Bonjour à toutes !
On est dimanche, n'est-ce pas ? Alors voici le chapitre !
Pour commencer, je vous adresse un grand merci pour vos reviews, mises en alerte et favoris. Merci à calimero59, choukinette76, Clairouille59, Ysoso93, sand91, Yukina21, xenarielle93, Stella82, Mamanlily, Asuna93, bellardtwilight, Miss Sadique, aelita48, Maru-chan8 et frimousse30 pour vos reviews. Vous avez eu peur, hein ? :)
aussidagility : Oui, Bella n'a pas de chance... Mais elle va avoir du repis ! Merci pour ta review !
On retrouve nos héros pour un nouvel épisode. Il reste 4 chapitres + l'épilogue.
Je vous souhaite bonne lecture. Les personnages ne m'appartiennent pas.
Chapitre 22 : Retour
Pov Rosalie
Bella était enfin de retour : je dis enfin, parce que depuis deux jours, Alice nous menait une vie infernale, tout ça parce que le médecin avait été clair sur l'hygiène.
-Il doit y avoir un minimum de microbes, docteur Cullen, avait dit le chirurgien qui avait recousu Bella. Sinon, ses plaies vont s'infecter, et je crains que votre fille adoptive ne doive refaire un séjour chez nous.
Carlisle avait promis que la maison serait irréprochable, et Alice avait pris notre père au mot. Elle tournait et virait toute la journée, faisant la chasse à la poussière, désinfectant chaque surface plusieurs fois par jour. Même Jasper commençait à s'énerver après sa femme.
-Enfin Alice ! Elle est maintenant à un tiers vampire ! Carlisle l'a affirmé ! Elle est plus résistante qu'une humaine normale.
-Peut-être, mais je ne veux prendre aucun risque ! Et puis, tout doit être prêt pour quand elle arrive.
Jasper soupira mais n'ajouta rien. Je regardai la pendule du salon : Carlisle avait dit être là d'ici deux minutes, et il était très ponctuel. Nous retournerions à Juneau le lendemain, mais en attendant Carlisle voulait que Bella se repose encore un peu.
Soudain, Alice déboula dans le salon, excitée comme une puce.
-Ils arrivent, ils arrivent !
Puis elle se précipita vers la porte, piétinant sans pouvoir s'arrêter.
-On va pouvoir recommencer à nous amuser ! Et Bella…
-Se reposera, dis-je posément.
Carlisle ouvrit la porte, se mettant entre Alice et Bella.
-Fais doucement, la prévint-il. Elle a encore mal.
Alice se précipita sur Bella, mais la prit dans ses bras avec précaution.
-Je suis heureuse de te revoir parmi nous, dit simplement mon excentrique de sœur. Tu voudras bien faire les magasins la semaine prochaine ?
-Alice !
Chacun s'était récrié, seule Bella avait gloussé.
-Tu m'as manqué Alice, l'hôpital était vide sans toi ! Mais pour te répondre, pas de sortie avant plusieurs jours, sauf pour aller à Juneau. Ordre des grands docteurs !
La mimique de Bella nous fit bien rire, et c'est joyeux que nous nous installâmes pour une soirée tranquille. Bella se pelotonna dans les bras d'Edward, moi dans les bras de mon mari, et Alice sur les genoux de Jasper. Esmée mit la télé en marche puis se rendit au premier, pour se changer, avant d'aller en ville avec Carlisle.
Pov Bella
Je m'étais vite endormie dans les bras d'Edward. Alice avait été me chercher une couverture, afin que je ne gèle pas, et c'est bien douillettement installée que mes paupières s'étaient faites lourdes.
A mon réveil, le lendemain, je n'entendis pas un bruit, et mon premier réflexe fut de m'affoler. Je me relevai à toute vitesse, pour voir Alice appuyée contre le chambranle.
-Eh bien Bella, on dirait que tu as vu un fantôme !
-Ah ah ! Je…
-Tu as cru que nous étions partis.
Je bafouillai, tentant de le nier.
-Je te connais par cœur Bella ! Et tu sais quelle a été ton intention ? Sortir. Maintenant, lève-toi, ils sont tous en train de chasser.
-Pourquoi ?
-Le chemin est long Bella, et nous ne voulons pas être tentés. Moi j'ai fini il y a peu, avant que tu ne te réveilles. Tu as faim ?
-Pas beaucoup.
-Force-toi !
Elle m'emmena dans la cuisine, après m'avoir vêtue d'un chaud peignoir. Le temps était à la neige dehors, et Edward serait tout mouillé. J'aimais ses cheveux lorsqu'ils étaient humides, parce qu'ils étaient indisciplinés et la lumière se reflétait plus.
-Bella ?
Alice me regardait anxieusement, prête à m'attraper.
-Je vais bien. Je songeais juste à Edward.
Elle soupira, visiblement rassurée.
-Carlisle pense que ma folie peut revenir ?
-Il n'en a pas parlé en tout cas, mais quand je t'ai vue, les yeux dans le vague… Excuse-moi, peut-être ne veux-tu pas en entendre parler.
-Disons que c'est à ces moments que je comprends à quel point ça a été dur pour vous.
Pov Alice
Pour changer de sujet, je me mis à lui raconter les derniers ragots de l'université.
-Julia a accouché, et les pom-pom girls disent que le père est le capitaine de l'équipe de football.
-Je suppose que toi, tu sais de qui il s'agit, répondit Bella, mangeant une tartine au beurre de cacahuète.
-Oui, et je sais qu'il compte la demander en mariage devant tout le monde, pouffai-je, trépignant à l'idée de voir ça. Dommage que tu ne puisses pas venir avec nous, ça va être très romantique.
-Peut-être que Carlisle consentira à ce que je vienne pour ça. Mais j'en doute. Et puis, Edward ne voudra pas.
-Pourquoi ?
J'étais surprise : ne savait-elle pas qu'Edward ne pouvait rien lui refuser ? Elle baissa la tête, rouge, gênée.
-Eh bien… Depuis… mon retour, il n'est plus vraiment là, il est distant… J'ai peur que… Qu'il ne m'aime plus, après m'avoir vu… folle.
Elle chuchota le dernier mot, si bien que j'eus du mal moi-même à l'entendre. Je m'approchai doucement, la prenant dans mes bras.
-Bella, que dis-tu là comme sottise ? Edward t'aime, bien plus chaque jour ! Je pense qu'il te dira tout bientôt.
-Tout ?
Oups, j'avais fait une gaffe, là ! Je me repris.
-S'il cache quelque chose, il t'avouera tout, mais je suis sûre que ce n'est pas bien méchant.
-Tu sais tout, n'est-ce pas, et tu ne me diras rien ?
Son sourire en coin me prouvait qu'elle avait deviné. Quelle intelligence ! Ou alors elle me connaissait très bien.
-Eh oui ma chère sœur, tu ne sauras rien. Mais je te promets que tu vas aimer.
Elle me jaugea avant de retourner à son déjeuner, visiblement soulagée. Quand elle eut fini, je la laissai monter se laver et s'habiller. Edward ne rentrerai que tard, avec les autres. Ils ne chassaient pas vraiment, en vérité ils préparaient une fête pour Bella : sa dernière fête en tant que jeune fille innocente, et surtout célibataire. Eh oui, le mariage était dans cinq jours ! Bien sûr, toutes ses amies étaient invitées, ainsi que quelques amis garçons, au grand dam d'Edward. J'avais invité Julia, que Bella connaissait de nom, mais je lui en avais tellement parlé qu'elle la connaissait. J'étais sûre qu'elles s'entendraient bien. Tout était prêt, décidé, mais Bella n'en savait rien : Carlisle nous avait demandé de la ménager, et puis, ce serait une surprise complète ! Pas le temps de stresser ! Une dernière chose était à décider : allions-nous inviter sa mère ? Carlisle avait retrouvé sa trace, mais nous ignorions si Bella voudrait la revoir. Soudain, Bella parut sur le seuil de l'escalier.
-Dis-moi Bella, voudrais-tu revoir ta mère ?
Elle me regarda, comme si j'avais dit une horreur, et elle se laissa tomber au pied de l'escalier. La voyant pâlir, je fonçai vers elle, craignant un malaise, mais elle se reprit.
-Je… ne sais pas. Il faut que je réfléchisse. Pourquoi ?
-Comme ça. Carlisle voudrait savoir s'il doit faire des recherches, ou si tu préfères en rester là.
Elle se releva et alla s'enfoncer sur le canapé, prenant la couverture sur ses genoux.
Pov Edward
J'avais tout organisé, avec l'aide importante d'Esmée. Ma mère m'avait aidé à choisir ce qui plairait à Bella, ce qui lui ferait plaisir…
Pour le moment, je rentrai, voulant voir ma fiancée. Bella m'avait manqué durant ces derniers jours, et j'avais besoin de sa présence, qui attendrissait mes moments. Je la trouvai en compagnie d'Alice, regardant un film.
« Ne la laisse plus Edward, elle croit que tu ne l'aimes plus. Prouve-lui le contraire, c'est important pour elle de te savoir là. »
En guise de bonjour, on faisait mieux, mais j'avais compris le message. Je m'approchai doucement vers Bella qui leva les yeux, interrogative.
-Veux-tu faire un tour dehors, avec moi Bella ?
Elle me sourit, un sourire franc qui illumina ses yeux, puis se leva, prenant ma main. Elle fit un petit salut à Alice puis me suivit. Je l'entrainais dans le jardin, là où l'herbe était bien tendre, dénuée de neige. Je la fis asseoir, et me couchai à son côté. Un silence s'imposa, mais j'avais besoin de prendre du courage. Les derniers jours avaient été durs, et je ne savais comment lui parler.
-Edward ?
Elle attendait, calmement. Moi j'étais au comble du tourment. Comment l'aborder ? Soudain, je me relevai et me penchai sur elle, qui me regardait avec curiosité. Mes lèvres touchèrent doucement les siennes, sans aller plus loin. Un effleurement.
-Bella… Comment te le dire…
C'est là que l'instinct prit le dessus : je la couchai entièrement, et mes lèvres descendirent d'elles-mêmes sur son cou, léchant doucement sa peau au parfum floral, si bon, si tendre. Mes dents suintaient du venin, et je n'avais qu'une envie : mordre dans ce cou, déchirer cette peau, prendre ce sang…
-Edward !
Ce son, si beau, me sortit de ma transe : non, le moment n'était pas venu ! Mes lèvres se posèrent avec légèreté, au lieu de mes crocs, et je remontai vers sa bouche en la couvrant de baisers. Son cœur s'affolait, elle haletait, mais je savais qu'elle aimait.
-Bella, je ne veux te dire qu'une chose : je t'aime, pour l'éternité ! Je veux être là où tu es, être avec toi, où que tu sois, pour te toucher, t'embrasser… Je t'aime à la folie, et je t'interdis de penser le contraire !
Elle me repoussa, geste auquel je ne m'attendais pas, et elle posa ses mains de chaque côté de mon visage, plantant ses yeux dans les miens.
- Alors, montre-le-moi ! J'ai besoin que tu me le montres !
Je me penchai de nouveau, pour m'emparer de sa bouche. Nos lèvres se rejoignirent, et notre baiser nous transporta au septième ciel. Rien que cela, un simple baiser pouvait me procurer une sensation infinie, alors je n'imaginais pas ce qui se passerait lorsque nous serions égaux, que nous aurions la nuit pour nous…Quand je me rendis compte que Bella avait cessé de respirer, je me reculai, la regardant avec un sourire joyeux.
-Merci, dit-elle simplement en se collant dans mes bras.
Elle frissonnait, aussi la pris-je dans mes bras et la montai-je dans la chambre, à ma vitesse, pour la mettre dans les couvertures. Là, elle se laissa aller, soupirant d'aise, et s'endormit au rythme de ma berceuse.
Pov Esmée
Nous organisions les derniers préparatifs : la fête était pour demain, et Bella dormait tranquillement, reprenant des forces. Elle dormait beaucoup ces temps-ci, mais Carlisle nous avait expliqué que c'était une réaction normale, et que son cerveau évacuait le stress des dernières semaines. Mon mari assurait tout de même qu'elle allait bien, et que son état physique et mental était au mieux. Il fallait juste faire attention à ne pas défaire les points de suture, afin de ne pas rouvrir les blessures. Mais Edward y veillait, surveillant chaque geste de son amour.
Nous étions de retour à Juneau, dans notre grande villa. Le voyage avait été long et dur pour Bella, qui avait souffert à la fin, mais elle avait serré les dents courageusement.
-Elle va être contente, trépignait Alice, elle va adorer ! Que je suis contente ! Elle va s'amuser, et elle voudra peut-être bien venir faire les magasins !
-Alice, calme-toi, dis Rosalie, au comble de l'énervement. Tu es pénible.
-Mais je suis contente, ma chère sœur ! N'es-tu pas contente pour Bella ? Sa dernière fête en tant que célibataire !
-Oui Alice, mais n'en fais pas trop. On dirait que c'est ton mariage !
-Pff, rabat-joie !
Alice partit bouder dans la cuisine, où elle entreprit de confectionner un gâteau. J'allai l'aider, pour être sûre que le gâteau serait mangeable.
-Tu sais Esmée, je ne me souviens plus si j'ai déjà fait des gâteaux, dans ma vie humaine, mais je dois dire que j'aime bien !
Je ris : Alice était un vrai rayon de soleil, à l'instar de Bella. C'est à ce moment qu'on entendit un cri : Bella, justement. Nous entendîmes Edward la rassurer, lui dire que c'était un mauvais rêve. Le silence se fit : chacun, en bas, attendait que Bella se rendorme, ne voulant pas la troubler plus que ça. Soudain Edward arriva, l'air navré.
-Elle veut boire, dit-il simplement, et je lui tendis un verre d'eau.
-Un mauvais rêve ? S'enquit Alice.
-Oui, avec Ivan et Jacob. Je crois que ça la poursuivra toute sa vie.
-Oui, affirma Rosalie. Mais il faut qu'elle t'en parle. Si elle en parle, c'est qu'elle va bien, sinon il faut s'inquiéter.
-Elle m'a raconté qui était dans son cauchemar, pas ce qu'il s'était passé.
-C'est déjà ça ! Assura Rose. Va la réconforter, elle a besoin de toi. !
Edward remonta, et nous finîmes les préparatifs.
Peu d'informations dans ce chapitre, mais le prochain bouge un peu plus.
On se retrouve dimanche pour la petite fête d'Alice.
Merci à Evelyne-raconte pour son aide.
Bisous
