Bonjour !

Waouh ! Mon record de reviews pour un chapitre a explosé grâce à vous ! Merci beaucoup ! Je remercie Miss Sadique, liloupovitch, htray2000, calimero59, Alvina26, Mariefandetwilight, choukinette76, fifer, xenarielle93, Clairouille59, Mrs Esmée Cullen, Morphine Angel-feather, lucie62170, Stella82 et czarnyciemno ! Vous avez toutes trouvé qui est la jeune inconnue. Pour le vampire... vous avez la réponse dans ce chapitre.

Réponses aux non-inscrites :

twilight0507 : Je suis contente que ça te plaise, et je croise les doigts pour que ça continue. La suite arrive juste en dessous ! Merci de ta review.

aurelie-leon : Je suis heureuse que ça t'ai plu, et j'espère que la suite te plaira. Merci de ta review.

TinaLuxembourg : Pour te répondre, j'ai écris ces fictions. C'est juste qu'après les avoir publié sur Skyblog, j'ai décidé de les partager avec les lectrices de ce site, que j'aime beaucoup. Tu pourras d'ailleurs voir sur mes blogs que j'ai mis des liens pour aller sur mon profil ou les fictions correspondant aux blogs. Et je n'utilise pas le même pseudo sur Skyblog que sur ffn. Mais merci de ta remarque et d'avoir eu la franchise de demander.

J'en profite pour souhaiter une bonne fête à toutes les mamans.

Sur ce, je rappelle que les personnages ne m'appartiennnent pas (sauf le nouveau vampire), mais je vous souhaite quand même une bonne lecture !


Chapitre 2 : Une invitée

Pov Bella

Mal. C'était le seul sentiment que j'éprouvais, le seul mot qui me venait à l'esprit, la seule chose que je sentais. Le noir m'entourait, mais à présent j'étais consciente de cette obscurité, de ce néant.

Je laissais les minutes, les heures, peut-être même les jours passer, avant de sentir vraiment mon corps. Un sentiment de malaise me gênait, et mon premier réflexe fut d'ouvrir les yeux. Sauf que rien ne se passa, le noir était toujours là. Mais pas le noir de la nuit, non, le noir absolu, une obscurité bien plus angoissante, oppressante. Mon cœur se mit à battre la chamade : que m'était-il arrivé ? Et où étais-je ? Pourquoi ne voyais-je rien ? Serais-je aveugle ? Non, c'est impossible…

Je me refusai à cette éventualité, tout simplement, aussi levai-je la main pour enlever ce qui devait forcément me boucher la vue. Mais ma main n'arriva jamais à destination : quelque chose de glacé retint mon bras, et une merveilleuse voix s'éleva, tel des clochettes, non, tel un chant merveilleux, tel un ange, comme j'imaginais les anges dans les contes de mon enfance.

-N'aie pas peur, tu es en sûreté. Mon père t'a trouvée et t'a soignée, mais tu dois garder ce pansement sur tes yeux, tout comme l'oxygène que tu essayes d'ôter depuis un moment.

De quoi ? Je ne m'en étais même pas rendue compte, mais au moins je savais ce qui me grattait le nez. J'essayai de bouger et de rassembler mes idées mais l'infime mouvement que je réussis à faire me fit gémir. Un faible poids froid se posa sur ma poitrine.

-Chut, ne t'agite pas. Tu as la jambe cassée et une vilaine plaie infectée au bras, mais Carlisle te donne des calmants par perfusion. Dis-moi, comment t'appelles-tu ?

J'ouvris la bouche pour répondre mais deux problèmes se posèrent : le premier était de savoir comment je m'appelais, le second de hurler que je ne m'en souvenais pas. En effet, ni la mémoire, ni la parole n'était venues, et mon cœur reprit sa course folle. Je tentai de parler, d'émettre d'autres sons qu'un gémissement, mais rien du tout ne sortit de ma bouche. Le froid de ma poitrine se déplaça sur mon front.

-Calme-toi, ce n'est rien. Mon père est médecin, très brillant, il pourra nous dire ce qui t'arrive.

J'aurais dû paniquer, m'affoler, et non pas me calmer comme je venais de le faire, parce que je n'avais plus de voix, plus de mémoire, plus de repère, plus d'identité. Ma main valide, qui n'était pas perfusée ni bandée, chercha quelque chose, et une main glacée vint se glisser dans la mienne, chaude comparée à celle de l'inconnu qui me parlait, me rassurait.

-Tu as de la fièvre, constata la voix d'ange, un ténor sublime.

Sa voix laissait paraître son inquiétude. Pourquoi ? Pour moi ? Je pressai sa main, faute de pouvoir parler, puis je me sentis repartir vers le réconfort du sommeil, rassurée par la main du possesseur de la voix enchanteresse.

Pov Edward

Elle venait de se rendormir : il était facile de savoir son état rien qu'en écoutant son cœur, un son si beau, or il était calme à présent.

Mon père l'avait retrouvée il y a cinq jours blessée, sûrement poursuivie par Jane, et si c'était le cas, c'était un miracle qu'elle soit encore en vie. Il l'avait soignée puis avait commandé un lit, estimant qu'elle guérirait mieux sur un vrai lit que sur un divan. Comme nous ne dormions pas, il ne nous est pas nécessaire d'en posséder un, mais cette charmante inconnue avait décidé mon père à en acheter un à chaque couple, plus un pour moi. Et c'est précisément dans celui-ci que dormait la jeune fille.

Emmett l'appelait « ex-casse-croûte volturien » mais ne portait pas vraiment d'intérêt à son cas. Jasper, en revanche, considérait que notre invitée inattendue nous causerait des ennuis si elle venait à découvrir la vérité sur notre nature, rejoignant l'avis de Rose. Alice était impossible à tenir : elle s'était vue amie avec une silhouette, et elle était persuadée qu'il s'agissait de cette jeune humaine. Cependant elle était assaillie de visions très contradictoires à propos de notre invitée, allant de la mort à une vie tranquille, en passant par l'esclavage chez les Volturi.

Je comprenais la peur de notre inconnue lorsqu'elle avait compris qu'elle ne pouvait voir, et j'avais été très étonné de voir à quel point ma seule voix l'avait rassurée. Je trouvais cette jeune fille magnifique, si belle mais si fragile ! Sa main, brûlante dans la mienne, me procurait une chaleur qui s'infiltrait dans mon corps, me donnant la sensation d'être vivant. De plus, les émotions nouvelles qu'elle faisait naître en moi me plongeaient dans un océan de plénitude et de douceur. Sa peau était douce, comme une pétale de rose.

-S'est-elle réveillée ?

Mon père venait de me couper dans mes pensées.

-Oui. Elle a pris peur et a voulu enlever le pansement de ses yeux, et plusieurs fois avant d'être vraiment éveillée elle a essayé de retirer l'oxygène. Cela la gêne-t-il ?

Pourquoi étais-je aussi inquiet à ce sujet ? Mais mon père souriait en regardant la jeune fille. Je repris.

-Seulement il y a un problème : elle semble ne pas pouvoir parler.

-Comment cela ?

-Eh bien elle a ouvert la bouche et a tenté à plusieurs reprises d'émettre un son, enfin je le suppose, mais il n'y a rien eu.

Carlisle examina alors sa gorge, la tâtant à plusieurs endroits, lui ouvrit la bouche, avant de claquer la langue. Ses pensées étaient confuses.

-Qu'y a-t-il ? Demandai-je, très angoissé tout à coup. Elle va mal ?

-Je ne sais pas. Attendons qu'elle soit réveillée.

-Mais c'est mauvais signe ? Insistai-je.

-Cesse de t'inquiéter Edward. Je ne veux rien avancer sans en être sûr, aussi je préfère attendre son réveil.

« Cela peut juste provenir du choc qu'elle a reçu, tant mental que physique. Qu'a-t-elle pensé si elle a vu la nature de Jane et des autres vampires ? »

J'étais entièrement d'accord avec lui : j'imaginais très bien sa peur, son effroi devant Jane. Je dis bien imaginai, car mon don ne servait à rien : nulle pensée ne venait de l'esprit de la jeune fille, nul bruit. Seul un silence me parvenait lorsque j'essayais de sonder son esprit. Pourquoi mon don était-il impuissant ? Cependant une chose m'intriguait : la Volturi s'était-elle servi de son don ? A la réflexion, je supposai que non, sinon l'ange qui reposait devant moi n'aurait pas échappé à la mort. Je dis ange, car comment qualifier autrement une jeune personne aussi belle, aussi charmante ? Je ne la connaissais pas et pourtant je n'avais qu'une seule envie : la protéger de tous les dangers. Notre invitée bougea, et sa main se dirigea automatiquement mais lentement vers son nez. Avec un soupir, je repris sa main et la posai sur le drap, gardant néanmoins la mienne posée dessus, pressant légèrement.

-Elle lui en veut, à ce tuyau, plaisanta mon père en injectant une dose de morphine dans la perfusion. Si elle se réveille, dis-lui que je retirerai le pansement aux yeux après-demain normalement. Et appelle-moi si je ne suis pas à l'hôpital, je veux la voir éveillée.

Il sortit de la chambre, et je restai seul avec la jeune fille. Soudain, pris d'une impulsion, je me penchai et embrassai son front, enfin le seul endroit non recouvert par un bandage. Je voulais qu'elle se réveille, je voulais la connaître, entendre son rire, lui offrir ce qu'elle désirait, enlever ses douleurs, ses peines, la rendre heureuse, en un mot. La jeune fille soupira au contact de mes lèvres avant de presser ma main. Je commençai à prendre conscience d'une réalité : c'était ELLE mon âme-sœur, la fille que j'attendais depuis presque un siècle.

Pov Jane

Nous sommes tombés sur un petit clan, quatre hommes au total, mais ils eurent le dessus sur nous, et je fus la seule à réchapper au massacre, uniquement parce que j'avais fui avant la fin du combat. Lorsque j'avais appelé Aro pour lui rendre compte de la perte de ses soldats et des deux autres pantins de sa garde personnelle, j'eus droit à une sévère remontrance.

-Tu me déçois Jane ! Je pensais que ton but était de me servir, pas de me déshonorer ! Où est-elle à présent ?

-Je la retrouverai maître, je vous le promets.

-Tu as intérêt, je ne veux pas avoir à me déplacer moi-même.

Il raccrocha, me laissant éberluée. Je me mis aussitôt à la recherche de la jeune fille, du nom de Bella Swan. Et où la trouver sinon chez elle ? Le tout était de faire attention à mes adversaires, à ceux qui convoitaient également l'humaine. Son adresse était imprimée dans ma mémoire, et la ville étant minuscule je n'eus aucun problème pour trouver la maison de Charlie Swan, le chef de la police de la ville. A mon arrivée, je ne trouvai personne : la maison était vide, et seule l'odeur d'un inconnu, sûrement le père, était perceptible. J'en déduisis que Bella Swan n'était pas revenue chez elle. Mes ennemis l'avaient-ils trouvée avant moi ? Je devais le savoir, et rien ne valait une information de la famille. Je m'installai sur le canapé et attendis, laissant l'obscurité de la nuit m'envelopper. Enfin une voiture arriva, et un homme en descendit en sifflant. Je le laissai entrer et attendis qu'il eu fermé la porte pour me jeter sur lui. Je le pris à la gorge.

-Où est ta fille, humain ?

-Lâchez-moi, ordonna-t-il. Je suis le chef de la police, et si vous me faites quelque chose, vous le regretterez !

-Tais-toi ! Où est Bella ?

Il me regarda, et son regard passa de furieux à angoissé.

-Que lui voulez-vous ? Elle n'est pas là, et je ne vous laisserai pas lui faire de mal ! Qui êtes-vous ? Je vous prév…

-Toi, tu m'énerves.

Je resserrai mes doigts autour de son cou si fragile et j'entendis ses os craquer les uns après les autres. Quand il cessa de se débattre, je le laissai tomber à terre.

-Dommage pour toi, ce n'était pas la bonne réponse.

Sans un regard pour le cadavre, je sortis, prête à fouiller la ville maison après maison.

Pov Jasper

Sur ce coup-là, j'étais surpris : Edward était amoureux, cela ne faisait aucun doute. Cependant l'objet de son amour était à moitié dans le coma, et mon frère était fou d'inquiétude. Quelle idée de tomber amoureux d'une humaine, dont il ignore tout en plus ! Je finissais un livre concernant la Révolution Russe quand Alice, qui dessinait le patron de sa nouvelle robe, poussa un cri. Aussitôt je fus près d'elle, tentant de la réconforter. Elle tremblait de tous ses membres, sans pouvoir dire un mot sans bégayer.

-Alice, qu'y a-t-il ? Demanda Carlisle, inquiet lui aussi.

-Le chef Swan… Jane s'est attaquée à lui.

Edward avait répondu, le visage grave. Pourquoi Alice et lui étaient-ils aussi bouleversés ? Certes, c'était grave, et nous allions devoir déménager, mais pourquoi tant de cris pour un humain ? Ce fut Edward qui me répondit, Alice sanglotant doucement.

-Parce que c'est le père de Bella Swan, la jeune fille à qui Jane s'en est prise.

-Tu veux dire… Celle qui dort là-haut ?

Emmett n'en revenait pas, pas plus que nous. Edward et Alice hochèrent la tête de concert. Carlisle prit l'information au sérieux.

-C'est très grave alors. Il va falloir contacter Aro, mais surtout mettre Bella, puisque nous connaissons son nom, en sûreté. Mais surtout le lui annoncer. Est-il mort ?

Alice hocha la tête.

-Elle s'est décidée au dernier moment. Elle voulait juste suivre la trace de Bella. Je suis désolée Carlisle.

-Tu n'y es pour rien. Préparez vos affaires, et tenez-vous prêts à partir, c'est tout.

C'est sur ses paroles qu'il sortit, accompagné d'Esmée.

Pov Ivan

A cause de la Volturi j'avais été obligé d'abandonner ma proie. J'avais faim, très faim, mais je la voulais, ELLE, pour repas. Les autres membres de mon clan cherchaient à me dissuader de m'attaquer à un humain convoité par les Volturi, mais je n'avais que faire de leurs mises en garde.

-Allez Ivan, laisse-la, recommença Arthur, le plus jeune du clan. Continuons notre route. Tu retrouveras bien une autre victime qui sentira aussi bon.

-Tu ne peux pas comprendre, rétorqua Maximilien, le plus âgé après moi. Cette fille est un cas très rare ! Un sang comme cela ne se retrouve qu'une ou deux fois en un siècle, dans le monde entier. Mais Arthur a raison Ivan, nous allons nous attirer des ennuis.

-Je la veux, boudai-je. Je ne partirai pas de ce trou sans avoir pu goûter à son sang.

-Alors laissons les choses se tasser, proposa Igor, le dernier membre de mon clan, plus âgé qu'Arthur de dix ans seulement. Lorsque tout le monde pensera que nous avons abandonné, nous la prendrons, enfin tu la prendras.

-Et si les Volturi interviennent avant ?

-Alors tu nous remercieras pour t'avoir gardé en vie.

Igor, malgré ses 96 ans, était particulièrement futé. Maximilien avait 165 ans, mais semblait le plus casse-cou, entraînant parfois Arthur, 86 ans. Quant à moi, du haut de mes 243 ans, je régnais sur ce clan, et tous m'obéissaient au doigt et à l'œil. Que choisir ? D'abord, la retrouver, puis observer, et décider au dernier moment. Voilà mon plan favori : traquer, être à l'affut de ma proie. Je sentais que j'allais bien m'amuser.


Ca vous plait jusqu'ici ? J'attends vos avis avec impatience (Dédicace à Alvina26).

On se retrouve dimanche prochain.

Bisous