi. Wilson, vous êtes parfait.

C'est que vous travailler dur, en ce moment, répliqua ce dernier un rien ironique. Alors, je pourvois à l'essentiel.

Il fit une courte pause et se tourna vers House

Allez, j'y vais, mais si tu as besoin de moi, insista-t-il en s'emparant d'un beignet et en sortant de chez House, tu sais où me chercher.

Tritter les attendaient dans le bureau de Cuddy.

Nous savons qui est votre traqueur Dr Cuddy. Son véritable nom est Samuel Hess. Vingt-huit ans. Ex-appelé de l'Afghanistan, passé en cour martiale en 2006 avec douze membres de son unité pour tortures infligées à l'ennemi en dehors du périmètre d'intervention. Réintégré ensuite dans les Marines, où il s'est distingué jusqu'à sa mise à pieds en 2008. Motif inconnus. On le retrouve en 2009 au département de police de New York.

Ce type est à proprement parlé ce qu'on peut appeler une ordure, fit remarquer House, en lisant son dossier que lui avait tendu Tritter. Comme flic de quartier, il s'est illustré en passant des mecs à tabac. On l'a même soupçonné de meurtre. Mais étonnamment, il a toujours su rebondir. À Croire qu'il s'est fait suffisamment de contacts dans le milieu pour se tirer d'embrouille quand ça tourne mal.

Aujourd'hui, il bosse pour une entreprise qui fournit la côte Est en matériel de surveillance : Trenton/ Electronics, ajouta Tritter. Pas étonnant qu'il ait à sa disposition du matériel de pointe.

C'est effrayant, intervint Cuddy. Mais pourquoi m'a-t-il choisie comme cible ?

C'est aussi la question que je me pose, figurez-vous répliqua Tritter. La réponse est dans se dossier. Il nous reste qu'à la trouver.

Il est marié ? Il a des enfants ? S'enquit la jeune femme.

Non ni enfant, ni femme d'après ce que j'ai lu. Feuilleté le rapport. Peut-être que certains noms vous diront quelque chose.

House se prit la tête entre les mains et s'efforça de tempérer son impatience. Maintenant qu'ils l'avaient à porter de main, il voulait en finir et sans attendre.

J'ai pu accéder à son dossier judiciaire, expliqua Tritter. Après le divorce de ses parents, le gamin s'est avéré difficile. À dix-sept ans, il s'est engagé dans l'armée. Tritter cliqua sur un bouton de son ordinateur portable et un visage apparut sur l'écran : Un jeune homme au crâne rasé, avec des tatouages sur le bras droit et les yeux hagards.

Sonny ! S'exclama Cuddy. Je me souviens de lui. C'est le fils d'une ancienne employée de l'hôpital que j'ai dû virer pour trafic de médicaments : Gaëlle Hess, c'est elle qui l'avait surnommée Sonny . Je crois qu'il se prénommait Samuel, comme son père.

Elle revoyait très bien à présent cet adolescent au corps noueux, bourré de tics, incapable de communiquer. Il était juste venu une fois à l'hôpital avec sa mère et elle ne l'avait pas oublié, car elle s'était sentie mal à laisse en sa présence.

J'ai du porter plainte contre sa mère, pour vol. Comme vous pouvez vous en douter mon témoignage à pesé lourd dans le dossier lors du procès. En fait, il a certainement conduit Gaëlle en prison.

On peut imaginer que son fils était dans la salle…

Sans doute.

Et puis Gaëlle est morte en prison. Battue à mort par d'autres détenues, au cours d'une promenade, sans qu'on en connaisse la raison. Les faits se sont produits il y a un peu plus de deux ans. Depuis, on imagine assez bien ce qui a pu se passer dans l'esprit torturé de Samuel Hess. Il me tient donc responsable de la mort de sa mère….

On à notre mobile, Dr Cuddy…