Bonjour tout le monde !
Les vacances se rapprochent ! Certaines d'entre vous doivent déjà y être. J'en profite pour souhaiter bonne chance et bon courage à celles qui sont en examens (dit la fille bien contente d'en avoir terminée avec l'école !)
Un grand merci à toutes pour vos reviews ! Merci à Clairouille59, Triskelle Sparrow, htra2000, Miss Sadique, Mariefandetwilight, xenarielle93, oliveronica cullen massen, choukinette76 et Minomina !
sm33 : C'est bizarre, toi non plus tu n'aimes pas Jacob... Là j'avoue, il ne va pas avoir le meilleur des rôles, surtout dans ce chapitre. Bella est désormais capable de parler et voir. Et pour les sentiments...Je pense que tu devrait aimer le point de vue d'Edward ! Merci de ta review !
Merci à Evelyne-raconte pour son aide, et une grosse pensée pour Alvina26 !
Je vous souhaite une bonne lecture, et je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas.
Chapitre 5 : Révélations
Pov Bella
J'avais fini ma nuit dans les bras d'Edward, après avoir fait un cauchemar. Les Cullen m'avaient révélé ce qu'ils étaient juste avant : des vampires. Etais-je devenue folle ? Je ne pouvais que les croire, mais étrangement, je n'avais pas si peur que ça. Je devais être mentalement faible.
-Nous ne buvons pas le sang des humains, m'avait appris Carlisle, parce que nous ne voulons pas être des meurtriers, des monstres. En nous côtoyant, tu verras de quoi nous sommes capables, dans le meilleur comme le pire.
-Pourquoi le pire ?
-Eh bien, tu étais poursuivie par un vampire, ou plutôt des vampires. Nous ne savons pas encore ce qu'ils veulent, s'ils sont alliés ou non, mais nous ferons tout pour te défendre. Peut-être est-ce seulement parce que tu sens trop bon, ou peut-être y a-t-il une autre raison ? As-tu déjà été en Italie ?
-J'en suis revenue la veille de ma chute.
Carlisle avait alors fait des suppositions, mais je n'avais pas écouté : je vivais avec des vampires ! Un frisson m'échappa en me souvenant qu'ils m'avaient avoué être tentés par mon sang. Et s'il arrivait un accident ? Qu'importe, décidai-je, parce que je ne voulais qu'une chose : rester avec Edward. Il ne devait pas savoir à quel point je l'aimais… Etait-il possible d'aimer aussi rapidement ? Il faut dire qu'il avait tout pour m'attirer : un corps parfait, un charisme réconfortant, des yeux envoûtants, une voix douce comme le miel…Et si j'avais cru un jour qu'un « nous » pouvait exister, désormais je savais que c'était impossible, et cela me brisait le cœur.
Après m'avoir demandé si j'avais des questions, Edward me porta jusqu'à mon lit, où je m'endormis. Un cauchemar fit surface, un mélange de « Dracula » et de « Entretien avec un vampire ». Je m'éveillai en sursaut.
-Chut Bella, ce n'est qu'un mauvais rêve. Rendors-toi.
La caresse qu'il me fit sur le visage m'apaisa, et mes yeux se refermèrent. Calme, je replongeai au pays des rêves, pour ne rêver que d'une vie agréable en compagnie des Cullen. Oui, je devais être vraiment folle pour vouloir vivre avec des vampires.
Le lendemain, lundi, la routine reprit son cours : les enfants allèrent au lycée, Carlisle à l'hôpital, et Esmée allait voir un chantier près d'ici. Du coup, Edward et moi étions seuls pour la journée, et nous décidâmes de nous balader l'après-midi, juste après manger. Enfin, quand je dis nous… C'est plutôt lui, parce qu'il me porta sur son dos, faisant attention à ma jambe brisée. La vitesse me fit monter l'adrénaline, et je fermai les yeux en levant ma tête pour sentir le vent dans mes cheveux. Que c'était bon ! Soudain le vent cessa, et je compris que nous étions arrivés. J'ouvris les yeux tandis qu'Edward me déposait au sol : nous étions dans une clairière magnifique, où chantait un ruisseau. Des milliers de fleurs multicolores s'épanouissaient alentour, et le tapis d'herbe bien verte recouvert de rosée scintillait au soleil. Cependant l'herbe n'était pas la seule à scintiller : Edward aussi luisait de mille feux, sa peau se reflétant comme des milliers de petits diamants.
-Waouh…fut le seul son que je pus émettre.
-Cela ne te fait pas peur ?
-Devrais-je avoir peur ? Contrai-je.
-Non, surtout pas ! S'exclama-t-il. Mais ce n'est pas normal.
Il s'était renfrogné, et j'ignorais pourquoi.
-Les humains sont rebutés de nous parler, de nous toucher. Or cela paraît si naturel avec toi !
-Pourquoi aurais-je peur alors que vous m'avez sauvé la vie ?
-Et tu n'as pas peur quand je fais cela ?
Il s'approcha d'une allure féline, les lèvres retroussées, me laissant voir des dents sublimes, blanches, éclatantes, parfaites.
-Tu pourrais mourir, là…
Il s'était encore rapproché et me surplombait, puisque j'étais assise.
-Et tu réduirais à néant tous tes efforts, ceux de ton père ?
Je haletai, mais ce n'était pas de peur. Enfin je crois. J'avais envie d'une chose : qu'il descende encore dans mon cou et m'embrasse. Juste une fois, sentir ses lèvres dans mon cou. A cette pensée, mon ventre s'envola, laissant place à des millions de papillons. Soudain un grognement se fit entendre et Edward fut projeté au loin, emporté par une masse de poils sombres. Un combat s'engagea, et je pus voir l'ennemi d'Edward : un loup gigantesque, d'au moins 1m50 de haut. Des cris de douleurs se firent bientôt entendre, et ils provenaient malheureusement d'Edward. Sans réfléchir je me jetai sur eux.
Pov Jacob
Les sangsues avaient déménagé après le meurtre du chef de la police, Charlie Swan, mais nous ne pouvions pas les pourchasser : ils n'étaient pas les meurtriers, à notre grand dam.
Mais en faisant ma ronde dans la forêt nationale du Mont Baker, à l'Est de Forks, à la limite de notre territoire, j'avais senti à nouveau des odeurs de vampires, et plusieurs même : celle de l'assassin du Chef Swan et d'autres, inconnues. Aussitôt j'avais foncé vers la villa des Cullen, à Forks, pensant que les intrus étaient là-bas, mais en chemin une odeur familière m'interpella : un des Cullen se trouvait là, en compagnie d'un humain.
En m'approchant, j'entendis qu'il s'agissait d'une humaine, et je vis qu'il s'apprêtait à boire le sang de la jeune fille impuissante, sûrement sous le charme de la sangsue. Au moment où ses lèvres allaient se poser sur la peau de la jeune inconnue je bondis et l'entraînai avec moi loin de sa victime, engageant un combat. Je ne comprenais pas pourquoi la fille ne partait pas, mais l'essentiel pour moi était de la protéger, et donc de tuer le vampire. Je reçus plusieurs coups, mais lui aussi, et nous étions assez affaiblis. Tentant un dernier coup, je feintai, reculant pour mieux prendre mon élan, mais je fus stoppé par un grand cri.
-Edward !
Pov Alice
J'allais y arriver, j'allais la sauver… Elle ne mourrait pas, je le refusais ! Bella n'était là que depuis quelques jours mais j'aimais déjà ses façons, ses bouderies et sa rébellion face à mes extravagances, sa colère face aux moqueries d'Emmett, ses petites mimiques pour attirer le regard d'Edward, même si c'était inutile, et sa confiance aveugle en nous, vampires et donc prédateurs naturels des humains.
Ma vision venait d'arriver, mais je savais que j'avais une minute de décalage, juste le temps, du moins j'espérais, pour pouvoir empêcher ce massacre. J'avais tout juste fini les cours lorsqu'elle était venue. Edward avait emmené Bella dans la forêt nationale du Mont Baker, trop près visiblement du territoire des Quileutes, ce peuple de loups-garous qui se disaient garants de la vie des humains. Et c'est précisément un de ces « garants » des vies humaines qui allait en enlever une ! Je devais empêcher cela, sinon je m'en voudrais toute mon éternité.
J'arrivai à la clairière au moment où Bella se jetait entre les deux combattants avec un grand cri, mettant sa vie en jeu.
-Edward ! Criai-je.
Celui-ci comprit et voulut empêcher Bella de prendre le coup mais le Quileute fut le plus rapide : il se rua sur Edward, sans se rendre compte, apparemment, que Bella se tenait sur son passage. Au moment du choc entre l'humaine et le loup, il y eu un craquement, un hurlement de douleur suivi d'un bruit sourd, celui de la chute de Bella à terre, puis plus rien. Je regardai la scène, incapable de faire un mouvement, tout comme les deux garçons devant moi, le Quileute ayant repris sa forme humaine. Celui-ci regardait Bella inconsciente, médusé.
-Mais… Je …
-Triple crétin ! Hurlai-je en reprenant mes esprits. Qu'as-tu fais ?
Edward s'agenouilla et commença à examiner Bella : les griffes du loup s'étaient plantées dans la poitrine de la jeune fille, mais ses blessures étaient moins graves qu'il n'y paraissait. Mon frère déchira sa chemise et fit une sorte de pansement à Bella, pour arrêter les saignements. Je remarquai qu'il avait cessé de respirer, tout comme moi, dès que nous avions remarqué que Bella saignait. Ensuite il lui donna de petites claques.
-Bella, réveille-toi ma belle ! Ce n'est plus l'heure de dormir.
Je pris le reste de sa chemise que j'allai tremper dans le ruisseau puis je le mis sur le front de Bella qui grimaça.
-Mais tu… Tu voulais la…
-L'embrasser, idiot, juste l'embrasser !
-Mais… Tu es un vamp…
-Et alors ? Il n'a pas le droit d'avoir de sentiments ? Rétorquai-je.
Le Quileute ne réagit pas, trop hébété je pense.
-Ben… Euh…
-Je croyais que les Quileutes connaissaient les clauses du pacte ? Bella connaît notre secret, et visiblement le prend mieux que toi, Jacob Black.
Bella gémit avant d'ouvrir les yeux. Elle voulut se redresser, apeurée, mais Edward la rassura.
-N'aie pas peur, tu ne crains plus rien !
-Mais Edward, c'est toi qui étais en danger !
A ces mots Jacob se mit à rire, tant qu'il en versa une larme.
-Ce n'est pas drôle, se renfrogna Bella. Tu l'as sauvé ? S'enquit-elle ensuite en se tournant vers l'indien.
-Moi ?
Le Quileute semblait se sentir insulté, vu sa tête.
-C'est lui qui nous a attaqué. Voici Jacob Black, le fils de Billy Black, que tu dois connaître.
Bella regarda mon frère sans comprendre.
-C'est un peu compliqué Bella, mais je pense que tu comprendras.
-Non, je ne veux pas savoir pour l'instant, dit-elle d'une petite voix. J'ai eu mon compte d'horreur pour aujourd'hui. Pouvons-nous rentrer Edward ? J'ai mal…
-Bien sûr Bella !
Il la prit dans ses bras et se leva. Jacob fit mine de nous suivre.
-Que fais-tu ? Demandai-je, peu aimable.
-Je viens avec vous, je n'ai pas confiance.
Edward se retourna, sur la défensive.
-On n'en serait pas là si tu ne lui avais pas sauté dessus !
-Edward, protesta faiblement Bella, s'il te plaît, rentrons…
Elle pâlissait à vue d'œil, et mon frère commença à courir. Jacob nous suivit mais nous n'y fîmes pas attention : le plus important était Bella. Une fois à la maison, Edward posa Bella sur un des divans et alla appeler Carlisle tandis que je lui apportai de l'eau. Je l'aidai à boire tant la pauvre tremblait.
-Tout va bien Bella… C'est à cause de notre nature ? Tu as peur ? Peut-être veux-tu retrouver d'autres humains…
-Non ! S'écria-t-elle, pâlissant de plus belle. Mais je crois que voir un loup géant sauter sur Edward et lui faire mal m'a un peu secouée.
-La vie d'Edward avant la tienne, hein ? Souris-je.
Elle me sourit en retour : elle aimait Edward à la folie, aucun doute. Mon frère arriva en souriant : il avait entendu Bella, ainsi que ma déduction, et semblait apprécier. Il avait à la main des bandages, des compresses et de l'alcool. Jacob grogna lorsque mon frère commença à déboutonner le chemisier de Bella mais celle-ci se fâcha.
-Jacob, je te ne connais pas vraiment, puisque je connais surtout ton père, mais quelque chose me dit que tu es gentil. Ne gâche pas cette impression s'il te plaît, et laisse Edward me soigner ! J'ai confiance en lui.
-Eh ben pas moi, grommela le jeune homme entre ses dents, trop bas pour que Bella puisse entendre.
Edward ôta le chemisier de Bella puis commença à désinfecter. La jeune fille eut un geste de recul au premier contact avec l'alcool mais elle serra les dents et se laissa faire. Ensuite il recouvrit la poitrine de Bella d'une bande. Jacob eut la décence de se retourner, mais je souris en voyant qu'elle n'était nullement gênée qu'Edward la voit à moitié nue. Certes, elle avait un soutien-gorge, mais je pense qu'elle ne l'aurait pas accepté d'un autre, Jacob par exemple, et peut-être même Carlisle.
-Tu as encore mal ? S'inquiéta Edward en voyant sa belle grimacer.
-Ça pique encore un peu, mais ça va.
Il partit dans la cuisine et revint avec de la pizza.
-Tu dois manger un peu, Carlisle a dit que ça t'aiderait à surmonter. Alice, pourquoi ne vas-tu pas chasser ? Et toi Jacob, que dirais-tu de souhaiter une bonne nuit à Bella, et de nous laisser ?
-Bonne idée, ça sent mauvais par ici.
Il salua Bella de la main et repartit, pour Forks sûrement. J'obéis à Edward et sortis.
Pov Edward
Alice sortit, suivant Jacob, et j'en profitai pour admirer Bella.
-Si tu savais comme j'ai eu peur Edward ! Ce… cette bête, j'ai cru qu'elle allait te tuer !
Je ris de bon cœur avant de retrouver mon sérieux.
-Tu sais Bella, les vampires sont durs à tuer. Mais j'ai eu peur pour toi. C'est toi qui risquais ta vie.
-Mais…
Je mis ma main devant sa bouche. Elle devait savoir, je voulais qu'elle sache. La peur que j'avais ressentie au moment où j'avais cru que Jacob l'avait tuée me poussait à avouer mes sentiments, au risque d'essuyer un refus. Il fallait qu'elle sache, et que moi aussi je sache. Je repris ma main et la fixai dans les yeux, faisant passer tout mon amour.
-Non Bella, tu ne m'as pas compris : je ne crains rien, et j'aurais été heureux de mourir si cela t'avait sauvé la vie. Je veux te dire quelque chose, mais je ne suis pas sûr d'être très doué pour ce genre de chose… Bella, je…
Je ne pus en dire plus : elle se jeta sur moi et écrasa ses lèvres sur les miennes, crochetant ma nuque. Je fus surpris, très surpris, mais pas au point de me laisser aller, geste qui pouvait la tuer. Avec précaution, je lui rendis son baiser tendrement, puis mes lèvres descendirent dans son cou. Ce geste la fit frissonner. C'était dur pour moi, de résister, mais je le voulais tant que mon instinct était sous-jacent, mon désir pour elle était le plus fort.
-Edward… souffla-t-elle alors que je rompais le baiser pour qu'elle reprennne son souffle.
-Moi aussi, chuchotai-je, je t'aime.
Elle sourit et m'obligea à la regarder : ses yeux exprimaient la joie, une joie que je n'avais jamais vu auparavant.
-Merci, dit-elle encore.
-Mais de quoi ?
J'étais étonné. De quoi voulait-elle me remercier ? Qu'avais-je fait de spécial à part mettre sa vie en danger en l'embrassant comme je le faisais ?
-Merci de m'aimer, merci de me redonner espoir chaque jour. Je vis, et c'est grâce à toi et ta famille. Je souris, et c'est grâce à toi. Je veux rester avec vous, avec toi, aussi longtemps que possible.
-Je le veux aussi Bella, du fond du cœur.
Elle crocheta de nouveau ma nuque et se rapprocha, plus doucement cette fois.
-Bella, il faut être prudent… Une seule seconde d'inattention et c'est la mort pour toi…
-Je m'en moque, haleta-t-elle. Je t'aime. Même si je pense qu'il faudrait m'interner pour démence de penser ça, alors qu'on se connaît à peine… Et que… Vous êtes des vampires.
Je souris avant de la serrer contre moi, jusqu'à ce qu'elle laisse échapper un bâillement.
-Tu es fatiguée ma Bella. Et tu n'es pas folle : nous existons, et je t'aime aussi alors que tu n'es chez nous que depuis quelques jours. Ou alors, je suis fou aussi.
Elle secoua la tête en signe de dénégation, m'assurant que soit nous étions fous tous les deux, soient nous étions tous deux sains d'esprit, mais que puisque des êtres mystiques existaient réellement, alors tout était permis, même notre amour.
Je la pris délicatement après son petit discours enflammé et la montai dans la chambre. Une fois dans le lit elle s'allongea et me contempla malgré ses yeux papillonnants. Je l'embrassai sur le front.
-Dors Bella, ma douce Bella ! Aujourd'hui a été dur, mais demain le sera peut-être encore plus.
-Non, j'ai peur de dormir.
Je soupirai. Il fallait que je lui change les idées avant qu'elle ne s'endorme si je ne voulais pas qu'elle fasse de cauchemar.
-Pourquoi ne connais-tu pas Jacob ? Ton père allait souvent chez le sien, d'après ce que pensait Jacob.
-J'allais rarement avec mon père à la réserve, et quand j'y allais, Jacob était toujours dehors avec ses amis. Et quand Billy venait, Jacob se contentait de le déposer à la maison, et de repartir aussitôt voir ses amis. Billy disait qu'il était jeune et qu'il avait besoin de ses amis.
-Je crois comprendre pourquoi. Et tu n'as jamais cherché à le rencontrer ?
-Je le connais… A travers les remarques de Billy, sourit ma belle. Il est fier de son fils. C'est à cause de leur secret ?
-Oui, répondis-je en cherchant mes mots. Mais tu comprendras pourquoi plus tard. Maintenant, tu devrais vraiment dormir Bella.
Elle me regarda un moment, me sourit puis soupira en fermant les yeux, avant de sombrer au pays des rêves. Carlisle arriva peu après.
-Comment va-t-elle ? S'enquit-il après m'avoir salué.
-Bien, compte tenu des circonstances. Elle a encaissé beaucoup de chocs, mais je crois qu'elle n'en acceptera plus avant quelques temps. Elle ne connaît pas la nature des Quileutes.
-Alors laissons-la dans l'ignorance tant qu'elle ne posera pas de questions. J'ai été prévenu que l'enterrement avait lieu après-demain. Il faudra la préparer, et surtout être sur nos gardes.
-Oui.
Il enleva délicatement le bandage et regarda les blessures.
-Elles sont bien nettes et pas trop profondes. Elle devrait sentir un tiraillement durant quelques jours, puis ce sera tout. Elles seront parties avant que sa jambe soit guérie. Vous avez discuté de l'adoption ?
-Pas encore, mais elle a assuré qu'elle ne voulait pas partir. Oh Carlisle, je suis si heureux !
-Je m'en doute, répondit-il en souriant. Depuis tant d'années tu l'attendais, et elle est là, prête à mourir pour toi. Quelle plus belle preuve d'amour peut-il exister ? Elle est précieuse Edward, garde-la quoiqu'il arrive !
J'acquiesçai : je ferais tout pour elle.
Pov Emmett
Aujourd'hui Edward et Carlisle allaient à Forks pour régler les derniers détails. Une fois que Bella fut habillée et qu'elle eut mangé, Edward l'avait mise au courant. Il fut convenu que nous les rejoindrions dans la journée, Juneau étant loin de Forks, et Edward ne voulait pas que nous roulions trop vite à cause de sa chérie. Quel froussard ! Pour le moment, Esmée préparait une petite valise avec des affaires à Alice qui se faisait une joie de donner quelques vêtements à Bella. Bella assistait à tout ça, et moi aussi, mais la jeune humaine regardait la scène avec une touche d'horreur.
-Mais Alice, ça ne va pas m'aller ! C'est… Je ne peux pas porter ça ! Ah non, ça non plus ! Enfin Alice, cette robe est bien trop courte !
A la fin, Esmée me fit sortir tant je riais, plié en deux, et mit Alice dehors. Ensuite elle demanda son avis à Bella pour chaque vêtement, et visiblement notre mère avait plus de retenue qu'Alice. Enfin, à 10 h, nous fûmes prêts à prendre la route, montant dans la Mercedes de Carlisle. Je pris le volant, ayant bien insisté, Rosalie à mes côtés. Bella prit place à l'arrière, accompagné d'Esmée. Jasper et Alice restaient à la villa, au cas où Jane voulait venir nous y attendre. Le début du voyage fut silencieux, Bella regardant le paysage, mais elle en eut vite marre.
-Dites Esmée, comment vous êtes-vous rencontrés, vous et Carlisle, et les autres ?
-Eh bien c'est Carlisle qui m'a trouvée. Il avait transformé Edward quelques années auparavant, et il m'a découverte, laissée pour morte, et est tombé amoureux. Il m'a transformée, et nous sommes partis, Carlisle, Edward et moi. C'est là que Carlisle a transformé Rosalie.
-Pourquoi ? Elle était malade elle aussi ?
-Ce n'est pas ses affaires, riposta ma femme avec méchanceté.
-Disons qu'elle a eu un accident, reprit Esmée sans hausser la voix. Un jour, alors qu'elle chassait, elle a ramené Emmett, agonisant, pour que Carlisle le transforme.
-Mais pourquoi ne l'a-t-elle pas transformé elle-même ?
-Vois-tu Bella, transformer quelqu'un est… difficile : une fois que l'on a goûté au sang de quelqu'un, il est quasiment impossible de s'arrêter. C'est souvent la mort assurée pour les victimes.
Bella ne répondit rien, mais je me doutais de ce qu'elle voulait savoir : si une possible transformation était possible avec elle. Je décidai de rajouter un détail.
-Et puis, une fois que la victime est mordue, elle souffre énormément durant trois jours. Elle souffre tellement qu'elle aurait préféré mourir.
Bella pâlit, et Rose me donna un coup de coude.
-Fais attention ! Si elle se sent mal durant le voyage, Edward va te tuer.
Pov Rosalie
C'est vrai après tout, je ne voyais que ça : ce que nous subirions si l'humaine se plaignait de quoi que ce soit. Nous fîmes une halte à une station d'essence pour en remettre et permettre à la fille de se soulager et de lui prendre à manger et à boire. Ensuite nous repartîmes et elle ne tarda pas à s'endormir. Le voyage me semblait long et je m'ennuyais : Esmée nous avait demandé le silence pour que l'humaine puisse dormir paisiblement. De quel droit venait-elle dans notre vie et demander l'attention de tous ?
Finalement nous arrivâmes à la villa. Plusieurs odeurs indiquaient que des vampires étaient venus, mais heureusement ils n'avaient pas touché à ma chambre. Seule la chambre d'Edward, où la fille avait été déposée, avait été retournée, à la recherche d'odeurs sans doute. La grande amie d'Edward fut installée dans la chambre d'Alice puisqu'elle ne s'était pas réveillée. Esmée voulut aller chasser, et Emmett se proposa de l'accompagner.
-Cela ne te dérange pas de rester avec Bella ? Me demanda Esmée.
-Bah, elle dort. Il n'y aura rien à faire de spécial.
-Merci Rose !
Ma mère et mon mari partirent, me laissant seule, ou presque. La jeune fille s'éveilla une demi-heure plus tard, un peu désorientée.
-Nous sommes à Forks, lui appris-je, d'une voix peut-être pas très avenante. Les autres sont partis chasser.
-Des animaux ?
-Pour qui nous prends-tu ? Bien sûr, des animaux ! Et tu voudrais être comme nous ! Laisse-moi rire !
-Mais… Non, mes questions n'étaient pas dans ce but ! Je voulais juste en apprendre un peu plus…
Elle me regarda, perdue, avant de se reprendre. Si elle avait pleuré, elle m'aurait écœurée, mais elle sut rester fière.
-Est-ce que tu peux m'aider à marcher ? Je voudrais sortir un peu.
Je la pris par le bras, sans trop de douceur mais elle ne protesta pas, ce qui la fit un peu monter dans mon estime. Peut-être était-elle seulement trop désespérée pour lutter contre moi, ou alors elle se rendait compte que cela ne servait à rien de se battre contre moi, que j'aurais toujours le dernier mot… Je la fis asseoir dans l'herbe et je m'assis près d'elle. Finalement elle m'intriguait, ou peut-être voulais-je juste la pousser à bout.
-Alors Bella, comment vois-tu ta vie maintenant ?
-Je ne sais pas. Si ta famille et toi m'acceptez, alors je pense continuer à aller au lycée, et trouver du travail pour ne pas être une charge.
-Et tu n'as pas peur que dans ton sommeil nous ayons soif ?
Elle me regarda, surprise.
-Non, je ne crois pas, répondit-elle finalement. Vous êtes gentils… Et puis, si cela devait arriver, que pourrais-je y faire ?
-Rien du tout !
-Donc il n'y a aucune raison pour que je m'en fasse. J'ai accepté de rester en connaissant les risques. S'il arrive malheur, tant pis pour moi.
C'était à moi d'être surprise : tenait-elle si peu à la vie ? Soudain je sentis les mêmes intrus qui avaient pénétrés dans la maison. D'un bond, je me levai et mis Bella debout. Elle voulut parler mais je mis ma main sur sa bouche. Le vent m'apportait leurs odeurs, mais ils étaient trop près pour amener Bella à l'intérieur, aussi la mis-je en retrait de moi. Enfin un clan de quatre vampires arriva. Ils étaient assez plaisants à regarder, mais leurs yeux rouges m'apprirent que nous ne serions jamais amis. Et vu comment ils regardaient Bella, ils avaient soif.
-Bonjour, belle demoiselle, me dit l'un d'eux, au physique assez fin et bien musclé. Je me nomme Ivan, et je viens chercher mon goûter. Mais peut-être veux-tu partager ?
Je jetai un coup d'œil à la jeune fille derrière moi : elle regardait les vampires avec une lueur de crainte, mais surtout de fierté. Je ne compris pas ce qu'elle pensait, mais je ne tardai pas à l'apprendre.
-Il n'en est rien Ivan. Bella reste là, en vie, avec moi.
-Bella… Quel superbe nom… Il fera très joli sur ma liste. En revanche, j'aimerais connaître ton nom, pour savoir qui j'ai tué.
-Puisque tu y tiens, sache ceci : je m'appelle Rosalie, et c'est moi qui vais te tuer.
Je venais de sentir les loups, et pour une fois, je crois que j'étais contente de les sentir : ils allaient m'aider à sauver l'humaine. Qu'ils servent à quelque chose au moins ! Sauf que cela ne se passa pas comme je le prévoyais : Ivan et les autres s'avancèrent en feulant, jusqu'à ce qu'une voix se fasse entendre.
-Ne vous en prenez pas à elle ! Elle n'a rien fait !
Ivan s'arrêta et regarda Bella, tout comme moi.
-Laissez-la tranquille, continua-t-elle en me contournant, ne lui faites pas de mal !
-Elle restera en vie si je peux t'avoir, or elle semble penser que tu dois vivre.
Il se jeta sur moi qui faisait encore obstacle et je commençai à me battre avec lui. Mais que faisaient ces loups ? Soudain un cri nous interrompit : un membre du clan d'Ivan tenait la jeune fille qui se débattait.
-Lâchez-moi !
-Fais un geste, me menaça celui qui tenait Bella, et elle est morte !
-Que j'en fasse ou pas, vous voulez la tuer, dis-je froidement.
-Je vais lui laisser une chance, et à toi aussi, parce que vous m'amusez énormément, sourit sadiquement Ivan. Je vous laisse une minute d'avance, et ensuite je vous traque. Profitez de vos derniers instants !
Bella fut jetée dans mes bras et je commençai à courir.
-Rosalie, je peux t'avouer quelque chose ?
-Quoi ?
-J'ai peur…S'ils me veulent vraiment, laisse-moi et sauve-toi…
-Ne crains rien, nous avons des sauveurs !
En effet, nous entendîmes des hurlements de loups, des cris de douleur puis plus rien. Je m'arrêtai, attendant les Quileutes. Dans mes bras, Bella tremblait énormément, et je remarquai sa pâleur. C'est alors qu'un Quileute arriva, en loup, et qu'elle s'évanouit.
Mais sa dernière phrase m'avait touchée : elle avait eu peur pour moi, non pour elle.
Pour frapper Jacob, tapez 1. Pour trucider Ivan, tapez 2. Pour remercier Rosalie, tapez 3.
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La suite arrive dimanche prochain !
