Bonjour à toutes !
Je vous adresse un immense merci pour toutes vos reviews ! J'adore lire vos réactions (surtout concernant Ivan ^^). Merci à Clairouille59, Yukina21, calimero59, aelita48, Galswinthe, xenarielle93, bellardtwilight, choukinette76, Mamanlily, Titie, htray2000, Asuna93, Minomina, et vavounette.
Merci aussi aux non-inscrites !
rose : Pas mal de monde voudrait que les Cullen attrappent Ivan. Mais ce ne sera pas pour tout de suite ! Merci d'avoir laissé une review.
aussidagility : Je comprend que tu le détestes. C'est une réaction normale je pense... Et tu vas le détester encvore plus dans les chapitres qui vont suivre. Merci pour ta reveiw.
Les personnages ne m'appartiennent pas, seul le déroulement de l'histoire est de moi.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 15 : Voyage
Pov Ivan
Allons bon… Ils exerçaient une surveillance constante sur mon repas, et semblaient vouloir le garder. Les jours avaient passé depuis celui où je m'étais tant amusé, trente-huit exactement, et toutes nos excursions pour l'espionner échouaient. Les Cullen se révélaient très fort dans la protection de leur humaine, et plusieurs fois nous nous étions battus, mais force était de constater que lorsque nous étions les uns contre les autres, nous étions à force égale.
-Et pourquoi ne pas utiliser l'un d'entre eux ? Proposa Igor, alors que je tournais en rond, comme tous les jours, espérant trouver une idée. Il suffirait de l'hypnotiser, comme tu sais si bien le faire. Ton humaine ne pourra pas résister contre sa force, et si tu sais bien choisir ton allié involontaire, tu pourras même évincer les autres.
-Penses-tu à la grande brute qui rigole toujours ?
-Oui, exactement ! Pourquoi chercher loin ? C'est bientôt son tour de la surveiller si je ne m'abuse, sachant que cela fait un moment qu'il ne l'a pas fait. Il sera seul, et rien ne nous empêchera de le maîtriser pendant que tu l'hypnotises.
-Merci Igor ! Je te revaudrais cela ! Allons, en chasse ! Je dois être en forme pour ce jour-là.
Nous partîmes en direction de Hoonah, à l'ouest de Juneau.
Pov Bella
J'étais de nouveau heureuse. Certes, des cauchemars revenaient souvent, hantant mes nuits, mais Edward savait à coup sûr me rassurer. Jacob avait appelé plusieurs fois, et bien que je sache qu'il n'y était pour rien, j'avais peur de ce grand gars baraqué, à la peau bronzée et aux cheveux longs. Mais je me forçais, pour l'amitié que portait mon père à son père, à dépasser ma peur et je réussis à sortir six fois en ville avec lui qui faisait le voyage jusqu'à Juneau. Bien sûr, un Cullen m'accompagnait à chaque fois, mais pas Edward. En effet, mon fiancé semblait en vouloir vraiment à Jacob, et ce n'est qu'avec beaucoup de persuasion que je réussissais à obtenir l'autorisation d'aller en ville. Cependant il acceptait volontiers les coups de fils du Quileute, et j'espérais qu'un jour toute barrière serait abattue, du moins de mon côté.
Ma vie au lycée se passait bien. Les cours se finissaient bientôt, et les vacances annonçaient ce fameux voyage, dans le sud. Esmée avait déjà tout préparé, même si le départ était dans une semaine. A la rentrée, tout recommencerait : la surveillance constante, les cours, les devoirs…Mais j'avais une semaine pour me libérer l'esprit, et je voulais essayer une chose : aller plus loin avec Edward. En effet, nous ne dépassions jamais le stade du baiser, mais mes pauvres hormones en prenaient un coup à chaque fois qu'il se séparait de moi, prétextant que mon sang l'attirait autant. Sauf que ses yeux n'étaient plus aussi noirs qu'avant.
J'étais à la salle de bain, me préparant pour aller au lycée, quand Esmée vint toquer à ma porte. Son air inquiet m'intrigua.
-Oui ?
-Bella… Mets des affaires légères… Nous partons en vacances.
-Mais… Les cours ne s'arrêtent qu'en fin de semaine !
Elle allait parler mais se ravisa.
-Bella, tu es intelligente, alors ne pose pas de question et dépêche-toi de t'habiller ! Nous partons dans dix minutes. J'ai fini de tout préparer cette nuit.
Ce départ précipité n'augurait rien de bon mais j'obéis et m'habillai en quatrième vitesse, bien moins vite qu'un vampire cependant. Sortie de la salle de bain, je vis Alice qui m'attendait.
-Alice, que se passe-t-il ?
-Rien, rien.
Mais elle n'était pas joyeuse, et elle me prit dans ses bras pour descendre jusqu'au salon où tous les Cullen discutaient à voix basse, trop basse pour que j'entende. Je n'eus pas le temps de demander ce qu'il se passait qu'Edward me prit dans ses bras sans que je puisse protester et m'amena à la voiture. Alice et Jasper montèrent avec nous.
-Edward, dis-je froidement, que se passe-t-il ?
-Rien du tout. Nous avons juste décidé d'aller en vacances plus tôt.
Ruminant, je m'enfonçai dans le siège, contemplant la neige au-dehors.
-Allez, ne boude pas, me dit Alice. Tu verras, nous allons nous amuser comme des folles ! Certes, il n'y a pas de magasins, mais nous trouverons quelque chose à faire !
-Enfin une bonne nouvelle, grommelai-je entre mes dents.
Un silence suivit, un très long silence. Les arbres enneigés défilaient à une allure folle, laissant derrière nous la ville et le froid. Au bout d'une heure, Edward brisa enfin le silence.
-Je ne les entends plus, on dirait qu'ils nous ont lâchés.
-Cela ne change rien Edward, tu le sais.
De quoi parlaient-ils ?
-Edward ?
Je devais être plus effrayée que je ne le pensais, parce que ma voix était enrouée, ma gorge nouée.
-Edward, que se passe-t-il ? Ne rien savoir est si effrayant !
-Ivan et son clan… Ils étaient proches de la maison, et nous avons décidé de nous éloigner un temps.
Mais il ne me disait pas tout, j'en étais sûre. Cependant, je n'ajoutai rien, sachant qu'il ne me dirait rien de plus s'il s'agissait de ma sécurité. Le voyage jusqu'à l'aéroport dura deux heures, puis nous prîmes l'avion, direction la Nouvelle-Calédonie, ou plutôt une des îles privées à proximité, que les Cullen avaient acheté. Les Cullen étaient silencieux, sans exception. Je suis sûre que les seuls bruits qu'ils entendaient étaient ceux des battements de mon cœur.
Je mâchouillais un bâton de réglisse, perdue dans mes pensées. Pourquoi un tel voyage ? Je veux bien qu'Ivan fasse peur aux Cullen, je veux bien qu'ils cherchent à mettre de la distance, mais la phrase d'Alice revenait comme une vague, venant perturber le fil de mes réflexions. « Ça ne change rien. » Changer quoi ? Une vision, assurément. Mais quel genre ? Etais-je aussi en danger que cela ? Alice avait-elle vue ma mort malgré les efforts des Cullen ? Je ne voulais pas mourir, plus maintenant que j'avais le parfait bonheur à portée de main, qui était personnifié en la personne d'Edward. Je m'étais trop battue pour voir mes efforts réduits à néant. Finalement mes yeux se fermèrent et je sombrai pour trois heures.
Le voyage jusqu'à l'île se déroula dans l'émerveillement : des dauphins nageaient autour de notre bateau, passant d'un côté à l'autre en plongeant. Alice était aux anges, et sa bonne humeur me contamina. Aussi c'est joyeuse que je débarquai sur l'île privée des Cullen, baptisée « Eternité ».
-Comment la trouves-tu ? Me glissa Edward à l'oreille, de son ténor si doux et envoûtant.
-C'est… magnifique, chuchotai-je. Ce sable, ces arbres si majestueux, si exotiques, ces chants d'oiseaux… Et tout ça est à vous ?
-Eh oui, assura Esmée en me prenant par les épaules. Alors tu es ici chez toi, tout comme l'île est à mes autres enfants. Alors fais comme chez toi Bella ! Allons voir la maison !
La maison était typique des îles : des murs en bambous et en bois, un toit de feuilles, et des plantes gigantesques devant. Nous entrâmes à l'intérieur, et j'y retrouvai le décor riche des Cullen.
Pov Alice
Bella était en sécurité, pour le moment en tout cas. J'avais vraiment eu peur, lorsque j'avais eu ma vision : Emmett, visiblement hypnotisé, enlevait Bella, puis je voyais Bella morte. Ces deux flashs m'avaient paniquée et après avoir raconté la vision à Carlisle et la famille, décision avait été prise de partir. La vision que j'avais eue dans l'avion m'avait rassurée : Bella était toujours en danger, mais pas morte. Emmett ne revenait plus, ce qui voulait dire que les plans du fameux Ivan avaient changé. Je savais qu'Ivan passerait à l'attaque, je l'avais vu il y a plusieurs semaines, avant même que Bella ne se fasse violer. J'en avais parlé avec Edward et Carlisle, et nous avions décidé d'attendre pour voir si cette vision changeait.
-Alors Bella, comment trouves-tu votre chambre ?
Ma sœur me regarda, un sourire aux lèvres. Elle semblait avoir oublié sa rancune envers nous et notre silence.
-Elle est très jolie. La moustiquaire ajoute un charme…
Elle avait un air songeur qui devint découragé.
-Non, oublie ! A mon avis, Edward ne songera pas à ça…
Je me rapprochai de Bella qui soupirait et la fis asseoir.
-Quelque chose ne va pas avec mon idiot de frère ? Demandai-je, sachant qu'il n'était pas aux écoutes.
-Non, ce n'est pas ça… Mais je voudrais tant… que notre relation évolue ! Malheureusement…
-Ecoute Bella, dis-je, légèrement tendue, tu sais que c'est compliqué. Edward a peur pour toi, c'est risqué pour ta vie.
-Mais je m'en moque ! Répliqua-t-elle en haussant le ton. J'en veux plus ! Sait-il à quel point c'est… frustrant ?
Elle rougit énormément, apportant son odeur à mes narines. Je cessai de respirer, par automatisme. Bella baissa la tête, soupirant.
-Remarque, s'il a la même réaction que toi dès que je rougis, mieux vaut que nous ne nous approchions plus. Excuse-moi…
Elle se leva, reniflant, mais je la rattrapai en un clin d'œil.
-Bella, dis-je en la prenant dans mes bras tandis qu'elle commençait à sangloter, ne pleure pas. Nous t'avons expliqué ce qu'impliquait de vivre avec nous, tu sais ce que cela veut dire. Edward t'aime, vraiment, et il est aussi frustré que toi. Il ne le montre pas, c'est tout. Ce moment viendra, c'est certain, et je te promets que tu seras heureuse d'avoir autant attendu.
Je me tus, l'amenant de nouveau sur le lit, où elle s'apaisa, la tête sur mon épaule. Edward vint prendre le relai, de retour de sa chasse.
Pov Edward
Bella avait fait un somme, puis je lui avais proposé une balade dans l'île. Elle s'extasiait du moindre bruit, de la moindre chose qu'elle voyait.
-Oh que c'est beau ! Edward, tu as vu ce rocher ? On dirait une tortue ! Et là, cette fleur ! Regarde ses couleurs !
Elle courait à droite, à gauche, libre de toute peur, de toute angoisse concernant ses traqueurs. Nous étions à l'autre bout de l'île, là où aucun membre de ma famille ne pouvait nous déranger. Je la suivais, lui cachant mon trouble de la savoir ainsi traquée, et je me montrais aussi joyeux que possible.
-Oui Bella, j'ai vu. Allez, on continue !
Nous gravîmes une petite côte pour déboucher sur un lagon.
-Waouh ! Souffla Bella. L'eau est si belle, si bleue !
Je lui pris la main et la tirai, descendant vers l'eau si attirante.
-Bella ?
Elle tourna la tête vers moi, rougissante, ce qui m'amena à penser qu'elle songeait à la même chose que moi.
-Tu… voudrais bien te baigner avec moi ?
Elle hocha la tête, les yeux brillants. Elle se dévêtit à l'abri d'un fourré tandis que je faisais de même sur la petite plage de sable fin. Enfin elle fut devant mon regard, sublime en sous-vêtements, et nous entrâmes dans l'eau, main dans la main, les yeux dans les yeux. L'eau clapotait autour de moi, et Bella soupira d'aise en entrant dans l'eau qui devait être chaude pour elle. Nous avançâmes jusqu'à avoir de l'eau jusqu'à la poitrine, puis je l'attirai contre mon torse. Bella approcha son visage du mien, me faisant inhaler son adorable odeur.
-Edward… susurra-t-elle, merci, merci pour tout !
-De rien ma Bella, mais je rêve de t'offrir tellement plus !
- Alors, offre-le-moi !
Nous parlions du même sujet, j'en étais sûr, mais je ne pouvais le lui donner : si nous passions à l'acte, je mettais sa vie en jeu, et je ne le supportais pas. Soudain, elle accrocha ses jambes autour de mon bassin, se collant encore plus à moi tandis que j'avançais toujours dans l'eau azur. Ses lèvres touchèrent les miennes, les entraînant dans un ballet endiablé. Ses lèvres, chaudes, se pressaient sur les miennes, et je sentais toute sa volonté pour me faire perdre mon contrôle.
-Bella, la pressai-je, calme-toi !
-Non, je te veux ! Prouve-moi que tu m'aimes !
Que me demandait-elle là ? Je l'aimais à la folie, à en mourir, mais elle exigeait là un souhait que je ne pouvais réaliser tant qu'elle serait humaine ! J'avais de plus en plus de mal à penser normalement, et un puissant désir s'empara de moi : oui, je voulais Bella, je la désirais comme elle me désirait. Le dilemme de savoir si je préférais accéder à son désir ou assurer sa survie m'était de moins en moins difficile : il était si simple de la contenter, et moi avec ! Mes mains caressaient son corps, suivant ses épaules, son dos, sa chute de reins, ses fesses, la portant et l'amenant plus près de moi. Ses mains à elle se baladaient partout sur moi, principalement sur ma poitrine et mon dos. De temps en temps, elle agrippait mes cheveux et ses baisers se faisaient plus enflammés que jamais. C'est au moment où j'allais dégrafer son soutien-gorge que je pris conscience de ce que j'allais faire, aussi remis-je mes mains sous ses fesses, la maintenant contre moi, tandis qu'elle ne cherchait plus à aller plus loin, se contentant de baisers follement tendres qui traduisaient son amour pour moi.
Pov Carlisle
Alice nous avait prévenus, et nous avions préféré prendre la fuite, au moins le temps de préparer un plan. Ivan semblait une forte tête, et son dernier stratagème aurait dû conduire Bella à la mort, quels que soient nos efforts. Heureusement, Ivan ne le savait pas, et il avait changé de plan cependant, la vie de notre fille tenait toujours à un fil.
-A ton avis, pourquoi un tel acharnement ?
Esmée lisait un magazine de décoration, mais cette situation la tracassait. Je pris mon temps pour répondre, parce que ma femme n'était pas la seule à réfléchir à ce problème.
-J'ai une théorie, qui vaut ce qu'elle vaut. L'odeur de Bella provoque, pour ceux qui ne savent pas résister, une accoutumance, une attirance hors du commun. Peut-être certains sont-ils plus réceptifs, tels Ivan, Jane, Edward ou Jasper, mais une fois que l'individu est habitué, l'attirance devient moindre. Edward et Jasper ont passé outre leur attirance, ils ont approché Bella, ont senti l'odeur de près, l'ont touchée, Jane également. Si Ivan pouvait être contrôlé, il lui suffirait de toucher Bella je pense, de la sentir tout en étant proche, et de ne pas la mordre. Ainsi l'attirance qu'il éprouve et qui confine à la folie, à l'envoûtement, finirait peut-être.
-Mais ce n'est pas le cas, rétorqua Esmée. Ivan est un nomade, chef de clan qui plus est, et rien ne l'arrêtera, sauf la mort de Bella.
-Nous l'en empêcherons Esmée, je te le promets.
Je pris ma femme dans mes bras et l'embrassai tendrement, la gardant dans mes bras, savourant l'instant présent : calme, sans peur, sans danger immédiat, sans autre préoccupation que ce que nous allions faire à manger à Bella.
Bella l'a encore échappé belle... Pour le moment !
Une impression à donner sur le chapitre ?
La suite risque d'être mouvementée. Une idée sur ce qu'il va pouvoir se passer ?
A dimanche pour la suite.
Bisous
