Le concours des plus belles déclarations !
Titre : Je te hais…
Personnages : Leah et Sam.
Rating : M soft.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, je ne fais que les emprunter le temps d'une histoire.
Si Sue Clearwater avait pu se douter du contenu de l'enveloppe posée sur le bureau de sa fille, elle ne l'aurait sans doute jamais postée. Si elle avait deviné que la jeune femme n'avait nullement l'intention qu'un jour sa lettre soit lue par son destinataire et de la colère de sa fille en apprenant que Sam l'avait désormais entre les mains, jamais elle ne l'aurait touchée.
C'est ainsi que par un beau matin, Sam Uley reçut une missive qui s'avéra être empoisonnée. Reconnaissant l'écriture de son ex il commença sa lecture.
Sam,
Je te hais…
Si j'ai écrit ces mots c'est pour ne pas te les cracher à la figure à chaque fois que j'ai le malheur de croiser ton chemin. Ce qui pour mon plus grand désespoir arrive trop régulièrement. Ma réputation a déjà assez souffert comme ça.
Tu dois sans doute être au courant puisque tu en es le principal responsable. Mais depuis notre rupture les membres de notre tribu, mes voisins ont oublié mon nom. Je ne suis plus Leah mais la fille que son fiancé a larguée pour sa cousine. Ou la fille revêche au sale caractère.
Moi un sale caractère ! Une journée dans ma peau et le plus gentil des agneaux se transformerait en loup hargneux.
Le pire dans tout ça c'est que depuis que tu m'as vulgairement jetée pour celle qui disait être ma sœur de cœur je ne te reconnais plus. A part jouer au toutou pour ma chère cousine tu fais quoi de ta vie ? Où est passé l'homme passionné, celui qui avait pleins de projets, qui voulait voyager et vivre de sa passion ? Où est l'homme dont je suis tombée amoureuse !
Peut-être vaut-il mieux pour lui qu'il ait vraiment disparu car si je le retrouve ce n'est pas mon poing qu'il recevra mais bien un coup de pied bien placé histoire de l'émasculer !
Revenons à nos moutons ! Puis-je avoir l'honneur et le privilège de connaître la vérité ? Je voudrais savoir ce qu'Emilie a de plus que je n'avais pas. Ah ! Oui j'ai trouvé, Sainte Emilie est une pro des petits plats et des tâches ménagères. Si c'est pour ça, je peux le crier haut et fort, tu as fait le bon choix car je ne me destine nullement à un destin de boniche et tu le sais très bien.
Donc, reprenons tes mots : Emilie est la femme de ta vie. C'est étrange puisqu'il y a à peine quelques mois tu jurais que c'était moi. Nous formions un couple atypique certes, autour de nous, personne ne comprenait que nous soyons inséparables. Deux forts caractères comme les nôtres ne peuvent pas s'entendre pensaient-ils. C'est eux qui devaient avoir raison finalement.
Pourtant, il y a peu je voyais une étincelle quand tu me regardais. Je pouvais déchiffrer chacun de tes états d'âme de rebelle. Et toi tu me voyais, moi Leah et non le garçon manqué dont je donnais l'image.
Nous sommes passés d'amis à petits amis sans même nous en rendre compte, c'était juste naturel dans l'ordre des choses. Nous avions grandi et nos sentiments avec nous.
Ce que peu de gens savent c'est que toi, Sam le révolté tu es le pire des romantiques. Je crois que j'ai toujours su que tu serais mon premier en tout. Nous avions passé toutes les étapes, une à une, sauf la dernière et la plus importante. Pourtant tu retardais toujours l'échéance malgré t'avoir dit être prête. Non tu voulais que notre première fois soit parfaite, spéciale.
Je me rappelle de cette journée comme si c'était hier !
Tu as fait les choses en grand m'emmenant dans notre crique favorite pour un pique-nique. Et comble du romantisme tu m'as demandé ma main avec une bague traditionnelle Quileute tressée par tes soins sur laquelle tu avais fait ajouter un petit rubis, ma pierre préférée. C'était tout simplement sublime. Une larme avait perlé sur ma joue, l'émotion avait été trop forte. Jamais je n'avais été aussi heureuse l'avenir semblait plein de promesse.
Les mots ne sortant pas de mes lèvres je les avais scellées aux tiennes. Nos corps s'était pressés l'un contre l'autre comme aimantés. J'avais senti tes mains sur mon corps éveillant mes sens, provoquant l'embrasement de mon bas ventre alors que nos vêtements tombaient petit à petit. Sous ton regard je m'étais sentie belle, je m'étais sentie femme.
Nos corps dansaient ensemble se cherchant, s'éloignant, se retrouvant, se désirant. J'étais nue sur le sable qui m'irritait la peau pourtant la seule chose qui comptait c'était toi, tes mains sur mon corps bouillonnant, tes lèvres sur ma peau. Mon centre dégoulinait du désir que tu avais fait naître, je n'attendais qu'une chose : être tienne.
Mais tu avais décidé de me torturer jouant de tes doigts sur mon bouton de chair m'arrachant des halètements. J'étais hypnotisée par ton membre tendu que tu offrais à ma vue pour la première fois. Je frissonnais d'anticipation et de peur. Tes yeux s'étaient soudés aux miens tandis que tu t'insinuais en moi. Ma barrière avait été rompue sous la pression et j'avais dû me pincer les lèvres pour ne pas crier de douleur. J'avais ma fierté et ton visage était si beau à ce moment-là que je n'ai pas voulu gâcher cet instant.
La douleur se résorbait peu à peu et je pouvais sentir les prémices du plaisir. Rien de transportant mais le simple fait de me sentir aussi lier à toi me transportait de bonheur. Ta jouissance proche, je me délectais de chacune de tes expressions savourant de te voir te laisser aller avec tant de volupté. Mon nom sortant de ta bouche alors que le plaisir te terrassait fut la plus belle des musiques.
Nous étions restés enlacés savourant le moment présent. Malheureusement pour moi toutes les bonnes choses ont une fin, n'est-ce pas !
La fièvre avait pris possession de ton corps je dus te ramener chez toi.
Le lendemain venant aux nouvelles je ne te trouvais nulle part tu avais disparu. Même ta propre mère ne s'expliquait pas ton absence. Les jours défilaient et rien, aucune nouvelle de ta part, la Push était en alerte pour te retrouver. Seuls les Anciens ne s'inquiétaient pas. Me faisant enrager, ils me répétaient que tu reviendrais quand tu serais prêt ! Prêt à quoi ? Je me le demande toujours.
C'est là qu'intervient Emilie, ma sœur de cœur débarquée de sa réserve pour me soutenir. Je lui en étais tellement reconnaissante d'être venue pour me réconforter. Aujourd'hui je ne rêve que d'une chose qu'elle ne soit jamais venue. Ironique non ?
Tu finis par revenir. Ton sport favori était devenu l'art et la manière d'éviter Leah.
Je te surpris plusieurs fois en train de converser avec ma cousine. Je pensais que c'était bon signe… Pourtant tu t'acharnais à m'ignorer. Je m'entêtais à vouloir comprendre ton silence.
Je ne comprenais pas ce revirement, regrettais-tu d'avoir demandé ma main ? Il faut le croire car quand j'ai fini par réussir à provoquer une confrontation, tu as rompu nos fiançailles sans un regard, piétinant mon cœur au passage.
Ma vie était devenue un cauchemar et il s'assombrit encore une fois de plus quand ma chère cousine fut attaquée par un ours. Je ne sais pas ce qu'elle serait devenue si tu ne l'avais pas sauvée. Ma première pensée quand j'ai appris la nouvelle fut de courir t'embrasser pour vérifier que tu allais bien puis je me suis souvenue, après un brusque retour à la réalité, que tu m'avais enlevé ce droit.
Pour ajouter à mon malheur, désormais je te croisais tous les jours à l'hôpital où Emilie séjournait. Je pouvais lire tes remords dans ton regard.
Ce n'était pas la seule chose qui ternissait ma vie. Tu le sais car celle que j'aimais plus que tout au monde n'osait plus croiser mon regard, ni prononcer un seul mot en ma présence.
Je hais ma naïveté de l'époque. J'aurais dû comprendre ce qui se manigançait dans mon dos. J'aurais dû voir comment tu la regardais.
Sam, ma vie aurait-elle été différente si tu avais eu l'honnêteté de venir m'annoncer par toi-même que tu aimais ma cousine plutôt que je le découvre en vous voyant vous embrasser ? Je ne pense pas : une trahison reste une trahison !
Mais en mémoire de notre amitié j'aurais espéré autre chose de ta part.
Si tu veux récupérer ta bague, elle t'attend, tu peux venir la chercher quand tu veux. Ainsi tu pourras l'offrir à ma chère cousine. Les rubis ne sont pas ses pierres préférées mais je suis sûre qu'elle lui plaira puisqu'elle aime ce qui était à moi. Si tu ne viens pas je la vendrai aux enchères au plus offrant.
Cependant, je te jure que si un jour tu fais du mal à ma cousine je te tue. Emilie est ma sœur de cœur et on ne touche pas à ma famille.
Sam,
Je te hais car malgré tout je t'aime encore !
Leah
