Bonjour à toutes (tous ?)
Je vous présente mes excuses pour le retard.
Je voulais juste vous dire merci pour toutes vos reviews ! Chacune me fait extrêmement plaisir ! Merci donc à htray2000, calimero59, Galswinthe, choukinette76, Yukina21, Mariefandetwilight, Clairouille59, Asuna93, vavounette, aelita48, xenarielle93, Minomina et Miss sadique.
Merci aussi aux non-inscrites :
rose : elle a bien donné quelque chose à Bella, mais ce n'est pas sur ordre d'Aro. Vu que beaucoup ont trouvé, elle était dans la chambre sur ordre de Caius. La suite arrive, désolée du retard. Merci de ton idée.
desi : tu as eu une bonne idée dans ta proposition. Ca a à voir avec le venin, effectivement, mais pas dans le sens où tu le penses. Et c'est bien Caius. Merci de ta proposition.
aussidagility : je suis contente qu'Edward te plaise en chevalier qui cherche à réveiller sa belle. Merci d'avoir laissé tes impressions.
La suite des aventures de notre couple est juste là. Je rappelle que seule l'histoire m'appartient, et j'emprunte les personnages à S.M. Merci à Evelyne-raconte pour ses corrections quand c'était nécessaire.
Bonne lecture
Chapitre 10 : Un beau réveil
Pov Bella
Douleur. Noir. Oppression. Immobilité. Silence angoissant.
La douleur fut la première chose dont je me rendis compte dans cette salle horrible. Tous ces vampires m'avaient effrayée, surtout quand on nous fit sortir. La dernière chose dont je fus vraiment consciente fut un vampire me sautant dessus, puis la douleur irradiant dans ma tête. Ensuite, le noir. Il dura peut-être des heures, des jours, des mois, des années, je ne sais pas. Cependant du plus profond de mon inconscience j'entendais des voix magnifiques me parler, mais je ne les comprenais pas.
La lumière. Elle venait caresser mes paupières, tentant de les traverser. Avec elle, le réconfort, une promesse : celle de pouvoir bientôt ouvrir les yeux. Comment je le savais ? Aucune idée, mais c'était un fol espoir. Parce que depuis un moment, un prénom tournait dans ma tête : Edward. Celui à qui j'avais promis de m'unir pour… Pour combien de temps ? Une vie humaine ? Non, je voulais plus. Mais une autre pensée vint tourbillonner, emportant l'autre : où étais-je ? Etais-je toujours dans cet endroit sombre, maudit ? Encore une autre pensée : les Cullen étaient-ils là ?
Le toucher. Quelqu'un me caressait le visage, et une voix d'or me parlait. Quelle sensation merveilleuse de sentir son corps ! Les caresses passaient à présent à mes bras, à mes mains. Je comprenais un peu mieux la voix, qui parlait de réveil. Je fis appel à toute ma volonté pour ouvrir les yeux, mais ils n'étaient pas là où je le pensais, et ce fut ma tête qui bougea, rendant heureuse la voix. Je l'entendais au sourire qu'il y avait dans ses intonations, à la douce mélodie qui sortait d'une bouche connue, puisque la voix m'appelait par mon prénom.
Bouger. Encore un moment magnifique. Je veux bouger mon bras : mon bras bougeait. Beaucoup ? Je ne sais pas, mais cet effort m'épuisa, et je replongeai dans le noir.
Le bruit. Ou plutôt les murmures. Je les entendais à présent. Et je pouvais identifier non seulement les voix, mais aussi ce qu'elles disaient ! Un vrai enchantement pour mes oreilles. Edward était le plus présent, avec Esmée. Ils discutaient entre eux, me donnant leur avis, demandant le mien. Mais je ne pouvais pas le leur donner, me contentant d'écouter. Et soudain, une envie : toucher Edward. C'est grâce à cette furieuse envie que mon bras bougea sans trop d'effort, et ma main rencontra quelque chose de dur, de froid, de lisse.
-Bella ? Tu m'entends ?
Oh oui je l'entendais, cette voix merveilleuse. Edward… Avait-il vraiment fait sa demande en mariage, entre deux murs, alors que nous allions peut-être vers la mort ? A tout bien y réfléchir, c'était bien son style : me rappeler son amour au dernier moment, pour être sûr que c'est la dernière chose à laquelle je penserais.
-Bella, mon ange, ouvre les yeux, je t'en supplie ! Tu me manques tant ! Je veux revoir tes yeux magnifiques, je veux revoir ton sourire, je veux te voir rougir devant les blagues d'Emmett, voir ton air boudeur devant les frasques d'Alice. Allez, encore un effort !
Et cet effort, je le fis. Entendre sa voix, le savoir si proche de moi, entendre encore ce son si beau qu'il produisait en riant, tout cela m'incitait à vouloir me battre contre ce voile noir qui me recouvrait. Lentement, très lentement, mes paupières se relevèrent en papillonnant. Quand mes yeux se furent habitués à la lumière, une merveille, une divinité, se tenait au-dessus de moi, un sourire aux lèvres digne des anges.
-Ed… tentai-je, après avoir trouvé le chemin de ma bouche.
Mais il mit son doigt sur mes lèvres sèches.
-Chut mon amour ! Repose-toi, tu en as encore besoin ! Dis-moi juste si tu vas bien.
Je hochai la tête, peu désireuse de parler, et ainsi fournir un effort supplémentaire qui pourrait me replonger dans l'inconscience, car je voulais rester éveillée, voir Edward, cette sculpture parfaite, me sourire. Cependant l'effort que j'avais fait me poussa à refermer les yeux, et je m'endormis avec la douce voix d'Edward qui me disait qu'il m'aimait.
Et à ce moment-là, je sus que je n'étais pas folle : le monde des vampires existait, celui des loups-garous aussi. J'étais entrainée dans ce monde fabuleux et dangereux, mais pour rien au monde je n'en partirais, parce qu'Edward appartenait à ce monde-là. J'étais saine d'esprit, c'est juste que le monde n'était pas comme le pense le commun des mortels.
Pov Edward
J'étais aux anges, c'était certain. Aucun autre mot ne pouvait décrire mon état. Bella avait enfin ouvert les yeux, s'était enfin réveillée ! Esmée courut se refugier dans mes bras.
-Je suis si heureuse mon fils ! Au fait Carlisle, qu'a dit Aro sur notre retour ?
Mon père baissa la tête.
« Lui dire la vérité ? Non, je dois tout avouer. »
-J'ai échoué à le dissuader de mettre Bella à l'épreuve. Nous pouvons retourner chez nous, mais en sachant qu'un jour nous recevrons une lettre, un coup de fil, ou même un Volturi pour nous ordonner de ramener Bella, afin qu'Aro puisse exercer sa curiosité.
En rage, je me levai, tremblant de fureur.
-Il ne peut pas ! Il va la tuer si elle ne résiste pas !
« Calme-toi ! Tu es le seul qui saura : Bella a conquis le cœur de Marcus, tout comme votre amour l'intrigue, et il exerce une forte pression sur Aro pour que Bella reste vivante. »
Tout en pensant ceci, Carlisle parlait d'une toute autre manière :
-Il faut s'y résoudre, les Volturi étant les plus forts. Mais peut-être Bella est-elle assez forte pour supporter tout ça. Nous devons obéissance à Aro, et c'est mon ami : je n'irais pas à l'encontre de ses idées.
La pauvre Esmée ne comprenait rien à ce discours, mais un clin d'œil de ma part la rassura vite, et elle se promit de demander des explications à son mari. C'est à ce moment qu'Alice et Jasper arrivèrent, Alice sautillant partout.
-J'ai vu Bella se réveiller ! Claironna-t-elle en s'approchant du lit.
J'éclatai de rire, vexant ma sœur.
-Pourquoi ris-tu ? Qu'y a-t-il de drôle ?
-Il y a, ma chère Alice, que ta vision date de la guerre. Bella a ouvert les yeux il y a deux minutes.
Le petit lutin qui me servait de sœur fit la moue avant d'embrasser Bella sur la joue.
-Je suis bien contente alors. Repose-toi bien petite sœur !
Jasper me sourit.
« Je suis très heureux de te voir aussi content. Ton bonheur fait plaisir à voir, et je remercie Bella d'être entrée dans ta vie. »
Merci Jasper, mais moi aussi je la remercie d'être entrée sans frapper dans notre petite vie routinière, bousculant le quotidien, nous rendant plus proches des humains, le devenant parfois, ou presque.
Pov Carlisle
Bella avait enfin ouvert les yeux. Durant deux jours, elle s'éveilla et s'endormit plusieurs fois. C'était normal, pour un réveil de coma, et je me réjouis : nous allions pouvoir rentrer ! Aro avait donné son accord, et le soir du troisième jour du réveil de Bella, je la jugeai suffisamment stable pour prendre l'avion, sachant que nous étions venus avec un jet privé.
-Alors Bella, tu es prête ?
Je venais d'entrer dans sa chambre. Elle était seule, les autres étant sûrement partis chasser.
-Oui Carlisle, mais j'aimerais pouvoir me lever. J'en ai marre d'être couchée !
-C'est nécessaire. Patiente encore deux jours, et je t'autoriserai à te lever, si tu es raisonnable.
Je vérifiai ses réflexes, ses perfusions, puis je l'aidai à passer une veste, la nuit étant fraîche.
-Carlisle… Je voudrais te dire merci.
-Pourquoi ?
-Pour t'occuper de moi. Je suis une charge et…
Je m'assis sur son lit, lui prenant la main et captant son regard.
-Je t'interdis de dire ça Bella. Tu es ma fille maintenant, et si je te l'ai proposé, c'est parce que je suis ravi de m'occuper de toi. Tu es juste…plus fragile que mes autres enfants, mais en aucun cas tu n'es une charge.
Elle hocha lentement la tête, avant de bailler.
-Excuse-moi…
-Ne t'inquiète pas Bella, dors ! Mais avant, monte là-dessus !
J'avais fait amener un brancard, et j'installai Bella dessus. Edward arriva à ce moment, et il se proposa pour pousser le chariot. Quant à moi, j'allai prévenir les autres de notre départ.
Notre arrivée à Juneau se passa bien. Bella dormait, et Edward l'avait contemplée tout le long du voyage, jusqu'à notre descente d'avion. Il n'y avait personne à l'aéroport de Port Angeles, sachant qu'il était fermé la nuit. Nous sortîmes en passant par-dessus les barrières, Bella dans mes bras. Edward avait insisté pour la porter mais je refusai : du sang avait coulé de la perfusion à cause des mouvements qu'avait fait Bella, et vu les yeux noirs de mon fils, je n'étais pas sûr qu'il résiste.
A la maison, nous retournâmes chasser, tous sauf Esmée qui assura qu'elle pouvait attendre. Personnellement j'avais une forte envie de planter mes crocs dans ma fille, et je le regretterai énormément si je le faisais. J'attendis que Bella soit installée dans son lit avant d'aller chasser avec les autres.
Dans l'avion, nous avions parlé de cette humaine dans la chambre, et du réveil de Bella à ce moment-là. Pour moi, il s'agissait d'une coïncidence, pourtant Alice pensait que c'était voulu mais que ça cachait quelque chose. Quelqu'un avait-il fait en sorte que Bella se réveille ? Et comment avait-il fait ?
-Je pense qu'il ne faut pas se mettre martel en tête. Bella guérit, et nous en sommes heureux. Si nous remarquons quelque chose d'inhabituel, ou si sa santé se dégrade à nouveau, peut-être faudra-t-il demander des explications aux Volturi. Mais pour le moment, laissons-la tranquille et ne soyons pas paranoïaques.
Ma tirade avait calmé mes enfants, et il n'avait plus été question de l'humaine.
Pov Esmée
La nuit fut calme : Bella s'éveilla alors que les autres chassaient, et nous discutâmes un moment sur les implications des romans de Zola sur la société. Elle réclama à manger, ou plutôt son estomac le fit à sa place. Après lui avoir porté un plateau repas et l'avoir assise pour manger, nous continuâmes.
-Esmée…
Elle hésitait, et je compris que le sujet ne portait plus sur la littérature française.
-Que diriez-vous si… Si je n'étais plus aussi fragile, tout irait mieux, non ?
-Je croyais que tu n'avais pas cette idée. Tu es jeune Bella, tu as la vie devant toi ! Etre comme nous signifie mourir, je t'assure. Tu ne sentiras plus le soleil sur ta peau, ni le vent, tu ne pourras plus rester avec tes amis, de peur de boire leur sang, tu seras toujours tentée par le sang humain, tu ne pourras plus sortir dehors s'il y a du soleil… Tu perdras tant de choses Bella !
-Mais je vous poserai moins de problème ! J'ai mis vos vies en danger en voulant tuer Jane !
Des larmes affluèrent à ses yeux. S'en voulait-elle autant ?
-Bella… Ne te fustige pas ainsi ! Tout est notre faute, nous ne t'avons pas tout dit, nous ne t'avons pas mis en garde contre les Volturi. Crois-en mon conseil douce Bella : reste humaine le plus possible, profite de ton statut, le nôtre n'est pas à envier ! Et d'une certaine manière, tu as eu ta vengeance : Jane ne peut s'attaquer à toi, et elle n'a jamais subi d'échec avant toi. C'est une compensation.
-J'ai compris que la tuer ne ramènerait pas mon père, murmura-t-elle. Et m'en prendre à elle ne vous apporterait que des ennuis, alors je préfère rester avec vous et me concentrer sur mon avenir plutôt que mon passé.
-C'est une très bonne résolution, l'assurai-je.
Elle se rallongea, ferma les yeux.
-Bonne nuit Esmée, chuchota-t-elle. Et merci pour tout !
Je l'embrassai sur le front avant de sortir de la chambre, la laissant se reposer. J'allai au salon, regarder la télévision. Mon mari revint avec Edward et Alice, les autres ayant décidé de chasser encore. Ils s'installèrent avec moi.
-Bella veut devenir vampire, dis-je tout-à-trac, mais je l'en ai dissuadée. Enfin je crois.
-Je pense que c'est raisonnable, répondit mon mari en m'embrassant sur le front. De toute façon, elle a la vie devant elle.
-Mais en la rendant vampire, nous supprimons les menaces qui pèsent sur elle, intervint Alice.
-Lesquelles ?
Edward était contre cette idée, je le savais. Il voulait entendre le cœur de Bella, la voir rougir, mais surtout ne pas lui voler son humanité.
-Certes, Jane devient secondaire, mais reste le fameux Ivan, qui pour le moment n'est pas revenu, mais il m'a l'air… acharné. Il y a des risques pour elle !
Je trouvai le comportement d'Alice étrange : elle semblait un peu trop empressée à voir Bella vampire.
-C'est vrai ça, remarqua Edward. Pourquoi une telle demande Alice ? Tu étais d'accord avec moi pour qu'elle reste humaine, malgré ta vision.
-Quelle vision ? interrogea Carlisle.
-Je me suis vue bras dessus, bras dessous avec Bella, vampire.
-Elle ne nous dit pas tout, intervint Edward en sautant à la gorge de sa sœur. Pourquoi caches-tu tes pensées ?
Carlisle réussit à séparer le frère et la sœur, parce qu'Edward commençait à grogner un peu trop méchamment.
-Edward ! Calme-toi ! Alice ?
L'interpellée se releva, non sans regarder son frère d'un regard noir.
-Je ne dirais rien.
Elle nous laissa là, montant dans sa chambre. Edward siffla rageusement avant de s'asseoir en soufflant.
-S'énerver ne sert à rien, reprit Carlisle. Restons prudent, puisque nous savons que Bella est encore en danger ! Je suis d'accord avec toi, il vaut mieux pour Bella qu'elle reste humaine. Elle a traversé trop d'épreuves pour en subir encore une.
Edward hocha la tête avant de monter rejoindre sa belle. Carlisle et moi nous retrouvâmes dans notre chambre, pour une nuit délicieuse.
Pov Ivan
J'avais trouvé ! Après plusieurs essais, j'avais réussi. Arthur me regardait jubiler en se renfrognant.
-Nous allons avoir des ennuis, prévint-il.
-Mais non ! Répondis-je. Mon dernier essai était une réussite. Je sais que je peux le faire, et j'y arriverai.
-Qu'as-tu réussi ? Demanda Max qui revenait de sa chasse, dans les rues de Vancouver.
La nuit était tombée, et nous logions dans un appartement à louer, étant rentrés par effraction.
-A utiliser mon don afin d'hypnotiser un humain sans qu'il ne meure.
Max fronça les yeux, demandant plus d'explications.
-Vois-tu, mon don me permet d'hypnotiser des vampires, mais hypnotiser les humains est autre chose, parce que leur cerveau est plus fragile, et je suis, comme tu le sais, un peu brute. Mais maintenant, je peux le faire.
-Et tu comptes t'en servir contre celle que tu considères comme « ton » humaine ?
-Exactement, répondis-je avec un grand sourire. Je la veux, et je l'aurai. Je goûterai à son sang, je m'en délecterai, et je remercierai le ciel de m'avoir permis cela. Maintenant, il ne me reste plus qu'à mettre un plan en place. Que le spectacle commence !
Alors, verdict ? Ivan revient au chapitre 12... Ce qui vous laissera le prochain chapitre pour souffler avant de commencer les hostilités. Sinon, qu'avez-vous pensé du chapitre en général ?
Pour me pardonner du retard sur mes deux fictions, j'hésitais entre un chapitre de "Les vampires sont-ils tous les mêmes ?" ou un OS, sachant qu'il s'agit d'un drame. Alors je vous laisse voter jusqu'à ce soir, et je mettrai ce bonus demain.
Bon dimanche, et à demain pour le résultat de ce petit vote.
Bisous
