Bonjour à toutes !

Nous voici presque au dénouement, puisque c'est le dernier chapitre avant l'épilogue.

Mais avant de vous le livrer, je voudrais remercier les lectrices qui m'ont laissé des reviews : calimero59, Mamanlily (Merci pour la 400ème ^^), xenarielle93, Yukina21, CeriseBella, Miss Sadique, Maru-chan8, Ysoso03, htray2000, Asuna93, et choukinette76.

Petites réponses aux non-inscrites :

aussidagility : Tu as raison d'avoir des doutes... Mais je n'en dis pas plus et je te laisse découvrir par toi-même. Merci pour ta review !

carlie1717 : Je suis très heureuse que tu aies autant aimé :) Voici le dénouement, j'espère qu'il te plaira ! Merci pour ton avis !

Je vous souhaite uen bonne lecture. Les personnages appartiennent à quelqu'un... du nom de Mme Meyer.

Merci à Evelyne-raconte pour son aide, et à choukinette76 pour ... son chocolat !


Chapitre 25 : Mort et vie

Pov Edward

Je flottais. Ou plutôt croyais flotter. Je savais qu'Emmett me portait tandis que lui et les autres membres de ma famille couraient à perdre haleine vers la réserve Quileute, pour reprendre Bella, au prix de leur vie, pour moi, à cause de ce que j'avais fait, à cause de ma faiblesse…

-Edward ! Me morigéna pour la cinquante-septième fois Jasper, sentant mes remords. Ce n'est pas ta faute !

Oh si, c'était ma faute ! Je n'avais pas été assez fort pour résister à son sang, pas assez fort pour sauver ma femme ! Enfin, elle n'était pas encore officiellement mon épouse, mais à mes yeux si.

-Nous leur demanderons, et s'ils ne veulent pas, nous attaquerons, disait Emmett.

-Non ! Protestai-je faiblement. Vous ne devez pas mourir à cause de moi !

-Qui te dit que nous allons mourir ? Ricana mon idiot de frère.

« J'espère que nous arriverons à temps ! » songeait Esmée tout le temps. « Je ne veux pas la perdre ! »

Moi non plus ! Mais je lui avais fait trop de mal ! Tellement de mal ! J'avais bu son sang, si chaud, si bon ! La soif me revint, amenant le venin à mes lèvres. Je déglutis, essayant de penser à autre chose.

-Edward, si tu fais ça, je te jure que ça va mal aller pour toi ! Me souffla Alice, qui venait de connaître mes intentions de suicide, une nouvelle fois.

J'étais mal ! Je gémis, terrassé par la douleur. Soudain, nous sentîmes l'odeur des chiens, puis nous entendîmes un cœur : l'un d'eux nous attendait. Sam. Il était en humain, armé d'un bâton, et voulait parler avec nous. Une tentative pour nous empêcher de voir Bella ? Emmett me posa à terre, et je baissai la tête, ne supportant pas le regard de reproche du Quileute.

-Je dois voir Bella, prévint tout de suite Carlisle.

-Je sais. Je suis de votre avis, mais Jacob est comme devenu fou. Il tourne autour du corps de Bella, et…

-Du corps ?

Je relevai la tête : il hochait la sienne, fendant mon cœur.

-Non !

Un cri, un seul, puis plus rien ne me parvint. Le noir, total.

Pov Esmée

-Non !

Ce cri, je le poussais avec chacun des membres de ma famille. Edward s'effondra, et je me précipitai sur lui. Il avait les yeux clos, mais le sourire aux lèvres. Que lui arrivait-il ? Je relevai la tête vers Sam qui continuait.

-Il empêche quiconque de s'approcher. Nous n'osons pas essayer d'entrer, de peur qu'il ne lui fasse du mal. Enfin, plus que ça.

-Il est chez lui ? S'informa mon mari.

-Oui, enfermé. Il retient Billy et le corps de Bella, et tire sur tout ce qui ose approcher à moins de trente pas.

Le silence se fit, angoissant. Je me mis à pleurer, et Alice et Rose vinrent dans mes bras, pour pleurer aussi. Bella… Nous l'avions perdue, notre fille, notre sœur…

-Nous allons tenter quelque chose, si vous le voulez bien, 'expliqua encore l'indien. Mais je vous interdis de toucher à Jacob !

Carlisle hocha la tête.

-Carlisle, gémis-je. Regarde Edward !

Il s'agenouilla près du corps de son fils avant de déclarer :

-Il s'est endormi, ou plutôt il comate. Pour le moment, on ne peut rien faire. Laissons-le ainsi, il est heureux. Ne t'inquiète pas Esmée, ce n'est pas grave pour le moment !

Emmett reprit le corps de son frère puis nous partîmes en direction de la réserve.

-Merci, fut le seul mot que je pus dire à l'adresse du Quileute qui était en tête du groupe.

Soudain, alors que nous arrivions près de la maison des Black, on entendit un hurlement. On aurait dit la voix de... Bella !

-Mais… Que se passe-t-il ? Bégaya Sam.

-Bella… Elle se transforme quand même.

Nous nous précipitâmes dans la maison pour trouver Jacob, assis devant la porte de sa chambre. Billy était au sol, inanimé, et l'adolescent nous grogna dessus à notre arrivée.

-Jacob, essaya Carlisle tandis qu'Alice s'occupait de Billy, calme-toi, je veux juste voir Bella.

-Non !

-Alors explique-moi ce qui s'est passé !

Jacob regarda Sam d'un air de reproche avant de soupirer.

-Je lui ai fait un massage cardiaque, et elle s'est mise à crier. J'en déduis que…

Carlisle hocha la tête, gravement.

-Oui Jacob, elle devient comme nous.

Pov Jacob

Qu'avais-je fait ? J'avais mené ma meilleure amie à la mort ! Après tout ce qu'elle avait traversé, après toutes les fois où les Cullen lui avaient sauvé la vie, moi je l'avais tuée ! Je me mis à pleurer, comme un enfant. Billy, éveillé, demanda à Carlisle de l'approcher de moi, et il me prit dans ses bras.

-Chut, ça va aller… Ne peut-on rien faire docteur ?

-Hélas non. Une fois que le venin a commencé à agir, rien ne peut l'arrêter, sauf un poison, comme la dernière fois. Seulement, ses cellules sont saines à présent, et elles se transforment.

-C'est de votre faute ! Me mis-je à hurler. On ne se marie pas avec une humaine, c'est… malsain ! Regardez où ça l'a menée !

Le docteur se mit à ma hauteur.

-Jacob, que tu le veuilles ou non, Bella l'a choisi. Elle aime Edward, et lui l'aime…

-Oh oui, assez pour boire son sang !

-C'est un accident ! Un malheureux accident ! Plaida Jasper. Ne rejette pas la faute sur les autres parce que tu te sens coupable !

Je le regardai d'un air mauvais, avec une seule envie, celle de lui sauter dessus. Alice essayait de réveiller son frère.

-Allez Edward, ouvre les yeux ! Tu n'entends pas Bella ? Elle a besoin de toi ! Jacob, laisse-moi passer, je t'en supplie ! Elle a si mal !

Je l'entendais moi aussi, s'époumoner contre la douleur, mais qui la lui avait infligée ? Je ne pouvais pas… Mais je l'aimais tellement, je ne voulais que son bien…

-Seulement Alice, grognai-je. Personne d'autre.

Alice passa la porte qui se referma. Et soudain, nous n'entendîmes plus un bruit, seulement Alice qui parlait doucement à son amie.

-Oui, voilà, c'est très bien ! Ecoute ma voix, seulement ma voix, pas ton corps ! Tu vas t'en sortir Bella, tu verras !

Un autre cri, et Alice qui ordonnait à Bella de ne pas penser à la douleur.

-Vous croyez qu'elle va m'en vouloir ? Demandai-je au bout d'un moment à Esmée, la seule qui, à mes yeux, avait de la compassion pour ce que j'endurais.

-Non, tu penses bien ! Me répondit Rosalie ironique. Tu l'as emmenée dans le monde qu'elle désirait ! Ne t'inquiète pas, bien sûr qu'elle te pardonnera !

Pov Bella

J'allais tuer celui ou ceux qui m'infligeaient cette douleur atroce, qui m'obligeait à hurler. Des brûlures, encore et toujours, sur tout le corps, dans mes veines, sur ma peau… Et des aiguilles aussi, des milliards d'aiguilles, des millions de couteaux, me rentrant dans la peau… J'avais si mal ! Une souffrance atroce ! Et soudain, un chant me parvint, une voix douce, apaisante… Pas celle à laquelle je m'attendais, mais une voix qui me détourna un instant de ma souffrance.

-Oui, voilà, c'est très bien ! Ecoute ma voix, seulement ma voix, pas ton corps ! Tu vas t'en sortir Bella, tu verras !

Qui était-ce ? La douleur m'empêchait de réfléchir, ou de rester concentrée longtemps sur la voix, et un cri m'échappa, peut-être deux… Puis la voix revint, parlant d'un nom chéri, mais qui me faisait mal. Edward…Celui qui m'avait tuée, qui avait fait commencer toutes ces souffrances…J'avais si mal ! Je replongeais, vers un monde sans souffrance.

La douleur était encore plus poignante ! Mon Dieu, faites que cela cesse ! Je veux mourir ! Je préfère encore cela à la souffrance, à cette horrible douleur sans fin. Soudain, une voix d'ange me parvint.

-Non Bella, tu ne mourras pas, je l'interdis ! J'ai commis une énorme erreur, je le sais, et j'espère que tu sauras me pardonner. Mais tu dois vivre ! Sans moi, si tu le décides, mais vis, je t'en supplie ! Ou tu nous condamneras tous deux à la mort.

Mort ? Non, je lui en voulais, mais pas la mort, pas pour lui !

-Non !

Mon cri me déchira les tympans tant il était fort. Soudain, une chose me traversa l'esprit : mon enfant ! J'étais enceinte, j'allais être mère ? Où était ce petit être qui devait naître cinq semaines après mon mariage ? Etait-il… Non, je refusais de le croire… Et pourtant… Je ne sentais rien au ventre, la douleur était déjà passée par là. Un autre non sortit de ma bouche, avant que je ne retourne au néant.

Pov Edward

Bella passait des cris au coma, puis de nouveau aux cris… Elle m'avait appelé, et c'est ce son qui m'avait sorti de ma léthargie. Et maintenant, Rosalie m'obligeait à rester à son chevet, car ma voix la calmait. Elle avait demandé après son enfant, mais je crois qu'elle avait compris toute seule que son enfant n'était plus… par ma faute…Je voulais m'enfuir, retrouver les Volturi et leur demander la mort, le réconfort… Mais Alice m'avait traité de lâche, tout comme Rosalie, qui elle m'avait obligé à venir là, auprès du corps tordu de douleur de la femme de ma vie… que j'avais failli tuer.

-Tu verras ma Bella, tout ira bien… Si tu ne veux plus de moi, je comprendrais, mais je t'en supplie, bats-toi !

Que pouvait-elle faire d'autre ? Me laisser dans ce monde, en songeant que j'avais assassiné ma femme ? Me laisser errer ici, sans mon âme-sœur, sans l'étoile de ma nuit ?

Pov Carlisle

Nous laissâmes Jacob et Bella chez les Black tandis que nous allâmes chasser hors du territoire des Quileutes. Edward se relevait peu à peu, détruit moralement, mais il se battait, au moins pour Bella. Rosalie et Alice y veillaient, et Emmett et Jasper se mettaient sur son chemin dès qu'il faisait mine de vouloir se sauver. Je pris le plus vieux de mes fils à part.

-Edward, que vas-tu faire ? Veux-tu vraiment nous abandonner ?

-Si c'est ce que veut Bella, je le ferais. Si elle ne veut plus de moi, j'accepterais son choix.

-Et nous ?

-Vous aurez Bella !

-Et que feras-tu, loin d'elle ?

-Je ne serai pas loin d'elle, pas en pensée du moins.

-Tu songes toujours à…

Mon fils hocha la tête.

-Je ne pourrai pas vivre loin d'elle, tu le sais ! Et vivre dans le remord, éternellement en plus, je ne le pourrai doublement pas. Alors s'il te plaît, accepte aussi mon choix.

-Je ne peux pas, je suis désolé.

C'était vrai, je n'acceptais pas de voir Edward, le premier de mes fils, celui que j'avais formé le premier, celui avec qui j'avais partagé ma vie le plus longtemps, partir, même si c'était pour le bien de Bella. Non, cela je ne pouvais l'accepter.

-Rentrons, Bella n'a pas fini sa transformation.

Quand nous arrivâmes, Bella était presque vampire. Son cœur était à peine audible, et sa peau était dure.

-Elle va bien ? Demanda Jacob.

-Elle a presque terminé sa transformation, lui appris-je. Elle est comme nous.

Jacob se mit à pleurer à nouveau.

-Oh Bella ! Je suis si désolé !

-Tu n'as pas à l'être Jacob. Elle le voulait. La manière de le devenir a été sûrement traumatisante, mais c'est ce qu'elle désirait. Ne te fustige pas ainsi, elle te remerciera.

Pov Billy

Ceci était à noter dans les annales : des vampires et des Quileutes se côtoyant, amicalement, autour d'une presque-vampire. Voilà qui ne s'était jamais vu. Mais ce n'était pas déplaisant, et j'aimais cette ambiance. Emmett et Jasper étaient dehors avec les miens, se battant amicalement. Alice discutait avec le jeune Seth, pour qui elle s'était prise d'affection. Rosalie restait dehors, à bouder et à dire que ça sentait mauvais. Seul Edward restait au chevet de Bella.

Enfin, quatre jours après l'accident, Bella cessa de crier.

Pov Bella

Le silence… Le noir… Ou plutôt non, la lumière et le noir. Et le bruit. Tous les bruits. La mer, pas très loin, des cœurs qui battent… Des respirations, des froissements… Des odeurs, certaines agréables et d'autres franchement désagréables…Et aucune douleur, rien, juste moi.

-Elle va ouvrir les yeux, chuchota une voix.

Alice.

-Chut !

Rosalie.

Je n'avais pas sommeil, je n'étais pas fatiguée, aussi décidai-je d'ouvrir les yeux. Le plafond était vieux, humide, un peu moisi. Où étais-je ? Pas chez les Cullen en tout cas. Je me sentais si étrange ! Je levai ma main, sans effort, sans vraiment en prendre conscience, et touchai mon visage, lisse.

-Bella ?

Je me redressai, surprise.

Tous les Cullen étaient là, à me regarder, ainsi que Jacob. Mais le plus beau, le meilleur, était bien sûr Edward. Ses yeux pétillaient mais me demandaient pardon en même temps, et c'est à ce moment que je décidai de lui pardonner, que je compris que je voulais encore vivre mon éternité avec lui. Parce que je savais enfin : j'étais vampire !

Je descendis lentement du lit, faisant attention à chacun de mes mouvements. Quelle sensation étrange que celle de sentir la force irradier chacun de mes membres ! Je me dirigeai ensuite vers celui qui m'avait appelée, d'une voix pleine d'angoisse : Edward. Il était plus beau que dans mes souvenirs, sa peau encore plus parfaite. Ma main se tendit automatiquement vers LUI, sans qu'un seul mot soit échangé, juste nos regards qui se soutenaient. Sa peau était souple, lisse, et chaude. Mon doigt glissa vers ses lèvres, qui me semblaient attirantes, très alléchantes, et caressa sa lèvre inférieure. Il ferma les yeux et se mit à ronronner.

-Edward ?

Il rouvrit les yeux et me prit dans ses bras, où je me coulai avec délice.

-Oh Edward !

Nous avions eu peur, tous les deux, mais jamais je ne voulais le quitter.

-Je t'en supplie, reste avec moi ! M'implora-t-il, la voix tremblante.

-Jamais je ne te quitterai ! Promis-je.

C'était un pardon peut-être rapide, mais peut-on lutter contre l'amour si dévastateur que je lui portais ?

Pov Esmée

Et voilà ! Les deux amoureux étaient ensemble ! Jacob se mit soudain à grogner.

-Maintenant, tu es mon ennemie Bella.

Ma fille se défit de l'étreinte d'Edward et s'avança doucement vers le Quileute.

-Est-ce donc ce que tu veux Jacob ? Veux-tu vraiment me tuer, me détruire ? Je suis là, devant toi…

-Non ! Cria Edward, mais Jasper le retint.

« Regarde Edward, et tais-toi », lui dis-je mentalement.

Il obéit, observant la scène.

-Je suis à ta merci Jacob, tu peux faire ce que tu veux de moi. Mais sache que pour moi, tu resteras mon meilleur ami, celui qui est impulsif mais ne veut que mon bien.

Nous le sentîmes tous : une sorte de puissance émanait de Bella, qui nous ordonnait de ne vouloir que son bien. Et Jacob devait aussi être sous ce charme.

On frappa à la porte, faisant sursauter Jacob. Sam entra, un air sauvage imprimé sur le visage, mais à peine se retrouva-t-il aux côtés de Jacob que son visage se détendit.

-Bella… commença Jacob, gêné. Tu sais que je ne veux pas cela…

-Nous allons partir, continua Bella. Si tu veux venir de temps en temps, je ne t'en empêche pas, mais s'il te plaît, laisse-moi vivre comme je l'entends.

Sam acquiesça le premier, suivi bientôt de Jacob. Bella prit la main d'Edward et passa devant les deux Quileutes.

-Bravo ma Bella, dit simplement mon fils en embrassant sa fiancée sur la tempe.

Nous suivîmes les deux amoureux, passant avec prudence devant les deux indiens qui nous observaient, légèrement hébétés.

-Bella ? Intervint Carlisle.

-Oui ?

-Il faudra que nous parlions une fois à la villa.

Bella hocha la tête. Une fois sortis de la maison des Black, après avoir dit au revoir à Billy, nous courûmes jusqu'à la villa de Forks. Alice et moi commençâmes le ménage, tandis qu'Edward et Bella allèrent se promener, ayant sûrement des tas de choses à se dire.

Pov Edward

Je la tenais par la main, n'osant rien d'autre. Elle semblait m'avoir pardonné, et pourtant je ne pouvais le croire. Comment était-ce possible ? Je l'avais tuée ! Mais elle était là, sereine, souriante, comme s'il ne s'était jamais rien passé, comme si c'était naturel.

-Edward !

Je la regardai, et sentis une fois de plus son don. C'était tout à fait fascinant.

-Ecoute-moi Edward ! Promets-moi de ne jamais partir !

-Pourquoi le ferai-je ?

-Parce que je te connais, et que je t'ai entendu. Je sais que tu t'en veux, et je t'en ai voulu aussi, mais rien ne change : je t'aime, et cela pour toujours !

Elle était presque en colère maintenant.

-Mais… bégayai-je. Je t'ai…

-Oui, tu m'as tuée, mais n'est-ce pas ce que je voulais ?

-Comment fais-tu ?

-Quoi ?

-Comment fais-tu pour réussir à me pardonner ? Moi je n'y ai pas réussi. Bella, je t'aime, mais es-tu sûre qu'un jour, tu ne me reprocheras rien ? Tu attendais un enfant, et…

-Je préfère être avec toi, sans enfant, qu'avec un enfant et loin de toi.

Elle prit mon visage entre ses mains et se mit sur la pointe des pieds, pour embrasser légèrement mes lèvres.

-Si tu m'aimes vraiment, pardonne-toi, comme je t'ai pardonné. Ce sera la seule manière d'être vraiment juste.

Je la regardai, mon regard dans le sien. Encore une fois, je sentis une vague de son don, et mes barrières se rompirent : si c'était pour le bien de Bella, je vivrai avec ces remords, mais je les enfouirai bien profond en moi, pour que nous puissions vivre heureux.

-Je t'aime Bella, réussis-je à souffler entre deux sanglots.

Pov Alice

J'étais heureuse pour mon frère : Bella lui avait tout pardonné, et elle vivrait avec nous. Lors de sa transformation, plusieurs visions m'avaient assaillie, où Bella ne lui pardonnait pas, et où elle allait demander la mort aux Volturi, ou d'autres où elle partait seule de son côté, laissant mon frère effondré, détruit.

-Alice, pose ce vase, tu es trop excitée !

-Mais Esmée ! Ils vont enfin se marier ! Et nous n'aurons aucun problème avec la police ! N'est-ce pas magnifique !

En effet, Carlisle avait appelé la police de Juneau, et ils étaient venus faire leur enquête pendant que Bella se transformait. Nous leur avions dit que Bella était morte, et que nous avions emmené son corps à Forks, là où elle voulait être enterrée. Aussi restait une chose à faire : enterrer Bella le soir même, mais surtout lui dire qu'elle était morte aux yeux de tous, mis à part nous et les Quileutes. Carlisle pensait les Quileutes suffisamment rusés pour ne pas laisser échapper à d'autres le fait que Bella vivait toujours.

Finalement, un nouveau pacte avait été créé, durant la transformation, avec les Anciens des Quileutes. La frontière restait effective, ainsi que nos territoires, mais seule Bella avait le droit de passer de l'un à l'autre, lorsqu'elle serait sevrée. Jacob avait voulu transgresser ce pacte une fois déjà, mais le don de Bella l'avait fait renoncer.

-Qu'allons-nous faire, après le mariage, Esmée ? M'enquis-je. Où allons-nous aller ?

-Je crois que Carlisle voulait retourner à Londres. Bien sûr, il faudra d'abord passer quelques années dans mon île, afin que Bella soit sevrée. Rosalie, viens ici s'il te plaît !

Rose obéit, et Esmée lui fit porter le meuble de télévision pour faire la poussière dessous. Au premier étage, Bella entrait dans le bureau de Carlisle.

Pov Carlisle

-Assieds-toi Bella.

Elle s'exécuta, docile.

-Bella, t'es-tu rendue compte de ce que tu avais fait à Jacob ?

-Je lui ai parlé, c'est tout.

Elle semblait innocente, en tout cas ne rien deviner.

-Je vais te le dire. Tu as utilisé ton don.

-Mon don ? J'en ai un ?

-Oui. Lorsque tu as parlé à Jacob, nous l'avons tous senti : tu obtiens ce que tu veux des gens, il émane de toi une sorte de sérénité qui pousse les gens à faire ce qui est pour ton bien.

Bella fronça les sourcils.

-Tu possédais déjà ce don, humaine. C'est lui qui nous a poussés à te soigner, c'est lui qui a poussé Jacob à te sauver, ou ce qu'il croyait faire, lors de votre première rencontre, et c'est ce qui l'a poussé à te ramener chez les Quileutes, il y a quatre jours. Il voulait ton bien, c'est-à-dire te sauver. Mais tu étais presque morte, aussi a-t-il fait ce qui lui semblait le mieux pour toi : te faire un massage cardiaque, en sachant ce que tu allais devenir.

-Mais… C'est…

-Tout à fait possible. Réfléchis sur toutes les fois où nous t'avons refusé quelque chose.

-Vous me l'avez finalement donné. Enfin, pas toujours, surtout toi.

-Parce que je suis le plus résistant. Jasper aussi a du mal avec moi. Il n'y a qu'Edward qui réussit à lire dans mon esprit comme il le fait avec tout le monde, sauf toi.

-Ça ne fonctionne toujours pas, dit-elle dans un sourire éblouissant. Et j'en suis bien contente. Je ne veux pas qu'il sache à quoi je pense.

Je souris : Bella restait la même.

-Bien. Mais je te demande une chose : maintenant que tu connais ton don, essaye de le maîtriser. Il est difficile de te résister, et ce n'est pas juste envers les autres.

Elle hocha la tête, consciente de ce qu'elle pouvait faire.

-Nous repartons bientôt. Cependant, ce soir, tu vas devoir faire quelque chose de très désagréable.

Elle me regarda d'un air curieux, perplexe.

-Nous allons t'enterrer.

Elle se leva, et je lisais la peur dans ses yeux. Aussitôt je fus près d'elle.

-N'aie pas peur Bella. Nous allons te mettre dans un cercueil, mais tu ne crains rien.

-Non, s'il vous plaît !

Elle sanglotait. Avait-elle si peur ?

-Tu le dois Bella. Chacun te croit morte, ici et à Juneau.

-Mais… Mes amies…

-Bella… Lors de l'attaque, tout le monde est mort. Les nomades ont réussi à tous les tuer, sans exception.

Elle se mit à sangloter pour de bon. Je la pris dans mes bras, la serrant fort.

-Chut… Je suis tellement désolé Bella. Mais il va falloir le faire.

-Edward ne sera pas là ?

-Nous ne l'avons pas déclaré mort, mais juste blessé. Veux-tu qu'il soit dans le cercueil avec toi ?

Elle hocha la tête : ce devait être une affreuse épreuve, je le comprenais.

-Soit, je vais le déclarer mort, et tout arranger pour l'enterrement. Va rejoindre Edward.

Je la laissai partir, en pleurs. Edward l'attendait à la porte, et il la prit dans ses bras.

Pov Bella

Edward m'emmena dans notre chambre et me força à m'allonger sur le lit. Un lit où j'avais passé beaucoup de temps, où j'avais fait des rêves, où j'avais eu des espoirs.

-A quoi penses-tu Bella ?

Je souris à la question d'Edward : je crois qu'il passera son éternité à me la poser. Il aimait savoir ce que je pensais, et était frustré de ne pas m'entendre comme il entendait les autres.

-Je songeais que j'avais fait pas mal de choses sur ce lit, sauf une chose…

Si j'avais été humaine, j'aurais rougi. Mais plus maintenant. Et je savais ce que je voulais, là, tout de suite. Pour ne pas penser à ce qui allait se passer ce soir.

Edward me regardait attentivement, ses prunelles ancrées dans les miennes, comme pour chercher une réponse. Il sembla trouver ce qu'il cherchait puisque sans que je lui demande, il se pencha et ses lèvres se posèrent doucement sur les miennes.

Au départ, ce ne fut qu'une caresse, puis ses lèvres se firent plus pressantes, plus sûres d'elles. Mes mains caressaient le velours de sa peau au niveau de son visage, puis de son cou. Puis elles migrèrent vers sa chemise dont mes doigts entreprirent d'eux-mêmes de défaire les boutons.

Edward, lui, semblait vouloir apprendre les courbes de mon corps par cœur. Ses mains montaient et descendaient le long de mes flancs, tendrement, comme s'il caressait un objet fragile.

Nous avions eu peur, et le dernier obstacle qui nous restait allait s'envoler ce soir, après la cérémonie d'enterrement. Mais pour le moment, j'avais besoin de penser à autre chose. J'avais besoin de penser à lui, à moi. A nous.

Sans que je ne m'en rende compte, mon fiancé avait retiré mon chemisier. Enfin, déchiré serait plus approprié. Quant à mes mains, elles avaient terminé de délivrer Edward de son haut, et elles pouvaient allègrement cajoler son torse de marbre. Le fait de toucher son épiderme envoyait des décharges électriques dans tout mon corps, faisant monter une tension que je pensais ne plus connaître.

L'avantage lorsque l'on est deux vampires, c'est que l'on n'a pas besoin de respirer. Sinon nous serions morts tous les deux d'asphyxie. Mais Edward interrompit quand même notre baiser et me regarda dans les yeux.

-Je vous aime, Isabella Swan bientôt Cullen.

-Et je vous aime aussi, Edward Anthony Masen déjà Cullen.

Il sourit, de son fameux sourire en coin, et replongea sur moi. Mais pas sur mes lèvres : les siennes se posèrent dans mon cou, me faisant soupirer bruyamment. Sa bouche descendit vers ma clavicule puis il parsema mon épaule de baisers. Ses mains s'activaient toujours, passant désormais beaucoup de temps sur ma poitrine, pétrissant mes seins, en taquinant la pointe durcie.

Mon corps surchauffait, et il le savait.

-Avez-vous une dernière parole avant que vous ne soyez à moi ? Souffla-t-il à mon oreille, augmentant la tension qui avait pris place dans mon bas-ventre.

-Juste une chose : arrête de me faire languir !

Il me fit son incroyable sourire en coin et soudain, je fus nue. Pour ne pas être en reste, je me surélevai et arrachai son pantalon, son boxer venant avec. Un partout monsieur Cullen !

La suite fut à nouveau très tendre. Il me força à m'allonger et sa bouche reprit possession de la mienne tandis qu'il s'enfonçait lentement en moi. La sensation d'être enfin complète me fit pousser un soupir de soulagement, et mes mains s'agrippèrent encore plus fort aux cheveux de mon fiancé.

Edward entama un doux mouvement de va-et-vient, faisant augmenter les merveilleuses sensations qu'il me faisait ressentir. De son côté, il semblait au nirvana, ses yeux pétillants ancrés dans les miens pour me le prouver. Il avait rompu notre baiser, mais pour mieux pouvoir observer mes réactions, ou de temps en temps embrasser mon front, mes lèvres, mon cou, ou mordiller le lobe de mon oreille.

La boule qui se construisait dans mon ventre éclata soudain, me faisant gémir puissamment le prénom de l'amour de ma vie. Edward me rejoignit de suite dans l'extase, soufflant mon prénom. Il se laissa aller dans mes bras, sans peser sur moi. Je refermai mes bras sur lui, voulant le garder contre moi pour l'éternité.

-Je ne veux plus jamais que l'on soit séparé, soupirai-je. Je ne sais pas si j'y survivrais.

-Nous serons toujours ensemble ma Bella, me promit-il. Nous avons vécu des choses difficiles, mais nous sommes sortis vainqueurs. Et il n'y a aucune chance pour que je reste éloigné de toi plus d'une heure, j'ai trop besoin de te toucher, te savoir vivante près de moi.

Et pour appuyer ses dires, il me serra dans ses bras, avant de se décaler sur le côté et me prendre dans ses bras, mon dos contre son torse, comme quand j'étais humaine. Ma vie immortelle commençait juste, et je voulais qu'elle continue toujours.


Alors qui a aimé ? Qui veut une autre fin ?

L'épilogue viendra la semaine prochaine. J'attends vos avis !

Annonce : Je confirme la publication de ma nouvelle fiction "Parle si tu as des mots plus forts que le silence". Le prologue sera mis en ligne le dimanche 20 novembre. Mais en attendant, je vais essayer de vous donner quelques éléments... En vérité, il s'agit d'un extrait.

"Je pourrais commencer par me présenter, mais ça ne servirait à rien. En fait, je ne me souviens même pas de mon prénom, et encore moins de mon nom de famille. Je crois avoir 17 ans. Je n'ai presque plus de souvenirs de mon ancienne vie. A vrai dire, mon dernier vrai souvenir remonte au jour où je suis arrivée ici. Au manoir Cullen."

N'oubliez pas qu'il s'agira d'un Edward/Bella.

A dimanche prochain pour l'épilogue.

Bisous