Le concours des plus belles déclarations

Titre : Declarazione

Personnages : Edward VS la meute

Disclaimer : tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, seule cette poésie est créée par mes soins. J'espère qu'elle vous plaira.

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Un jour de pluie, Edward, face à sa belle enceinte, agressé par les pensées de loups en furie, affaibli de chagrin et de tristesse mais lié au fœtus qui risque de tuer sa femme, se décide à coucher sur papier ses tourments et sa colère. Devant ce bureau, seul, perdu dans le silence de la nuit, il écrit, sans relâche, des mots qu'il ne délivrera jamais à quiconque. Ses mots, ses maux, ces phrases assassines qui ne sont pas bonnes à dire mais qui libèrent l'âme d'un poids certain. Plus il écrit, plus il ressent cette haine indicible qui lui tord les boyaux et remue son cœur mort. Il se sent seul et perdu, face à la Grande Faucheuse, à cette éternité figée de regrets et d'espoir, à cette paternité qu'il espère et redoute, face à ceux qui ne le comprennent pas. Il se sent seul et pourtant, au-dessus de cette page blanche qui ne cesse de noircir, il espère trouver en elle un adjuvant, une aide précieuse pour ne pas sombrer. Face à l'écriture qu'il tente de maîtriser, il se sent libre de souffrir, libre d'ouvrir son âme à la haine et au mépris qu'il a toujours contenus pour le bien de tous… à part peut-être le sien. Il retrouve le fiel de la Bête, l'aigreur et l'amertume du monstre qu'il s'évertue à cacher. Il rentre chez lui, en terrain connu, en territoire brûlé puis conquis d'un murmure. Il retourne dans son antre pour cacher sa colère au monde. S'il était encore humain, des larmes inonderaient ses joues. Il est mort et pourtant ses morts sont ceux d'un vivant, d'un être bouillonnant de fureur et de fiel. Des images se pressent en son esprit : de la violence, des envies de faire taire des cœurs encore jeunes. Il s'imagine tour à tour vengeur, cavalier noir, mousquetaire des ses propres aspirations. Il s'imagine au combat, à la guerre qu'il aurait voulu faire et que la grippe espagnole lui a ravie. Et pourtant, face à ses maux, l'infanterie est la grande absente. C'est seul qu'il souffre, seul qu'il se retient de hurler sa douleur. Et c'est seul qu'il fait face à ses maux, ces mots qui peu à peu prennent du sens pour mieux le guérir… et brûler en enfer. Voici l'un des poèmes écrits par Edward Cullen à la meute de Sam Uley.

DECLARAZIONE

Poème d'Edward Cullen à la meute de La Push.

Il me tarde le temps où les loups seront vieux

Où leurs râles pleureurs étoufferont mes cris

Il me tarde le temps où les loups seront ceux

Qui pleureront sous terre, sous cape et mon mépris

Leur fera ressentir ce que tout homme craint

La froideur des morsures et les maux des catins !

Il me faut l'avouer, j'ai la haine facile

Et même si parfois les mots sont malhabiles

« La critique est aisée mais l'Art est difficile » !

Vous n'avez dans votre Art que de la bave aux lèvres

Et si les monstres pâles, enivrés de la sève

Des humains torturés et des filles dociles,

Vous parlent de baisers, de caresses étranges

Vous hurlez à la Lune ! Et trainez dans la fange

Un amour que jamais vous ne pourrez connaître

De ma douce torpeur je vous vois vous repaître !

Il me tarde le temps où la Lune hurlera

Devant vos mausolées et vos luttes perdues !

Des chants de suppliciés, de guerres impromptues

Il me tarde le temps de mourir au combat !

Oui, car le temps viendra où vos terres affamées

Se nourriront du sang de vos âmes martyres

Il vous faudra attendre, il vous faudra lutter

Contre cet oppresseur qui manie la satire

Comme on manie le glaive ! Et ma satire est grande !

Je suis de ceux qui rient d'un mort ou d'un malade !

Car malades vous l'êtes ! Chiens galeux, pires que pendre !

Vos esprits sont bien faibles et mes armes fatales !

C'est l'amour, je le sais, qui guide mon tourment

Ma jalousie, mon ire, ma haine, ma colère !

Mon amour éternel côtoie le firmament

De ceux qui se consument ! Oui je vais à la guerre !

Oh ! Loup ! Prends garde à toi que mes crocs ne s'imprègnent

De ton audace vile, de ton inimitié !

Car je serai celui qui te fera plier

Sous les coups de l'amour que je porte à ma reine !

Vous pensez la combler de votre insuffisance ?

Je me gausse, me vautre en votre insignifiance !

Vous n'êtes rien ! Que dis-je ! Vous n'êtes que poussières

Qui s'envolent au loin lorsque luit la lumière

Qui, moi, me fait briller ! J'illumine vos terres !

De mon iniquité et de ma suffisance !

Bientôt quémanderez une once de clémence

Sans pitié je serai comme Yahvé le Père

Qui a puni Sodome et torturé Gomorrhe

Je serai le vengeur, le redresseur de torts !

Mon courroux n'a d'égal que votre balourdise !

Vous imaginer morts est une estampe exquise !

Elle est mienne à jamais ! Bientôt, je prendrai femme

Et vous empêcherai de commettre l'infâme !

Le fruit de nos entrailles est béni d'outre tombe

Oui, je vous trainerai au fond de catacombes

Pour ne plus vous entendre, jeunes chiots infantiles !

Vos hurlements, vos cris, me sont insupportables

Vous êtes le reflet de l'irrécupérable !

Ma haine me dévore et je me sens fébrile.

Je serai l'Omega d'un Alpha sans cervelle !

Ferai n'importe quoi pour protéger ma belle

Le meurtre a ses raisons que ma raison ignore

Vous qui ne tuez pas, vous me rendez plus fort !

A chaque instant mon cœur ressuscite de fiel

Je cherche le combat, je cherche la querelle !

Je cherche la lumière où plus rien ne s'agite

J'espère en ma demeure une fin altruiste

A mon histoire unique. Je ne sais où pleurer

Car je suis seul au monde ! En mon âme et conscience

Je vous mettrai à terre, je vous ferai crier

Je vous étoufferai dans votre résilience !

Edward Anthony Masen Cullen à Sam Uley et sa meute.