Bonjour !

Un immense merci pour toutes vos reviews, vos mises en alerte et favoris ! Merci à calimero59, Clairouille59, xenarielle93, Stella82, Yukina21, Minomina, Titie, Miss Sadique, Asuna93 et htray2000 pour leurs reviews !

Merci aussi aux non-inscrites :

aussidagility : Alice n'a rien vu, parce qu'Ivan s'est décidé au dernier moment. Tu verras qu'il profite aussi du don d'Alice dans ce chapitre. Merci pour ta review !

Vanessa : Que de questions ! Auxquelles je ne répondrais pas forcément. Pour Bella, elle va en effet souffrir un peu (non, beaucoup en vérité). Quant à Caius, vous comprendrez tout au chapitre 18. Merci pour ta review !

Toutes vos reviews m'ont beaucoup soutenue. Je vous livre la suite de mon histoire.

ATTENTION : Les tortures servent juste à montrer la folie d'Ivan. Il croit que Bella est supérieure à lui, et il ne le supporte pas. Ceci résulte du don de Bella, expliqué par Carlisle. J'ai bien démarqué la scènes violentes (au goût de certaines, je ne sais pas), afin que vous puissiez sauter ces passages si vous le désirez.

Bonne lecture. Je rappelle que les personnages appartiennent à S. Meyer.


Chapitre 17 : Tortures

Pov Bella

Il s'avança de nouveau, me fixant de ses yeux perfides, sadiques et malsains. Il n'aurait aucune pitié, je le savais, et il ne voulait qu'une chose : me faire mal jusqu'à la mort, me faire souffrir.

Pourquoi ? Je ne pouvais répondre mais dans ma tête défilaient, tandis qu'il s'approchait doucement, les visages des personnes que j'avais aimées : mon père, la famille Cullen, mais surtout Edward. Lui était gravé dans mon esprit, dans mes pensées, dans mon cœur. Et c'est à ce moment que je sentis les larmes couler toutes seules : j'allais mourir ici, sans le revoir une dernière fois. Le mauvais pressentiment que j'avais eu à son départ pour la chasse n'avait donc pas été pour lui, mais pour moi ! Mais si je l'avais retenu, si je l'avais obligé à m'écouter, Ivan lui aurait fait du mal aussi, et ça je ne le voulais pas.

Mes yeux devaient s'être fermé tout seul parce que je reçus une gifle sans l'avoir vue venir.

-Je veux que tu regardes ! Montre-toi courageuse et regarde la mort en face !

J'étais toujours debout, et je reçus le premier coup dans le dos, ce qui m'obligea à m'agenouiller, le souffle coupé. Pourtant je n'émis pas un cri, pas un gémissement : ça lui aurait trop fait plaisir.

-Mais c'est que tu es plus forte que je ne le pensais ! Voyons ce que tu vas faire maintenant !

******LA SUITE EST UNE SUCCESSION DE TORTURES IMAGINEES PAR IVAN*****

Un coup de pied atterrit dans mon ventre, m'envoyant voler à travers la pièce, m'assommant à moitié. Là encore, je ne criai pas, mais un gémissement m'échappa lorsque ma tête cogna contre le mur. Ivan ricana.

-Je suis sûr que tu peux mieux faire !

Il m'agrippa les cheveux, tirant ma tête en arrière et me traîna sur la moitié de la pièce tandis que je lui criais de me lâcher. Enfin il me lâcha avant de prendre mon bras qu'il tordit, laissant entendre un craquement des plus écœurants. Là je ne pus retenir mon cri, un hurlement plutôt.

-Là, tu vois, me susurra-t-il tandis que je pleurais de douleur. Et ce n'est pas fini !

Il me releva brutalement et m'entraîna, moi clopinant plus que marchant, jusqu'à un coin que je n'avais pas vu : un baquet en bois y était posé, et en m'approchant je vis qu'il s'agissait d'eau. Soudain il me plongea la tête à l'intérieur du liquide. Je voulais hurler, je me débattais, mais rien à faire contre sa poigne de fer. L'air commençait déjà à me manquer, mais je ne cessais de gesticuler : je ne m'avouais pas vaincue, je voulais lui prouver que je ne me laisserais pas mourir, que je ne croyais pas la partie perdue. Tout à coup, je fus tirée par les cheveux et je fus à l'air libre. Mon premier réflexe fut d'avaler une grande gorgée d'air.

-Espèce de monstre, grognai-je, la voie enrouée. Pourquoi ?

Si mes premiers mots étaient emplis de mon mépris, le dernier était une supplique. Je voulais savoir, comprendre pourquoi tant de haine.

-Pour ton sang, petite Bella, rien que pour ton sang ! Il m'affole, il me rend fou ! Il est si puissant, trop puissant ! Il faut qu'il cesse d'exister. Maintenant, si ta question était : pourquoi tant de violence, alors ma réponse sera : parce que je suis fou ! Parce que je ne veux pas de résistance ! Parce que j'aime la violence, tout simplement ! Faut-il toujours une juste justification dans la vie ?

Il me replongea la tête dans l'eau, et je dus de nouveau lutter pour empêcher l'eau de pénétrer dans mes poumons. L'air me manquait de nouveau, cruellement, faisant souffrir mes poumons. Je tentais de relever la tête mais rien à faire : Ivan me tenait et poussait même, pour être certain que je ne pouvais remonter. Soudain je n'en pus plus, et dans un simple instinct, j'ouvris la bouche pour respirer. Sauf que l'eau emplit directement mes poumons, me laissant glisser dans le néant.

********FIN DES PREMIERES VIOLENCES********


J'étais assise, en tout cas pas couchée. Mes mains étaient en l'air, attachée par du métal, à en juger la froideur. Mes yeux s'ouvrirent péniblement, à ma demande, et je pus constater que j'étais toujours en vie, enchaînée à un mur. Le baquet avait disparu, mais je me doutais qu'il n'en avait pas fini avec moi.

J'avais faim, j'avais soif, encore plus qu'avant, mais mon estomac était aussi noué : combien de temps jouerait-il avec moi ? Je voyais le jour, par l'interstice des planches clouées à la fenêtre : le soleil était haut. Depuis combien de temps avais-je perdu connaissance ? Depuis combien de temps étais-je là ? Soudain la porte s'ouvrit, et un vampire entra, une bouteille d'eau et un quignon de pain à la main.

-Tu as faim ? Me demanda-t-il d'un ton brusque.

J'acquiesçai silencieusement, de peur de recevoir un coup. Il me tendit la bouteille et fit couler l'eau assez vite dans ma bouche, ce qui m'étrangla : ma gorge, encore gonflée de ma dernière épreuve, n'avait pas réussi à désenfler pour laisser le passage à de l'eau. La bouchée de pain qu'il me donna eut le même effet : je toussai, recrachant le pain.

-Puisque c'est comme ça, tu n'auras rien d'autre. On verra si tu as plus faim ce soir !

Et il sortit en rigolant. Ma tête retomba, sans force, et je me remis à pleurer, à bout de force.


J'avais froid maintenant, et il faisait nuit. Personne n'était venu me voir dans cette pièce, glacée à présent. Un bruit de porte m'avait indiqué qu'ils étaient sortis, et en ce moment j'étais seule, aussi me mis-je à crier, à hurler, espérant que quelqu'un viendrait à ma rescousse.

Mais personne ne vint, personne ne répondit à mes appels désespérés, et je sus que j'avais perdu la partie. Comment les Cullen sauraient-ils que je suis là ? Les visions de la fidèle Alice les conduiraient-ils jusqu'ici ? Je n'étais pas pessimiste, mais le fait qu'ils ne soient pas là ne m'aidait pas à me dire qu'ils viendraient me secourir. Et je me remis à pleurer, seule, assise dans cette position très inconfortable.


-Bella ? Allez, on ouvre les yeux !

Je n'en avais aucune envie, je ne voulais pas revoir ce visage que je haïssais tant, mais je m'exécutai pourtant, de peur de recevoir un coup de la part d'Ivan. Il était là, souriant, tenant un bol de soupe.

-Puisque tu n'as rien mangé hier, je me suis permis de me procurer ça.

Il leva la cuillère jusqu'à ma bouche que j'ouvris, et c'est comme ça qu'il me nourrit. La soupe passa assez bien, et ma faim se calma quelque peu. Ce n'était certes pas suffisant, mais assez pour tenir encore quelques heures. Une fois la soupe terminée, Ivan sortit, me laissant de nouveau seule. Ce semblant de repas me permit de ne pas fondre en larme, mais plutôt me redonna un espoir : il ne voulait pas me voir mourir maintenant, j'avais donc un peu de répit, et les Cullen pourraient peut-être me retrouver ! Je pus m'endormir un peu, d'un sommeil moins tourmenté.


Quand j'ouvris les yeux, je sursautai : Ivan était encore là, tenant… un fer rougeoyant devant moi !

**********NOUVELLE EPREUVE COURTE AVEC DES BRÛLURES**************

C'est la chaleur qui m'avait éveillée, et je devinai qu'il allait se servir du fer brûlant contre moi ! Et j'avais vu juste : à peine m'eut-il dit bonjour qu'il posa le fer sur mes côtes, à droite, laissant une odeur horrible s'élever vers moi. Ce geste me fit hurler comme une démente, et la douleur me fit sombrer de nouveau dans l'inconscience.

**************C'EST FINI*******************


Une nouvelle brûlure, un nouveau coup… Cela faisait cinq jours qu'Ivan s'amusait beaucoup avec moi. Il aimait mes cris, mes pleurs, ma rébellion lorsque je me sentais un peu forte…Et il ne cessait de me faire du mal. Parfois, la douleur me faisait tourner de l'œil, parfois non, et à ces moments je devais endurer les souffrances que m'infligeait mon tortionnaire le temps qu'il invente une autre manière de me faire du mal. Durant cinq jours, enfin je pense avoir compté cinq jours, j'eus à peine à boire et à manger, juste de quoi ne pas mourir de suite.

Puis, le cinquième soir, j'entendis un grand fracas, des bruits de chute, des cris, puis Ivan entra rapidement dans la pièce où j'étais enfermée. Il me sauta dessus, toujours enchaînée aux fers, et me mordit au bras. La morsure me fit hurler, mais ce ne fut rien comparé à ce qui suivit : une brûlure, une horrible brûlure envahit mon corps, brûlant chaque parcelle de ma peau, chaque pouce de mon esprit. Le noir se fit, un noir total.

Pov Edward

Douleurs ! Voilà tout ce que je ressentais à cet instant, tant je souffrais. Bella, ma Bella, enlevée par cet horrible Ivan ! Esmée avait voulu mourir pour n'avoir pas pu empêcher le clan de nomades de capturer ma fiancée, mais je ne lui en voulais pas : nous étions tous coupables, car nous avions été imprudents en les laissant seules, toutes les deux.

-Edward, cesse de tourner en rond ! Ces visions vont bien cesser à un moment, et je saurais enfin où elle est !

En effet, Alice avait des visions, des tas de visions : Bella à Forks, Bella à Port Angeles, Bella à Madrid, Bella à Paris… Mais toujours dans une pièce, enfermée, cloîtrée, affamée, assoiffée, affaiblie, torturée. J'en aurais pleuré, à chaque vision, mais au contraire elles me rendaient plus fort : je voulais la venger, je voulais la tenir contre moi, lui dire à quel point j'étais désolé, à quel point je l'aimais ! Et par conséquent je voulais tuer cet Ivan et son clan !

Et nous ne pouvions qu'attendre. Finalement, je montai et m'allongeai sur le lit, empli de son odeur. La gorge nouée par les sanglots, des images me revenaient : Bella dans mes bras, endormie, bercée par mes chants, ou Bella et moi en train de nager lors de nos vacances en Nouvelle-Calédonie. Je me souvenais de chaque détail de sa peau, de sa douceur, de son corps. Je sentais encore ses caresses, gestes arachnéens comparés aux miens. Un effleurement, une bouffée d'air… Mais non, ce n'était pas Bella : juste le vent, rien que le vent, qui me hurlait en plein visage que je n'avais pas su protéger l'être que j'aimais le plus au monde.

-Edward ?

Jasper entra doucement, me tirant de mes pensées plus que mélancoliques. Il ferma la porte et resta appuyé dessus.

-Edward, te voir ainsi me fait mal ! Va te nourrir au moins ! Tu souffres, je le conçois, mais comment tiendras-tu si nous devons intervenir maintenant ? Si Bella… perd son sang ?

Je grognai en voyant à quoi il pensait. Ma tendre Bella brisée, tuée pour son sang ! Mais il avait raison : si Bella était blessée, arriverai-je à me retenir ? Les autres avaient été chasser, mais je n'avais pu les accompagner, enfermé dans ma tristesse, mon accablement et mes remords. Je me levai doucement.

-Je t'accompagne si tu veux.

-Mais… Et Alice ? Si…

-Si elle a une vision, nous serons avertis. Nous n'irons pas loin, juste assez pour que tu trouves du gibier.

Nous sortîmes tous les deux par la fenêtre, sautant à terre sans effort avant de nous mettre à courir. Je trouvai rapidement un cerf, puis deux biches que je partageai avec mon frère. Je n'étais pas mieux, mais je savais que cela m'aiderait si … Je priai pour qu'Alice ait enfin une vision juste, une vision qui m'apporterait les réponses à mes questions : Bella était-elle encore en vie ? A cette simple évocation, à l'imaginer pâle, étendue, sans vie, mon cœur se serra et je tombai à genoux, le souffle coupé.

-Edward ?

-Oh Jasper ! L'imaginer mor… Non, même cela, je ne peux le dire. Mais si elle n'est plus là, je la rejoindrai. Promets-moi que tu m'aideras !

Jasper me regarda comme si j'étais fou, s'éloignant de quelques pas.

-Mais Edward tu es fou ? Comment veux-tu que…

-Je n'y arriverai pas seul, tu le sais ! Je serais mort de chagrin s'il s'avérait qu'Ivan… Je t'en conjure, promets-moi que tu m'aideras à mourir !

« C'est impossible ! Mon frère ne peut pas me demander cela ! Je dois rêver ! C'est… Trop horrible ! »

Soudain son téléphone vibra, et il décrocha immédiatement. C'était Alice.

-Ça y est, je l'ai vue ! Ils sont à Port Angeles, mais il a décidé d'en finir. Il faut se dépêcher ! Nous y allons, rendez-vous à la sortie nord de la ville.

Elle raccrocha, nous laissant interloqués, mais pas pour longtemps : nous partîmes à toute allure pour la ville. Au passage, je prévins Jacob, pour qu'il alerte la meute : je voulais un carnage, qu'aucun de ce clan de nomade n'en réchappe, et je savais les loups trop bien entraînés pour en laisser échapper un.

Nous trouvâmes facilement leur lieu de retraite : un vieil immeuble à moitié abandonné, minable. Nous les sentions de loin, et surtout, je sentais Bella. J'entendais aussi son cœur : faible, très faible, trop faible.

Nous entrâmes, effrayant les rares habitants qui se sauvèrent en hurlant. Jacob était à mes côtés, sous son apparence humaine pour ne pas révéler sa nature. Je fracassai la porte d'un simple geste de la main et Jacob bondit l'intérieur de l'appartement, retombant sur ses pattes de loup. Ivan était là, ainsi que ses acolytes qui se jetèrent sur nous. Le dénommé Igor passa à côté de nous mais le reste de ma famille arriva à ce moment, et la lutte s'engagea. Je sentais aussi les loups, au-dehors, prêts à nous aider au moindre problème, soucieux de la vie de Bella. Un cri s'éleva : Esmée avait été mise hors de combat par Arthur, et Carlisle tentait de la protéger. Emmett et Jasper se battaient avec Maximilien, Alice et Rose contre Igor, et Jacob et moi contre Ivan. Je le voulais, pour me venger, pour la venger, et le Quileute voulait le réduire en cendre pour s'assurer qu'Ivan ne ferait plus jamais de mal à Bella et lui.

Soudain, un coup que je n'avais pas vu venir, trop occupé à écouter le rythme cardiaque irrégulier de Bella, vint me frapper en pleine poitrine, me projetant à plusieurs mètres de là. Jacob attrapa un bras du vampire dans sa gueule, mais Ivan se débattit si bien que le loup fut lancé au loin, arrachant le membre au vampire. Ivan en profita pour filer dans une pièce voisine, et le cri qui suivit me tua, ou m'aurait tué sur place, si mon cœur avait encore battu. Je ne pus que rugir.

-Bella !

Je me précipitai à la suite d'Ivan, mais il était trop tard : il l'avait mordue, et il était en train de boire son sang ! D'un bond je fus prêt de lui et l'éjectai à l'autre bout de la chambre noire et crasseuse. Hargneux, au comble de la peur, de la rage, je me jetai sur lui, les dents en avant, et le mordis dans le cou, lui arrachant la tête d'un geste brutal. Jacob en profita pour le démembrer rapidement. Ses gestes étaient rageurs, et ses grognements étaient effrayants. J'enlevai quelques planches de la fenêtre et jetai les restes dehors : je vis les loups se précipiter dessus, et le jeune Seth, non transformé, avait allumé un feu et aidait ses aînés à mettre les membres déchiquetés des vampires dans les flammes.

Pov Carlisle

Une fois de plus, quelque chose n'allait pas : Bella se mourait, littéralement, et Edward était au supplice. Il sanglotait sur le corps de son aimée.

-Pourquoi le venin ne fait pas effet Carlisle ? Sanglotait Alice. Il l'a mordue, elle devrait se transformer ! Pas mourir !

Elle se jeta dans les bras de Rose, qui regardait Bella, puis moi. J'avais bandé le bras de Bella mais son sang ne voulait pas cesser de couler, et chaque bandage devenait trop rapidement imbibé de sang. Emmett et Jasper étaient sortis, ne supportant pas l'odeur, de peur de faire mal à leur sœur. Quand à Bella, elle gisait, inanimée, son pouls diminuant de minute en minute.

-Edward, transporte-la à la villa, décidai-je. Je reviens avec de l'équipement.

Je sortis, prenant avec moi Jasper et Emmett. Nous allions la sauver, enfin je l'espérais vivement.


Alors, des réactions ?

Qui voit se profiler le pourquoi de l'intervention de Caius ? Quelqu'un a trouvé déjà.

J'attends vos suggestions, questions ou tout autre chose. Et je voulais encore une fois vous remercier pour votre fidélité !

A la semaine prochaine

Bisous