Bonjour !
Je suis très heureuse que cette histoire vous plaise autant ! Merci à toutes pour vos reviews !
Je voudrais juste rappeler que Bella n'a pas été mordue au chapitre précédent. Elle a failli, mais Edward s'est interposé avant.
Merci beaucoup d'être aussi fidèle et de laisser une trace de votre passage. C'est toujours encourageant ! Et je me fais une joie de vous répondre.
aussidagilgity : Choqué ? Ah non, ce n'est pas ça. La réponse est juste en dessous ! Merci de m'avoir donné ton avis !
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Endormis
Pov Edward
J'étais immobile. Sous moi, un matelas moelleux. Autour, de l'air conditionné et des murmures. Près de moi, une respiration. Et des coups sourds. Un cœur qui bat, doucement. Et des bip-bip, incessants.
Je savais que je devais ouvrir les yeux, mais je ne voulais pas. Je voulais d'abord me souvenir, et me morfondre dans mon malheur. Ne pas prendre en compte ce qui m'entourait. Nous avions quitté la salle, Bella toujours inanimée dans mes bras, accompagnés de Jane et trois autres gardes. Mais en chemin, Caius nous avait rattrapés, suivi de six gardes, et il m'avait ordonné de lui donner Bella. J'avais refusé, et les gardes qui entouraient le chef Volturi nous avaient sautés dessus. Voulant me défendre, j'avais tenté de poser Bella hors de danger mais Caius plongea sur moi, projetant Bella au loin. J'entendis un craquement, mais je n'eus pas le temps de courir plus avant vers Bella : une douleur indescriptible au niveau de mon épaule droite me fit hurler, puis une autre au bras gauche. Et soudain, le noir.
Pov Carlisle
Quand nous arrivâmes à l'entrée du château, Aro nous attendait. Je le connaissais suffisamment bien pour savoir qu'une telle gentillesse cachait quelque chose. Il nous prit chacun dans ses bras, demandant des nouvelles à Esmée, voulant connaître la vie d'Alice, Jasper, Rosalie et Emmett.
-Veuillez pardonner Jane, très chère Esmée, mais elle a tendance à… exagérer ses réactions.
-Ce n'est rien, répondit ma femme. Où est Edward ?
Aro éclata de rire, un rire faux, forcé.
-Ne vous énervez pas, je vous en prie ! Suivez-moi !
Il prit la direction d'un couloir, et nous lui emboitâmes le pas, anxieux de savoir ce qu'il était arrivé à mon fils et à ma… nouvelle fille, puisqu'elle était désormais ma fille. Aro nous conduisit devant une porte, dans un couloir où se trouvaient, de part et d'autres, des chambres, assez luxueuses ma foi. Je le savais pour avoir vécu plusieurs années ici, et chaque recoin du château me revenait en mémoire.
J'hésitai à appuyer sur la poignée, et Aro avait cessé de respirer. Ce fut Jasper qui me donna le courage nécessaire, grâce à son don, et je songeai à le morigéner plus tard : s'il voulait rester ici, il était en bonne voie pour se faire remarquer par le chef Volturi. J'appuyai donc sur la clenche, et le spectacle que je vis me cloua d'horreur : mon fils, les membres déchiquetés, couché à côté de Bella, inconsciente, dont le pouls était irrégulier et bien trop faible. Quand elle vit ça, Esmée cria et courut se précipiter vers Edward. Heureusement, sa tête était en place. Aro referma la porte, et nous vîmes que Marcus l'avait rejoint. C'est lui qui prit la parole.
-Nous avions décidé de les garder pour la nuit, le temps pour Aro de vérifier que Bella était insensible à tous les dons qui se trouvaient ici, mais Caius n'a pas résisté à l'appel du sang de Bella au moment où celle-ci s'est affolée, et il lui a sauté dessus une première fois. Edward s'est interposé mais Bella a chuté et s'est cognée la tête, je pense. Je l'ai examinée mais n'ai rien trouvé de bien grave. Un peu de repos et je jugeai qu'elle irait mieux le lendemain, aussi Aro a-t-il demandé à Jane d'emmener Edward et Bella dans une chambre, afin qu'elle puisse dormir et reprendre des forces. Nous jugions tous deux que Jane et Edward seraient à même de la protéger, le temps d'une nuit, avec quelques gardes fidèles à Aro et moi.
-Mais il allait bien, à ce moment, intervint Esmée qui sanglotait doucement tandis que je palpais le crâne de Bella.
-Oui. Ce n'est que dans les couloirs nord que Caius est revenu à la charge avec d'autres gardes, sûrement poussés par la soif. Edward a tenté de mettre Bella en sécurité, mais il a été touché le premier. Caius a pris un malin plaisir à le démembrer et à l'étêter, puis il a voulu boire le sang de Bella. Jane qui se battait l'a vu, et a utilisé son don juste à temps. Nous sommes arrivés, et Caius s'est enfermé dans ses appartements. Nous avons mis Edward et Bella ici, en vous attendant. Edward récupère doucement, sa tête s'est déjà remise à sa place.
Marcus finit son monologue, et je demandai de l'eau et de quoi soigner Bella. Pour Edward, je ne pouvais rien faire, mis à part attendre que ses membres se recollent d'eux-mêmes. Pour Bella, je fis sortir tout le monde, et commençai à examiner le reste du corps si fragile de ma fille.
Pov Rosalie
Aro et Marcus nous avaient invités dans un beau et grand salon, richement décoré aux armes de Volterra. Esmée essayait de se reprendre, et Alice eut tôt fait de lui changer les idées.
-Tu sais Esmée, quand ils iront mieux, il y aura une grande chose à faire, à organiser.
-Quoi donc ?
Curieuse, Esmée avait levé la tête et regardait Alice avec surprise. Celle-ci savait qu'elle avait l'attention de tous, et son sourire malicieux nous disait qu'elle n'en dirait pas plus.
-Non non, vous attendrez ! Mais vous saurez bientôt, j'en suis sûre.
-Cela a-t-il un rapport avec ton don, très chère Alice ?
Aro avait compris, et il s'intéressa à présent aux dons de Jasper et Alice. J'espérai que les Volturi nous laisseraient tranquilles après, et encore une fois ma rancœur alla contre l'humaine : c'est elle qui nous avait mis en danger. Pourtant, une petite voix dans ma tête me disait que ce n'était pas de sa faute, et un moment me revint en mémoire : quand nous avions été attaquées, près de la villa, par Ivan et ses comparses, et qu'elle voulait que je sauve ma vie avant la sienne.
Une sorte de blocage me déchirait : d'un côté l'envie de lui en vouloir, d'être en colère contre elle parce qu'elle nous apportait des soucis, et d'un autre quelque chose soutenait qu'elle aurait préféré mourir plutôt que de nous laisser dans les ennuis. Aussi réservai-je mon jugement à plus tard, en essayant de rester impartiale.
Alice s'approcha de moi. Les autres discutaient entre eux, et je n'avais pas remarqué que j'étais à l'écart. Ma sœur engagea la conversation.
-Alors, tu en pense quoi ? Comment vois-tu Bella ?
-Pourquoi une telle question ?
-Veux-tu que je te dise ? Toi, Rosalie, la sans-cœur, tu as trouvé quelqu'un à protéger. Malgré toi, tu ne peux t'empêcher de lui vouloir du bien.
-Peut-être, dis-je, songeuse. C'est effectivement un de mes sentiments. Et pourtant, j'ai envie de ne pas l'aimer, de ne pas m'attacher, pour ne pas être abattue s'il arrive quelque chose, pour ne pas être comme Esmée en ce moment.
Alice fit une moue, avant de me dire qu'elle était d'accord de ce point de vue. L'attente pour savoir si Bella allait s'en sortir commençait juste.
Pov Esmée
Mon mari avait fini de parer au plus pressé concernant la santé de Bella. Il lui avait posé des perfusions, l'avais mise sous oxygène, et des bandages entouraient sa tête, là où elle s'était cognée, provoquant un traumatisme crânien important, ainsi qu'une hémorragie. Tout ce dont Carlisle avait besoin avait été volé à l'hôpital de Volterra, et l'aile où se trouvait Bella avait été fermée aux vampires, mis à part quelques-uns chargés de notre surveillance.
Car bien sûr, rester avait un prix : Jasper et Alice devaient montrer ce dont ils étaient capables aux deux chefs Volturi. Seulement deux, car le troisième, Caius, refusait de sortir de ses appartements, apparemment furieux de ne pas avoir pu goûter à Bella. Des humains apportaient chaque jour de quoi nous laver, de quoi nous occuper, surtout moi.
Cependant mes enfants bénéficiaient d'une relative liberté, et c'était un travail de coopération plutôt qu'un ordre. Jasper était celui qui appréciait le plus ces moments : il passait de longues heures à discuter avec Marcus, dont les émotions semblaient apaiser mon fils. Rosalie en profitait pour visiter Volterra et ses environs avec son mari, et ce moment leur faisait du bien : ils se retrouvaient, ce qui était assez rare puisque nous vivions plus souvent ensemble que séparés. Carlisle partageait sa science avec Aro, et celui-ci lui apprenait en retour ce qu'il avait appris depuis leur dernière rencontre.
Je restai donc souvent seule à veiller sur Bella et Edward.
Mon fils mit deux jours à reprendre conscience, et son premier réflexe fut de demander après Bella. Malheureusement, les nouvelles n'étaient pas très bonnes : selon Carlisle, Bella était dans le coma, et seul le temps pourrait nous dire quand elle se réveillerait. Edward restait de longues heures avec moi, parlant à Bella de sa promesse, sans toutefois l'énoncer.
-Allez Bella, je sais que tu m'entends… Réveille-toi s'il te plaît, mon ange… Tu me l'as promis, souviens-toi.
Il lui caressait le visage, embrassait son front, ses joues ou ses lèvres. Cependant, je notai qu'il le faisait avec encore plus d'amour qu'avant. Leur relation aurait-elle évolué ? Rares étaient les moments de découragement, à partir du jour où Carlisle lui avait révélé qu'elle nous entendait sûrement, et que si nous étions enjoué, elle se réveillerait plus facilement. Souvent il se joignait à Carlisle et Aro et les écoutait discuter du passé, du présent et de l'avenir.
-Alors Bella, que dis-tu aujourd'hui ?
C'était ma première phrase en entrant dans la pièce. La nuit avait été normale, sans réaction de sa part, et vers 3 h j'étais partie chasser dans les environs. Edward avait rejoint les deux Volturi et discutait de son don avec eux. A mon retour, j'avais passé quelques heures délicieusement mouvementées avec mon mari. Puis, comme il allait voir Bella, je l'accompagnai. C'est donc en compagnie de mon mari que j'entrai dans la chambre, disant ma phrase habituelle.
Carlisle l'examina longuement avant de secouer la tête.
-Pas d'amélioration ? Chuchotai-je.
-Aucune. J'ai peur que son coma ne soit profond, et dans ce cas il y a peu de chance que…
Il ne finit pas sa phrase mais je compris très bien : il faudrait se résoudre à ne plus penser à la voir éveillée. Secouée d'un sanglot, je me réfugiai dans les bras de mon mari. Celui-ci essaya de me rassurer.
-Chut Esmée ! Ce n'est qu'une supposition, peut-être très éloignée de la vérité. Laissons-lui encore un peu de temps !
Nous ressortîmes, enlacés. Nous nous promenâmes dans les jardins : au moins un endroit ensoleillé où nous n'avions pas besoin de nous cacher ! Les fleurs multicolores jouaient avec le vent, se laissant chatouiller par la brise et caresser par le soleil. Les arbustes, taillés à la perfection, donnaient de l'ombre à des parterres de pensées roses, violettes, jaunes, bleues, et celles-ci semblaient remercier les arbres pour cette ombre bienfaitrice. Un silence absolu régnait dans ces jardins intérieurs, une paix que rien ne semblait pouvoir atteindre : ni les pleurs de l'enfant qui veut un ballon, ni les cris des marchands du marchés qui s'étaient levés à l'aube, ni les klaxons des voitures à la périphérie de la ville. Seuls les oiseaux venaient troubler ce silence, mais leurs chants se confondaient si bien avec l'absence de bruit que l'on ne pouvait qu'apprécier ces mélodies.
Un bruit dans la chambre de Bella, dont la fenêtre était ouverte, m'alerta.
-Va voir, ma chérie, me dit Carlisle. Je voudrais m'entretenir avec Aro de notre retour. Il me tarde de revoir la maison.
Je montai donc, et trouvai, en poussant la porte, une jeune femme humaine, qui s'enfuit à ma venue. Comme elle venait de derrière le lit, son odeur trainait sur la perfusion. Mon pied rencontra quelque chose mais je n'y fis pas attention : elle n'avait pas eu le temps de faire de mal à Bella, et d'ailleurs, pourquoi lui en aurait-elle fait ?
-Dis-moi Bella, il va falloir bientôt se réveiller. Ne veux-tu donc pas retourner à Forks ? Et à Juneau ?
Et l'attente continua. Edward vint voir sa belle vers midi. Il était comique ! Il s'était couché près de Bella et lui caressait le visage à l'aide d'une rose, touchant souvent le bout du nez de la jeune fille.
-Douce Bella… C'est votre prince charmant qui vous appelle… Réveillez-vous belle demoiselle… Désirez-vous un baiser ? Oh oh ! Qu'entends-je ? Un soupir, belle Bella ? Ne riez donc point, jeune fille, tout cela est très sérieux… Maman ! Comment veux-tu qu'elle y croit si tu rigoles aussi fort !
-Excuse-moi Edward… Mais tu es si mignon !
J'étais essoufflée à force de rire, enfin j'avais du mal à dire deux mots. Edward se renfrogna mais se remit vite à sourire, et pour cause : Bella avait enfin bougé ! Ce n'était que la tête, mais Carlisle avait dit qu'un seul mouvement voulait tout dire.
-Elle a bougé Esmée ! Tu vois, ça a marché, elle le prend au sérieux, elle au moins !
Mais j'étais sûre qu'il n'était pas vexé.
-C'est vrai, je ne le suis pas. Tu es tellement gentille, douce, attentionnée… Et aucune de tes pensées n'est méchante. Je n'ai jamais trouvé quelqu'un comme toi, à part Marcus peut-être.
-Peut-être Bella n'a-t-elle non plus aucun fond de méchanceté ?
-Comment le savoir ! Je ne peux toujours pas lire en elle ! Aro m'a soumis à des exercices, espérant que cela marche, mais rien.
-Alors laisse-la ! Il me semble avoir compris qu'elle préférait que tu ne saches rien de ses pensées.
-Pourquoi, à ton avis ?
-Voudrais-tu qu'elle sache la moindre de tes pensées ? Qu'elle lise en toi comme tu lis en nous ?
-Non ! s'écria-t-il, horrifié. Elle… verrait toutes les paroles que je ne lui dis pas, ma jalousie, ma rancœur envers les autres…
-Eh bien tu sais. Peut-être ne veut-elle pas que tu connaisses chaque mot avant qu'elle ne les ait dits. Tu peux le comprendre, n'est-ce pas ?
Il hocha la tête avant de reprendre sa contemplation, celle de sa chère Bella. Lorsque Carlisle vint nous annoncer qu'Aro voulait attendre le réveil de Bella, l'humeur de mon fils descendit quelque peu, mais l'espoir revint lorsque Carlisle fronça les sourcils en examinant Bella.
-Qu'y a-t-il ? S'inquiéta aussitôt Edward.
-Elle a bougé ?
-Ce matin, répondis-je. Elle a dû penser qu'Edward était très drôle dans son rôle de chevalier.
Lequel Edward grogna, mais rien de méchant.
-Il y a un problème ?
-Non Edward, au contraire. Ses réflexes sont plus vifs. C'est rare, un réveil aussi brusque, mais je ne m'en plaindrai pas. Je pense qu'elle ouvrira bientôt les yeux. Elle risque d'avoir peur, d'être désorientée. Edward, je compte sur toi pour la réconforter au mieux.
Edward hocha la tête, mais Bella bougea sa main vers l'extérieur. Aussitôt mon fils fut près d'elle, quittant le fauteuil à côté de moi, et il prit la main de la jeune fille, lui caressant les cheveux.
-Bella ? Tu m'entends ?
Mais un soupir nous indiqua qu'elle dormait encore. Carlisle sourit devant la tendresse d'Edward pour cette jeune humaine, sortie d'on ne savait où, et qui était entrée dans notre vie pour notre plus grand bonheur. Même Rosalie en avait convenu, ce qui était un fait héroïque. Nous nous retirâmes, laissant Edward veiller Bella.
Alors, ce chapitre ? Qu'en pensez-vous ?
Bon, alors ma question sera : mais que fichait donc cette humaine dans la chambre de Bella quand Esmée entend du bruit ? Une idée ? Ce n'est pas une femme de ménage, si vous pensiez à ça. Et question encore plus importante : qui lui a dit de venir ? Je ne vous fais pas de proposition, mais vous devez bien vous en douter, non ?
Petit instant pub... Pour une amie qui écrit des fictions qui tiennent assez bien en haleine (pour celles qui me trouvent sadique, eh ben... Elle est pire^^). Vous la trouverez dans mon profil, dans mes auteurs favoris : il s'agit de Madisson'
Je vous dis à dimanche ! Prenez soin de vous.
