Bonjour tout le monde !
Merci à toutes pour vos reviews ! La folie de Bella vous a surprise ^^ J'en suis contente :) Merci donc à Asuna93, Mamanlily, bellardtwilight, Yukina21, xenarielle93, choukinette76, calimero59, htray2000 et Clairouille59 pour vos reviews !
vanessa : Pas de nouvelle clause, mais c'est juste pour leur rappeler qu'ils ne doivent pas mordre Bella. Pour la guérison de Bella... Je te laisse lire !
J'espère que vous avez fait une bonne rentrée (je sais, je retarde un peu ^^). Bon courage pour cette nouvelle année !
Bonne lecture !
Chapitre 19 : Une routine difficile
Pov Rosalie
Bella n'avait toujours pas recouvré la raison, et son état empirait : en plus de sa folie, son corps s'affaiblissait de manière très inquiétante. Carlisle partait pour l'Italie demain, et nous espérions tous qu'avec Aro ils trouveraient un remède.
Pour le moment, Bella était allongée par terre, les yeux fixés au plafond, et parlait toute seule. Elle voulait que je reste assise à ses côtés, et parfois une de ses phrases était pour moi.
-Le cheval est dans le pré, et il mange ses carottes. Moi j'aime le cheval, mais les carottes ne l'aiment pas. Pourquoi Rosalie ? Tu aimes les carottes toi ?
-Oui, j'aimais.
-Pourquoi aimais ? Tu ne les aimes plus ?
-Voyons Bella, tu le sais, je te l'ai dit il y a cinq minutes : nous buvons du sang.
-Même Edward ?
-Oui.
Elle se redressa, me regardant apeurée.
-Alors il va vouloir mon sang ! Et toi aussi !
Elle se leva d'un bond et courut vers la baie vitrée.
-Au secours ! Ils veulent me manger ! Sauvez-moi !
Elle tapait contre la vitre, en pleurant. Je vins vers elle lentement et l'attrapai avec douceur, l'empêchant de se faire mal, mais elle se débattit.
-Bella, lui soufflai-je à l'oreille.
-Oui ? Couina-t-elle.
-Calme-toi. Nous ne t'avons jamais fait de mal, n'est-ce pas ?
Elle se calma après quelques gesticulations supplémentaires. Je n'aimais pas la voir comme cela, mais nous étions impuissants. Esmée arriva, l'air désolée.
-Veux-tu que je la surveille ?
-Non, ça ira Esmée. Tu as rendez-vous, vas-y. Edward ne devrait pas tarder à rentrer.
Esmée m'embrassa, embrassa Bella tant bien que mal puis sortit. Nous restâmes, Bella et moi, serrées l'une contre l'autre pendant une minute, le temps que son cœur se calme, puis je la lâchai. Elle s'assit en soufflant.
-Pourquoi ?
Cette question revenait plusieurs fois par jour, mais nous ignorions son sens. Pourquoi était-elle dans un tel état ? Ou bien était-ce : pourquoi lui faisions-nous cela ? Etait-elle consciente de son état ? Oui, par moment. Et le savoir nous était encore plus pénible, car elle disait, lors de ses moments de lucidité, vouloir mettre un terme à cela. Souffrait-elle ? Moralement, sans aucun doute. Bella vint se coller contre moi, qui m'étais assise, et chantonnait une berceuse. Là, dans mes bras, elle s'endormit doucement. Une heure passa, puis une deuxième, avant qu'Edward n'arrive.
Pov Edward
Je revenais de ma chasse rapidement, sachant que Bella m'attendait. Enfin j'espérais. A mon arrivée à la maison, tout était calme, signe que Bella dormait. D'ailleurs, avant même d'entrer dans la villa, j'entendais son cœur battre régulièrement. En entrant dans le salon, je vis Rosalie, tenant mon ange endormi dans ses bras. Cette image, très belle, me fit pourtant mal : j'aurais voulu que Bella s'endorme dans mes bras, mais je n'avais pas été assez rapide.
-Elle t'a attendu aussi longtemps que possible, chuchota Rosalie alors que j'approchai. Je lui ai dit que tu allais arriver, et elle m'a laissé un message pour toi.
Elle me laissa voir ce moment, pour que le message de Bella soit transmis fidèlement à travers son esprit. Bella avait chuchoté : « dis-lui que je l'aime, et que je l'aimerai toujours, quoi qu'il arrive. »
J'en aurais pleuré. Pourquoi devait-elle vivre cela ? Un vase fit une nouvelle fois les frais de ma rage. Esmée ne me dirait rien : elle aussi était malheureuse, furieuse, et m'enviait d'avoir un tempérament qui me permette de passer ma fureur contre les objets. Elle ne pouvait que pleurer.
-Edward ?
Carlisle m'appelait, de son bureau. Je me levai après avoir embrassé ma future femme et rejoignis mon père. Il m'attendait, la porte ouverte, rangeant des papiers dans une sacoche de voyage.
-Assieds-toi, me demanda-t-il en faisant un geste de la main. Edward, je te considère comme le plus mûr, aussi je te confie la maison, et tous ses habitants. Esmée s'occupera de vous, bien sûr, mais s'il arrive quelque chose, je pense que tu seras le plus à même de réagir correctement.
-Seras-tu longtemps absent ?
-Je ne sais pas. Jusqu'à ce que nous trouvions un remède, sans doute, mais cela peut prendre un jour comme une semaine, un mois, voire plus. S'il s'avérait qu'en effet, nous devions mettre autant de temps, je reviendrai, et nous ferons nos recherches chacun de notre côté, pour les mettre ensuite en commun. Concernant Bella, tu sais quoi faire en cas de crise. Il y a assez de calmant pour un mois, sinon tu sais faire une ordonnance. Il y a de quoi la perfuser si son état physique se détériore, mais je redoute que nous en arrivions là, car la prochaine étape lui serait fatale.
Je frissonnai, n'osant penser à cela. J'entendis Rosalie amener Bella dans sa chambre pour la coucher et pensai déjà à aller la rejoindre. Quel dommage que je ne puisse la rejoindre aussi au pays des rêves !
-Edward ?
-Oui, excuse-moi, j'étais ailleurs.
-J'ai vu cela, sourit Carlisle. Je te promets que nous trouverons, et qu'elle ira mieux. Nous avons les capacités de trouver.
-Mais elle n'a pas les capacités de vous attendre, déplorai-je. Tu l'as dit toi-même : son état ne fait qu'empirer, et bientôt, il faudra … Non, je ne veux pas avoir à le concevoir, pas une fois de plus. Je t'en supplie, trouvez rapidement !
Carlisle se leva et vint m'étreindre.
-Promis.
Il desserra son étreinte, me faisant comprendre que l'entretien était fini. J'en profitai pour retrouver Bella, couchée dans son lit. Elle était si belle ainsi ! Une étoile dans un ciel noir, un point lumineux guidant mes pas ! Mais combien de temps la garderai-je près de moi ? Je m'allongeai auprès d'elle, l'entourant de mes deux bras.
-Edward, chuchota-t-elle, serre-moi fort ! J'ai tant besoin de toi !
J'obéis, trop heureux pour penser à autre chose. Et en espérant de tout mon cœur que la situation s'améliorerait bientôt.
Pov Carlisle
Deux heures après avoir parlé à Edward, je me retrouvais sur le pas de la porte, entouré de ma famille, exceptée Bella qui dormait encore. Esmée avait peur pour moi, peur que les Volturi me retiennent : elle imaginait ce clan comme une famille royale, alors que je les voyais comme mes amis, tout du moins Aro et Marcus.
-Tu m'appelles tous les jours, n'est-ce pas, me supplia-t-elle encore une fois.
-Oui, je te le promets. Et je reviendrai à la fin du mois.
Elle m'embrassa tendrement, mais je sentais sa peur à travers ce baiser. Mes enfants me dirent au revoir, et je partis, direction l'aéroport. Le voyage jusqu'en Italie se passa bien, et j'arrivai juste après le coucher du soleil. Une délégation m'attendait, individus aux capes noires, Jane à leur tête.
-Carlisle ! Avez-vous fait bon voyage ?
-Oui, très bon, merci !
-Aro vous attend, il est très enthousiaste !
Jane et son groupe me conduisirent jusqu'au château des Volturi, et cela me rappela l'angoisse de notre dernière visite. Cependant j'avais revu ma vision du clan, et c'est avec moins d'appréhension que je passai le seuil du domaine Volturi. Je fus conduit directement dans le bureau des Anciens, lieu de culture immense, et fus introduit auprès d'eux.
-Mon cher ami, m'accueillit Aro en me tendant les bras, me donnant l'accolade. Je suis ravi de te revoir !
-Il en est de même pour moi, répondis-je, même si j'aurais aimé que cela soit dans des conditions plus joyeuses.
-Chaque chose en son temps, intervint Marcus. Je suis sûr que les moments plus joyeux arriveront bientôt.
-Avez-vous trouvé quelque chose ?
-Pas encore, mais nous n'en sommes pas loin. Ton aide ne sera néanmoins pas superflue.
J'acquiesçai.
-Jane va te montrer ta chambre, puis nous commencerons.
Pov Marcus
Nous travaillions depuis huit heures, sans nous arrêter. L'immortalité avait cet avantage : nous pouvions travailler jour et nuit sans nous fatiguer, cependant nous avions soif, étant peu habitués à nous retenir.
-Carlisle, nous allons nous restaurer. Je suppose que tu ne te joindras pas à nous.
-Tu supposes bien. Je pense aller chasser en dehors de la ville.
Carlisle sortit, et nous allâmes, Aro et moi, dans la salle ronde, où nous attendaient nos gardes et nos femmes. Nos victimes arrivèrent au bout de dix minutes, par groupes de deux ou trois : des brigands qui rôdaient dans la nuit, prêts à dépouiller le premier passant.
Ensuite les recherches reprirent, chacun penché sur des formules compliquées, faisant des expériences, mais n'arrivant à rien de vraiment efficace.
Pov Caius
Je riais bien : ils étaient tous en bas, depuis sept jours, dans le laboratoire, à tenter quelque chose pour éviter l'inévitable. Ils m'avaient refusé un jouet, ils m'avaient empêché de la boire, eh bien ils ne l'auraient pas pour eux, c'était sûr et certain. Soudain, alors que je jubilais dans mes appartements, j'entendis un grand cri, suivi d'un autre, puis encore un : des explosions de joie ! Pourquoi ? Soudain, Aro s'adressa à moi, certain que je l'entendrai :
-Tu as échoué Caius, nous avons trouvé !
Pov Esmée
Bella s'était réveillée en pleine nuit, criant qu'il y avait des araignées dans son lit. Il avait fallu défaire tout le lit, lui prouver qu'il n'y avait rien, puis refaire le lit avec des draps propres. Pourtant elle restait éveillée, et n'arrêtait pas de murmurer qu'il allait se passer quelque chose. Edward lui avait donné des calmants, mais ils semblaient ne pas avoir fait effet, et elle était encore très agitée : elle était repliée sur elle-même et se balançait d'avant en arrière, en murmurant : « Quelque chose va arriver, vite, très vite. Ça va arriver, ça va arriver… Quelque chose va arriver, vite, très vite… » sans discontinuer.
-Edward, fais quelque chose ! Cria-t-elle finalement. Ça va arriver !
-Quoi Bella ? Qu'est-ce qui va arriver ? C'est grave ?
-Je ne sais pas… Mais ça va arriver…
-Que celui qui n'a pas compris qu'il allait arriver quelque chose lève le doigt, intervint Emmett en levant la main, voulant faire de l'humour, ce qui fut raté.
Il reçut une claque de la part de sa femme.
-Il a le droit de ne pas avoir compris, dit Bella. Alors je le redis : quelque chose de grave va se passer !
Pour le dire, elle avait crié, et je peux affirmer qu'elle a de la voix ! Soudain, mon téléphone sonna, et on entendit un grand cri :
-Nous avons trouvé !
Pov Edward
Nous avions tous crié de joie, tant nous étions heureux. Bella allait enfin guérir ! Je lui pris délicatement le visage et l'embrassai doucement.
-Oh ma Bella ! Je suis si heureux ! Tout va redevenir comme avant !
Mais elle se débattit et se recula, apeurée.
-Tu veux me mordre ? Demanda-t-elle d'une petite voix.
-Non, jamais Bella. Maintenant, viens te rendormir.
Elle hésita, pour finalement revenir dans le lit et se coucher. Avant de fermer les yeux, elle chuchota :
-Je l'avais bien dit, qu'il allait se passer quelque chose…
Je ris silencieusement. Oh oui, une chose merveilleuse !
Pov Carlisle
J'étais dans l'avion, impatient de revenir chez moi, et de retrouver ma famille. J'avais en main les doses d'antidotes, et j'espérais de tout mon cœur que cela marche. Je ne savais pas comment s'était passées les explications avec Caius, mais je supposais avoir le fin mot de l'histoire rapidement.
Enfin j'arrivai à Juneau. Ma famille m'attendait, tous sauf Edward et Bella. Ils étaient anxieux, et moi aussi : cela allait-il fonctionner ?
-Carlisle !
Esmée se précipita sur moi, heureuse.
-Tu m'as manqué ! Soupira-t-elle après m'avoir embrassé fougueusement.
Je saluai mes enfants, et mon Alice, intarissable, me racontait tout ce qu'il s'était passé en mon absence. Sa joie semblait contagieuse, et mon angoisse laissa place à un sentiment de bien-être, peut-être instauré par Jasper.
-Alors elle a pris sa fourchette et l'a plantée dans la main d'Emmett ! Tu aurais dû voir sa tête, à ce grand benêt ! Il l'a bien cherché. Et Bella a éclaté de rire, en disant que c'était bien fait ! Et puis après, elle a dit qu'elle avait soif, et elle a couru dehors. Et tu sais ce qu'elle a attrapé ? Un renard ! Rien que ça ! Elle lui a tordu le cou et crac ! Elle a enfoncé ses dents dedans. Emmett a presque pleuré de rire quand il a vu qu'elle mangeait les poils avec, et Bella s'est fâchée, et puis…
-Alice, respire, conseilla Esmée en plaisantant. Ton voyage s'est bien passé ?
-Oui, très bien. J'avais surtout hâte d'arriver.
Nous voyageâmes rapidement jusqu'à la villa, prenant des raccourcis. Esmée m'expliquait en détail ce qu'ils avaient fait à Bella, mais surtout le fait que son état avait grandement empiré.
-Elle tient à peine debout, et Edward avait peur de devoir la perfuser. Pourtant, elle mange, mais semble ne rien métaboliser. Il t'attend avec impatience.
Enfin nous fûmes arrivés. Edward nous attendait sur le seuil, un sourire forcé sur le visage. Il me donna l'accolade, avant de me faire part de la mauvaise nouvelle.
-Son état s'est aggravé.
C'était ce que je redoutais. Sans commentaire, je montai dans la chambre de Bella, après avoir demandé mes instruments d'auscultation. Elle était pâle, trop pâle pour être qualifiée de bien vivante. Une perfusion trônait à droite du lit, et j'entendais le goutte-à-goutte, lugubre. Je m'assis et lui pris le pouls.
-Alors Bella, tu ne voulais pas attendre ?
Son pouls était faible, un peu trop à mon goût, ses amygdales gonflées, son abdomen trop tendu, sa fièvre trop élevée, sa respiration trop irrégulière. Bref, rien n'allait bien.
-J'ai attendu le plus possible, mais j'ai eu peur quand elle a fait son malaise, m'expliqua Edward. Je ne t'ai pas attendu.
-Tu as bien fait. La perfusion va l'hydrater, et j'y mettrai les médicaments. Pour le moment, je vais lui donner la première dose d'antidote, et nous verrons.
-L'effet sera immédiat ?
-Non, et il faut espérer que les résultats ne se fassent pas trop attendre.
Je m'exécutai, et injectai à travers la perfusion la première seringue d'antidote.
-Maintenant, il faut attendre. Je lui administrerai la seconde dose demain, à la même heure. D'ici là, prenons patience !
Je sortis, laissant mon fils avec sa fiancée, et allai rejoindre ma femme.
Pov Edward
Bella dormait tranquillement, j'y veillais. A un moment, Emmett avait éclaté de rire, et j'étais sorti lui grogner dessus. Il avait battu en retraite et était allé s'amuser avec Rose plus loin. J'avais interdit à Jasper de mettre la télévision, et j'avais demandé à Esmée de taper moins fort avec son marteau. Finalement, Alice était venue dans la chambre et m'avait fait part de son ras-le-bol sans dire un mot, juste en pensant.
« Je suis patiente Edward, mais là, tu exagères ! Tu es un vrai rabat-joie ! Elle n'entend même pas, Jasper me l'a dit ! Alors arrête ! »
Le tout accompagné d'un tas de gentilles insultes. Elle sortit, en dansant à moitié.
-Alice ?
Elle s'arrêta, la main sur la poignée de la porte.
-Aurais-tu vu quelque chose ?
-Non, mais j'ai confiance en Carlisle. Il a dit avoir trouvé, et je suis sûre que ce n'est qu'une question de temps avant que notre chère Bella ne redevienne elle-même.
Trouvant cela logique, je la remerciai d'un mouvement de tête avant de reporter mon attention sur Bella.
-Ah ma Bella ! Dès que tout redeviendra normal, nous ferons notre mariage, et nous ferons ce que tu m'as demandé si ardemment. Attendre ne te fait que du mal, alors oui, j'exaucerai tous tes vœux ! Mais d'abord guéris ! C'est tout ce que je te demande ! Vis et guéris !
Bella soupira, mais avait-elle entendu ? Alice venait de dire que non… Et pourtant, je l'espérais tant !
-Je t'aime ma Bella ! Si tu savais à quel point !
Et l'attente reprit, interminable, même pour un être éternel.
Pov Alice
Oui, j'avais confiance en Carlisle. J'avais rejoint Rosalie, dans le salon, et nous regardions la télévision, mise en sourdine, sur les ordres express d'Edward.
-Alors, comme ça, toujours pas de vision ?
-Non, ça fait un moment que je n'en ai pas eu. La dernière était celle où Bella mourait. J'aimerais tellement que cela change ! Sinon, ça veut dire que tous nos efforts auront été vains.
-Je le souhaite aussi.
Au matin, Carlisle vint nous voir.
-Je voudrais que vous retourniez en cours. Les gens commencent à se demander pourquoi vous n'allez plus au lycée alors que nous n'avons pas déménagé.
Emmett fut le plus heureux.
-Chouette ! Je n'entendrai plus Edward râler comme ça !
-Il vient avec vous, répondit notre père.
-C'est hors de question.
Edward venait d'apparaître sur le palier du premier étage, et avait parlé fermement.
-Je veux rester avec Bella. C'est mon dernier mot.
Carlisle prit le temps de la réflexion, mais finit par accepter. Nous nous préparâmes donc tous, puis Jasper, Emmett, Rose et moi partîmes pour nos cours respectifs. A l'université, nous fûmes regardés sous toutes les coutures. Il devait en être de même pour Emmett, au lycée.
-Tu as vu ? Les Cullen sont de retour… Pourquoi sont-ils partis ?... Ils sont toujours aussi bizarres… Moi je les trouve inquiétants…
Ce n'était que bavardages incessants à notre sujet. Mais ça ne m'empêcha pas de suivre les cours, même si je connaissais le programme par cœur. Jasper me susurrait des mots doux, et Rose nous fusillait du regard. Bref, une journée normale, si ce n'est que mes pensées étaient tournées vers la villa, et ma sœur, Bella. A la pause de midi, j'appelai Edward.
-Alors ?
-Toujours rien Alice. Mais elle bouge un peu plus, et je la trouve moins pâle.
-Alors il y a de l'espoir ! Je dois retourner en cours. A ce soir !
Pov Esmée
Cela faisait deux jours que Bella était sous traitement, mais les améliorations étaient minimes. Elle s'était réveillée, mais il y avait peu d'évolution. La seule réaction vraiment visible était qu'elle était lucide un peu plus longtemps avant de s'endormir.
-Bella ?
L'intéressée leva la tête de son gribouillis, tentative pour écrire.
-Il va être l'heure d'aller se coucher. Tu viens ?
Je lui tendis la main, qu'elle regarda bizarrement avant de secouer la tête.
-Ma maman m'a dit de ne pas aller avec des inconnus, commença-t-elle. C'est quoi ton prénom ?
-Esmée, dis-je avec patience. Allez viens Bella.
-Et Edward, il va venir se coucher lui aussi ?
-Oui, bientôt. Dès qu'il sera de retour il viendra te voir.
Elle me jaugea, semblant réfléchir à la véracité de mes paroles, avant de s'emparer de ma main. Nous montâmes les escaliers à son rythme, puis j'attendis qu'elle ait fini sa toilette. Heureusement, elle n'était plus perfusée, et avait repris un peu de forces, mais guère plus pour être qualifié de réelle guérison. Une fois sa toilette faîte, elle alla se couler dans les draps et se coucha, les paupières papillonnantes.
-Dites Esmée, quand est-ce qu'arrive Edward ?
-Bientôt ma chérie, promis-je. Il est encore en ville.
-Que fait-il ?
-Il veut te faire une surprise.
-Je n'aime pas les surprises, grogna-t-elle en se tournant sur le côté, non sans m'avoir embrassée.
Je reconnaissais bien là notre Bella : refusant toute attention, ayant tellement l'habitude de ne devoir compter que sur elle-même !
Pov Jacob
Nouvelle visite chez les Cullen, pour voir la même chose : Bella inconsciente du monde, folle. Ça me déchirait de la voir comme ça, mais visiblement le docteur voyait des effets positifs. Personnellement, je la trouvais aussi pâle, et un peu trop faible à mon goût. Elle avait du mal à porter la chaise pour la mettre sur le divan, sans savoir pourquoi elle le faisait.
-C'est d'accord ? Récapitulai-je devant toute la famille. Pas de transformation, sinon nous vous déclarons la guerre.
-Mais nous ne sommes pas sur votre territoire, rétorqua le grand blond. Le pacte ne vaut pas.
-Ne voulez-vous pas retournez un jour à Forks ? Dans quelques dizaines d'années ?
-Je voudrais savoir une chose, intervint le docteur. Si c'est la volonté de Bella, ou pour lui sauver la vie, avons-nous le droit ?
Je réfléchis. Nous n'avions pas, avec Sam et les autres, supposé qu'une transformation pourrait la sauver. Et pourtant, c'est exactement pour ça que les autres étaient devant moi : le docteur les avait sauvés.
-La volonté de Bella ne compte pas, repris-je. Si elle veut la guerre, alors transformez-la. Elle deviendra notre ennemi, à partir du moment où elle sera debout. Quand à lui sauver la vie, si vous ne vous estimez pas capable de la protéger, nous pouvons nous en charger.
-Il en est hors de question ! Hurla Edward, faisant pleurer Bella.
Edward se précipita sur sa fiancée, et la prit dans ses bras. La pauvre pleurait à chaudes larmes, sans doute effrayée par le cri d'Edward.
-Chut Bella, c'est fini. Excuse-moi, je ne crierai plus. Mais comprends-tu qu'il s'agit de ton avenir ?
Elle le regarda dans les yeux, avant de hocher la tête.
-Bien sûr, puisque j'ai tué l'écureuil.
Edward soupira, mais n'ajouta rien. Il revint à la table de la salle à manger et installa Bella sur ses genoux.
-Bella restera avec nous, continua Edward calmement. Elle ne voudrait pas partir.
-Qui vous dit qu'elle ne sera pas mieux avec moi ? Avec nous ? Laissez-la nous. Il lui faut un environnement sain.
Il y eu un silence.
-Vous n'allez pas accepter ! Rugit Edward en se levant, sans vraiment tenir compte de Bella.
-Calme-toi Edward, ordonna Carlisle. Rien n'est décidé.
Sauf que j'étais sûr d'avoir gagné : Bella allait venir avec moi, et nous pourrions la protéger.
Pov Carlisle
Jacob Black avait raison : nous en étions désormais à trois jours de traitement, et son état n'avait guère évolué. Il fallait peut-être un changement d'air pour qu'elle recouvre la raison.
Jacob partit, mais je me doutais qu'il resterait à proximité : son regard me disait qu'il avait compris mes intentions. Edward m'en voudrait à mort, mais c'était pour le bien de Bella, et au final il m'obéirait. Quant aux autres, ils se fieraient à mes ordres. Bella s'étant coupée en tombant lorsqu'Edward s'était levé précipitamment, j'ordonnais à ma famille d'aller chasser, puis rappelai Jacob. Celui-ci fut là en moins de dix minutes. Je n'espérai qu'une chose : qu'Alice garde cette vision pour elle.
Et voilà...
Message pour htray2000 : le renard était le dernier, promis !
Bella va-t-elle guérir au contact des Quileutes, sans Edward ? Comment va réagir Edward ?
Merci pour vos reviews, vos mises en alerte et favoris, et votre fidélité !
A dimanche !
Bisous
