Bonjour !
Bien, vous vous souvenez de ma question d'hier ? Eh bien, ce sont les chapitres qui ont gagné. Il y a donc un chapitre de "Les vampires sont-ils tous les mêmes ?", et comme il ne se passait pas grand chose dans le chapitre d'hier, je vous mets celui-là aussi.
Je n'ai répondu à personne, mais je tenais à vous remercier pour toutes vos reviews ! Merci à Clairouille59 (Eh si, il est de retour...), Yukina21 ( Non, Bella n'a pas beaucoup de chance... Mais si tout était rose, elle s'ennuirait !), Galswinthe (elle cache une vision avec Ivan... Mais elle ne tardera pas à le dire aux autres), Minomina (ça concerne Ivan, ce qu'elle cache. Mais elle devra dévoiler sa vision pour aider Bella. Et pas d'OS dramatique cette fois-ci !), calimero59 (En effet, ils n'ont pas fini... Et ça va aller très loin !), aelita48 (pas de drame, juste un chapitre !Et oui, il va la faire souffrir), Triskelle Sparrow (de rien ! La suite est là), bellardtwilight (je suis contente que tu aimes autant !), or elise (Tu sauras bientôt...), Mariefandetwilight (Tu as tout compris ! Un méchant cesse d'être méchant quand il est mort et bien mort ! Et non, Alice n'a pas été hypnotisée), vavounette (Tu le sauras très bientôt) et Asuna93 (La suite tout de suite !).
Bien sûr, je vous répondrais dans la semaine pour les reviews de ce chapitre.
Bonne lecture, et merci de votre fidélité !
Chapitre 11 : Odeur
Pov Jasper
Nous étions enfin revenus à Juneau depuis trois mois, et notre vie avait repris son allure routinière.
Tout allait bien : Bella s'était bien remise de ses coups à la tête, elle et Edward nous avaient annoncés leur projet de mariage, Alice sautillait de partout, exubérante à souhait, et nous avions repris le lycée.
Bella n'avait plus reparlé de transformation, et nous avions fini par comprendre qu'elle ne désirait qu'une chose : être avec Edward, peu importe le moyen. Une fois, elle avait confié à Alice que puisqu'Edward voulait d'elle en tant qu'humaine, alors elle le resterait, du moins jusqu'à ce qu'elle prouve à notre frère que le mieux pour elle était de devenir vampire.
Bella évoluait très bien parmi nous, malgré sa maladresse. Nous ne nous en étions jamais rendu compte, mais sa maladresse confinait à l'infirmité, au grand plaisir d'Emmett, qui se moquait d'elle allègrement, la faisant bouder durant des heures, voire la mettre en colère.
Heureusement, elle ne s'était coupé que deux fois depuis notre retour, mais pour une fois, ce fut Emmett qui faillit faire une grosse bêtise. Bella lisait un magazine et se coupa en tournant une page. Dans le salon, Emmett regardait son catch, Edward téléphonait à Esmée qui était partie pour la semaine en France pour travailler, et Alice faisait la poussière. Quant à moi, je regardais tout ce petit monde, assis sur les marches. Quand Bella se coupa, elle laissa échapper une exclamation avant de regarder son doigt, puis elle éloigna son doigt, visiblement dégoutée. Sauf qu'elle n'avait pas prévue la réaction de mon grizzli de frère : l'odeur lui parvint en premier, et il bondit tandis qu'Alice nous criait de faire attention. Nous nous mîmes à trois pour le retenir tandis que Bella courait s'enfermer dans la salle de bain, tremblante, pour se soigner. Alice avait été la réconforter, lui assurant qu'Emmett était parti chasser, et qu'elle pouvait redescendre. Ce jour-là, celle qui rit le plus fut Alice quand elle raconta à Carlisle ce qu'il s'était passé, parce qu'Emmett claironnait depuis le début qu'il savait se retenir face au sang de Bella.
Une routine s'était installée : nous allions chasser deux fois par semaine, et au moins l'un de nous restait avec Bella.
Les loups l'appelaient de temps en temps, peut-être juste pour être sûrs qu'elle était en vie. Parfois, elle passait de longues heures en ville avec Billy Black, dans un bar, à discuter, à se souvenir de Charlie. Bella en revenait bouleversée, mais elle disait que cela l'aidait à ne pas perdre les pédales, aussi la laissions-nous faire.
La sonnette me tira de mes pensées, me ramenant au présent. J'étais seul à la villa avec Bella, qui faisait ses devoirs dans sa chambre.
-Je vais ouvrir, cria Bella en descendant les escaliers, ou plutôt en les dévalant, manquant de rater la cinquième marche.
Dehors il y avait un humain. Quand Bella me vit, elle s'arrêta, embarrassée.
-Euh… Désolée, mais j'ai oublié de te dire que j'avais invité une amie… C'est grave ?
-Non, mais ça aurait pu mal tourner. Tu le sais Bella ! Enfin ! Va ouvrir, je sors par derrière, chasser un peu.
Je la laissai ouvrir, partant chasser.
A mon retour, l'amie de Bella était toujours là, et je les entendais : elles étaient en haut, dans la chambre de Bella, à discuter d'un garçon que l'amie, Grace visiblement, semblait apprécier, vu ses émotions. Je m'installai dans le salon, maîtrisant mon envie de monter : j'avais toujours du mal à rester neutre face au sang humain, et immanquablement Bella me faisait perdre mes moyens. Enfin Grace partit, avec grands bruits, et Bella l'accompagna dehors. A son retour, elle s'écroula à côté de moi, faisant voler son odeur jusqu'à moi.
-Pff, quelle folle ! Souffla ma nouvelle sœur. Elle m'a fatiguée rien que de l'entendre parler !
-Pourquoi l'avoir invitée aussi ? Raillai-je. Tu ne la vois pas assez en cours ?
-Si, mais nous devions faire un exposé. Il n'a pas beaucoup avancé cependant. Tant pis, je travaillerai dessus ce soir. Je pourrais utiliser ton ordinateur portable ?
-Si tu veux. Mais par pitié, va manger ! Ton estomac crie famine, et je l'entends d'ici !
-Ah ah !
Elle se leva et alla dans la cuisine. Je la suivis, voulant aborder un sujet sur lequel ma famille et moi nous inquiétions depuis quelques jours.
-Dis-moi Bella, tu n'as pas l'impression d'être suivie ?
Elle me regarda avec surprise, délaissant son sandwich.
-Non ! Sinon je vous en aurais parlé. Tu ne crois pas ? Et puis, pourquoi une telle idée ?
-Eh bien… Depuis quelques jours, nous sentons une odeur sur toi, toujours la même.
-Un de mes amis, sans doute. Beaucoup de garçons m'abordent, mais Edward doit le savoir. Serait-il jaloux ?
Elle me regardait en souriant, comme certaine du contraire.
-Peut-être, en effet, s'agit-il d'un de tes nouveaux amis. Mais fais attention s'il te plaît !
Je repartis dans le salon, en pleine réflexion. Bella allait au lycée de Juneau, tandis que nous allions à l'université, du moins Rosalie, Alice et moi. Edward et Emmett allaient au lycée de Sitka : nous voulions laisser une totale liberté à Bella, qu'elle ne se sente pas surveillée à longueur de journée, ce qui risquait d'arriver avec Edward. Le soir, Bella était enchantée de nous raconter sa journée, de nous décrire ses amis, son quotidien. Bref, elle s'épanouissait parmi ses semblables, laissant son passé derrière elle.
Son mariage avec Edward aurait lieu à l'été prochain. Alice avait tout prévu : le décor, les invités, au grand dam de Bella qui aurait voulu une cérémonie dans l'intimité, et non avec une centaine d'invités, la musique, le temps…
-Jasper, je monte dans ma chambre. Edward ne devrait pas tarder, n'est-ce pas ?
-Il a appelé il y a une heure pour dire qu'il était en route.
Rassurée elle gravit les escaliers pesamment. Elle semblait fatiguée, plus que d'habitude, mais j'attribuai cela à son amie infatigable. Le silence se fit au bout de cinq minutes, et je ne tardai pas à entendre les respirations régulières de Bella : elle dormait. Quand Edward revint, je l'informai que sa fiancée ne l'avait pas attendue pour dormir.
-Tu lui as parlé ? Me demanda-t-il avant d'aller la rejoindre.
-Oui, mais elle a suggéré de nouveaux amis. Apparemment, elle charme tous ces messieurs du lycée.
-Forcément, c'est la plus belle !
Je ris de cette remarque avant d'aller rejoindre Alice qui chassait à trois heures de marche vampiriques.
Pov Edward
Quand Bella dormait, l'ambiance de la pièce était calme, sereine, apaisante. Parfois je l'embrassai sur le front, les cheveux, les mains, les doigts, mais mes baisers étaient aussi légers que des papillons afin de ne pas l'éveiller.
Mais une chose m'inquiétait : cette odeur. Et cette fatigue. Depuis cinq jours exactement, Bella revenait plus fatiguée du lycée, et semblait différente. Parfois, j'avais même l'impression qu'il s'agissait d'une autre Bella. Mais lorsqu'elle dormait, elle redevenait mon ange, ma raison de vivre, et j'attendais avec impatience le moment où elle parlerait dans son sommeil. Alice nous avait dit que la vision qu'elle nous cachait n'était pas pour maintenant, et que si elle continuait à revenir, elle nous en parlerait. Elle n'avait laissé échappé qu'une chose : cela concernait Ivan et son don.
Enfin mon moment préféré arriva : mon amour s'agita légèrement, remuant dans ses couvertures.
-Edward… Je t'aime…
Comme c'était bon de l'entendre ! Elle avait beau me le dire dix, cent fois par jour, le fait que dans son sommeil elle le dise me rassurait, égoïstement : j'étais le seul qui occupait ses rêves. Comme elle cessa de remuer, j'en conclus qu'elle ne parlerait plus pour cette nuit, aussi descendis-je, afin de ne pas être tenté par son sang.
Parce que oui, j'étais un monstre : le sang de la femme que j'aimais me plaisait, et l'envie de mordre dans son cou revenait souvent, particulièrement la nuit, alors qu'elle était vulnérable. Et je m'en voulais : je mettais sa vie en danger tous les jours, et je n'arrivais pas à mettre mon côté animal de côté, à annihiler mes instincts de prédateur. Pourtant j'aimais Bella, de tout mon cœur, et la mettre ainsi en danger me brisait le cœur. Et si je la laissais repartir ? Si je l'éloignais, pour son bien ? Elle refuserait, à n'en point douter, mais c'était la seule solution pour la garder en vie, malgré son désir de mourir pour être comme nous. Je ne comprenais pas cette envie, cette volonté de cesser une vie faîte de douceurs, de merveilles, de délices. Cependant, parce que j'étais un monstre égoïste, je me rangerais à son avis, parce qu'il me plaisait énormément : un projet de vie à deux, égaux, sans que je sois obligé de sans cesse retenir mes gestes.
-Aide-moi, s'il te plaît…
Je relevai la tête de mon livre traitant des Etrusques : que disait-elle ? D'un bond, je fus près d'elle, lui prenant la main. Faisait-elle un cauchemar ? Oui, visiblement, puisqu'elle bougeait énormément.
-Non !
Elle se redressa, en pleurs. Elle savait que j'étais là, car son premier réflexe fut de se réfugier dans mes bras.
-Chut Bella, c'était un mauvais rêve, ce n'est rien !
Elle pleura un moment, s'accrochant à mes vêtements, avant de se détendre et de se rendormir, peut-être aidée par mes caresses et mon bercement. Je ne bougeai pas, la gardant contre moi.
Au matin, elle sourit avant d'ouvrir les yeux.
-Bonjour mon amour, lui chuchotai-je à l'oreille. Ça va mieux ?
-Oui, puisque tu es là. Bonjour à toi aussi. Je t'aime Edward.
-Je t'aime aussi ma chérie. Esmée t'a préparé ton petit-déjeuner, elle veut te gaver je crois.
Bella rigola.
-Elle cherche à m'engraisser pour me manger, comme les ogres ?
Comment pouvait-elle plaisanter sur un sujet aussi grave ? Mais Bella était étonnante et imprévisible.
-Peut-être ! Ou bien est-ce moi qui le lui demande…
En disant cela, j'embrassai son oreille par petits coups, descendant vers sa gorge. Elle cessa de respirer tandis que son cœur partait dans un rythme effréné. Puis je remontai vers ses lèvres que j'embrassai tendrement.
-Il faut se lever, Bella au bois dormant. Sinon tu vas être en retard, et tes prétendants vont penser que tu les trompes.
Bella sourit.
-Un jour, il faudra que tu m'emmènes au lycée, afin qu'ils voient tous que je suis prise.
-Et je leur montrerai que tu es mienne.
Elle s'avança vers mon visage, se relevant peu à peu, et posa ses lèvres sur les miennes, apparemment d'accord avec moi. Ensuite elle se leva, passa à la salle de bain, avant de descendre à la cuisine.
-Bonjour, salua Esmée.
-Bonjour Esmée ! Il ne fallait pas te donner autant de peine ! Je ne pourrais jamais manger tout ça !
-Eh bien comme cela, tu as le choix !
C'était souvent ainsi : Esmée chouchoutait Bella, et profitait du fait que ma fiancée mangeait pour varier les menus et faire la cuisine. La fille qui occupait mes pensées à chaque instant commença à manger, piochant ici et là.
-Bella… commençai-je, nous allons partir…
Elle pâlit dangereusement mais s'obstina à regarder son bol de céréales.
-Bella ?
-Vous … partez ?
Que croyait-elle ?
-Oui, nous partons en camp pour chasser. Nous avons prévu partir cinq jou…Bella !
Elle s'affaissa et tomba au sol, évanouie. Aussitôt je fus près d'elle, cherchant à la faire revenir.
-Bella ? Bella ? Maman !
Esmée m'ordonna d'aller chercher un gant mouillé, ce que je fis en vitesse. Quand je revins, Bella avait ouvert les yeux et discutait calmement avec Esmée. Je les regardai, légèrement ahuri. Esmée vint prendre le gant qu'elle posa sur le front de Bella, toujours assise par terre, adossée aux meubles de cuisine.
-Ce n'est rien, juste un léger évanouissement, me rassura ma mère d'adoption.
-Aussi, c'est ta faute Edward, plaida Bella. A ton air, j'ai cru que vous partiez pour de bon, et que vous me laissiez là.
-Jamais nous ne ferions une telle chose, répondit Esmée. Tu es notre fille, et il est impensable de laisser un enfant !
Bella hocha la tête mais je vis bien qu'elle aurait peur, jusqu'à ce qu'elle soit comme nous, comme si le statut de vampire allait la protéger de tout. Elle se releva doucement et mangea encore un peu avant d'aller se brosser les dents puis d'aller prendre le bus.
Pov Bella
J'étais heureuse, tout allait bien. Je filais le parfait amour avec Edward, j'avais des amies, surtout une amie sincère, Amélia, une jeune fille d'origine française, et j'avais de bonnes notes. Ma vie au sein des Cullen me changeait de mon quotidien chez Charlie : le matin, je me réveillais souvent dans les bras d'Edward ensuite Esmée me servait de quoi nourrir un régiment de soldats, puis je me préparais et allais prendre mon bus. Au lycée, Amélia m'attendait, et nous restions ensemble toute la journée. Le seul point négatif était tous ces garçons qui me tournaient autour sans que je puisse rien faire, mettant souvent mes nerfs à rude épreuve. Mais Amélia m'aidait à garder mon calme.
De temps en temps, Jacob Black venait me rendre visite, et il me donnait des nouvelles de son père, et prenait des miennes. Un point cependant nous divisait : mon mariage et ma possible transformation. En effet, les Quileutes étaient totalement contre, et Jacob m'avait prévenue : si l'un des Cullen me mordait, c'était la guerre, et plus jamais ils ne pourraient revenir à Forks, et moi non plus si j'étais vampire.
-Salut Bella ! Me salua Amélia à ma descente de bus.
-Eh Amélia ! Comment vas-tu ?
-Bien et toi ? Tu es partie vite hier.
-Ah bon ? Je ne me rappelle plus. Enfin, passons ! J'ai demandé à Grace de passer chez nous pour l'exposé, et devine sur quoi a porté le sujet de discussion ?
-Pas sur la mitose des cellules, répondit mon amie en souriant.
-Exact ! Elle a passé deux heures et demie à me parler de Steve, auquel je ne trouve aucun charme.
Amélia me prit par le bras et m'amena à l'écart.
-Oui, mais lui te trouve à son goût !
-Arrête ! Comment peut-il être aussi bête ! Sa beauté ne compense pas sa bêtise.
-Comparé au bel Edward… Il n'y a aucune comparaison possible.
-Oui, en effet !
La cloche sonnant, nous allâmes en cours. La matinée se passa bien, plutôt studieuse comme toutes les autres matinées. Le midi, à la sortie des cours, une surprise m'attendait : Edward, MON Edward, m'attendait près de la cafétéria, un sublime sourire aux lèvres. Bien sûr, toutes les pimbêches du lycée étaient là, dévorant mon fiancé des yeux.
Une chose était bizarre : mes parents m'avaient tous les deux rabâché que le mariage était une institution à bannir, et j'avais durant des années exécré tout ce qui touchait au mariage, et quand Edward m'avait fait sa demande, j'avais accepté. Voulais-je lui prouver mon amour ? Etait-ce parce que nous allions peut-être mourir ? Je ne sais, mais j'aimais cette perspective : unie à l'homme que j'aime pour l'éternité !
Dès que je fus à sa portée, il me prit dans ses bras, me faisant virevolter, et nous nous embrassâmes, avec la retenue que mettait toujours Edward dans ses baisers.
-Bonjour ma Bella !
Voilà... Le prochain chapitre sera assez dur, je préviens par avance, mais je mettrais aussi des avertissements en début de chapitre.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Il est assez léger, mais c'est le calme avant la tempête. Une idée de celui à qui appartient l'odeur ?
Laissez vos impressions, je répondrais avec plaisir !
A dimanche prochain
Bisous
