Bonjour !

C'est sous la pluie et les nuages que je mets en ligne ce nouveau chapitre.

Un grand merci pour vos merveilleuses reviews : Asuna93, Clairouille59, l'amethyste-d'Aradia, Ysoso03, calimero59, Yukina21, Mamanlily, aelita48, xenarielle93, Xukette, Miss Sadique, Maru-chan8, bellardtwilight et choukinette76.

Je n'ai perdu personne avec l'extrait ?

Merci aussi à aussidagility : Eh bien si, ce sont les Quileutes ! Je te laisse découvrir pourquoi ils ont fait ça.

Place à la lecture, on se retrouve en bas !

Je rappelle que les personnages appartiennent à S. Meyer, et que je ne fais que les déplacer. Merci à Evelyne-raconte pour son aide.


Chapitre 21 : Ennuis

Pov Sam

Les sangsues avaient dépassé la limite de leur territoire, et nous allions pouvoir sauver une vie : celle de Bella. Je ne leur avais pas pardonné le fait que le chef Swan était mort, parce qu'à cause d'eux la petite sangsue italienne ne serait jamais venue ici. Et là, ils venaient nous rendre sa fille, parce qu'elle devenait trop encombrante. Certes, ils ne donnaient pas cette version, mais j'étais sûr qu'il s'agissait de ça. J'avais donné mon accord pour qu'ils viennent sur notre territoire, uniquement dans le but de les faire souffrir à leur tour, comme Charlie avait souffert. Nous avions attendus qu'ils sortent de chez Jacob, tapis dans l'ombre, puis nous les avions suivis à travers les bois, et les avions intercepté juste avant la frontière.

-Tuez-les !ordonnai-je juste avant qu'ils ne franchissent la frontière.

Nous leur bondîmes dessus, ne voulant leur laisser aucune chance. Plusieurs des miens furent vite mis hors de combat, mais nous tenions bon.

Pov Seth

Sam et la meute avaient voté : les Cullen allaient être mis à mort, mais je n'avais pas envie. Qui serait là pour Bella ? Elle avait besoin d'eux, que Sam le veuille ou non. Et c'est à cause de ma rébellion que Sam m'avait imposé, du haut de son statut d'Alpha, de me battre. Aujourd'hui, si nous réussissions, nous aurions trois morts sur la conscience : le docteur, Alice et Bella, car elle allait se laisser mourir, à n'en pas douter. Le combat dura jusqu'au soir, moment où Sam décapita Carlisle.

Pov Bella

A mon réveil, seul Billy était là. Il avait paru très heureux de me voir lucide, mais quelque chose le maintenait tendu. Il avait été gentil toute la fin de journée, m'assurant toutes les dix minutes que tout irait bien.

-Qu'est-ce qui se passe ? Demandai-je à la fin. Je suis assez lucide pour voir que vous me cachez quelque chose.

Il baissa la tête d'un air coupable, et je sentais que je repartais vers le néant de la folie. Je réussissais bien à définir les deux : le noir de l'inconscience, et le noir de la folie.

-S'il vous plaît, Billy !

J'essayai d'être la plus convaincante possible, lui faisant les yeux doux, moyen pitoyable mais qui eut, malheureusement, l'heur de le décider.

-Sam a décrété, avec le Conseil, de tuer les Cullen. Ils ont déjà tué le docteur et la jeune Alice.

-Quoi ? Non !

C'est sur cette horrible nouvelle que je sombrai, désespérée, dans la folie.

Pov Jacob

Nous étions réunis autour d'un feu, repensant à ce que nous avions fait, quand nous entendîmes un hurlement : Leah arrivait sous sa forme de louve, ventre à terre. Elle se transforma à nouveau en une fraction de seconde.

-Vite Jacob ! Bella est hystérique !

Je la suivis vers chez moi, courant à toute allure, pour trouver une Bella en furie, cassant tout sur son passage.

-Je veux Edward ! Je veux les Cullen ! Vous n'aviez pas le droit ! Ils ont été gentils ! Revenez !

Elle hurla son ordre, laissant transparaître à nouveau sa folie. Soudain elle courut jusqu'à la cuisine, et avant que je ne l'en empêche se planta le couteau dans le ventre. Je fus aussitôt sur elle, tentant de calmer ses cris et surtout ses gestes, car à présent elle se plantait le couteau dans tout le corps, ordonnant aux Cullen de revenir.

-Bella ! Calme-toi, je t'en prie !

J'essayais de l'attraper pour la maintenir, mais elle réussissait à esquiver à chaque fois, s'infligeant des blessures dès qu'elle le pouvait.

-Il faut l'arrêter ! Cria mon père.

-Je sais !

Je réfléchis à toute allure, cherchant un moyen de mettre un terme à cet accès de démence, quand j'eus l'idée de l'assommer. Bella retomba, inerte, mais elle perdait beaucoup de sang. Je fis des garrots un peu partout, aidé par Seth qui venait d'arriver, Leah étant repartie annoncé la nouvelle aux autres, et je conduisis Bella à l'hôpital, accompagné de Seth.

-Tout ça ne se serait pas passé si vous n'aviez rien fait, grogna Seth, tenant Bella dans ses bras tandis que je conduisais le pick-up. Qui seront les suivants ? Allez-vous faire ça aux autres ?

-S'ils viennent, oui, sans aucun doute. Bella ne doit plus être en danger.

-Sauf que là, elle risque de mourir à cause de vous !

Le malheur, c'est que Seth avait parfaitement raison, et je ne pouvais le nier. Le silence s'établit, seulement rompu par les gémissements bas de Bella.

-Chut Bella, nous sommes presque arrivés.

-Edward, chuchota-t-elle soudain. Où est Edward ?

-Tu le verras bientôt.

Pur mensonge de ma part, destiné à la calmer.

Pov Edward

Carlisle n'avait pas donné de ses nouvelles, si ce n'est son coup de téléphone la veille pour dire qu'il avait vu Bella en pleine forme, et qu'ils allaient rentrer à la villa de Forks pour la laisser se reposer. Il avait dit être proche de la voiture, et qu'il nous recontacterait le lendemain. Sauf que nous étions le soir, et que ni lui, ni Alice n'avaient appelé.

-Laissons-leur le temps, tempéra Esmée devant mon impatience. Peut-être sont-ils avec Bella, et veulent-ils nous faire une surprise en nous appelant avec de bonnes nouvelles ?

-Ce n'est pas normal, répliqua Rosalie. Je suis sûre que c'est un sale coup des chiens.

-Et si nous allions voir ? Peut-être ont-ils besoin d'aide ? Renchérit Emmett.

-Tout ce que je veux Esmée, ce sont des nouvelles de Bella, suppliai-je.

-Je sais. Attendons encore deux heures.

Et nous attendîmes, restant immobiles.

Pov Jacob

Bella était entre la vie et la mort par notre faute. Toute la meute, ou presque, était à son chevet. Par moment elle murmurait, d'une voix enrouée, le prénom d'Edward, et nous lui assurions qu'il allait venir. Sauf qu'aucun de nous ne l'avait appelé. Nous voulions les tuer, les amener sur notre territoire, mais cela aurait été vraiment tuer Bella. Nous avions donc décidé d'attendre qu'elle soit tirée d'affaire.

Le bip-bip de son moniteur cardiaque était irrégulier, et je songeai souvent que nous n'étions pas mieux que les Cullen : eux l'avait gardée plusieurs mois, presque un an même, sans l'avoir conduite aussi près de la mort.

-Sam, faut-il que nous tuions tous les Cullen ?

-Pourquoi ?

-Ils ont réussis là où nous avons échoué.

-Nous les tuerons tous, pour ce qu'ils ont fait à Charlie.

-Mais ils n'ont rien fait ! S'insurgea Seth qui tenait la main froide de Bella.

-Si, ils ont amené la mort parmi nous.

Pov Billy

Bella était à l'hôpital, et je priais pour que le reste des Cullen n'appelle ni ne débarque ici, alors que nous étions sans protection, car leur premier réflexe, s'ils apprenaient ce qu'avait fait la meute, serait de tous nous tuer, jusqu'au dernier, à n'en pas douter.

Pov Bella

Tandis que je m'éveillais, la dure réalité s'imposa à moi : les Quileutes avaient tué Alice et Carlisle.

Mon premier réflexe avait été de sombrer, mais dans l'inconscience ou la folie, je ne sais. Tout ce que je sais en ce moment, c'est que j'ai mal, très mal. Horriblement mal même. Un bip-bip raisonnait dans ma tête, tout comme les voix graves des Quileutes. Parfois ils se disputaient, parfois ils bavardaient tranquillement.

Je n'avais pas envie d'ouvrir les yeux. Je ne réclamais même plus Edward : depuis que j'avais repris conscience, je savais, ou du moins je sentais, qu'Edward ne devait pas venir ici, ou il subirait le même sort qu'Alice et Carlisle. Et pourtant je le voulais tellement ! Mon cœur saignait littéralement à la pensée de ne plus jamais le revoir, et d'être prisonnière des Quileutes. Car c'est bien ce que j'étais : où aller autrement ? Ils savaient que je n'avais plus que les Cullen, et pourtant ils venaient de m'enlever deux d'entre eux.

-Elle a dit qu'elle se réveillerait bientôt. Elle a pu se tromper ! Elle n'est pas médecin ! Et que fait-il d'ailleurs, celui-là ?

C'était Sam qui parlait, ou plutôt qui grognait. Je le reconnaissais à sa voix plus grave que les autres. Je ne comprenais pas, ou plutôt ne cherchait pas à comprendre, ce qu'il disait : j'avais détruit la famille d'Edward, j'étais intervenue dans le précaire équilibre entre les Quileutes et les Cullen. Et j'avais mal, aussi bien physiquement que moralement.

On prit ma main. Je ne cherchais pas à savoir qui. Je ne voulais pas savoir. J'avais détruit des vies, j'avais…

-Dis Bella, tu voudrais bien ouvrir les yeux ? Alice me hurle au téléphone que tu ne veux pas.

Emmett ? Je devais encore rêver, avoir versé de nouveau dans la folie.

-Bella ? Me souffla un magnifique ténor. Réveille-toi, et n'écoute pas cet imbécile !

Que j'aimais ce rêve ! Mais non, il ne fallait pas qu'Edward vienne me voir ! Les Quileutes allaient le tuer, lui aussi !

-Edward ! Non !

Je me redressai d'un bond, mais le vertige qui s'empara de moi m'obligea à retomber sur mon oreiller. Le bip-bip s'affola, en même temps que mon cœur, et mes yeux s'ouvrirent.

-Edward ?

J'étais affolée. Il fallait qu'il reparte, à tout prix !

-Je suis là ma Bella.

-Edward, il faut que tu partes ! Ils…

Je me tus, troublée par le regard de braise d'Edward, et je me plongeai avec délice dans ses yeux, pour tout oublier. Il était là, c'était le principal.

Je reprenais de plus en plus conscience. Les voix devenaient de plus en plus fortes, se disputant parfois, à mon grand effroi, car se tenaient dans la pièce celui que j'aimais, mais aussi les Quileutes. Ils semblaient tous attendre, mais quoi ? Je ne sais pas.

-Elle va de mieux en mieux, annonça soudain une voix différente, inconnue. Son électrocardiogramme est presque parfait, et son réveil ne devrait pas tarder. Son coma est bientôt terminé.

J'entendis une foule de soupirs. Mais que s'était-il donc passé ? Où étais-je ? Pourquoi avais-je si mal ?

-Allez ma belle, ouvre les yeux ! Tu as entendu le docteur ? Tu vas t'en sortir, et nous allons rentrer à la maison.

Je secouai la tête : non, ou les loups s'en prendraient à eux !

-Tu ne veux pas ?

Edward semblait étonné.

-Il ne lui arrivera rien Bella, souffla soudain Jacob à mon oreille. Tout est arrangé.

Comment ? J'avais du mal à tout suivre… J'ouvris doucement les yeux, pour voir un magnifique sourire me souhaiter la bienvenue parmi eux. Je tournai la tête, pour voir Emmett, Rose, Esmée, mais aussi… Carlisle ? Je devais faire une drôle de tête car celui-ci se mit à rire en s'approchant.

-Ne crains rien Bella, tout est terminé. Nous te raconterons tout, mais pour le moment, tu as besoin de calme, aussi nous allons te laisser.

En réponse à cette phrase, je m'agrippai à la main d'Edward, refusant de le voir partir : je devais rêver, et je voulais que ce rêve continue.

-Mais c'est qu'elle a de la force ! Plaisanta mon fiancé. Je reste avec toi Bella, ne t'inquiète pas.

Carlisle me sourit, embrassa mon front puis sortit, accompagné du reste de sa famille et suivi des Quileutes. Le silence se fit, seulement rompu par les bruits des machines. Je compris seulement à ce moment que j'étais à l'hôpital.

-Edward, je rêve, n'est-ce pas ?

-Non ma Bella, tu ne rêves pas. Tu es bien là, avec moi.

-Mais… Carlisle et Alice…

Il embrassa ma main. Son doux contact me fit frissonner, provoquant le retour immédiat de la douleur, ce qui me fit grimacer.

-Tu es tombée dans le coma, entreprit de m'expliquer Edward d'une voix tendue. Lorsque tu as appris la … mort de Carlisle et d'Alice, tu as été prise d'une crise totale de démence, qui t'a poussée à te planter un couteau dans le corps à plusieurs reprises. Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ? Oh Bella ! Si tu savais comme j'ai eu peur !

-Mais moi aussi j'ai eu peur Edward. Peur de ne plus te revoir, peur de devoir vivre loin de toi, peur que tu m'en veuilles parce que tu avais perdu deux membres de ta famille…

Des larmes s'échappaient involontairement, et Edward entreprit de les absorber.

-Chut Bella… Excuse-moi s'il te plaît, je ne voulais pas… Mais comprends-moi : il est si dur de garder une humaine en vie ! Plusieurs fois, le docteur nous disait que tu ne te battais pas, et j'ai pensé que tes sentiments avaient changé à mon égard.

-Jamais ! Je t'aime, et il en sera toujours ainsi !

Je m'étais redressée d'un bond, faisant souffrir tout mon corps. Edward le comprit, car il me rallongea d'une main.

-Tu sais Bella, Carlisle m'a tellement affirmé que les humains changeaient vite d'avis, et puis, ton état… Mais je reconnais que je me suis trompé, et mon cœur, si j'en ai vraiment un, a fait un bond lorsque, même dans le coma, tu as murmuré mon prénom. Alors j'ai compris : tu me protégeais, comme toujours.

J'allongeai mon cou, et il comprit : il vint poser ses lèvres sur les miennes, faisant partir mon cœur dans une course effrénée.

-Respire Bella !

J'acquiesçai doucement, ne le quittant pas des yeux. Il était le même, et pourtant j'avais l'impression de mieux le voir, que ses traits étaient encore plus visibles, mieux dessinés. Ma main se leva, lentement et toucha son visage : sa texture m'était plus douce, moins froide, moins dure.

-Edward ?

Il sourit, sans doute heureux.

-Tu vois des différences ? Par rapport à avant ?

Je hochai la tête : il savait !

-Carlisle pense que le poison n'a pas totalement empêché le venin de contaminer tes cellules. Tu es donc en partie, une très petite partie cependant, vampire.

-Vamp…

-Oui ma Bella.

-Mais encore une fois, je suis différente.

Il rit, un rire joyeux, et ses yeux brillaient littéralement.

-Ah ma Bella ! Je te retrouve bien ! Oui, tu es différente, mais j'aime cette différence. Tu es moins cassable, et ta force est légèrement supérieure à avant. Je sens lorsque tu me touches, encore mieux qu'avant qu'Ivan…

Il se tut, embarrassé.

-Ne t'en fais pas, ça ne me fait rien. Ivan m'a mordue, j'ai été folle, et après ? Tout ça est la faute de…De qui déjà ?

-Caius. Il voulait ta perte, et en aucun cas il ne voulait te voir comme nous.

-Et pour Carlisle et Alice ?

-Il m'a interdit de t'en parler, mais puisque tu es d'humeur badine ce soir… Les Quileutes leur ont sauté dessus, et les ont démembrés. Mais au lieu de les brûler, ils ont laissé les membres comme cela, sachant qu'ils n'étaient pas morts. Sam avait eu sa vengeance, et n'en demandait pas plus.

-Mais il a affirmé vouloir tous vous tuer !

-Dans son esprit, il nous a déjà tués. Mais il a bien compris que seul moi pouvait te donner envie de te battre, et il nous a pardonné. Du moins, il sait qu'il ne doit pas s'en prendre à nous s'il veut te voir vivre. Ça a été dur pour lui de savoir qu'il te tuait à petit feu, et il a été effrayé de ta réaction après t'avoir vue chez les Black, littéralement folle.

-Et… est-ce que ça reviendra ?

-Pas d'après Carlisle. Le contrepoison a annulé les effets du poison, et tes cellules sont saines à nouveau. Enfin presque, si on excepte le venin qui s'y trouve déjà.

Je me tus, réfléchissant à tous ces concepts, tous ces évènements.

-Edward, ne me quitte plus jamais !

Ce fut la seule chose qu'il me restait à dire avant de replonger dans le sommeil.

Pov Edward

Bella dormait à nouveau, mais j'étais heureux : elle m'avait affirmé son amour. Sa respiration était régulière, mais parfois sa main se serrait convulsivement. Que voyait-elle dans son sommeil ? Les derniers évènements avaient été traumatisants, et revoir Carlisle semblait l'avoir remuée.

-Alors, comment va-t-elle ?

Alice venait d'arriver, enfin. Elle voulait tellement voir le réveil de sa sœur !

-Tu as été longue, constatai-je.

-Désolé mon cher frère, mais il a bien fallu remettre la maison en ordre. Toi et Carlisle n'aviez même pas fait le ménage ! Et il a fallu tout décorer, et…

-Elle ne va pas apprécier, tu le sais ?

-Bah, elle ronchonnera un peu, mais je suis sûre qu'elle s'amusera en fin de compte. Surtout qu'après le gâteau, j'ai prévu des danses !

-Elle n'est pas en mesure de danser Alice ! Elle a des points de suture sur presque tout le corps !

-Même pas des slows avec toi ?

Je souris : Alice savait être très persuasive.

-Va pour les slows, mais si elle a mal, on arrête tout !

-Evidemment ! Je ne suis pas une tortionnaire ! Et puis, elle restera assise tout le reste du temps !

-Que lui réserves-tu d'autre ?

-Ah ah, surprise ! Tu verras en même temps qu'elle !

Je cherchai à voir à travers son esprit, mais elle eut l'idée de chanter « We are the Champions » en indien. Je laissai tomber, admirant mon cœur dormir. Elle était si belle ! Encore plus qu'avant sa lente transformation. Mais que faire à son sujet ? A quel moment lui donner ce qu'elle voulait ?

-Elle sera l'une des nôtres, affirma Alice, je l'ai vu. Alors cesse de te tracasser : ça viendra, naturellement.

-Mais comment faire ? La mordre, lui infliger la douleur… Je m'y refuse Alice ! Elle a déjà tant souffert !

-Ah non Edward ! Tu lui as promis ! Elle subira la pire des tortures pour toi, ne le comprends-tu pas ?

Ma sœur s'assit sur le lit, face à moi, en prenant soin de ne pas toucher Bella.

-Ecoute Edward, que tu le veuilles ou non, elle sera comme nous, et subira donc la brûlure qui caractérise la transformation. Reste à savoir qui le lui infligera.

-Elle veut que ce soit moi.

-Et toi, que veux-tu ?

-Je suis égoïste Alice, alors oui, je veux la mordre, que ce soit mon venin en elle, pouvoir dire : j'ai transformé la femme que j'aime !

-Tu vois, tu es sûr de toi.

Elle venait d'avoir une vision : moi et Bella, sur un lit, moi prête à la mordre, elle prête à recevoir ce cadeau empoisonné.

-Et si elle regrette ?

-Crois-tu qu'à un quelconque moment elle vienne à tout regretter ? Elle serait morte pour toi ! Ce n'est pas rien ! Alors non, elle ne regrettera rien, j'en suis sûre et certaine. Maintenant, va te changer, histoire qu'elle te voit présentable.

Je m'exécutai, heureux d'avoir parlé avec Alice : j'étais prêt, et j'allais tout faire pour rendre Bella heureuse.

Pov Alice

Bella dormait, calme. Je tenais sa main, ayant pris le relais d'Edward. C'est vrai qu'elle avait plus de force, car lorsque sa main se serrait, je pouvais le sentir, et non ressentir une caresse. J'étais heureuse : Bella serait bientôt comme nous, et deviendrait encore plus sûrement ma sœur. Le mariage s'approchait à grand pas, et mes visions me confortaient dans l'idée que Bella serait heureuse à jamais avec nous. C'est tout ce qui comptait pour moi.

Je réfléchissais à ce que j'allais lui faire porter à sa sortie lorsqu'elle ouvrit les yeux, et son premier réflexe fut de chercher quelque chose, ou plutôt Edward.

-Où est-il ?

Des larmes affleuraient déjà tandis que son cœur s'affolait.

-Il se change, dis-je doucement. Je n'avais pas envie qu'il ressemble à un épouvantail.

Elle sourit avant de pouffer.

-Alors, bientôt à la maison ? Le docteur a dit que tu pourrais sortir d'ici deux jours, à condition que tu restes au calme. Heureusement que Carlisle est médecin, et que tous les docteurs de l'hôpital le connaissent, sinon tu n'aurais jamais pu sortir. Je voulais aussi te dire que j'ai ajouté quelque chose dans ta chambre et que tout ira bien parce que nous avons tout fait pour que tu te reposes et que tu te rétablisses. Et puis…

-Alice, stop !

-Désolée Bella. Tu veux quelque chose ?

-A part Edward, rien d'autre.

Nous rigolâmes, sans savoir vraiment pourquoi. Juste peut-être parce que nous étions contentes de nous retrouver. J'avais eu si peur de perdre ma sœur, que je me moquais d'avoir failli perdre la vie : seule Bella comptait.


Alors, rassurées ?

On se retrouve dimanche prochain pour la suite !

Bon dimanche malgré le temps.

Bisous