Le concours des plus belles déclarations!
Titre: Ecoutes mon coeur brisé.
Personnages: Bella & Edward
Disclaimer: Twilight et son univers est l'oeuvre de Stephenie Meyer, je ne fais que jouer avec ses personnages.
Note de l'auteur: Le titre de la chanson présente dans cet OS est Like a Song de Lenka. Libre à vous de l'écouter en même temps que de la lire.
Le tic-tac de l'horloge semblait suspendu alors que je fixais tes prunelles ambrées. Ton visage, si parfait, ravagé de tristesse, se trouve à quelques mètres de moi.
Tu appréhendes. Tu peux.
Mes larmes ne coulent pas, ça fait bien longtemps déjà qu'elles sont taries. Pourtant, j'ai beaucoup pleuré ces derniers mois... Pleuré de tristesse d'abord, puis de rage. Avant d'abdiquer et de renoncer à toi, à nous, à notre amour. Oui, tu m'as fais renoncer. J'ai douté de tout. J'ai même cru à un rêve.
Tu baisses la tête, tu ne pipes pas mot. Parles moi!
Tu ouvres la bouche, tu sembles sur le point de dire quelque chose.
Tu dis que tu es désolé... Tu sembles sincère. Je ne sait pas si je dois te croire.
Je te demande pourquoi. C'est cette question que j'ai hurlé durant des mois, hurlé à Dieu, au Destin, à l'Univers, qu'en sais-je encore? Je souhaites cette réponse qui m'a manqué, qui peut encore me faire mal.
Tu dis que c'était pour mon bien, pour me protéger. Tu doutes toi-même de ta réponse. Tu ne sais plus toi non plus.
« Je te hais. »
Ce sont les seuls mots qui fusent de ma bouche. J'enchaine alors, plus rien ne semble pouvoir m'arrêter. Il faut que ça sorte. Par tous les moyens. Il faut que je te le dise. Et après j'y verrais plus clair. Après.
«Tu m'as laissée seule. Tu m'avais fait une promesse pourtant. Tu avais dit que tu resterais, tant que ce serait ce que je voulais. Tu avais promis Edward. Tu as failli à ta promesse. »
Tu t'excuses. Si tu pouvais pleurer, tu serais en larmes je crois.
Mais tu as déjà menti. Je doute de pouvoir discerner la vérité sur ton visage. Je ne sais pas. Je ne sais plus.
Tu demandes pardon. Ta voix se brises. Tu m'expliques tout. Tu me dis que tu es mort deux fois ce jour là. Lorsque tu as su que tu allais m'abandonner, et lorsque je n'ai rien fait pour te retenir quand tu m'as menti. Tu avoues donc m'avoir menti. Tu as affirmé que tu ne m'aimais plus. Que c'était une erreur. Qu'une relation aussi atypique ne devait pas exister. Ce mensonge a hanté ma vie durant plus de six mois.
« Tu m'as pris mes photos, ma berceuse. Tu ne m'as laissé qu'avec ces souvenirs qui font mal. »
Tu t'excuses encore. Tu les as apportés. Je prend délicatement les photos, en faisant attention à ne pas te frôler. Ne surtout pas te toucher. Sinon, je perdrais le peu de contrôle que je possède sur moi-même. Et ces mots que j'ai si longtemps répétés à moi même pour te les dire, disparaitrons dans le néant. Il faut que tu saches. Pour nous, pour qu'on puisse aller de l'avant.
« Je n'étais plus rien après ton départ. Je n'étais plus qu'une enveloppe charnelle que tout âme avait déserté. Je ne peux pas vivre sans âme. Mon âme, c'est toi. C'est ton amour qui m'aidait à me lever le matin, ton sourire qui me donnait de la joie, ta voix qui m'endormait le soir, et tes baisers qui entretenaient mon bonheur. Ma vie c'est toi. »
Mes mots te touchent. Tu murmures quelque chose. « Tu es toute mon existence. » Je crois rêver. Mon imagination me fait entendre ce que je veux que tu me dises. Mais tu me regardes avec cet éclat de détermination dans le regard. Tes prunelles sont noires. Tout en toi transpire l'amour. C'est ce que je veux croire.
Sans le vouloir, cette chanson qui décrit si bien ce que j'ai vécu se déroule dans ma tête. Si je savait chanter, je le ferais. Je la connais par cœur maintenant. On aurait dit que Lenka savait parfaitement ce que j'ai ressenti tout au long de ce cauchemar. On aurait dit qu'elle l'avait écrit pour moi.
''I can't forget you when you're gone''
C'était vrai. Je n'ai pas réussi à t'oublier, comme tu me l'as demandé.
'' You're like a song that goes around in my head ''
Partout où j'allais, tout me rappelait ton souvenir.
''And how I regret, it's been so long,
Oh, what went wrong? Could it be something I said? ''
Je n'ai pas su ce qui avait declanché ton départ. Ça n'a pas pu être seulement l'incident avec Jasper.
C'était surement autre chose. Une somme de raisons qui, s'additionnant, ont causé ma perte.
''Time, make it go faster,
Or just rewind when I'm wrapped in your arms ''
J'ai supplié pour que tu reviennes. J'ai pleuré pendant des heures. Rien n'y a fait.
''All afternoon long, It's with me the same song
You left a light on inside me, my love''
Parce que, quoi qu'il arrive, je suis et resterai à toi. Pour toujours.
''I can remember the way that it felt to be
Holding on to you...''
Rien n'est plus indescriptible que la sensation de tes bras froids autour de moi. Rien n'est plus beau que ça.
''I can't forget you when you're gone
You're like a song that goes around in my head ''
Et même si j'avais pu t'oublier, rien n'aurait pu me decider à le faire. Je t'aime. A jamais.
''And how I regret, It's been so long,
Oh what went wrong? Could it be something I said?''
Alors j'ai douté de moi même, de notre histoire, de ces mots que tu m'as dit et repetés si souvent. Je t'aime. J'ai cru que mon insignifiance face a toi, parfait et éternel, avait causé la fin de notre histoire.
''Time, make it go faster
Or just decide to back to my happy heart ''
Et tu es là. Après ces six long mois, après m'avoir tourné le dos, tu es là à nouveau. J'étais seule alors. Il n'y a plus guère qu'Angela maintenant pour accepter de me parler. Jessica et les autres m'ont laissé seule sitôt que Mike a recommencé à s'intéresser à moi. De même que Jacob, qui, amoureux de moi, ne supportais plus l'amour que je te porte, mon silence et mes larmes qui témoignaient de mon cœur meurtri.
Je voulais revivre. Je voulais ton souvenir, plus vivant que jamais. Et mon cerveau malade m'envoyait ces hallucinations lorsque l'adrénaline parcourait mes veines. A Port Angeles d'abord, puis avec les motos. Et enfin, sur cette falaise, de là où j'ai sauté aujourd'hui. Alice m'avait vu bien sûr. Et bien sûr, tu étais là, ivre de rage et fou d'inquiétude lors de mon retour à la maison.
Tu me regarde toujours. Tu as cette lueur de tristesse et de culpabilité dans les yeux. Ai-je dis quelque chose durant mon moment d'absence? Je crois que j'ai chanté finalement. Oui, je crois que j'ai chanté la chanson a mi-voix, presque religieusement.
Alors maintenant, tu sais. Tu connais ma souffrance, celle-la même que tu m'as infligé.
Tu sais à quel point je te hais. Et aussi à quel point je t'aime.
Tu t'approches. J'entends un bruit étrange. Je crois que ça vient de moi. Je suis en train de pleurer. Tu me dis que tout va bien, que c'est fini, que tu es là maintenant.
Tu me fais ta propre déclaration. Tu dis que sans moi, tu n'es rien, que ta vie est telle une nuit sans lune, sans lumières, sans joie. Tu m'embrasses alors la joue. Puis le front. Alors tu me dis que tu n'envisages pas la vie (ta non-vie) sans moi. Que tu souhaites passer l'éternité avec moi, que ce sera comme je le déciderai, vampire ou non. Pour la première fois de ma vie, tu me laisses le choix sur ce point.
Tu n'as pas compris que ça fait bien longtemps qu'il est fait. Que ce sera toi, pour toujours.
Je t'embrasse alors. Je veux plus. Je veux sceller notre amour pour de bon. Je veux que tu fasses de moi une femme, ta femme. Je veux que tu me prennes ce que j'ai de plus précieux, mon innocence.
Tu as peur, tu commences par refuser. Puis, a force de baisers, de suppliques, tu abdiques. Allongés sur mon lit, dans ma chambre d'adolescente, nous prenons notre temps. Le temps de nous découvrir, dans tous les sens du terme.
Nus l'un contre l'autre, nous découvrons les secrets cachés du plaisir charnel. Tes caresses enflamment mes sens. Les miennes t'arrachent des grondements chargés de désir. Doucement, tes mains arrivent Là. A cet endroit si sensible et tout à toi. Tendrement, tu explores, et je découvre des sensations jusque là inconnues.
Tu hésites maintenant, tu ne sais pas quoi faire. Tu as peur de me faire mal, de ne pas réussir. Tu es aussi novice que moi dans ce domaine. Ça me rassure.
Il ne reste plus qu'un pas à franchir. Tu me regardes comme si tu cherchais mon approbation.
D'un seul regard, je te la donne. Plus besoin de mots, mon corps entier te réclame.
« Je t'aime Bella. Pour toujours et à jamais. Pour l'éternité toute entière. »
A ces mots, tu entres en moi, jusqu'à toucher à cette barrière de pureté, témoin de mon innocence. La dernière barrière entre nous. Elle cède. J'ai mal. Je ne dit rien, mais tu le vois bien. Tu t'immobilises, au prix de ton plaisir personnel. Tu meures d'envie de bouger, je le voit bien, mais tu refuses de me faire du mal. Plus jamais, sous quelque forme que ce fût.
Quelques minutes encore, et la douleur s'estompe. Je n'ai plus mal, mieux, j'aime ce que je ressent. D'un mouvement, tu commences alors à te mouvoir en moi. Nos souffles se mêlent, nos soupirs dévoilent notre plaisir.
Finalement, je te sent te tendre sur moi. Mon bonheur est indescriptible, le bien-être occupe tout mon corps. Le plaisir n'est pas a son apogée, mais lors de la première fois, ça doit être normal.
Tu viens enfin, murmurant mon prénom à l'infini, pendant que je soupire le tien. Toi et moi, ensembles, imbriqués l'un dans l'autre, passons le reste de la nuit dans ma petite chambre de Forks. Oublieux du monde, ne se souciant que de notre bonheur personnel. Le reste attendra.
Certaines féministe doivent s'arracher les cheveux en me voyant céder si facilement. Mais qu'aurais-je du faire? Envoyer balader l'homme -le vampire- que j'aime? Au risque de le perdre définitivement?
Ce soir, je lui ai livré mon cœur, et tout ce qui allait avec. Mon âme, mon corps. Ma peine aussi.
Et nous, allongés dans ce lit, c'est ce qu'il y a de plus juste, de plus vrai et de plus sincère. Rien n'est
plus important en ce moment.
Tu chantes alors ma berceuse. Il est tard maintenant. Avant de clore mes yeux, je te murmure encore une fois mon amour.
« Je t'appartiens désormais. Tout comme tu es à moi. Nous sommes l'un et l'autre liés pour l'éternité. Des âmes sœurs pour toujours. Je ne veut plus jamais être séparée de toi. J'en mourrai à coup sûr.
Je t'aime plus que ma propre vie, plus que tout. »
A ces mots je m'endort, plus sûre que jamais de notre amour, un sourire étirant mes lèvres.
