Bonjour tout le monde !
Voici le chapitre, avec un jour d'avance, parce qu'il paraît qu'il n'y a pas de connection Internet sur les attractions de Walibi. Mais bon, je pense que ça ne vous dérange pas =).
Sinon, je voulais vous dire : WAOUH ! J'ai cru halluciné en voyant le nombre de reviews au précédent chapitre ! Merci, vraiment ! J'espère avoir répondu à tout le monde (si ce n'est pas le cas, vous avez le droit de me rappeler à l'ordre).
Je tiens à préciser que la clairière du chapitre précédent n'est pas celle de Forks, elle est bien plus au Nord. Mais dans ce chapitre, ils sont bien à Forks.
Message pour Alvina26 : où es-tu ? Tu me manques !
Je réponds aux non-inscrites avant de vous livrer le chapitre :
PatiewSnow : Jacob est long à la détente, mais ce serait moins drôle s'il comprenait tout de suite ! Ou en tout cas, moins mouvementé. J'espère ne pas te décevoir par la suite ! Merci de ton avis !
leeloo : En fait, je change de point de vue parce que je trouve ça plus facile au contraire, mais après, chaque auteur fonctionne différemment. Je trouve que ça crée une dynamique dans l'histoire, et qu'ainsi on peut voir l'évolution de tous les personnages sans se baser sur des suppositions. Merci d'avoir donné tes impressions ! La suite est juste là !
sm33 : Pas le beau rôle... Et encore, tu es très loin du compte ! Pour les personnages, j'essaye de coller à l'image que je me suis faite en lisant les livres de Stephenie Meyer. Je change parfois une ou deux choses, mais je souhaite rester au plus proche des personnages d'origine. Tu peux te répéter, je ne me lasserais pas, ne t'inquiète pas ! Merci de ta review !
Je vous laisse découvrir le chapitre, en rappelant que l'histoire tordue est de moi, les personnages appartenant à l'auteur de Twilight.
Chapitre 6 : Enterrement
Pov Jacob
Quil et moi avions senti à nouveau les intrus dans les bois, et nous avions décidé de les traquer, non sans avoir appelé le reste de la meute. Nous les pistâmes pour les trouver près de la villa des Cullen, mais ils n'étaient pas seuls : une des Cullen, une grande blonde frigide, et Bella étaient là et semblaient en mauvaise posture. Le clan des quatre mecs voulait faire du mal à Bella, et Rosalie la défendait, chose que je n'aurais pas crue possible. La blonde mal lunée avait apparemment un plan, mais Bella et son altruisme l'avait légèrement modifié. Je pense que la Cullen savait que nous étions là, aussi ne se fit-elle pas prier lorsque le dénommé Ivan leur ordonna de courir.
Nous laissâmes les deux filles partir d'un côté pour entrer dans le jeu, donner aux vampires la frousse de leur vie. Cependant ils furent assez rapides, ou malins, pour s'échapper. Nous revînmes vite vers Bella. Celle-ci, inanimée, était dans les bras de la Cullen qui semblait légèrement paniquée. Sam se transforma.
-Que lui as-tu fais ? Interrogea-t-il d'un ton dur.
-Rien du tout, riposta la blonde. Elle s'est évanouie, je la ramène. Allez chercher mon père !
Sam se tourna vers Embry, Quil et moi, et nous comprîmes le message : ramener Carlisle Cullen, qui se trouvait chez Charlie Swan. Mon père devait y être : il venait de perdre un grand ami avec la mort de Charlie, et il était inconsolable. Une fois arrivés près de la maison, nous reprîmes forme humaine pour trouver Carlisle, assis sur une chaise de la cuisine, en train de tenter de réconforter mon père, cloué sur une chaise roulante depuis un accident.
-Il n'a pas souffert, je vous assure. Et nous retrouverons celle qui a fait ça, elle le paiera.
-Et Bella ?
-Elle va bien, elle est avec nous. Je l'ai trouvée dans la forêt, avant que Charlie ne se fasse assassiner, elle était pourchassée par plusieurs de ma race.
-Ils sont revenus, intervins-je.
Aussitôt le brun aux mèches cuivrées, Edward, se leva d'un bond et fut près de moi.
-Bella va bien ?
J'avais envie de le faire mariner mais je m'abstins.
-Oui, nous sommes intervenus à temps. Elle était avec la blonde.
-La blonde a un prénom, répliqua Edward en se reprenant. Elle s'appelle Rosalie !
-Oui, eh ben elle était là, et a sauvé Bella. Ta chérie va bien, mais elle a eu très peur, et est tombée dans les pommes.
-Je vais aller la voir, intervint le docteur. Ça ira Billy ?
-Pourquoi êtes-vous aussi gentil ? Nous sommes ennemis, je vous ai traité de tous les noms, j'ai refusé d'aller à l'hôpital parce que vous y exerciez, j'ai mis Charlie en garde de nombreuses fois contre vous, voulant l'amener à découvrir la vérité tout seul, et pourtant vous êtes là…
-Vous êtes un ami de Charlie, et je me suis juré de prendre soin de sa fille. Et cette promesse m'amène à vous donner mon affection. De plus, vous n'êtes pas méchant, je le sais, et je sais ce que c'est de perdre un ami.
Le docteur se leva et se dirigea vers la porte.
-Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là Billy. Nous nous verrons à l'enterrement.
Il sortit, suivi de son fils. Billy me regarda, l'air moins triste.
-Je ne devrais pas dire ça, mais je suis heureux que Bella soit avec eux, elle est plus en sécurité qu'avec nous.
-Mais il peut y avoir un accident, contrai-je. Et nous sommes aussi forts qu'eux contre des vampires.
-Il peut aussi y avoir un accident chez nous. Mais avec eux, elle aura Carlisle. Tu ne te souviens peut-être pas, mais Bella a toujours nécessité que l'on veille sur elle, et je suis sûr que Carlisle sera toujours là pour elle, tout comme Edward. Tu aurais dû voir sa réaction quand j'ai proposé que nous la prenions avec nous ! Un homme à la torture ! Et si Bella est heureuse avec eux, nous n'avons pas à nous en mêler, à part être là pour les aider à venger mon ami.
-Nous le ferons papa, je te le promets.
Mon père m'étreignit la main et nous sortîmes, moi poussant son fauteuil roulant.
Pov Edward
Nous retournâmes à la villa, où Bella était entourée de notre famille. Esmée était assise sur le canapé et lui tendait un verre d'eau. Alice se tenait à califourchon sur l'accoudoir du divan. Rosalie était debout, derrière le canapé, grave. Emmett boudait dans un coin et Jasper, prudent, restait sur les marches.
-Que s'est-il passé ? S'informa mon père.
-Un clan inconnu, mené par un certain Ivan, a voulu s'en prendre à Bella, dit laconiquement Rose, c'est tout. Nous nous sommes enfuies et les loups les ont pourchassés, en vain. Bella a eu peur.
Mais ses souvenirs étaient différents : je vis la scène, et comment Bella avait voulu protéger Rosalie, contre toute attente. Ma sœur en était bouleversée, et se posait des questions quant à son comportement futur avec la jeune fille.
Raconte ça à quelqu'un Edward Anthony Masen Cullen, pensa-t-elle pour moi, et tu es mort. Personne ne doit savoir que je tiens une humaine en estime. Ma réputation en souffrirait.
Je ris sous cape. Comment faire autrement ? La belle Rosalie, si sûre d'elle, si indépendante, si imbue d'elle-même, éprouvait des sentiments positifs pour une humaine, faible et impuissante. Je me repris quand les yeux de Bella se posèrent sur moi. Aussitôt je fus près d'elle et lui pris la main.
-Tu vas mieux ?
-Ce n'est qu'un étourdissement, c'est passé. Il y en a beaucoup des vampires dans ce genre ?
-Malheureusement ils sont nombreux, répondit Carlisle. Rares sont les végétariens tu sais !
-Mais pourquoi n'adoptent-ils pas votre régime ?
-Par méconnaissance, par conviction ou par goût. Beaucoup préfèrent le sang humain, qui est mille fois meilleur que le sang animal. Certains sont malheureux de tuer des humains à la longue, mais soit ils dépassent cette dépression et continuent leur régime, soit ils réussissent à devenir « végétariens ». Tel Jasper.
Bella déglutit en lançant un coup d'œil à mon frère puis elle se reprit.
-Quand aura lieu l'enterrement ?
-Demain matin. Tu tiendras le coup ?
-Oui Carlisle. Une bonne nuit ne me fera pas de mal.
En effet, elle bailla longuement, et je la montai dans la chambre, où le lit avait été fait.
-Fais de beaux rêves Bella, dis-je en l'embrassant sur le front, n'osant pas aller plus loin. Je serais là, quoiqu'il arrive.
Je tenais à l'assurer de ma présence, voulant qu'elle sache qu'elle pouvait compter sur moi. Sa petite main se referma sur la mienne, et elle s'endormit paisiblement. Carlisle arriva une minute après, soucieux.
-Elle dort beaucoup je trouve. Mais cela peut provenir des chocs successifs qu'elle a à affronter.
-J'aimerais tant le lui épargner !
-Malheureusement Jane a forcé le destin. Nous ne pouvons que l'aider à surmonter cette épreuve.
Il nettoya à nouveau les plaies des griffes de Jacob avant de repartir. Quant à moi, je passai ma nuit à admirer mon étoile personnelle : j'avais enfin un but dans la vie.
Pov Billy
C'était ce matin que l'on enterrait mon ami. Avec les Cullen, nous avions établi que le cimetière serait terrain neutre, au moins aujourd'hui, et que les jeunes ne s'en prendraient pas à eux. En effet, certains, comme Jared ou Jacob, mettaient le meurtre de Charlie sur le compte des vampires, sans distinction : les Cullen étaient donc visés. Dans la nuit, plusieurs échauffourées avaient eu lieu, mais j'avais réussi, avec le docteur, à les faire cesser, au moins jusqu'à demain. Mon fils entra dans la cuisine, ronchon comme tous les matins.
-Ils n'auraient pas pu le faire l'après-midi, grogna-t-il en guise de salutation.
-Bonjour aussi, fiston ! Et non, tu sais que le pasteur ne fait les enterrements que le matin. Au fait, au cimetière, comporte-toi en homme, et ne touche pas aux Cullen.
Jacob avait un gros défaut : il ne savait pas partager la peine des autres. Ainsi il ne se montrait pas complaisant envers son vieux père qui venait de perdre son meilleur ami. Mais je savais que ce n'était pas volontaire : il avait banni le mot chagrin de son vocabulaire le jour où sa mère avait été enterrée.
Je finis de me préparer, coincé dans ma chaise roulante, puis Jacob m'aida à monter dans le vieux pick-up qu'il avait retapé. Sur place, nous trouvâmes les Cullen, mais surtout Bella, appuyée sur des béquilles, en train de pleurer comme une enfant. Et c'est ce qu'elle était encore. Devant eux, le cercueil blanc de Charlie, mon ami disparu à jamais. Finies nos parties de pêches, finis nos rendez-vous devant sa télé, à hurler pour nos équipes favorites…
Mon fils me poussa jusque devant le cercueil, et je fus placé à côté de Bella. Le plus jeune des fils, Edward, la tenait par les épaules, ou plutôt la soutenait. La pauvre semblait ne pas pouvoir s'arrêter de pleurer.
-Bella ?
Elle baissa les yeux vers moi.
-Je suis vraiment navré, pour tout. Si tu as besoin, nous serons toujours là. Pourras-tu venir me voir tout à l'heure ?
Elle acquiesça d'un hochement de tête avant de reprendre ses sanglots de plus belle. Le pasteur dit quelques mots, puis ce fut au tour de Bella. Edward la soutint jusque devant le trou. Elle prit une grande respiration avant de se lancer. Sa voix était étonnamment ferme, mais ses mots démentaient son assurance.
-Papa, tu m'as été enlevé trop tôt. Plus jamais je ne pourrais te voir sourire, plus jamais tu ne me diras d'aller faire mes devoirs, ou de me calmer parce que je parlais pendant ton match de basket. Je suis venue ici pour te connaître, mais je n'en ai pas eu le temps. Il m'aurait fallu des décennies pour te connaître autant que je le voulais. Mais quelqu'un en a décidé autrement, et je souhaite de tout cœur que cette personne se repente de son geste. Adieu papa, je t'aime de tout mon cœur, et tu continueras de vivre à travers moi.
Une larme roula le long de sa joue, et je compris : elle venait de décider de son avenir. Bella reprit sa place, et un des adjoints du chef Swan prit la parole. La suite passa vite, chacun disant adieu à Charlie Swan. Moi-même je dis quelques mots, rien en comparaison de la douleur de Bella. Carlisle vint me voir alors que les gens commençaient à partir, accompagnant Bella.
-Je vous la confie, et je passerai la chercher d'ici une heure, à la frontière.
Je hochai la tête. Je pris la direction de la voiture, suivi de Bella et Jacob. Le trajet jusqu'à la réserve fut silencieux, trop silencieux. Cinq minutes après notre arrivée, nous nous retrouvâmes devant un thé et des biscuits. Je pris la parole.
-Dis-moi Bella, qu'as-tu décidé ? Où vas-tu vivre ?
-Avec les Cullen. J'ai confiance en eux, et je pourrai faire… Je pourrai continuer ma vie.
Elle allait dire autre chose, je le savais.
-Jacob, va voir dehors si j'y suis !
Mon fils me regarda, surpris de mon ordre, mais obéit, sentant quelque chose. Aucun doute qu'il resterait à l'écoute, mais Bella ne le savait pas.
-Qu'allais-tu dire Bella ? Que veux-tu faire ?
-Venger mon père !
J'en restai bouche bée, ne trouvant aucun mot.
-Mais… C'est un vampire qui…
-Et alors ?
Son ton était ferme, ses yeux menaçants, son corps tendu. Elle n'en démordrait pas, je la connaissais assez.
-Veux-tu réduire à néant les efforts des Cullen ? Es-tu devenue folle ?
Je devais l'empêcher de mettre son plan à exécution, l'empêcher de courir vers la mort.
-Bella, réfléchis ! Tu as affaire à des vampires ! Celle qui a fait ça te réduira en bouillie d'un geste !
-Je sais ce que je fais. Il est l'heure que je retrouve les Cullen.
Elle se leva, me laissant médusé.
-Au revoir Billy, et merci du fond du cœur, pour tout. Je vous appellerai, pour donner de mes nouvelles.
Elle sortit sans un mot. Je n'entendis pas Jacob l'accueillir, et je supposai qu'il était parti retrouver ses amis pour leur raconter cet entretien perturbant.
Pov Bella
Voir le cercueil devant moi m'avait donné l'impression de tomber dans un trou sans fond, et plusieurs émotions m'étreignaient : la douleur, le chagrin, immense, infini et insondable, et pour finir la colère. J'étais en colère contre celle qui avait fait ça, qui m'avait laissée orpheline de père.
C'est en disant adieu à Charlie que tout s'éclaircit : je devais venger cette mort. Je savais que c'était un vampire qui avait fait ça, mais en prenant toutes les précautions, en apprenant un maximum sur le moyen de les détruire, j'arriverai à tuer ce vampire à mon tour, afin d'être en paix.
Dès que j'eus fini mon discours, Edward vint me prendre fermement par les épaules, pour ne pas me lâcher. Une fois la cérémonie finie, personne ne souffla mot, excepté Carlisle qui m'amena auprès de Billy Black, le meilleur ami de mon père.
-Je vous la confie, et je passerai la chercher d'ici une heure, à la frontière.
Billy hocha la tête et je le suivis, accompagnée de Jacob Black. Un silence pesant s'installa dans la vieille voiture des Black, et un sentiment de malaise s'insinua en moi. Qu'allait me dire le patriarche des Quileutes ? Une fois arrivés, nous nous attablâmes à la cuisine, devant du thé et des gâteaux. Le vieil homme commença à parler.
-Dis-moi Bella, qu'as-tu décidé ? Où vas-tu vivre ?
-Avec les Cullen. J'ai confiance en eux, et je pourrai faire… Je pourrai continuer ma vie.
Je faillis en dire plus, avouer mon projet, avant de renoncer. J'étais sûre qu'il allait tout faire pour m'en dissuader. Il envoya son fils dehors, et celui-ci obéit, marmonnant dans sa barbe.
-Qu'allais-tu dire Bella ? Que veux-tu faire ? Me demanda Billy, le regard perçant.
-Venger mon père !
Il ouvrit la bouche, ne semblant pas trouver les mots suffisants.
-Mais… C'est un vampire qui…
-Et alors ? Fis-je en le défiant du regard.
-Veux-tu réduire à néant les efforts des Cullen ? Es-tu devenue folle ?
Je déglutis : non, bien sûr que non je ne voulais pas anéantir les efforts des Cullen, et la perspective de les quitter m'était douloureuse, mais je ne vivrais en paix qu'une fois que le vampire assassin mort. Et peut-être que oui, j'étais folle. Le vieux Quileute continua.
-Bella, réfléchis ! Tu as affaire à des vampires ! Celle qui a fait ça te réduira en bouillie d'un geste !
-Je sais ce que je fais. Il est l'heure que je retrouve les Cullen.
Je me levai, signifiant que la discussion était finie. J'étais sûre de pouvoir arriver à venger mon père.
-Au revoir Billy, et merci du fond du cœur, pour tout. Je vous appellerai, pour donner de mes nouvelles.
Je sortis et rejoignis un groupe de Quileutes, un peu plus loin.
-Pouvez-vous me ramener à la frontière ? Demandai-je, cassante.
Jacob hocha la tête et nous montâmes dans son pick-up.
-Alors, décidée à rester avec des sangsues ?
-Ne les appelle pas comme ça ! M'écriai-je.
-Pourtant c'est ce qu'ils sont. Tu serais tellement plus en sécurité avec nous Bella !
Son regard était pénétrant, et je fus forcée de détourner les yeux devant un tel charisme. Son visage était grave mais les rides au coin des yeux indiquaient qu'il souriait souvent. Il m'amena vers la lisière de la forêt, les yeux plus souvent sur moi que sur la route.
-Alors tu vas vraiment poursuivre un buveur de sang ?
-Oui pourquoi ? Et comment le sais-tu ?
Je commençais à être fatiguée, ce qui me rendait irritable. Et puis j'étais encore mal à l'aise avec tous ces êtes surnaturels, mystiques, grandioses.
-Ben… Tu sais que je ne suis pas comme toi…
-Non, tu es un garçon !
Jacob éclata de rire, me vexant.
-Arrête la voiture, ordonnai-je.
Surpris il me dévisagea avant d'obéir. Je descendis et commençai à marcher, enfin à sautiller avec mes béquilles, vers ce que je savais être la frontière.
-Allez Bella, ne sois pas comme ça ! Je ne voulais pas te vexer, mais c'est toi qui n'as pas voulu savoir.
Me revint en mémoire l'épisode dans la clairière, quand il se battait avec Edward, et un frisson me parcourut. Jacob conduisait très doucement, restant à ma hauteur tout le temps. Enfin j'aperçus la Mercedes du docteur et j'en éprouvai un soulagement : Jacob Black allait rentrer chez lui, et moi aussi. A ces pensées une pointe traversa mon cœur : mon chez moi était chez Charlie, avec lui, mais il n'était plus là. Mon sentiment de vengeance revint au galop : je tuerai ce vampire, même cela signifiait ma mort.
Pov Carlisle
Bella était bizarre depuis l'enterrement et je voulais en parler avec elle. Alice nous avait téléphoné : elle avait vu Bella, morte, vidée de son sang, chez les Volturi. Ne serions-nous pas assez forts pour empêcher Jane de prendre la jeune fille ? Bella arriva justement, accompagnée de Jacob Black qui la suivait en voiture.
-Merci de l'avoir raccompagnée, dis-je au Quileute. Nous restons en contact.
Il hocha la tête, salua Bella puis repartit, plus vite qu'il n'était venu. Bella prit place dans la Mercedes tandis que je lui tenais la porte. Le trajet avait beau être court, elle s'endormit avant notre arrivée à la villa. Je n'avais pas pu parler avec elle, mais ce n'était que partie remise. Une fois à la villa, je la portai dans la chambre d'Edward après avoir trouvé un mot de mon fils : lui, Emmett, Rosalie et Esmée étaient partis chasser.
-Ah Bella, qu'as-tu pensé, pour qu'Alice ait une telle vision ? Peut-être Jasper pourra-t-il nous aider, puisque ton esprit est fermé à Edward. Dors, douce Bella ! Je pense que tout cela n'est pas fini.
Je la laissai se reposer, allant regarder la télévision. Mes enfants et ma femme revinrent, et nous décidâmes de rentrer à Juneau dès le réveil de notre invitée.
Pov Esmée
Cela faisait un mois que Bella était parmi nous, apportant une gaité nouvelle, une cohésion parfaite. En effet, depuis l'enterrement la jeune fille était pleine de vie, joyeuse, et nous dispensait cette joie, de sorte que nous ne pouvions rester dans la morosité.
Sa relation avec Edward devenait de plus en plus sérieuse, et désormais ils passaient leurs nuits ensemble, enfin presque toute la nuit, parce qu'Edward devait aller chasser au milieu de la nuit, ne pouvant pas encore supporter la fragrance de Bella durant une nuit entière. Il en était d'ailleurs de même pour toute la famille : l'odeur de Bella était extrêmement tentante, et je remerciais le ciel qu'elle ne se soit pas coupée. Nous les voyions souvent s'embrasser, et Bella devenait rouge écarlate, souriant à tout va. Bref, elle était heureuse.
Une fois, elle avait fait une journée shopping et bains avec des amies du lycée, et en rentrant, était allée trouver Edward qui lisait. Ou plutôt faisait lâchement semblant. Elle était rouge et elle balança son sac contre Edward. Quelque chose me disait que mon fils avait fait des siennes.
-Edward ! Cria la jeune fille, au comble de la furie, visiblement excédée.
Il leva les yeux de son magasine, l'innocence incarnée. Un mince sourire disait qu'il était tout de même fier de lui.
-Quel besoin avais-tu de venir m'espionner ? Je suis assez grande pour me débrouiller seule !
-Je ne le faisais que pour ta sécurité, répondit calmement Edward sans l'once d'un remord. N'oublie pas que Jane peut venir à tout moment !
-Je me fiche de Jane ! C'était un moment à moi !
Edward se leva et s'approcha de Bella.
-Je pense avoir pris la bonne décision Bella. La prochaine fois, je me ferai plus discret, voilà tout.
-J'ai l'impression d'être traitée comme une enfant avec toi ! S'emporta Bella en reculant, mettant de l'espace entre eux. Je n'ai pas peur de Jane, et tu n'as pas à décider pour moi.
-Je ne regrette rien.
Ce fut le dernier mot d'Edward, et il sortit voir Rosalie qui bichonnait sa voiture.
-Comment avoir le dessus avec lui ? Se lamenta Bella. J'ai l'impression d'être inférieure à lui. Je dois l'être sans doute…
-Non Bella : tu as aussi le droit de vivre ta vie ! Edward est très protecteur, un peu trop sûrement. Montre-lui que tu peux avoir le dernier mot, et punis-le ! Ignore-le l'espace de dix minutes, et tu verras qu'il rampera à tes pieds !
Elle fit comme j'avais dit lorsqu'Edward revint au moment du repas de Bella, moment qu'il ne ratait jamais afin de discuter avec elle et connaître ses goûts. Et ça ne rata pas : Edward demanda pardon, à genoux, à sa belle, au bout de trois minutes et 26 centièmes. Celle-ci lui fit promettre de ne pas recommencer, au risque de lui en vouloir toute sa vie.
Ces disputes revenaient de temps en temps, mais rien de bien méchant. Un jeune couple, tout naturellement.
Carlisle avait inscrit Bella au lycée de Juneau, où elle suivait les cours avec assiduité. Lorsque le soleil brillait, elle restait à la maison, comme tous les autres Cullen, mais elle aimait le lycée, et demandait souvent à y aller même par beau temps. Elle s'était faite des amis humains, ce qui était une bonne chose. Parfois nous l'autorisions à aller dormir chez eux, mais pas plus de deux jours, même durant les vacances. Sa jambe était totalement guérie, comme le reste d'ailleurs.
Bref, Bella était devenue une fille, une sœur, et même une petite-amie. Les papiers d'adoption avaient été signés, mais elle avait beaucoup pleuré ce jour-là. Je l'avais consolée de mon mieux, tout comme les autres membres de la famille, et elle avait retrouvé le sourire le lendemain au réveil.
En ce moment, Bella faisait ses devoirs : Edward avait voulu l'aider dès le début mais Carlisle avait interdit toute triche. Bella devait réussir seule, sachant que nous ne serions peut-être pas toujours avec elle. Elle grommelait en gommant quelque chose, visiblement peu satisfaite d'elle. Carlisle était à l'hôpital, Edward, Alice et Jasper en chasse, et Emmett et Rose en voyage en Russie, pour fêter leur anniversaire de rencontre.
-Un problème Bella ? Demandai-je en lui apportant une tasse de chocolat chaud, la neige tombant dehors et la faisant frissonner à chaque fois qu'elle regardait à l'extérieur, malgré le chauffage.
-Oui, je hais les maths !
Je ris, pas assez pour la vexer. Je m'approchai d'elle et jetai un coup d'œil : bien sûr, j'avais déjà trouvé toutes les réponses. Comme personne ne pouvait nous entendre, je m'autorisai à une folie, et les lui donnai toutes.
-Merci ! Me dit-elle à la fin en me sautant au cou. Dites Esmée, vous ne partirez pas, hein ?
-Pourquoi partirions-nous ? Nous sommes bien ici, et Carlisle pense que les Volturi ont abandonné. Quant aux autres vampires à ta poursuite, ils semblent avoir décidé également que tu pouvais vivre.
Elle se serra fort contre moi, enfin je le supposai. Cependant son odeur me tourna vite la tête et je dus m'éloigner, au prix d'un gros effort. Quand elle vit la couleur de mes yeux, elle s'excusa.
-Pardon Esmée, je…
-Ne t'en fais pas, je commence à prendre l'habitude. Tu es tellement exubérante… Je n'avais plus l'habitude, surtout venant d'une humaine.
Elle rit, pas encore tout à fait à l'aise.
-Je vais chass…
Mais à peine avais-je dis ça que l'on sonna à la porte, et je reconnus l'odeur : Jane Volturi, accompagnée de plusieurs autres vampires.
-Bella, monte dans ta chambre !
Je l'entendis partir vers l'escalier, aussi ne pris-je pas la peine d'attendre qu'elle soit en haut. Grossière erreur, parce que quand j'ouvris la porte, elle se tenait derrière moi : les yeux de Jane et des autres vampires montraient leur soif.
-Donne-nous l'humaine, ordonna-t-elle.
-Non Jane.
-Si.
Ce n'était pas Jane qui avait répondu, mais Bella. La Volturi pencha la tête, intriguée, avant d'éclater de rire.
-Que veux-tu Jane ? Demandai-je, pas très courtoisement.
-Je veux amener l'humaine à mon maître, qui la trouve très intéressante. J'ai passé du temps à la chercher, je ne repartirai pas les mains vides.
-C'est vrai, enchaîna Bella, ce serait dommage que son maître la punisse.
Je n'y comprenais plus rien. Pourquoi Bella faisait-elle ça ? Aucune peur dans ses yeux, dans sa voix. Juste une intention que je ne comprenais pas. Soudain Bella s'avança, et ce que je vis me cloua sur place : la jeune fille tenait un couteau à la main et souriait sournoisement. Que voulait-elle ? Avant que je ne réagisse elle sauta sur Jane, et je fis de même mais pour retenir la jeune fille. La lame que Bella tenta d'enfoncer dans la chair de la Volturi se cassa net, à la grande surprise de ma fille. Jane éclata encore de rire.
-Que comptais-tu faire, misérable humaine ? Me tuer ?
-Oui ! Tu dois payer pour la mort de mon père !
Oh non Bella ! Dans quel pétrin t'es-tu mise ?
Pov Jane
Je la tenais contre moi, son corps si chaud et alléchant se contractant de fureur, de colère, se tortillant dans un accès de rage, et peut-être de survie. Je la pris à la gorge et serrai un peu, histoire d'éloigner la femme du docteur. Les gardes autour de moi grognaient, mais je ne voulais pas faire de mal aux Cullen : mon maître risquait de mal le prendre, sachant que Carlisle Cullen comptait au nombre de ses amis.
-Laisse-nous partir avec elle, et tu resteras saine et sauve, dis-je à Esmée.
-Jamais ! Rendez-moi Bella !
Elle se jeta en avant. D'un geste, j'autorisai les gardes à la mettre hors de combat, sans la tuer.
-Esmée ! Non !
L'humaine se débattit avec plus de vigueur, cherchant à s'échapper de mes bras.
-Toi, reste tranquille !
Mais elle ne m'écouta pas, criant après la femme Cullen qui gisait à présent, assommée par la douleur que je lui infligeai. Je m'agenouillai près d'elle après avoir remis Bella à un garde.
-Nous emmenons la fille. Avec un peu de chance, elle finira comme nous. Donnez le bonjour à Edward.
Je me relevai et fis signe aux autres de me suivre. La jeune fille cria encore mais le garde qui la tenait, apparemment peu patient, l'assomma.
Qui pense que Bella est dans les ennuis jusqu'au cou ? Petit vote ?
Première solution : Bella réussit à s'échapper et retrouve Edward qui est juste derrière ;
Deuxième solution : elle sort un bazooka et achève Jane ;
Troisème solution : un chevalier viendra la sauver ;
Sinon, d'autres idées ?
Jacob a été gentil sur ce coup-là, même si un peu énervant.
Bon week end à toutes, ne faites pas trop chauffer la carte bleue avec les soldes et profitez du soleil ! (Désolée pour celles qui n'en ont pas).
Bisous
