Bonjour !

Mille merci pour vos mises en alertes, favoris et vos reviews ! Grâce à vous, j'ai atteint les 200 ! Merci à aelita48, vavounette, or elise, Galswinthe, Yukina21, bellardtwilight, Triskelle Sparrow, calimero59, choukinette76, Mariefandetwilight, Minomina et Xukette pour leurs reviews sur le chapitre précédent !

Réponses aux non-inscrites :

rose : Tu penses avoir tort ? Au contraire, tu as tout juste ! Maintenant, Ivan passe à l'attaque... Merci d'avoir laissé ta suggestion !

aussidagility : L'odeur appartient en fait à Ivan, et non à Amélia. L'humaine de chez Aro n'intervient plus, pas en chair et en os en tout cas. Je te laisse lire pour découvrir la suite. Merci d'avoir laissé ton avis !

*ATTENTION*

Une scène peut être choquante, puisqu'il s'agit d'un viol. J'ai mis des repères, pour que celles qui veulent passer cette scène puisse le faire.

Je prends mes précautions, pour ne pas avoir d'attaques.

Je vous souhaite bonne lecture, en rappelant que les héros du l'univers de Stephenie Meyer ne m'appartiennent pas.


Chapitre 12 : Rhume et horreur

Pov Edward

J'avais décidé de lui faire une surprise, et de venir la voir à son lycée. Avec les autres nous partions à la chasse après manger, et je tenais à voir Bella avant de m'en aller aussi longtemps. Quand elle me vit, elle marcha vers moi, légèrement embarrassée, rouge comme une pivoine. J'aimais ces rougeurs : elles prouvaient que Bella était vivante, en pleine forme.

-Bonjour ma Bella, dis-je après l'avoir embrassée tendrement.

-Bonjour Edward ! Tu es venu, c'est magnifique ! Permets-moi de te présenter Amélia, mon amie !

-Ravi de te rencontrer, fis-je avec un petit signe de la main. Bella m'a beaucoup parlé de toi.

Amélia sembla gênée de cette remarque, ou bien est-ce parce qu'elle me trouvait beau « comme un dieu » ? Bella me proposa de partager leur repas, ce que j'acceptai, modérant son ardeur en prétextant que je n'avais pas faim.

-Alors comme ça Edward, tu es à la fac ?

-Non, pas moi, seulement trois de mes frères et sœurs. Moi je suis au lycée de Ketchikan, plus au sud.

-Pourquoi si loin ?

-Avec mon frère, nous avons pris une option spéciale.

L'amie de Bella hocha la tête avant de plonger le nez dans son assiette et de picorer.

« Seigneur qu'il est beau ! Heureusement que j'ai Andrew, sinon je crois bien que je chercherais à prendre le fiancé de Bella… Son fiancé ! Quelle chance elle a ! Il a l'air parfait ! »

Ensuite elle se souvint de leur conversation du matin, au moment où Bella arrivait avec le bus, et qu'elles parlaient de ce Steve, puis une remarque que s'était faite Amélia dans sa tête m'interpella :

« Elle ne se souvient plus être partie en courant, mais je m'inquiète. Elle n'avait pas l'air normale à ce moment-là, comme si elle était hagarde… Je lui en parlerai mieux plus tard. »

Mais l'occasion ne s'était pas présentée, et Amélia avait oublié, jusqu'à maintenant. Elle voulait aborder le sujet, mais il était l'heure pour moi de partir.

-Bella, je dois m'en aller. Je ne serais pas là ce soir.

-Ah oui, le camp… mais tu m'appelles, n'est-ce pas ?

-Bien sûr ! Entendre ta voix sera la consolation de partir aussi loin.

Bella se pencha, me regarda dans les yeux et murmura ce que moi seul pus entendre :

-Alors reste ! Va chasser une autre fois, ou pas aussi longtemps. Je ne veux pas que tu partes.

Elle fit une moue boudeuse.

-Cinq jours, c'est vite passé Bella. Et puis, tu es bien entourée, à ce que je vois.

En effet, quelques garçons me regardaient jalousement, espérant se tromper sur nos relations. Pour mettre un terme à leurs espérances, j'embrassai longuement Bella.

-Esmée t'attend à la maison. Elle et Carlisle restent ici. Je t'aime mon cœur.

-Moi aussi Edward, plus que tout au monde.

Je me levai, conscient de tous les regards sur moi, puis je sortis, montai dans ma Volvo et partis en direction de la villa, où m'attendaient mes frères et sœurs, impatients d'aller chasser dans des grands horizons.

Pov Bella

L'après-midi se passa bien, mais la neige se mit à tomber durant la dernière heure de cours. Les élèves, tous joyeux, commencèrent, à la sortie des cours, une bataille épique. J'eus beau me cacher tout le long du parcours jusqu'au bus, je reçus plusieurs boules de cette chose molasse et humide nommée neige dans le cou, sur la tête, dans les jambes, dans le dos, bref un peu partout. Durant tout le trajet jusqu'à la villa, j'éternuai plusieurs fois, maudissant ces gamineries qui me paraissaient démodées.

Esmée fut horrifiée en me voyant, mes vêtements dégoulinant d'eau.

-Oh mon Dieu ! Bella ! Va te changer, tout de suite !

J'étais trempée, aussi pitoyable qu'un chaton mouillé. Je montai vite me changer, passai un survêtement chaud, puis descendis prendre un fruit pour le manger en faisant mes devoirs. Esmée travaillait, encore, aussi ne la dérangeai-je pas, remontant directement avec ma pomme. Mes devoirs me prirent une bonne heure et, assommée de fatigue, je m'assoupis sur mes cahiers.

-Bella ? Réveille-toi ma chérie !

Je cherchai à ouvrir les yeux. J'avais mal au cœur, et ma première envie en ouvrant les yeux fut de vomir, aussi courus-je aux toilettes. Esmée arriva et me tint les cheveux.

-Tu es brûlante ma belle. Tu as dû prendre froid avec cette neige.

-Et les élèves du lycée qui m'ont copieusement visée, me plaignis-je avant de vomir une seconde fois.

Esmée me releva, supportant mon poids, et m'amena jusqu'au lit. Elle partit quelques instants et revint avec des cachets et un verre d'eau.

-Je reviendrai avec une soupe bien chaude. Prends ça en attendant !

J'obéis, prenant les cachets puis buvant l'eau, avant de m'allonger, grelottante de froid. Esmée posa sa main sur mon front.

-Juste un mauvais rhume, dit-elle en experte. Dors ma Bella !

Je fermai les yeux, me laissant une fois de plus aller au sommeil.


Une main froide palpant ma gorge me réveilla.

-Ne bouge pas s'il te plaît, me dit la voix de Carlisle. Tu as les amygdales enflées, mais ne t'inquiète pas : avec de bons médicaments, ton mal passera en trois jours. Rendors-toi !

Mais cette fois-ci, je n'y réussis pas, et je ne pus que tourner et retourner dans mon lit, ayant un coup chaud, un coup froid. Une ombre s'approcha de moi, un bol dans les mains.

-Bois Bella, ça te donnera des forces !

Un liquide coula dans ma gorge, la brûlant encore plus. Je gémis mais cela ne s'arrêta pas. Au bout de quelques gorgées, le bol se retira, et la main qui soutenait ma tête me laissa me rallonger.

-Merci.

-De rien, me dit Esmée. Guéris vite Bella !


J'ouvris les yeux, me sentant un peu mieux. La fièvre était descendue, ma gorge me faisait moins mal et j'avais les idées plus claires. Un bruit me fit ouvrir les yeux : Esmée était là, en bonne mère. Meilleure que la mienne en tout cas, qui ne se souciait pas plus de moi que de sa première chaussette. Ma mère adoptive s'approcha, me voyant éveillée.

-Bonjour Bella. Tu vas mieux ?

-Bonjour Esmée. Je crois que je vais mieux.

Je voulus me lever mais elle m'en empêcha.

-Non non ! Carlisle a dit : qu'elle reste au lit jusqu'à ce soir !

Je me résignai, enfin il ne m'en fallut pas beaucoup, et moins de dix minutes plus tard, je replongeai au pays des rêves.


-J'en connais une qui va se faire gronder, à mon retour…

Cette voix, quoique déformée, me fit ouvrir les yeux.

-Edward ?

En tournant la tête je vis le téléphone que me tendait Esmée, au niveau de mon oreille. Je pris l'appareil.

-Oh Edward ! Je suis si heureuse de t'entendre !

-Et moi donc ! A chaque fois que j'appelai, Esmée me disait que tu dormais.

-Bah, je prenais un peu d'avance, pour rester avec toi durant des nuits entières.

-Comme tu y vas mon amour ! Mais repose-toi, je t'ai assez fatiguée !

-Non, je veux encore te parler ! Avez-vous fait bonne chasse ?

-Oui. Emmett est ravi, il a attrapé six grizzlis, et là, il planifie sa prochaine chasse. Alice te donne le bonjour, en passant.

-Tu lui donneras également. Vous revenez bientôt ?

-Dans deux jours mon ange. Profites-en pour guérir, ou je vais jouer au docteur !

-Je t'attends, rien que pour voir ça !

Edward partit d'un éclat de rire puis me salua, me redisant son amour. Esmée reprit le téléphone puis me regarda avec embarras.

-Bella, j'ai… soif.

-Alors va chasser Esmée. Je peux rester seule plusieurs minutes.

Elle m'embrassa sur le front, m'assurant que la fièvre avait grandement diminué. Quant à moi, je me rallongeai après avoir lu quelques lignes de mon livre Raison et sentiments.


Mon rêve fut bizarre : je marchais dans la forêt, en habit de nuit, ceux que je portais actuellement. Je ne savais pas ce qui m'avait poussé à me lever, et je ne me souvenais même pas être sortie de mon lit.

Au bout d'un chemin, un homme m'attendait. Son visage était jovial, aimable et avenant. J'avançais toujours, me rapprochant de cet homme qui me tendait la main. Quelque chose me disait de ne pas accepter cette main mais une force me poussait à avancer encore et toujours, puis à prendre la main tendue. Une fois ma main dans la sienne, je pus constater que cette main était froide, glacée, dure, et j'eus peur. Cependant la force qui m'avait poussée à avancer ne me permit pas d'échapper au regard de feu de cet homme.

Mon esprit devint de plus en plus embrumé, et c'est main dans la main que nous marchâmes durant quelques minutes dans la forêt, en pleine nuit. Nous parlâmes, de tout, de rien. Il me demandait comment se passait ma vie, quels étaient mes rêves, ce que je faisais en ce moment comme études… Et lui me parlait de lui. Il était homme d'affaires, travaillant à New York, célibataire. Il avait passé son enfance à Seattle, dans une famille nombreuse.

Soudain, comme s'il semblait conscient qu'il fallait se séparer, il me regarda à nouveau, me prenant prisonnière de son regard.

-Il va falloir nous séparer. Veux-tu encore savoir quelque chose ?

-Oui. Pourquoi un tel rêve ?

L'homme éclata de rire.

-Mais qui te dit qu'il s'agit d'un rêve ?

Pov Rosalie

-Rose ?

Alice s'avança doucement, prudente. Il valait mieux, car lorsque je chassais, il était préférable de rester assez loin

-Que veux-tu ?

-Si Bella était en danger, l'aiderais-tu ?

-Quelle question ! Bien sûr que oui ! Mais pourquoi une telle demande ?

-Je me suis mal exprimée : serais-tu prête à tout cacher, à tout le monde, sachant qu'il y va de la santé physique et morale de Bella ? Si pour la sauver, tu devais lui faire du mal, y consentirais-tu ?

-Alice, ma patience à des limites ! Arrête de parler par énigme !

-Je suis désolée, mais je ne peux pas, pas encore… Je ne suis… pas sûre de ce que j'ai vu…

Elle semblait plongée dans ses pensées, revivant sûrement sa vision.

-Oublie, me dit-elle finalement, revenant dans le présent. Si ça se trouve, tu n'auras rien à faire. Et c'est tout aussi bien.

Elle repartit, me laissant surprise mais soupçonneuse.

Pov Esmée

En revenant de ma chasse j'allai voir si Bella allait bien, et j'eus la surprise de la trouver sur ses couvertures, les habits mouillés et sales. Etait-elle sortie ? Voulait-elle donc attraper encore plus froid ? Tout en grommelant je la secouai, peu fière d'elle : nous la soignions, prenions soin d'elle, et elle allait courir à l'extérieur sous la neige dès que nous avions le dos tourné.

-Qu'y a-t-il ? Ronchonna-t-elle en ouvrant les yeux avec difficulté.

-Tu n'es pas raisonnable Bella ! Pourquoi es-tu sortie ?

Elle se redressa d'un bond, sûrement trop vite.

-Quoi ? Mais je ne suis pas sortie ! C'était…

Elle me regarda, puis inspecta ses vêtements mouillés. Un accroc attira son attention, et elle l'examina, ses traits se tordant peu à peu en une grimace d'horreur.

-C'était un rêve Esmée, rien qu'un rêve !

Elle sortit du lit et courus à la salle de bain. J'entendis l'eau couler.

-Bella ? Tout va bien ? Je peux entrer ?

-Si tu veux, souffla ma fille.

-Bella, veux-tu bien m'expliquer ?

Elle était assise par terre, les mains sur le visage.

-Si je savais seulement ce qui se passe…

Elle s'excusa avant de me mettre dehors parce qu'elle voulait prendre une douche. Cinq minutes plus tard elle était dans son lit, à grelotter de nouveau. Je lui servis un chocolat chaud, geste qu'elle apprécia.

-Esmée, tu ne diras rien à Edward, n'est-ce pas ? Il s'inquiète trop, et si ça se trouve, ce n'est qu'une crise de somnambulisme.

-Peut-être. Recouche-toi à présent, et dors ! Je demanderai à Carlisle de passer à son retour de garde.

Elle obéit, et ferma vite les yeux, sa respiration ne tardant pas à retrouver un rythme régulier. Que nous préparais-tu encore Bella ?

Pov Jacob

J'avais reçu une lettre de Bella me demandant de venir la voir, dans une zone très éloignée du territoire des Cullen.

Je ne comprenais pas, mais cette lettre m'alarma : mon amie ne se sentait-elle plus aussi bien avec les sangsues ? Lui avaient-ils fait du mal ? On ne pouvait pas savoir avec eux, il valait mieux toujours s'attendre au pire. Je me tranquillisai en me souvenant de son dernier appel : elle redisait sa joie de vivre avec les Cullen, et surtout avec son Bel Edward !

Le rendez-vous avait lieu après-demain, samedi, aussi prévins-je la meute que je partais dans l'heure pour Juneau. Je pris quelques affaires et partis en voiture : même pour un loup, le voyage jusqu'à Juneau risquait d'être fatiguant, mais surtout je ne pourrais pas me cacher tout le temps. Le voyage jusqu'à Angoon se fit en musique, mais il me fallut 30 heures au lieu de 25, parce que ma voiture avançait moins vite qu'un escargot. Epuisé le vendredi après-midi, je pris une chambre dans un motel, et m'endormis tout habillé. Je repartirai le samedi au matin.

Pov Bella

Mon réveil fut calme le vendredi matin. Je descendis doucement à la cuisine, encore peu sûre de mes jambes, et me servis un bol de céréales. Esmée arriva alors que je versai du lait dans le bol.

-Bonjour Bella. Bien dormi ?

-Bonjour Esmée. J'ai réussi à me reposer, c'est l'essentiel, mais j'irai mieux demain. Je suis heureuse qu'Emmett ne soit pas là, car je sens que ma maladresse va faire des merveilles aujourd'hui.

Esmée éclata de rire.

-Si tu le crois, alors effectivement il vaut mieux pour toi que ma brute de fils ne soit pas là. Mange, je vais dans le jardin déblayer un peu la neige, si tu veux sortir.

Je me préparai doucement, veillant à rester sur mes jambes. Ma matinée se passa doucement, à regarder la télé, à lire un peu et à aider Esmée à préparer des tagliatelles à la rabiata.

-Dis-moi Bella, que dis-tu d'un petit voyage ?

Je regardai Esmée, intriguée.

-Nous voudrions faire un petit séjour dans les îles du Sud, vers la Nouvelle-Calédonie. Nous y avons une villa, dans une île privée. Nous accompagneras-tu ?

-Avec plaisir ! Pour quand est prévu le voyage ?

-Dans un mois. Je dois aussi te dire : cet après-midi, je ne serai pas là.

-Ne t'en fais pas, je pense faire la sieste. Je suis encore très fatiguée.

Esmée s'approcha et m'embrassa sur le front.

-La fièvre est un peu remontée. Prends tes cachets et file au lit ! Je serai de retour vers 21 h. Il reste des tagliatelles, elles seront au réfrigérateur.

Je remerciai Esmée, l'embrassai sur la joue puis montai me coucher.


A nouveau, l'homme de la dernière fois. Il m'attendait, dans la forêt. Qu'est-ce qui m'avait poussée à aller dans cette direction ? Je ne sais pas, mais une chose est sûre : je ne voulais pas le revoir, parce qu'il me mettait mal à l'aise. Pourtant une force me poussait à le suivre cette fois, et nous marchâmes longtemps, une heure peut-être, dans la neige, le froid.

Tout le long du chemin, l'homme fut gentil, me demandant comment j'allais, si j'arrivais à marcher encore, mais sans jamais me proposer de rentrer. Enfin nous arrivâmes à une clairière où Jacob m'attendait, raide, immobile. Quand nous fûmes à quelques pas de mon ami, celui-ci sembla s'animer, mais ses yeux étaient vitreux.

-Je ne vous présente pas, dit l'homme. Je vais vous laisser tous les deux, vous avez sûrement de nombreuses choses à vous dire.

*Si vous souhaitez ce passage, sautez jusqu'au signal de fin de scène*

Et il s'en alla, nous laissant, Jacob et moi, face à face. J'étais incapable de faire un mouvement tant que la force ne me l'autorisait pas, et c'est avec horreur que je vis Jacob s'avancer, les mains tendues, tel un zombi. Je voulais crier, mais ma bouche ne m'obéissait pas. Je voulais fuir, mais mes jambes ne m'obéissaient pas. Je voulais me réveiller, mais mon corps ne m'obéissait plus.

Une fois devant moi, Jacob attrapa l'encolure de mon haut de pyjama et d'un coup, arracha le vêtement. Je compris ce que j'allais subir. Je voulais crier, je voulais me débattre, mais je n'y arrivais pas. Après mon haut, ce fut mon pantalon qui fut arraché et jeté au loin, comme un vulgaire morceau de tissu, tandis que je restai là, immobile, offerte au regard de Jacob.

-Jacob… réussis-je à gémir entre mes dents, arrête…

Mais il semblait ne pas m'entendre. Ses yeux étaient toujours vitreux, dans le vague, et il ne paraissait pas conscient de ses gestes. Plusieurs fois il secoua la tête tandis qu'il me prenait dans ses bras, nue. Il m'allongea par terre et enleva le bas de son pantalon et se coucha sur moi. Je voulais crier, mais ma bouche ne m'obéissait pas. Je voulais fuir, mais mes jambes ne m'obéissaient pas. Je voulais pleurer mais mes yeux ne m'obéissaient pas. Je voulais mourir, mais rien ne m'obéissait, même pas mon esprit. Je n'avais aucun moyen d'échapper à ça, et le fait d'en être consciente rendait les choses encore plus horribles.

Si j'avais pu me débattre, j'aurais pu me sentir moins coupable envers Edward. Or là, je ne faisais rien. J'étais trop faible pour combattre la force qui nous manipulait, Jacob et moi.

Il me pénétra violemment, sans un mot, sans un soupir, rien. Comme si c'était un geste mécanique, souvent répété, alors que je savais que Jacob n'avait jamais eu de petite amie. Après un premier coup de rein qui me fit très mal, il recommença une deuxième fois, puis une troisième, puis une autre et encore une autre fois, salissant mon corps, le souillant, le rendant impur, sale, honteux.

Je réussis à me détacher de mon esprit, à oublier où j'étais, que mon ami était sur moi, en moi, me faisant horriblement mal. Cependant, un bruit de fond restait dans ma tête : un rire, un rire dément, un rire démoniaque, qui semblait prendre plaisir à ce qu'il voyait.

*Fin de la scène*


Je repris conscience dans mon lit. J'étais trempée, mes vêtements étaient sales et tachés de sang. Moi-même, j'étais salie. Je courus à la salle de bain et entrai dans la douche, ouvris l'eau chaude jusqu'à me brûler, et m'assis, pleurant enfin toutes les larmes de mon corps. Qu'avait- fait Jacob ? Et pourquoi ? Qui était cet homme qui m'avait mené dans cette fichue clairière, mon lieu de torture ? Et qu'allai-je devenir ?

Edward ne voudrait plus me toucher, c'était certain, or je ne pouvais pas vivre sans lui. Quelle solution avais-je ? Rester ici, et subir les regards accusateurs d'Edward ? Ses regards de dégoût ? De lui et des autres, qui seraient tout aussi dégoûtés, quand ils apprendront que je n'ai pas fait un geste pour retenir Jacob, pour m'enfuir. Ils ne risquaient pas de croire qu'un homme venait dans mes rêves, qu'il capturait mon esprit et faisait vivre mon corps pendant ce temps-là ! Non, je ne pouvais pas rester ici, mais je n'avais nulle part où aller.

C'est alors que la solution s'imposa à moi, éclaircissant enfin mon ciel noir : rejoindre mon père. Oui, voilà ce que j'allais faire : rejoindre Charlie, et enfin me reposer.

Pov Ivan

Je riais. Je riais depuis que j'avais trouvé un plan. Et une partie venait de se réaliser. Si la pauvre Bella s'était vue ! Ah ! J'en ris encore ! Si chétive, face à cette brute de loup-garou ! Lui non plus n'a rien compris, lui non plus n'a pas su résister. Et lui aussi doit s'en vouloir à mort. Je dis lui aussi, car c'est ce que voulait Bella. Je l'avais entendue sous sa douche, dire le nom de son père.

-Alors, heureux ? Demanda Arthur.

-Très ! Ah, si tu les avais vus ! On aurait dit deux ados qui allaient faire leur première fois, gênés, empruntés…

-C'était sûrement leur première fois, répliqua Igor. Et quand comptes-tu en finir ? Je voudrais rentrer chez nous !

-Bientôt, bientôt. Je n'ai pas fini de m'amuser avec elle.

-Pourquoi une telle envie de jouer ?

-Voilà la question Max ! Tout simplement pour me venger du temps que j'ai mis à la retrouver. Elle m'a fait patienter ? Eh bien, elle patientera aussi, et souffrira autant que j'ai souffert en pensant à son odeur, son merveilleux parfum…Ne me dites pas que vous ne le sentez pas encore vibrer dans vos veines, dans votre esprit, ce sang au goût de chant.

-Si, mais je me suis résigné.

-Eh bien pas moi ! Et comme je suis gentil, je vous laisserai peut-être la goûter.

-Quelle générosité, railla Arthur, qui se lécha pourtant les lèvres.

Pov Rosalie

Nous courions à perdre haleine. Nous avions prétexté une envie de chasse entre sœurs, et les garçons y avaient cru. Nous avions fait un grand détour pour induire les garçons en erreur, mais cela nous avait fait perdre du temps, permettant à Bella d'aller toujours plus loin. Alice avait réussi à cacher ses pensées, et elle m'avait tout dit en chemin : Bella avait été violée par Jacob Black et voulait mettre fin à ses jours. Il y avait un risque pour que nous arrivions en retard, mais nous n'osions y penser.

-Au pire, pensa Alice tout haut, nous pourrons la transformer ! Ainsi nous ne lui volons pas sa vie.

-Je vais tuer ce chien puant ! Grognai-je entre mes dents. Avoir fait ça à Bella ! Mais comment as-tu pu le voir ?

-Je ne sais pas. Ma vision était floue, comme si je voyais à travers la décision d'un autre, qui aurait utilisé Jacob. Tu aurais dû la voir Rose… Son état me brise le cœur. Il FAUT arriver à temps.

Et nous courions, nous courions après le temps, après le soleil, après la vie de Bella.

Pov Emmett

Nous courions à perdre haleine. Edward avait vu la vision d'Alice, mais avait fait comme si de rien n'était, même si cela lui avait brisé le cœur. Il avait fallu dix bonnes minutes pour lui faire relever la tête et lui dire que nous allions nous battre. Les filles pensaient que nous restions là, mais nous les suivions à la trace sans qu'elles nous repèrent.

-Je vais tuer ce sale cabot, grognai-je entre mes dents. Il n'avait pas le droit de faire du mal à Bella.

-Nous la vengerons, celui qui a fait ça paiera, assura Jasper. Mais il ne faut pas se précipiter pour ne pas faire d'erreur.

Je grognai, tout comme Edward. Lui ne voulait qu'une chose : arriver à temps, sauver sa fiancée, la retrouver saine et sauve, et se marier avec elle pour lui prouver qu'il l'aimait envers et contre tout.


Je n'ai perdu personne en route ?

Des réactions ? Une idée sur la suite ? Donnez-les moi, je serais ravie de vous répondre.

La suite arrivera dimanche prochain, comme de coutume.

Bisous