Bonjour à toutes !

Cette fois, je suis à l'heure ! On avance un peu plus dans l'histoire.

Je voulais encore vous dire merci pour vos reviews ! Merci à xenarielle93, htray2000, Minomina, calimero59, Mariefandetwilight, Triskelle Sparrow, choukinette76, liloupovithc et aelita48.

sm33 : Je suis ravie de voir que ce début te plaît, et j'espère ne pas te décevoir par la suite. Je te souhaite une bonne lecture pour les fictions ! Merci de ta review =)

Alvina26 : Pas de mot aujourd'hui. J'espère que tu vas bien quand même. Une grosse pensée pour toi !

Je remercie Evelyne-raconte pour son aide.

Je rappelle que les personnages ne m'appartiennnt pas, sauf Ivan. Bonne lecture.


Chapitre 4 : « Renaissance »

Pov Carlisle

Bella dormait encore mais je voulais lui retirer le pansement avant d'aller au travail, aussi je rentrai après avoir frappé. J'entendis le cœur de notre invitée faire un bond, ce qui provoqua le grognement, inaudible aux humains, d'Edward.

-Bonjour Bella. Comment te sens-tu ?

-Bien.

-Mais tu parles !

Nous devions faire semblant d'être de simples humains, mais je l'avais entendue la veille, comme toute la famille, et nous étions heureux pour elle, dans une certaine mesure. Bella ne me répondit pas, hochant simplement la tête.

-Je lui ai annoncé le décès de son père, et elle a retrouvé la mémoire, me rappela mon fils.

-Je suis navré Bella, pour tout ce qu'il t'arrive. Je te promets que nous retrouverons celui qui a fait cela. Mais ce matin, je suis venu enlever ton pansement, tu vas pouvoir retrouver la vue.

En disant ces mots je m'étais approché, non sans avoir demandé à Edward de s'éloigner. Je défis la bande, retirai les compresses et examinai ses yeux : les irritations s'étaient estompées. Certes, il faudrait continuer à mettre du sérum, mais ses yeux étaient en voie de guérison.

-Combien vois-tu de doigts ?

Je relevai la main et lui montrai trois doigts.

-Trois.

-Bien ! Est-ce que tu vois trouble, de près, de loin ?

Elle me regarda, regarda Edward qui se trouvait au fond de la chambre, un sourire aux lèvres.

-Waouh ! Souffla Bella en fixant mon fils d'un air béat, à quoi j'en déduisis qu'elle y voyait parfaitement bien.

-Bon, eh bien je vais à l'hôpital. Edward, tu sais comment me joindre en cas de problème.

Il hocha la tête et je sortis.

Pov Bella

Comment décrire cette sensation ?

Une renaissance, oui voilà, je renaissais. Ce n'est pas le fait de voir lui-même, mais de voir enfin Edward : il était comme je l'avais imaginé, beau à couper le souffle, une beauté extraordinaire, inhumaine. Et le doux sourire qu'il arborait faisait plus que me rassurer : il adoucissait ma peine.

Il approcha doucement, comme s'il craignait de m'effrayer, tandis que je le dévorais des yeux. Est-ce le même qui passait ses jours et ses nuits à mon chevet ? Il y avait forcément une fille qui l'attendait quelque part, il ne pouvait rester seul. Ce qui me creva le cœur, sans que je comprenne vraiment pourquoi. Les larmes affluèrent et commencèrent à rouler sur mes joues. Aussitôt Edward fut près de moi, essuyant ces satanées larmes. Voyant que mes pleurs augmentaient, il me prit dans ses bras.

-Ce n'est rien Bella. Calme-toi s'il te plaît ! Je n'aime pas te voir pleurer.

Que venait-il de dire ? Je relevai la tête, plongeant dans ses yeux. Ils étaient dorés, un ocre caramel superbe, profond, dans lequel il était facile de perdre pied. Il posa sa main sur ma joue, libre de tout pansement désormais. Puis, comme s'il avait fait une bêtise, il retira sa main et baissa les yeux.

-Ne pleure pas Bella ! Tout va s'arranger, je te le promets.

Il releva les yeux tandis que je le fixai, surprise. Quel revirement !

-As-tu faim ?

Je hochai la tête pour acquiescer. Il se leva et sortit, me laissant seule avec mes pensées.

-Bonjour belle endormie ! Lança une jeune fille aux cheveux noirs coupés très courts et au visage lumineux.

A la voix, je reconnus Alice, et je remarquai qu'elle avait l'allure d'un lutin malicieux. Son sourire ne pouvait que me mettre en confiance.

-Tu n'as pas à t'en faire, me dit-elle en s'approchant, tu es en sécurité. Comme nous sommes inscrits au lycée et que c'est aujourd'hui que nous faisons notre rentrée, c'est moi qui m'occuperai de toi aujourd'hui.

-Ça ne te dérangera pas ? Tu n'as rien de mieux à faire ?

-Bella, soupira Alice, rien n'est plus important que toi, je t'assure.

-Si tu le dis…

N'empêche, j'avais des doutes.

Pov Edward

Alice discutait là-haut avec Bella.

Que c'était dur ! Je l'aimais, j'en étais certain, mais je devais faire comme si de rien n'était : elle était humaine, moi vampire. Comment pouvait-on aimer aussi vite ? Comment pouvait-on s'attacher à quelqu'un au point que notre vie dépendait de l'autre ? Je pensais cela impossible, et pourtant…

Des choses impossibles, il en arrivait tous les jours : nous étions des vampires, Alice et Jasper s'étaient aimés du premier regard, de même pour Emmett et Rosalie.

Mais aimer Bella revenait à la tuer, de quelque manière que ce soit. Aussi m'étais-je promis de ne rien lui dire, et tout faire pour la sortir de cette mauvaise passe.

Je revins vers elle avec un plateau qu'Esmée avait chargé de nourriture avant de partir pour Seattle où elle était attendue. Alice était dans la chambre, en retrait, et observait notre invitée. Bella se contenta de picorer, l'air ailleurs. A quoi pensait-elle ? Cette question revenait toujours, aussi je me décidai à lui poser.

-A quoi penses-tu ?

-A beaucoup de choses. Qui m'en veut au point de tuer mon père ? Combien de temps vais-je encore vous envahir ? Comment …

Elle ne put finir : je mis ma main sur sa bouche et la regardai droit dans les yeux.

-Bella, je t'interdis de dire que tu nous envahis, c'est compris ? C'est un plaisir de prendre soin de toi.

Elle ne détourna pas le regard, cherchant à percer ce que je cachais. Finalement elle baissa les yeux et recommença à picorer.

-Que va-t-il se passer maintenant ?

-Eh bien, si tu l'acceptes, Carlisle t'adoptera, comme nous, et tu seras ma sœur, sautilla Alice. Je suis sûre que tu vas te plaire ici.

Un silence s'installa. Cette perspective ne lui plaisait pas ? Je redevins nerveux, tendu. Bella sembla le sentir puisqu'elle leva les yeux vers moi, une nouvelle fois.

-Ce serait avec plaisir, mais…

-Oui ?

Elle prit une grande inspiration avant de parler d'une traite.

-Je ne veux pas m'immiscer dans votre secret.

Je restai sans voix, tout comme Alice qui me regardait, mi-effrayée, mi-curieuse. Que voulait dire Bella ?

-Peux-tu être plus précise ? Demandai-je doucement.

-Eh bien… Vous me cachez quelque chose, j'en suis certaine. Dès que vous en avez trop dit, vous faites tout pour que je pense à autre chose, vos réactions sont bizarres, et vous semblez tous me prendre pour une idiote.

-Waouh…

Alice avait soufflé ce mot, trop perturbée pour dire autre chose.

« Elle est très intelligente Edward ! Elle a trouvé toute seule ! »

-Je t'interdis de lui dire quoi que ce soit quand nous serons au lycée, dis-je entre mes dents, trop bas pour que Bella puisse entendre. Nous en discuterons lorsque Carlisle sera là.

Alice hocha la tête très légèrement, et je reportai mon attention sur Bella.

-Je vais devoir aller au lycée avec les autres. Passe une bonne journée avec Alice.

-Est-ce que j'ai le droit de sortir de ce lit ?

-Tu ne l'aimes pas ?

-Si, mais j'en ai marre de rester couchée ou semi-assise ! Je vais devenir folle !

Je souris : la plupart des élèves du lycée aurait tout donné pour rester dans leur lit pendant des jours, mais elle voulait bouger, alors qu'elle se remettait d'un grand choc. Mais ce serait mieux pour elle, en effet, car elle pourrait penser à autre chose. Suivant sa demande, je la pris avec précaution dans mes bras et la descendis au salon où je l'allongeai avec précaution, accrochant la poche de perfusion à une lampe.

-Seulement, ne te lève pas seule, d'accord ? Sollicitai-je avant de sortir, accompagné d'Emmett, Jasper et Rosalie. Demande à Alice de t'aider.

Je partis avec mes frères et sœur, repensant à sa requête.

Pov Bella

Je somnolais, une fois de plus, mais pas assez pour ne pas entendre Alice discuter avec une femme qui venait d'entrer. Curieuse, j'ouvris les yeux pour découvrir une jeune femme d'une trentaine d'année, aux cheveux châtains clairs, coupés au carré, à la mode des années 1910. Son visage était doux et respirait la bonté, la générosité et la douceur.

-Bonjour Bella, se présenta-t-elle en voyant que j'avais les yeux ouverts. Je m'appelle Esmée.

-Bonjour, dis-je timidement.

Elle s'avança lentement, le visage légèrement tendu tout à coup, et me prit dans ses bras.

-Je suis heureuse de te voir debout. Comment vas-tu ?

-Bien, je suppose.

-Ne t'inquiète de rien. Carlisle s'est occupé de prévenir la police que tu étais avec nous, et ils ont dit que nous avions bien fait de t'éloigner. Si Carlisle te le permet, nous retournerons à Forks pour l'enterrement.

Enfin quelqu'un qui ne faisait pas comme si de rien n'était ! Je pris sa main et la regardai avec gratitude.

-Merci Esmée. C'est important pour moi.

-Je sais.

Elle me tendit les bras et je m'y réfugiai. Son odeur était aussi douce qu'elle, mais la peau d'Esmée était aussi froide que celle d'Edward. Bizarrement je ne versai pas une larme : peut-être en avais-je trop versé dans les bras d'Edward, ou bien peut-être que j'arrivais enfin à affronter. Quoiqu'il en soit, Esmée me caressa les cheveux.

-Veux-tu un chocolat chaud ?

Devant mon acquiescement, elle partit m'en préparer un puis revint avec une tasse fumante.

-Dis-moi Bella, peux-tu me dire où est ta mère ? Pourquoi n'a-t-elle pas réclamé ta garde ? Je comprendrais si tu n'es pas prête à en parler.

Devais-je lui dire ? Oui, car cela m'aidera peut-être à tourner la page, et à savoir vers où aller. Esmée semblait être la personne idéale à qui me confier, et la présence d'Alice m'aidait. Certes, j'aurais aimé qu'Edward soit là aussi, mais quelque chose me disait qu'il serait bien vite au courant.

-Eh bien, il y a deux ans, ma mère s'est remariée avec Phil. Il est très gentil, mais ce n'est pas mon père, et j'ai voulu connaître mieux Charlie, et laisser ma mère commencer sa nouvelle vie, au moins un ou deux ans. Mais Renée l'a mal pris, et elle m'a menacée : si je partais chez mon père, elle ne m'adressait plus la parole. A partir de ce jour, le climat est devenu tendu à la maison, et j'ai décidé de partir quand même. J'ai prévenu Charlie, j'ai fait mes valises, et j'ai demandé à la voisine de m'amener à l'aéroport. Le soir même, ma mère a appelé chez Charlie pour lui ordonner de me remettre dans l'avion.

Alice essuya une larme qui roulait sur ma joue : me souvenir était difficile, douloureux.

-Ils ont eu une grande dispute, et Renée a raccroché en disant qu'elle ne voulait plus jamais me parler. Depuis, elle a changé de numéro de téléphone et même d'adresse. J'ai beaucoup pleuré, j'ai cherché à la recontacter, et Charlie aussi, mais rien. Depuis un an et demi, j'ai eu le temps de ne plus m'effondrer sur ce sujet. Mais qu'est-ce que je vais devenir si elle ne veut plus de moi ?

Et c'était reparti pour une crise de larmes ! Esmée me reprit dans ses bras.

-Nous serons là Bella, nous serons toujours là.

Je reniflai un coup avant de la remercier.

-Mais je ne veux pas vous embêter, ni être un poids.

-Si nous te proposons de rester, c'est parce que cela nous fait plaisir, et qu'il n'y a aucun problème. Dors Bella, tu es fatiguée.

Elle avait raison : avoir parlé de tout ça m'avait épuisée. Elle se leva et Alice prit sa place. Je posai ma tête sur ses genoux et fermai les yeux tandis qu'Esmée me couvrait d'une couverture.

-Dors Bella ! Nous veillerons sur toi.

Pov Esmée

La pauvre, elle avait l'air si perdu ! J'espérais de tout cœur qu'elle réussisse à surmonter cette épreuve.

-Dis Esmée, tu penses vraiment qu'elle restera ? Me demanda Alice doucement.

-Pourquoi pas ? Tu l'as entendue ? Elle n'a plus personne sur qui compter. Et même si ce n'est qu'un an ou deux, ce sera déjà très beau pour elle je pense.

-Mais elle va découvrir notre nature, à un moment ou à un autre.

-C'est une possibilité. Carlisle nous dira ce qu'il en pense. S'il juge que c'est trop dangereux, nous attendrons qu'elle soit guérie, puis nous la confierons à des amis humains.

Pourtant j'espérais que Bella reste avec nous : certes, c'était peu recommandable, mais je voulais avoir une enfant à m'occuper, et Bella avait besoin que l'on s'occupe d'elle.

Edward, Rosalie, Jasper et Emmett revinrent vers 15h30. Bella dormait encore sur les genoux d'Alice, et j'avais eu le temps de refaire son lit, lui préparer à manger et faire un compte-rendu d'estimation de travaux pour un client. Le premier réflexe d'Edward fut d'aller vers Bella. Il s'agenouilla devant elle, en extase.

-Moi je vous le dis, si elle apprend ce que nous sommes, elle va prendre peur, s'enfuir et le répéter à tout le monde. Laissons-la dans la forêt, près de ces loups détestables à Forks, et faisons croire que nous ne savons rien. Tout le monde la croira folle.

-Serais-tu sans cœur Rosalie ? Demandai-je, outrée que ma fille puisse penser une telle chose. C'est vrai, nous ne la connaissons pas encore, mais je suis sûre qu'elle gardera notre secret pour elle, si elle vient à l'apprendre.

-De toute façon, elle s'en doute.

La phrase d'Edward laissa place à un silence complet.

-Quoi ?

-Calme-toi Rose, ordonnai-je. Raconte-nous Edward !

-Elle sait que nous cachons quelque chose, nous apprit-il.

-C'est ce qu'il m'a semblé comprendre aussi, enchérit Alice. Elle sait que nous avons un secret. Mais aussi loin que je peux voir, elle n'a pas décidé d'en parler.

Le silence revint à cause de Bella qui s'agita. Soudain elle se mit à murmurer.

-Edward… Ne t'en va pas… Je t'aime…

Nous regardâmes tous le principal intéressé : il regardait la jeune fille, les yeux écarquillés.

-J'ai bien entendu ? Sourit Emmett. Eh ben dis donc ! Eh Ed', tu as une touche ! Tu vas enfin pouvoir goûter au sport de chambre !

Mon idiot de fils reçut une claque de sa femme et commença à courir après qu'Edward ait grogné. Rosalie partit derrière Edward, lui assurant qu'il ne vivrait pas vieux s'il touchait à un cheveu d'Emmett.

-Eh bien ma douce, dit Alice en caressant le visage de la jeune humaine, tu en auras apporté, de l'agitation ici.

Pov Emmett

Je courais pour échapper à Edward, que j'avais légèrement taquiné, mais il n'avait pas pris cela à la plaisanterie. Je sentais que j'allais bien rire si la petite humaine restait avec nous ! Soudain je m'arrêtai, humant l'air : une odeur inconnue, un vampire, régnait ici, pas très loin de chez nous. Edward s'arrêta derrière moi, comprenant que le jeu prenait fin ici : un intrus rôdait par là.

-Tu entends ses pensées ?

-Non, il n'est plus là. C'est seulement sa piste. Rentrons, nous aviserons avec Carlisle.

Pov Ivan

J'avais enfin retrouvé la trace de ma future victime : elle avait été recueillie par une famille très inoffensive, des vampires végétariens. La Volturi ne l'avait pas retrouvée, ou du moins ne restait pas à proximité puisque je ne sentais rien. J'avais bien failli me faire découvrir tout à l'heure, mais j'avais été assez malin pour m'éloigner en les voyant s'élancer dans la forêt. Il ne me restait plus qu'à attendre que la fille ne soit pas sous la protection d'un des vampires, ou alors lorsqu'elle serait seule avec l'un d'eux : ils devaient être plus faibles que moi, et un seul adversaire serait facile à battre. Je rentrai en ville, ayant entendu ce que je voulais : ils retournaient aux Etats-Unis pour l'enterrement du père de l'humaine, et je l'attendrai là-bas.

Pov Edward

Nous étions rentrés à la villa, enfin j'étais rentré, sachant qu'Emmett voulait fureter ici et là pour voir si l'intrus était toujours là. Bella dormait toujours, mais les genoux d'Alice avaient été remplacés par un gros oreiller moelleux, et Bella semblait parfaitement à l'aise. Je n'en revenais toujours pas de ce qu'elle avait dit dans son sommeil, mais j'étais partagé : très heureux qu'elle dise m'aimer, mais triste également, car rien ne pourrait se faire, son sang m'attirant trop. Lorsque je la tenais dans mes bas, je devais me retenir, me raidir, contre l'instinct de la tuer, de casser son frêle petit cou et de la boire. En un mot : la tuer. Et je ne le voulais en aucun cas. Quel cruel dilemme ! Alice et Esmée discutaient, dans le jardin, des fleurs à planter bientôt et Jasper lisait dans sa chambre. Carlisle rentra et me trouva en compagnie de Bella qui dormait toujours au salon.

-Bonjour Edward. Alors ?

-Alors ? Bella aime notre célibataire ! Et lui n'est pas insensible à mon avis, chantonna Alice en arrivant du jardin en sautillant.

Carlisle sourit.

« Tu vois, je ne suis pas le seul à m'en être rendu compte. »

-Par contre, nous avons des choses à régler, rappela Esmée. Bella se pose déjà des questions, et nous devons savoir si nous la gardons avec nous alors qu'elle est humaine.

-Nous verrons cela cette nuit, lorsqu'elle dormira et que nous serons réunis.

Une demi-heure plus tard, Bella ouvrit les yeux. Carlisle l'examina, lui demanda comment elle allait, puis il repartit à son bureau après avoir retiré la perfusion, estimant qu'elle n'en avait plus besoin. Esmée apporta à manger à notre invitée avant de sortir chasser, Carlisle passant par la fenêtre pour l'accompagner. J'étais donc seul à la maison avec elle, et nous avions tout le loisir de discuter.

-Vas-tu mieux Bella ?

Pitoyable début, mais comment commencer ?

-Oui… Dis Edward, tu serais d'accord… pour que j'habite ici ?

-Bien sûr ! Rien ne me ferait plus plaisir !

Si tu savais à quel point Bella ! Mais avant nous devions nous mettre d'accord pour savoir dans quelle mesure nous la garderions. Bella finit de manger, m'observant à la dérobée, puis je montai la coucher. Elle prit ma main avant de fermer les yeux.

-Merci pour tout Edward, chuchota-t-elle avant de plonger dans le sommeil.

Emmett vint me chercher dix minutes après, et nous nous installâmes autour de la table de la salle à manger qui servait pour de telles réunions. Rosalie commença, abrupte.

-Elle ne doit pas rester, elle ne nous apportera que des ennuis. Je suis sûre qu'elle dira tout au premier venu.

Carlisle regarda alors Emmett, à droite de Rose.

-Je… Elle peut nous apporter des ennuis si elle apprend. Comme a dit Rose, nous ne savons pas ce qu'elle peut faire contre nous.

La parole fut donnée à Esmée.

-Je dis qu'elle gardera le secret. Elle mérite d'être aidée, et nous sommes les seuls à pouvoir lui apporter le soutien dont elle a besoin, sans oublier que les Volturi, et d'autres peut-être, sont après elle, bien que nous ignorions pourquoi.

-Jasper ?

-La dernière raison me paraît suffisante pour qu'elle reste, au moins jusqu'à ce que nous sachions pourquoi elle a deux vampires contre elle.

A ce moment on entendit une grande respiration : Bella se tenait dans les escaliers, l'air hagard et horrifié. Visiblement, elle avait tout entendu, et nous avions été trop concentrés pour l'entendre se lever. Aussitôt je fus prêt d'elle, utilisant ma vitesse vampirique. Elle me regarda, regarda les autres, puis moi à nouveau, avant de fermer la bouche et d'inspirer profondément.

-Je ne vous trahirai pas, annonça-t-elle d'une voix faible mais ferme. Jamais je ne vous ferai de mal. Mais je veux tout savoir.

Carlisle s'approcha.

-Bien sûr que tu as le droit de connaître ce qui t'entoure. Et je te crois lorsque tu affirmes vouloir garder notre secret. Alice, ton avis ?

Il agissait par pure formalité, mais nous avions gagné : Bella restait avec nous.

Pov Aro

Elle serait à moi, je le promets. Jane venait de m'affirmer qu'elle la trouverait, où qu'elle soit. J'avais confiance en Jane, mais cela pouvait se révéler ardu, surtout si d'autres vampires s'en mêlaient. Et je ne sais pourquoi, quelque chose me disait que nous n'étions pas les seuls à convoiter cette jeune fille.


Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Des réactions ? A votre avis, aura-t-elle peur ?

Au prochain chapitre, arrivée de notre ami... Jacob !

A dimanche prochain pour la suite.

Bisous