Bonjour à toutes

Comme toujours lorsque j'ai du retard, je tiens à m'excuser, c'est la moindre des choses.

Ensuite, je vous remercie pour toutes vos reviews ! Je n'ai pas pu répondre à toutes je crois.

Miss Sadique : Pas grave pour le retard. Ca arrive à tout le monde, moi en premier. Ca ira mieux pour elle, de temps en temps ^^. Merci de ta review, et désolée de ne pas t'avoir répondu. Je préfère le faire maintenant et mettre en ligne le chapitre.

aurelie-leon : Merci pour les compliments ^^. C'est vrai qu'il y a du mystère, mais tout se dévoilera au fur et à mesure. Merci de ta review.

Je vous laisse lire, tout en rappelant que les personnages ne m'appartiennent pas, sauf Ivan. L'histoire est de moi.


Chapitre 3 : Départ

Pov Bella

J'avais moins mal à présent, et je réussissais à rester éveillée une heure, voire deux. Mais je ne pouvais toujours ni voir, ni parler, et ma mémoire ne revenait pas, me laissant dans une angoisse sans nom. Des tas de questions tournaient sans cesse dans mon esprit, me laissant perdue.

Qui étais-je ? Pourquoi étais-je ici ? Que m'était-il arrivé ? Qui étaient ces gens qui s'occupaient si bien de moi, songeant à mon bien-être avant le leur ? Par exemple, ils passaient la nuit à mon chevet, et jamais je ne sentais une trace de sommeil dans leur voix.

Une chose était sûre : celui à qui appartenait le magnifique ténor devait être extrêmement beau. Pourtant jamais il ne partait, enfin presque pas, et il n'y eu aucune mention d'une petite-compagne. Durant mes heures de réveil il avait décidé de me parler, me décrivant sa vie.

Ainsi, j'appris qu'il s'appelait Edward, qu'il vivait à Forks depuis deux ans et que sa famille et lui avaient hâte que je guérisse. Les Cullen étaient sept en tout : Carlisle et Esmée, les parents, Emmett Cullen et Rosalie Hale, le premier couple, puis venait Jasper Hale et Alice Cullen, le deuxième couple, et enfin lui. Edward ne parlait pas de sa compagne, et j'en avais déduit qu'il était seul. Bizarrement cette déduction me fit plaisir, sans que je comprenne pourquoi. Ce devait être triste d'être célibataire au milieu de tous ces couples. Pourtant comment ne pas s'attacher à un garçon si gentil, si prévenant ? Il me demandait sans cesse comment j'allais, si j'avais besoin de quelque chose, et me soutenait lorsque la douleur refaisait surface. Si seulement je pouvais le remercier !

-Alors Bella, comment vas-tu ce matin ? Tu as le sourire, c'est déjà ça !

Carlisle Cullen venait me voir plusieurs fois par jour, pour m'examiner ou connaître mon état. Les autres membres de la famille venaient juste pour avoir de mes nouvelles. J'avais appris que je me nommais Bella Swan, mais ils ne m'avaient rien dit de plus sur mon identité.

Je hochai la tête : c'était un signe que nous avions convenu pour dire que j'allais bien.

-Bien alors. Laisse-moi voir ton bras.

Je sentis une poigne glacée soulever mon bras et commencer à retirer le bandage. Lorsque l'air passa sur la plaie, je ne pus m'empêcher de grimacer. C'est à ce moment-là que j'entendis un grognement animal, qui me fit sursauter. D'où venait-il ? Y avait-il un chien ou autre dans la maison ? Mon cœur partit dans une course effrénée, et je voulus me redresser, mais Edward intervint.

-Qu'y a-t-il Bella ? Qu'as-tu ?

Il n'avait pas entendu ? Peut-être avais-je rêvé… Rassurée par la main froide qui tenait la mienne, je me laissai aller sur les oreillers et repartit au pays des rêves. Cependant, je fis un drôle de rêve : Edward parlait avec Carlisle.

-Eh bien, tu as eu chaud. Aussi, quelle idée !

-Excuse-moi, mais j'ai cru que tu lui faisais mal.

-Tu t'inquiètes trop Edward. Je connais mon métier, et je sais quelle valeur elle a à tes yeux.

-Pardon, je ne voulais pas remettre en cause tes compétences.

-Ce n'est rien. Mais dis-moi Edward, à quoi pense-t-elle ? Je veux dire, que pense-t-elle de tout cela ?

-C'est justement le problème : je n'arrive pas à lire ses pensées. C'est comme… s'il y avait un mur qui m'empêchait de percer son esprit, un mur sur lequel je me heurte sans arrêt. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Pov Edward

C'est vrai, les seules pensées qui m'étaient cachées étaient celles que je désirais le plus entendre, rien que pour les admirer, les faire défiler en boucle dans ma tête.

-Est-ce déjà arrivé ?

-Non Carlisle, et je ne comprends pas pourquoi elle précisément.

-Comment cela ?

Mon père s'assit sur le lit, prêt à m'écouter, mais j'en avais trop dit déjà. Allais-je lui avouer que j'aimais déjà cette jeune fille ? N'allait-il pas se moquer de moi, en me disant qu'un simple regard, une simple présence ne suffisait pas à être amoureux ? Allait-il me dire que j'étais trop sensible ?

-Eh bien…, commençai-je, embarrassé. Je crois bien…

-Que la belle Bella a déjà conquis ton cœur.

Mon père souriait, mais un sourire bienveillant, sans moquerie. Il avait compris et ne portait pas de jugement. Il changea de sujet.

-Tu lui as dit, pour son père ?

-Non, je pensais que tu le ferais. C'est toi le médecin.

-Mais c'est en toi qu'elle a confiance Edward. La preuve en est que c'est ta main qui la rassure, ta voix qui la calme, tes bras qui l'apaisent. Dis-le lui, tu sauras la réconforter au mieux.

Possible, mais je ne voulais pas la voir triste. Malheureusement Jane avait forcé le destin, volant la vie du père de cette jeune fille trop innocente.

Pov Jane

Après le meurtre du policier, je partis pour Port Angeles, m'y terrer quelques jours. En effet, la police fouillait la ville, et je refusais de me montrer. J'espérais vivement que l'humaine n'était pas aux mains de mon adversaire, ce nomade, et que j'allais pouvoir la ramener à Aro. J'appelai Alec, mon frère, pour qu'il puisse m'aider dans mes recherches : à nous deux, nous la trouverions forcément. Une simple humaine ne pouvait pas échapper aux Volturi.

Pov Esmée

Et voilà, nous étions sur le départ.

Bella voyagerait dans la Mercedes de Carlisle, et je serai à ses côtés, tandis que les autres prendraient leurs voitures respectives.

Nous avions une maison à Juneau, près de nos cousins Denali, avec qui nous nous entendions bien, et qui surtout étaient végétariens. En effet, nous ne buvions pas le sang des humains, comme la plupart des vampires, mais du sang animal, même s'il ne nous comblait pas tout à fait. Et c'est pour cela que Bella n'était pas encore morte, encore que son sang m'avait énormément attiré, et par deux fois.

La première fois était lorsque Carlisle revenait de l'hôpital : elle était là, allongée sur le divan, inconsciente, innocente, impuissante, et son sang m'appelait. Aussi m'étais-je approchée doucement, savourant chaque note de son parfum enivrant. Heureusement pour elle, Carlisle arriva à ce moment-là, et il m'avait ramenée sur terre. La deuxième fois, Bella avait bougé dans son sommeil et avait arraché sa perfusion. Un peu de sang avait coulé, quelques gouttes, mais cela avait été suffisant pour m'attirer, ainsi qu'Emmett. Encore une fois, Carlisle avait été là, Edward aussi, et ils nous empêchèrent de faire du mal à la jeune fille. J'avais maintenant eu le temps de m'habituer à sa fragrance, mais Edward avait quand même insisté pour que je chasse énormément avant la route, et il n'avait pas tort.

Le voyage étant long, Bella se réveilla deux fois, la première fois, ce ne fut que quelques minutes, la seconde fois son réveil dura plus longtemps : deux heures et demi.

-Tu verras Bella, tu vas aimer Juneau. C'est dommage que tu ne puisses pas voir, mais lorsque Carlisle retirera le bandage, tu verras comme c'est beau.

Nous nous arrêtâmes plusieurs fois, pour ne pas intriguer Bella, et lui achetâmes à manger et à boire puisque nous n'avions rien prévu. Lors d'une halte, elle gémit et sa main chercha quelque chose. Aussitôt Edward s'avança vers elle.

-Je suis là Bella, dit-il simplement.

La jeune fille cessa immédiatement de s'agiter et plaqua sa main sur le visage d'Edward qu'elle caressa, comme pour vérifier que c'était bien lui.

-Veux-tu autre chose Bella ? Demanda mon mari. As-tu soif ?

Elle secoua la tête avec force. Edward l'embrassa sur la joue lorsque le signal du départ fut donné, et nous reprîmes la route. J'en profitai pour lui parler de mon métier.

-Je restaure des maisons de tous les styles, dans de nombreux pays, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Alaska, en Asie, en Afrique, en Amérique… J'aime cela, mais de temps à autre, je reste chez moi et m'occupe des enfants. Ils t'aiment bien tu sais, je ne les ai jamais vu s'attacher aussi vite à quelqu'un. Tu ne te souviens toujours de rien ?

Elle secoua la tête. La pauvre, quelle épreuve cela devait être de ne pas pouvoir se souvenir, et de ne pouvoir poser de questions ! Cependant, égoïstement, je trouvais que c'était une bonne chose : ce que nous avions à lui apprendre était terrible. Nous avions décidé d'attendre le rapport de police avant de lui dire, et ainsi donner la version officielle, sachant que les policiers ne songeraient jamais à un vampire. La route continua, longue, avec en bruit de fond le ronronnement du moteur et la radio. Enfin, après 35 heures de voiture, nous arrivâmes à Juneau.

Pour le moment, nous aviosn prévu de taire notre présence aux Dénali, afin de laisser Bella s'habituer à son nouvel environnement.

Pov Aro

Je tournais en rond : une humaine qui échappe à la colère de Jane ! Quelle chose incroyable ! Pourquoi une telle chose ? Comment ? Je ne savais pas mais j'avais hâte de le découvrir.

-Et que feras-tu si tu ne trouves pas la raison de cette absence de réaction ? Demanda Caius, un de mes deux frères, avec qui je partageais le pouvoir.

-Je pense que je la boirais. Si j'en crois Jane, elle sent très bon, et rien que de l'avoir sentie à travers les pensées de Jane, j'en ai le venin aux dents.

Caius éclata de rire.

-Il t'en faut peu ! Mais je te la laisserais si tu veux. Est-elle jolie ?

-Très jolie.

Mon frère sembla réfléchir.

-Alors me permettrais-tu de la garder un peu à mon service ? Pas longtemps, mais assez pour en profiter.

J'acceptai : après tout, pourquoi pas ? Elle pourra faire double emploi, comme Giana.

-Allons manger ! Avoir parlé d'humains m'a mis en appétit !

Mes frères rirent de moi, mais je m'en moquais. J'aurais ce que je voulais. Je l'avais toujours.

Pov Bella

Nous étions partis de Forks. Pourquoi ? Telle était la question redondante, obsédante, dérangeante. Pourquoi partir si loin, si vite ? J'habitais à Forks visiblement, alors pourquoi m'avoir emmenée avec eux ? Ils avaient assez d'enfants pour ne sûrement pas en vouloir d'autre, même adopté ! Et puis, il devait bien y avoir des gens qui me cherchaient, non ?

J'étais dans un lit moelleux en train de rassembler mes idées, me laissant peu à peu partir vers le sommeil. Nous étions arrivés à Juneau une demi-heure avant, et la priorité fut donnée à faire en sorte que je puisse m'allonger.

Je dormais depuis un moment quand je rêvai d'une scène cauchemardesque : quelqu'un me suivait, me pourchassait plutôt, car je courais à en perdre haleine. Je savais que je devais m'enfuir. Pourquoi ? Aucune idée, mais je courais, encore et toujours, tentant de sauver ma vie. Soudain je tombai, poussant un cri horrible, et tout me revint en mémoire : mon père à Forks, qui attendait mon retour de chez une amie, ma mère qui refusait de me parler parce que j'avais voulu connaître mon père, celui qui me poursuivait dans la forêt, et enfin le trou dans lequel je tombai, me cognant la tête.

Revoyant toutes ces images, je ne pus que hurler, encore et encore, espérant que ces hurlements me feraient revenir dans le réel, car j'espérais que tout cela ne soit qu'un rêve et que je dormais chez Angéla, la copine chez qui je devais passer le week-end. J'avais l'impression que ma poitrine était compressée, et j'avais du mal à respirer. J'étais terrorisée.

-Bella ! Calme-toi !

Des bras m'entourèrent, des bras froids qui me ramenèrent au présent. Je pleurai, hoquetant tant et plus. J'avais mal, moralement cette fois-ci : je savais tout, je me rappelai.

-Oh ! Edward !

C'était sorti naturellement, si naturellement que je n'avais pas compris que je venais de parler pour la première fois depuis mon réveil. Je m'accrochais à lui comme à une bouée, comme une désespérée. C'est ce que j'étais d'ailleurs : perturbée, désemparée, désespérée.

-Bella… Tu as parlé !

Mes larmes coulaient toujours, ne me laissant aucun répit. Je ne voulais pas chercher à comprendre, j'avais besoin d'évacuer cette peur qui me tordait le ventre depuis que j'avais recouvré la mémoire.

-Je me souviens Edward…Mon père ! Où est mon père ?

Je tentai de me lever à l'aveuglette : il fallait que je le retrouve, que je lui dise que tout allait bien. C'était instinctif. Mais Edward me retint et resserra son étreinte autour de moi, ce qui fait que ma tête était posée sur son torse.

-Chut Bella… Chut…

Il essayait de m'apaiser, passant une de ses mains dans mon dos en faisant de larges cercles. Mon cœur battait à tout rompre, et la sensation d'oppression ne partait pas. Je voulais revoir mon père ! Je voulais me rassurer auprès de lui, j'avais besoin de retrouver mon passé en chair et en os.

-Dis-moi… S'il te plaît… Je t'en supplie…

Il caressa ma joue, essuyant quelques larmes. Ce geste m'apaisa légèrement, mais pas assez pour calmer mes pleurs et amoindrir ma peur.

-Eh bien… Ton père… a été assassiné pendant que tu étais dans le coma. Et nous sommes partis parce que nous pensons que celui qui l'a tué veut s'en prendre à toi.

-Alors laisse-moi le rejoindre ! Je veux retrouver mon père ! Il est mort à cause de moi !

Et je me remis à pleurer, versant mes larmes sur la chemise d'Edward. Mon père était mort à cause de moi ! Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça ? Pourquoi moi ? Ma respiration devint encore plus erratique qu'avant, et mes larmes redoublèrent. J'avais l'impression de me noyer dans un océan, sans espoir de reprendre ma respiration.

Pov Edward

-Non, je ne laisserai personne s'en prendre à toi Bella. Tu dois vivre. Celui qui a fait ça est un monstre, mais ton père souhaiterait, j'en suis sûr, que tu vives.

-C'était ma seule famille ! Renifla-t-elle.

-Alors laisse-nous être ta seconde famille.

Je pris son menton dans mes mains pour voir son visage. Ses yeux étaient cachés, mais je la regardai en face.

-Tu ne sais pas à quel point nous t'apprécions Bella. Tu as le droit au bonheur, comme chacun ici-bas. Fais en sorte que ton père soit fier de toi : reprends courage Bella, et bats-toi pour lui.

Je la repris contre moi, la serrant légèrement afin de ne pas la briser. Ses pleurs cessèrent peu à peu, diminuant d'ampleur. Je ne cessai de passer ma main dans son dos, espérant ainsi lui prouver que j'étais avec elle, que je prenais soin d'elle. J'avais mal pour Bella, et j'étais furieux de ne rien avoir pu éviter. Mais je devais être fort à sa place, et lui montrer qu'elle pouvait se relever.

Au bout de plusieurs minutes, je remarquai qu'elle s'était endormie, aussi m'allongeai-je, pour qu'elle soit confortablement installée. C'est ainsi que nous finîmes la nuit, elle sur mon torse, sanglotant de temps à autre, moi lui caressant les cheveux, le front, le dos, pour la réconforter et lui montrer que je serais toujours là pour elle.


Ca y est, elle parle à nouveau ! J'espère que ça vous a plu.

Si tout va bien, je mettrais la suite lundi dans la journée.

J'ai mis en ligne la semaine dernière un OS, intitulé "Pauvre poisson". Si ça vous dit...

A bientôt

Bisous

PS : je devrais mettre la suite de "Les vampires sont-ils tous les mêmes ?" demain.