Bonjour !

Pour commencer, je suis heureuse de retrouver les lectrices du dimanche =). Merci pour vos reviews sur le prologue : calimero59 (je suis contente de te revoir), Morphine Angel-feather (Une idée alors ?), Mariefandetwilight (Ravie de te voir à nouveau !), aelita48 (idem que pour les autres : une fidèle de plus !), xenarielle93 (bienvenue à toi !), Miss sadique (Avec un compte !), liloupovitch (Une autre fidèle !), choukinette76 (Et une fan, une !), Alvina26 (Une autre fan ! ^^), Marion26 (Je te dis bienvenue ! Même si il me semble que tu lisais ma première fiction), et Fredanya (Welcome !).

Une précision : le prologue se déroule PENDANT la fiction, pas avant. C'était pour situer.

Merci à Evelyne-raconte pour sa gentillesse !

Maintenant, place à la lecture, tout en rappelant que seule l'histoire m'appartient.


Chapitre 1 : Présentation

Pov Alice

Interrogez n'importe quel habitant de Forks sur ce qu'il aime dans cette ville, et il vous répondra le fait que tout le monde se connaît, que c'est une ville tranquille, que l'on ne trouve que des gens agréables dont on connaît les ancêtres sur plusieurs générations. Il n'y a qu'une famille qui ne vous dira pas cela, mais plutôt qu'un climat humide est mieux pour la santé de ses enfants fragiles. Cette famille, c'est la nôtre : les Cullen ! Nous sommes arrivés à Forks il y a deux ans, provoquant des rumeurs, des ragots en tous genres, avant de devenir le centre des attentions, ceux que l'on enviait pour notre beauté. Il faut dire que nous étions beaux, voire superbes, magnifiques, si l'on en croyait les braves habitants de la petite ville.

-Alice, nous allons être en retard ! Dépêche-toi !

Jasper Hale, mon mari, me rappelait à l'ordre, comme chaque matin de cours. Nous vivions ensemble avec le reste de ma famille : Carlisle et Esmée Cullen, nos parents, Emmett Cullen et Rosalie Hale, et enfin Edward Cullen. Mais ne vous méprenez pas : il n'y a rien de malsain, sachant que nous avons tous été recueillis par Carlisle. Pour le bon peuple de Forks, nous sommes orphelins, Edward, Emmett et moi avons perdu nos parents à l'âge de trois ans, et Jasper et Rosalie ont perdu les leurs à huit ans. Tout ceci est destiné à nous forger une identité pour nous fondre dans la masse car nous ne sommes pas comme tout le monde.

Jasper apparut dans l'encadrement de la porte.

-Alice !

-Quoi ? Il faut bien que je choisisse une tenue adéquate !

-Mais tu es superbe, comme d'habitude. Edward n'est pas patient, tu le sais.

-Je sais, je l'entends râler d'ici. J'arrive.

Je pris un haut et un pantalon et enfilai le tout à notre vitesse. Six secondes plus tard, j'étais en bas des escaliers.

-Alors, lança Emmett, on a du mal à s'habiller ? Vas-y nue, tu feras encore plus sensation !

Mon mari se mit à grogner derrière moi : la fine plaisanterie de notre idiot de frère ne le faisait guère rire. C'est qu'il était très jaloux, mon mari chéri ! Et j'en étais très heureuse. Jasper m'embrassa sur la bouche avant de m'entraîner vers l'extérieur, où Edward nous attendait dans sa Volvo. Le pauvre était le seul célibataire, et nos démonstrations d'amour le mettaient mal à l'aise.

-Je suis très bien tout seul, Alice, me coupa mon frère. Je peux réfléchir à mon aise, sans être dérangé par les pensées de ma petite-copine.

Ai-je oublié de préciser qu'Edward lisait dans les pensées ? Eh oui, nous ne sommes pas comme les autres. Ainsi Jasper ressent les émotions des autres et peut même les influencer, tandis que moi j'ai des visions du futur. En fait, je ne vois pas l'avenir, mais seulement ce qui arriverait si une personne prenait telle ou telle décision. Je ne pense rien avoir oublié dans ma présentation… Ah si, juste un petit détail : nous sommes des vampires.

Pov Jane

Elle était devant nous, nous allions la rattraper malgré sa course folle à travers les bois.

Tout avait commencé par un banal évènement : j'avais croisé un jour, enfin un soir, un groupe d'élèves étrangers visitant notre belle ville de Volterra, mais l'un d'eux, ou plutôt l'une d'eux, me bouscula. Elle s'excusa, l'air égaré, mais je lui avais assuré, en souriant, que ce n'était rien. Pourtant, une fois qu'elle eut dépassé le croisement de la rue et qu'elle eut disparu de mon champ de vision pour rejoindre sa classe, je fis appel à mon don pour la punir, car on ne bouscule pas Jane Volturi, à moins de vouloir souffrir. Cependant rien ne se passa à ma grande fureur, ni cri, ni gémissement, rien. Je forçai, plissant les yeux sous l'effort, mais toujours rien.

Furieuse, je la suivis, voulant en finir en mains propres, ou plutôt avec mes dents, mais mon téléphone vibra : j'étais rappelée par mon maître, Aro Volturi, qui gouvernait la ville, enfin ses vampires, et avait un statut de roi, d'empereur auprès de tout le monde vampirique, éparpillé aux quatre coins de la planète. Je finis le tour de la cité, ce qui constituait ma mission, m'assurant qu'aucun intrus ne se trouvait dans nos murs, puis je rentrai.

C'est là que tout a dérapé : Aro, en touchant mon visage, a vu ce qui s'était passé, parce que ça m'avait frustré, et m'a ordonné de partir à la recherche de la jeune fille. Il se disait impatient de découvrir cette perle rare. Malheureusement l'aube s'était levée, et j'ai dû reporter mes recherches au soir. Toute la journée, je tournais en rond, imaginant les tortures que j'allai infliger à celle qui m'avait résisté, avant de la livrer à Aro. Enfin, le soir venu, je sortis, toute excitée à l'idée de ma vengeance, et fouillai la ville à la recherche de cette humaine.

Seulement elle fut introuvable. Enfin, pas tout à fait : j'avais senti son odeur, délicieuse au passage, je l'avais traquée jusqu'à un hôtel, mais en regardant les registres je pus voir qu'elle et sa classe étaient partis dans la matinée. Ivre de colère et de frustration, je tuai le propriétaire, bus son sang, fade au final, pour ensuite rapporter mon échec à mon maître. Seulement, au moment de passer la porte de l'hôtel, un de mes semblables me sauta dessus et me mit hors de combat durant quelques instants, malgré toute ma maîtrise de nombreuses techniques de combat. Quand j'eus repris mes esprits, je filai à notre repaire, une grande bâtisse qui ressemblait, aux yeux des humains, à des bureaux, et subis la colère d'Aro.

-Quoi ? Elle s'est échappée ! Je te préviens Jane, je la veux ! Tu as intérêt à la ramener, vivante bien sûr, même si elle se terre à l'autre bout du monde !

Je suis donc partie à Forks, petite bourgade des Etats-Unis, avec des gardes et deux collègues de mon rang, après avoir visité une nouvelle fois l'hôtel et déniché le lieu de provenance de la classe.

Et maintenant nous la poursuivions. J'entendais ses pas, sa respiration haletante, son cœur affolé. Tout à coup on entendit un grand cri et soudain plus rien ne nous parvint : plus de pas, plus de respiration, plus de cœur, rien que le silence nous entourait. Nous courûmes encore quelques kilomètres, à notre vitesse, ce qui nous prit quelques secondes, jusqu'à ce que nous tombâmes sur des odeurs, dont une en particulier : celle de celui qui m'avait sauté dessus à l'hôtel.

Pov inconnu

Elle était devant nous, nous allions la rattraper malgré sa course folle à travers les bois.

Tout avait commencé alors que je me cachais, attendant que le soleil se couche pour rejoindre mon clan. J'étais sous un porche enfoncé, patientant sagement que la nuit tombe, quand soudain une odeur plus qu'alléchante passa devant moi. Mon premier réflexe fut de tendre la main pour attraper le casse-croûte mais celui-ci était hors de ma portée.

La nuit tomba vite, et je me mis à la recherche de cette nourriture à l'odeur merveilleuse qui devait m'être destinée, sans aucun doute. Je retrouvais l'odeur dans un hôtel, après une nuit de recherche. Mais il y avait déjà du monde debout, et je me contentais de me cacher sous les toits. C'est comme cela que j'appris que ma victime repartait dans son pays, les Etats-Unis, dans la journée. Le soir, je descendis et pris l'adresse de ma proie. Mais mon repas à deux jambes était déjà convoité, et je revendiquai ma nourriture. Je mis mon adversaire hors de combat, mais le bruit avait alerté la femme du propriétaire, lequel gisait mort derrière le comptoir, et nous nous sauvâmes. Je partis de suite à l'aéroport et m'embarquai dans le premier avion en partance pour les Etats-Unis, habillé avec une djellaba. Les heures suivantes furent éprouvantes : tant d'humains et aucun moyen de les boire sans se faire remarquer !

La pourchasser après avait été un jeu d'enfant, et finalement j'avais réussis à l'isoler, le soir venu, et maintenant je la poursuivais, suivant son odeur à la trace. J'allais bientôt la rattraper, encore quelques secondes… Quand je la vis tomber dans une faille du sol. Une odeur connue, celle de l'intruse de l'hôtel, me força à faire demi-tour : elle ne trouverait pas MON humaine, MA gourmandise.

Pov Carlisle

Je revenais de ma journée à l'hôpital. Une journée comme les autres : accidents de moto, de voitures, chutes dans les escaliers ou d'un arbre, morsures en tous genres… Une journée qui aurait été fatigante pour n'importe quel humain, mais pas pour moi. La nature nous avait dotés d'une force surhumaine et quasiment inépuisable. Cependant ces journées m'éprouvaient moralement : le genre humain était toujours à la recherche de la perfection, du confort absolu, mais il ne semblait pas rendre compte du danger qu'il créait. Or leur corps était toujours aussi fragile, même après des siècles passés à fortifier leur santé, à améliorer ledit corps, mais ils n'en étaient pas moins mortels, à l'inverse de mes semblables.

Pour me détendre, j'avais décidé d'aller chasser. Ma femme, Esmée, ne tarderait pas à rentrer de Port Angeles, et mes enfants étaient partis : en camp selon la version officielle, à la chasse selon la version officieuse, dans les monts Olympic.

Aussi je courais, humant l'air à la recherche d'une bonne proie, un cerf, ou une biche, quand soudain plusieurs odeurs m'assaillirent : une connue, venant d'une Volturi que j'avais déjà rencontrée, et cinq odeurs inconnues. Sauf que les odeurs n'étaient pas rassemblées : quatre des odeurs inconnues, vampires, et celle de Jane Volturi étaient le plus loin, à ma gauche, tandis que la dernière, une odeur humaine, délicieuse, partait à ma droite. Et à ce parfum merveilleux se mêlait du sang, signe que l'inconnu était blessé.

Avec prudence, je m'approchai de l'odeur solitaire pour découvrir au fond d'une faille une jeune fille inanimée, couverte de contusions, de blessures et de sang. Son teint était pâle et cette pâleur était renforcée par ses cheveux châtains. Ses vêtements étaient déchirés et quelques feuilles étaient prises dans ses cheveux et ses vêtements. Je sautai dans la crevasse et examinai sommairement la jeune fille : une fracture à la jambe droite, qu'elle avait dû se faire en tombant, de nombreuses écorchures sur les jambes, les genoux et les mains. Une profonde entaille au bras gauche lui faisait perdre beaucoup de sang, et c'est cette blessure qui m'inquiétait le plus. Déchirant ma chemise, je fis un garrot au bras et tentai d'empêcher la jambe blessée de bouger. Pour finir, je la pris dans mes bras et bondis hors du trou pour la ramener à la villa. Je la couchai sur le divan du salon et l'examinai de nouveau. Je découvris, au cours de mon examen, que ses yeux étaient très irrités, et je constatai que le droit avait reçu un coup.

J'écrivis un mot à Esmée, lui recommandant de ne pas respirer et lui expliquant la situation, puis je fonçai à l'hôpital chercher le matériel nécessaire pour la soigner correctement. Cette jeune fille m'intriguait, sans que je sache vraiment pourquoi.

Pov Edward

Après les cours, Alice avait insisté pour que nous allions chasser, « entre frères et sœurs », comme elle avait dit. Je n'avais pas vraiment la tête à ça, mais ça me changerait de l'univers fermé dans lequel je vivais. Je m'y enfermais pour ne pas penser que j'étais seul. Je savais qu'il y avait, ou qu'il y aurait, une âme-sœur, quelque part, qui m'attendait, mais quand la rencontrerai-je ? Quand viendrait-elle à moi ? Et si c'était à moi d'aller vers elle ? Mais où la trouver dans ce cas ? Je désespérais déjà, mais n'en laissais rien paraître. J'étais allongé dans l'herbe, regardant le ciel constellé de milliard d'étoiles, quand mon téléphone sonna.

-Allo ?

-Edward, c'est Carlisle. Appelle les autres.

Je hélai mes frères et sœurs qui se regroupèrent autour de moi, prêts à écouter ce que disait notre père.

-Il y a une jeune fille à la maison, une humaine. Je vous demande de bien vous nourrir, parce que son sang est très tentant. J'ai retrouvé Esmée prête à la boire, or elle vient des environs, et je ne veux pas d'accident.

-Qui est-ce ?

-Je ne sais pas encore, mais je pense que nous le saurons à son réveil. Une dernière chose : je pense qu'elle a subi un traumatisme et qu'elle en a trop vu.

-Comment cela ?

-Jane Volturi et d'autres vampires en avaient après elle, mais je ne sais pas si elle a connaissance de notre nature. Donc soyez gentils avec elle, et aussi humains que possible.

-Tu ne seras pas là à notre retour ?

-Si je suis à l'hôpital, non. Bonne chasse.

Il raccrocha et nous nous regardâmes tous.

-Pff, râla Rosalie, une humaine ! Elle va nous attirer des problèmes, je suis sûre qu'elle va nous dénoncer. Pas besoin d'être très futé pour se rendre compte que nous sommes différents.

Rosalie continua à dire des méchancetés sur les humains, particulièrement les filles, avant de repartir à la recherche d'un chat sauvage.


Alors, vos impressions ? Ils'agit là d'un chapitre de présentations : tous les principaux personnages sont cités ou présentés ici.

Une idée sur la jeune inconnue ? Elle est facile celle-là.

J'espère que vous avez aimé.

On se retrouve dimanche avec un nouveau chapitre.

Bisous