Bonjour à toutes ! (y a-t-il un garçon dans la salle ?)
Je suis agréablement surprise de voir combien vous aimez cette histoire, et je vous remercie de la lire et de me donner vos avis ! Merci donc à Alexa27 (bienvenue à toi !), DavidaCullen (idem, bienvenue parmi nous !), Mamanlily, xenarielle93, choukinette76, Miss Sadique, Xukette, Yukina21, htray2000, Stella82, bellardtwilight, Asuna93, Maru-chan8, Clairouille59 et calmiero59 pour vos commentaires !
Merci à Evelyne-raconte pour son aide, et à elle et choukinette76 pour leur soutien au quotidien !
Place à la petite fête organisée pour le retour de Bella... Et un nouveau point de vue. Bonne lecture ! (Je suis la seule coupable pour les misères de Bella... Mais le personnage ne m'appartient pas, tout comme le reste des personnages de Twilight).
Chapitre 23 : Une petite fête bien innocente
Pov Edward
Mon ange dormait dans mes bras. Elle était chaude, douce, tranquille. En bas, tout était prêt pour la fête, mais nous la ferions à midi. Pour le moment, je l'admirais. Elle, celle pour qui j'aurais donné ma vie. Soudain, elle bougea légèrement, laissant son cou visible. Un cou magnifique, avec des courbes que je trouvais parfaites. Peu à peu, son rythme cardiaque augmenta, et je sus qu'elle était éveillée. Aussi l'embrassai-je délicatement sur les lèvres, veillant à ne pas la brusquer. Elle me sourit, les yeux encore clos.
-Bonjour ma belle, dis-je doucement.
Pour toute réponse elle se blottit dans mes bras, soupirant d'aise. Elle resta ainsi une dizaine de minutes, assez pour faire trépigner Alice d'impatience.
« Allez, c'est l'heure de se lever Edward ! Elle a assez traîné au lit ! »
Je souris : non, je n'allais pas lui dire de se lever, parce que j'étais très bien ainsi, et j'aurais voulu que nous restions dans cette position pour la vie, moi veillant sur son sommeil, sa tranquillité.
-Bonjour, me répondit enfin mon ange en embrassant mon torse.
-Bien dormi ?
-Oh oui ! Et toi ? Oh, excuse-moi !
-Non, ce n'est rien. Ma nuit a été très belle aussi, parce que tu étais là.
Cette phrase la fit rougir au plus haut point. C'est à ce moment que son estomac cria famine.
-C'est l'heure de manger Bella, murmurai-je à son oreille. Reste-là, je reviens.
Je courus à la cuisine et revins, porteur d'un plateau rempli de victuailles. Esmée avait vu grand encore, mais Bella semblait s'y être habituée.
-Esmée va avoir de la peine, commença Bella.
-Pourquoi ?
Je ne voyais pas où elle voulait en venir. Qu'allait-elle faire qui contrarierait notre mère ?
-Eh bien, lorsque je serais vampire, elle n'aura plus à faire à manger !
Je ris de soulagement : un instant, j'avais craint qu'elle ne veuille partir.
-Merci pour ce petit-déjeuner, Esmée, continua-t-elle, plus fort.
-Ils ne sont pas là, expliquai-je. Nous avons la maison pour nous seuls.
En effet, lorsque j'étais descendu, ils étaient tous partis.
-En quel honneur ?
-Pour que nous restions seuls. Ces moments sont trop rares à mon goût.
Elle se mordit la lèvre, je ne sais pourquoi.
-C'est vrai, j'oublie qu'ils sont constamment à l'écoute. Et puis, avec Alice…
-Et Jasper !
-Oui, lui aussi… Finalement, c'est très bien qu'ils soient partis.
Elle commença à manger, à picorer plutôt. Carlisle m'avait demandé d'aborder un sujet qui le préoccupait, et il fallait que j'arrive à en parler à Bella. Elle n'avait pas besoin d'un autre motif de s'inquiéter, mais notre père avait été ferme : il voulait savoir.
-Dis-moi Bella, as-tu soif ?
Elle me regarda, surprise.
-Oui, mais je vais boire du thé.
-Non Bella, je voulais parler de sang.
Elle pâlit horriblement, et je sus qu'elle n'était pas consciente du fait qu'elle en avait déjà bu. Je lui pris la main.
-Bella, calme-toi ! Ordonnai-je d'un ton doux mais ferme, ne voulant pas la voir défaillir. Tu ne te souviens pas, n'est-ce pas ?
-De… De quoi ? Ne me dis pas que…
Je hochai la tête : elle avait compris. Aussitôt elle se leva et alla dans la salle de bain pour vomir. Je me précipitai vers elle, la soutenant.
-Bella, ça va ?
Elle vomit encore une fois, hoquetant tant et plus.
-Ça va aller Bella, chut…
-Pourquoi ?
Je la pris dans mes bras et la ramenai dans le lit.
-A cause du venin, tes cellules ont été contaminées, et tu as bu du sang, très rarement, mais tu en as bu. Et avec Carlisle, nous ne comprenons pas pourquoi tu n'as pas soif.
-Peut-être parce que je suis consciente, et que le sang me dégoûte.
Elle avait parlé sèchement, comme si elle me reprochait de l'avoir laissé boire.
-M'en veux-tu de t'avoir laissé faire ?
Elle se tut, réfléchissant sûrement.
-Non, soupira-t-elle enfin. Mais ça me révulse, c'est tout.
Je hochai la tête, comprenant ce qu'elle ressentait. Moi aussi j'avais été horrifié de boire du sang au début, mais c'était notre nature. Finalement, Bella se leva et alla se laver et s'habiller.
Nous passâmes notre matinée à rester dans les bras l'un de l'autre, à nous embrasser, nous câliner, nous parler, nous avouer moult fois nos sentiments… Bella acceptait le fait que je ne n'aille pas plus loin, semblant avoir compris la raison : je me préparais mentalement à la voir changée. Et Rosalie m'avait demandé d'y aller doucement et faire en sorte que ce soit elle qui fasse le premier pas, afin de surmonter l'épreuve de son viol épreuve dont elle se remettait très bien si j'en jugeais les pensées de Carlisle.
A midi pile, Alice l'exubérante entra dans la chambre, sans frapper évidemment.
-Alice ! Grognai-je.
Mais elle m'ignora superbement, allant prendre Bella par la main, puis elle se mit dans son dos. Bella me regarda craintivement.
-N'aie pas peur, c'est une surprise, confiai-je.
-Je n'aime pas les…
Elle ne put aller plus loin : Alice lui avait mis sa main devant la bouche. Bella capitula vite, et se laissa mettre le bandeau de tissu qui devait lui cacher la vue jusqu'en bas.
-Si je tombe Alice, je t'en tiendrais pour responsable, grommela ma fiancée.
-Mais c'est Edward qui te tiendra !
-C'est toi qui me rend aveugle ! Tu en subiras les conséquences !
-Tu as intérêt à bien la retenir, gronda tout bas ma sœur. Sinon, gare à toi !
Nous descendîmes, doucement pour empêcher Bella de tomber, jusqu'au rez-de-chaussée. Là, Alice défit le bandeau, laissant Bella bouche bée.
-C'est… C'est…
Elle se tourna vers Alice qui commençait à faire ses prières, quand ma fiancée lui tomba dans les bras.
-Magnifique ! Merci !
La salle était décorée de banderoles bleues et blanches, avec certaines écrites, en lettres d'or « Bienvenue Bella ! ». Partout étaient accrochés des bouquets de Freesia, de lavande et de lys. Sur la table trônait un énorme gâteau.
-Mais je ne pourrais jamais le manger !
-Mais si, la rassura Esmée. Et puis, tu as le temps.
Alice mit la musique en route, et j'invitai Bella, qui prit ma main et me suivit dans le slow. Carlisle fit de même avec Esmée, tandis que Jasper essayait de faire comprendre à Alice l'intérêt d'une danse lente. Rosalie était dans la cuisine, et promettait à Emmett une nuit très douce s'il ne disait pas de bêtise ce soir.
-Alors tu aimes ?
-C'est un bon début de fête, dit ma douce, mais en quel honneur cette petite cérémonie ?
-Encore une surprise ma Bella.
-J'en ai marre des surprises, ronchonna-t-elle.
-Je sais, mais je te promets que c'est une des dernières. Profite de ce moment, c'est tout.
Elle se laissa aller contre moi, et se mit à danser avec plus d'entrain.
Pov Alice
Finalement, Bella le prenait bien. Après avoir dansé un slow avec Edward, elle avait dansé avec Emmett, qui avait promis de faire doucement, et avec Jasper. Au moment de danser avec Carlisle, Bella affirma qu'elle se sentait un peu mal, et notre père la força à manger un peu de gâteau.
-Il est délicieux ! Merci à la cuisinière !
-Aux cuisinières, me rengorgeai-je. Je l'ai fait avec Esmée !
-Alors bravo à vous deux !
Elle m'embrassa, embrassa Esmée, puis elle invita notre père à danser. Celui-ci la prit avec précaution et ils commencèrent à danser. Je dansai avec Edward cette fois-ci, mais j'entendis Carlisle parler à Bella par-dessus la musique.
-Alors, prête ?
-A quoi ?
-A fêter un grand évènement ! Je sais que les autres veulent te laisser dans le mystère, mais je pense que tu as le droit de savoir.
-Vous allez me transformer ?
-Vous ?
-Eh bien, toi ou Edward, je ne sais pas.
-C'est au programme, mais pas pour tout de suite, sourit-il. Tu ne vois pas ?
Elle secoua la tête, faisant sourire Edward.
-Ne lui dis pas cette nuit, même si elle t'implore, ordonnai-je tout bas à Edward. Sinon elle va encore être de mauvaise humeur.
-Tu as raison, pouffa-t-il. Mais j'espère qu'elle ne me demandera rien.
-Je l'espère aussi, parce que tu es infichu de lui résister.
Pov Bella
La fête des Cullen avait été très belle, et je m'étais bien amusée. Alice avait eu raison : ne rien me dire était peut-être une solution à mon stress. Quoiqu'il en soit, lorsque Carlisle décréta l'heure du coucher, à 01h30, je courus vers Alice pour la remercier, à l'instar de chacun des Cullen.
-Merci à vous tous, dis-je enfin avant de monter les escaliers. C'était magnifique.
Edward m'emmena dans la chambre, mais au moment où j'allais enlever mes habits, il me tendit un manteau chaud et un bonnet, ainsi qu'une écharpe et des gants. Je le regardai, avec curiosité, quand il me demanda de bien me couvrir. J'obéis, puis il me prit dans ses bras.
-Accroche-toi bien !
Il me souleva de terre et me prit comme une enfant, me permettant seulement de m'accrocher à son cou. Il sauta dehors et se mit à courir à pleine vitesse, le vent fouettant mon visage. Pour me protéger, je me cachai dans son torse, respirant sa merveilleuse odeur. Enfin, après plusieurs dizaines de minutes de course, il s'arrêta et me posa au sol. Nous étions dans une clairière, un espace dégagé, avec le ciel étoilé pour seule couverture. Nous nous allongeâmes, contemplant la voute céleste. Il prit ma main et se colla contre moi. Le silence s'imposa, mais un silence bienheureux, pas tendu ni autre. Juste tendre, éloquent. Soudain, il se releva à moitié et se pencha vers moi.
-Bella, aimes-tu ta vie ?
Je pris le temps de la réflexion, sachant qu'il me le demanderait si je ne le faisais pas.
-Oui, mille fois oui Edward. Jamais je ne pourrais mieux aimer ma vie qu'avec vous, avec toi.
-Tu ne préfères pas vivre chez des humains, ou même chez les Quileutes ?
Je le regardai d'un air de reproche.
-Serais-tu prêt à me laisser ?
-Si c'est ce qui est le mieux pour toi, oui. Je t'aime, plus que tu ne pourrais l'imaginer, et je refuse de te perdre, ni même de te faire du mal. Seulement, je ne veux que ton bien.
-Mon bien est avec toi Edward, sache-le. Transforme-moi, c'est ce que je veux.
-Tu seras prête à endurer la douleur ? Si je te mors maintenant, ne regretteras-tu pas ?
Je ne pus m'empêcher de haleter, sous l'effet de la surprise, mais aussi du désir.
-Non, jamais je ne regretterai. Je sais que tu seras là.
Il descendit vers mon cou, mais au lieu de planter ses crocs dans ma peau, il posa simplement ses lèvres, embrassant mon cou.
-Rentrons, tu es transie.
Il me souleva, et nous rentrâmes. Je me mis au lit, grelottante, mais les draps et la couette eurent vite faits de me réchauffer.
Pov Richard
Mon ami Ivan me manquait. Il m'avait appelé, il y a avait plusieurs semaines, pour me dire qu'il avait un plan génial, et qu'il allait bientôt le mettre à exécution. Il m'avait aussi ordonné, si jamais il échouait, de prendre la relève, et d'ôter la vie à la jeune Bella. N'ayant aucune nouvelle, et son téléphone ne répondant pas, j'en déduisais qu'il était mort. Et j'allais le venger. C'est le cœur lourd que je partis pour le Canada. J'avais un plan : ameuter tous mes amis, dont la plupart étaient dans les environs du Canada, et aller exécuter la tâche que m'avait confiée Ivan.
Pov Bella
A mon réveil, Edward n'était, une fois de plus, plus à côté de moi. Je pris donc mon temps, comptant les secondes avant qu'il ne vienne, mais au bout de six minutes, je décidai de me lever. Lui qui disait vouloir me voir sourire au réveil ! C'était raté pour lui ce matin ! Cependant, en me levant et en descendant, je constatai qu'il n'y avait pas trace des Cullen.
-Edward ?
Pas de réponse. Je montai voir dans la chambre d'Alice, mais n'y trouvait personne. Je courus dans la chambre de Rose, pour obtenir le même genre de réponse : le silence. Où étaient-ils tous ? Bah, j'étais une grande fille, après tout ! Je me fis un petit-déjeuner, le premier passant pour normal depuis mon arrivée chez les Cullen : du jus d'orange, des biscuits et un verre de lait. Ensuite, je montai me laver et m'habiller, avant de chercher à m'occuper. J'allumai l'ordinateur d'Edward et consultai mes mails : beaucoup étaient de mes amies, qui désiraient que l'on se revoit. C'est avec mélancolie que je pensai à eux.
Mes amies… Elles allaient me manquer, lorsque je serais vampire, mais je voulais vivre avec Edward, et la transformation n'était pas un point négociable. Je savais ce que je voulais, enfin, et c'est particulièrement ma folie qui m'avait aidée à être vraiment sûre et certaine. En effet, ces instants avaient été durs pour moi, et durant tous ces moments d'obscurité, une seule image m'obsédait, jour et nuit : Edward. Et durant mes moments de lucidité, cette image devenait plus réelle, un véritable appel.
-On rêve ?
Mon cœur fit un bond. Un baiser dans mon cou et il s'envola.
-Bella, calme-toi !
Je me retournai, essayant de prendre un air furieux contre Edward, ce qui était bien sûr impossible.
-Et comment veux-tu que j'y arrive si tu viens me troubler ?
-Moi, je te trouble ?
Il avait dit ça avec un regard dessous ses cils, m'éblouissant comme il en avait l'habitude. Pour le coup, je devais avoir un air totalement niais.
-Bella, respire ! Me conseilla-t-il.
J'obéis, tentant de reprendre mes esprits.
-Que faisais-tu ?
-Je regardais mes messages. Certaines amies veulent me voir, avant que… Elles veulent me voir, c'est tout. Peut-être que je pourrais organiser un goûter, en annonçant mon mariage.
-Tu voudrais les inviter ?
-Bien sûr ! J'en profiterai pour leur dire au revoir.
-Bella, ne remets pas ce sujet sur le tapis. Tu ne vas pas mourir !
-Non, mais vous me l'avez assez dit : les premières années, il est extrêmement difficile de résister au sang humain, et je n'ai aucune envie de faire du mal à mes amis.
Il allait riposter mais s'en abstint, me regardant intensément, puis il s'assit sur le lit.
-Bella… soupira-t-il. C'est vrai, c'est difficile, et tu ne pourras sûrement jamais les revoir, sous ce nom, j'entends. Maintenant, personne ne te demande de renoncer à eux.
-Comment ça ?
-Eh bien, durant ta transformation, tu vas changer, beaucoup.
-Beaucoup ?
Je devais avoir pâli, parce que le visage d'Edward devint anxieux.
-Suffisamment pour qu'ils ne te reconnaissent plus, et que tu puisses revenir dans quelques dizaines d'années, avec un nouveau nom.
-C'est vrai ?
Pov Emmett
On aurait dit qu'Edward venait de lui annoncer que son anniversaire était avancé, ou qu'il y aurait deux Noël cette année.
-Mais oui, répondit mon frère. La nature nous a permis au moins ceci : nous pouvons revoir les gens que nous aimons, sans qu'ils sachent qui nous sommes. Mais ce sera effectivement dans plusieurs années, voire des dizaines d'années.
J'entendis Bella soupirer, puis ils descendirent au salon, où Alice les attendait, avec un livre à la main. Dès qu'elle vit le sujet du livre, Bella tenta de partir en courant, retournant vers le premier étage, mais notre exubérante sœur l'en empêcha, se mettant devant elle.
-Oh non Bella ! Tu n'y échapperas pas ! Edward, je t'ai dit que je ne voulais pas te voir ici avant une heure ! Emmett, cesse de rire, les habitants de Forks vont croire qu'un ours s'étrangle !
J'étais plié de rire, et les tentatives désespérées de Bella n'arrangeaient rien.
-Allons, dis-je entre deux fous rires, ce n'est qu'un long et douloureux moment à passer Bella !
Avant de me remettre à rire. Alice prit Bella par la main en me foudroyant du regard.
-Emmett et Edward, si vous n'êtes pas partis dans une seconde, je vous jure de vous rendre la vie impossible pendant les cent prochaines années !
Je cessai de rire : la perspective d'avoir une Alice survoltée pendant cent ans ne me disait rien qui vaille, et il semblait en être de même pour Edward. Aussi rejoignis-je ma femme dans le garage, où celle-ci préparait un cadeau pour Bella. Rosalie ne leva même pas la tête lorsque j'arrivai.
-Tiens, tu t'es encore fait virer Emmett. Quand donc arrêteras-tu de faire l'idiot ?
-Avoue que c'est comme ça que tu m'aimes !
-Possible, mais un jour, Alice va vraiment s'énerver.
-Parce que là, elle n'était pas énervée ?
-Non ! Tu aurais dû voir le jour où Edward lui avait pris ses chaussures préférées pour se déguiser avec ! Elle serait presque devenue toute rouge.
-Eh ben ! Bon, alors, tu l'as fini, ce cadeau ?
-Presque.
-Franchement, j'ai du mal à voir Bella là-dedans ! Déjà qu'elle voulait garder sa vieille voiture !
-Oui, mais Edward pense qu'une fois vampire, elle aimera la vitesse, et que sa vieille voiture ne lui conviendra plus.
-Si tu le dis…
-Va jouer Emmett !
Boudeur, je sortis pour retrouver Esmée et ses fleurs. Esmée avait fait monter une serre, où elle avait entrepris de faire pousser des milliers de fleurs, et depuis quelques temps, elle passait beaucoup de temps dans cet endroit. J'allai la voir, et fis mon pleurnicheur.
-Mon pauvre Emmett !
-Je ne veux que m'amuser pourtant !
-Bah, trouve autre chose ! Pourquoi ne ferais-tu pas un combat contre Edward ?
-Parce qu'il triche tout le temps.
-Sauf s'il a son esprit braqué sur celui d'Alice…
-Tu crois qu'il l'espionne ?
-Pas elle, mais Bella, j'en suis sûre.
-J'y cours alors !
Pov Edward
« -Non, pas ça Alice ! Je t'ai dit : choisis, je te fais confiance !
-Il faut quand même bien que tu saches ce que tu vas porter le jour de ton mariage !
-D'ailleurs, pour quand est-il prévu ?
-Bientôt. Edward, si jamais tu m'espionnes, je te jure que ça va très mal aller pour ta chérie ! »
Je n'en écoutai pas plus : Bella ne savait toujours pas que son mariage était dans deux jours.
Tout était prêt : le traiteur, les fleurs, l'estrade, que nous monterions dans la nuit, le prêtre (qu'Emmett jouerait grâce à un diplôme acquis sur Internet), et les invitations, toutes envoyées et auxquelles tous avaient répondu. Finalement, Bella avait eu trop peur de revoir sa mère, et c'était mieux ainsi. Carlisle avait été la voir, mais celle-ci avait refusé que mon père prononce le prénom de sa fille devant elle. Il avait alors expliqué la mort de son ex-mari, événement qu'elle prit assez tragiquement. Elle ne demanda cependant aucune nouvelle de Bella, et Carlisle décida de ne pas la prévenir au sujet du mariage.
-Je veux un combat ! M'annonça Emmett en se dressant devant moi, tel une panthère en colère, ou plutôt un ours, vu la corpulence.
-Es-tu prêt à te faire battre encore une fois ?
-Non ! Mais je change les règles : tu dois savoir ce que fait Bella en ce moment.
-Impossible ! Si je le fais, j'aurais Alice sur le dos. Mais j'accepte de regarder ailleurs, ou même de fermer les yeux.
-D'accord, les yeux fermés.
La seule chose à laquelle il n'avait pas pensé, c'était que je regardais dans son esprit, et pouvais voir toutes les actions qu'il entreprenait contre moi, avant même qu'il ne les réalise. Il tenta une feinte, que j'évitai, un coup de pied, un coup de poing, un tacle, mais aucun coup ne me parvint : j'esquivais avant. Tout cela agaça Emmett, qui finit par se jeter sur moi, sans y penser avant, me plaquant au sol.
-Je t'ai eu ! Lança-t-il tandis que je m'éclipsai d'entre ses bras.
-Pas encore !
Il revint à la charge, mais cette fois il élaborait une tactique, ce qui fait que je me déviai d'un pas au moment où il fonçait sur moi, le faisant tomber au sol. J'éclatai de rire.
-Tu as encore des efforts à faire pour me battre !
C'est en riant que j'allai retrouver Bella, enfin libérée des griffes d'Alice.
Pov Bella
Ils me cachaient quelque chose, c'était certain, mais quoi ? Telle était la question. Alice était plus survoltée que jamais, Edward avait la tête ailleurs, Esmée chantonnait, Jasper passait son temps à sourire, Emmett se moquait de moi à la première occasion, soulevant des sous-entendus que je ne comprenais pas, et Rosalie était tout le temps au garage. Même Carlisle essayait de provoquer un dialogue, parlant pour ne rien dire, ce qui n'était vraiment pas son style. Bref, que me cachaient-ils ? Qu'avaient-ils encore prévus d'extravagant pour moi ?
Pov Alice
Bella se doutait de quelque chose, surtout depuis l'épisode du choix des sous-vêtements.
-Alice, où as-tu mis mon pyjama ?
-Il y a une nuisette dans ton placard. Tu n'as qu'à la mettre.
-Ah non ! Elle est beaucoup trop… Enfin, on voit tout à travers !
-Mais Bella, ne crois-tu pas qu'Edward…
Elle rougit furieusement, croisant les bras sur sa poitrine.
-Il n'en est pas question.
Je glissai vers elle, malicieusement.
-Ne veux-tu donc pas faire plaisir à Edward ?
Elle me regarda, l'air mauvais.
-Tu es ignoble !
-Je sais, mais c'est comme ça que tu m'aimes !
Elle empoigna la nuisette que je lui présentais puis alla se réfugier dans la salle de bain.
-Tu sais que ton mariage approche Bella, dis-je à travers la porte, sachant qu'elle m'entendait très bien. Songe à ta nuit de noce !
Je sentis une brusque chaleur : Bella devait rougir à l'extrême. Je ris.
-Allons Bella, ne fais pas ta mauvaise tête ! Il va aimer, je te le promets.
Elle ouvrit la porte, en furie.
-Ne me dis pas que…
J'opinai de la tête, avec un grand sourire, la rendant encore plus furieuse.
Elle se mit à hurler.
-Alice !
Je filais, la laissant se calmer. Bah, elle serait contente, et dans trois jours me remercierait.
Une idée sur le contenu du prochain chapitre ? Un avis sur le point de vue de Richard ?
Merci à toutes pour votre fidélité ! On se retrouve dimanche prochain.
Bisous
PS : une grosse pensée pour l'équipe de France de rugby !
