Chapitre final: Je reviendrai vers toi

Note de l'auteur: Le dernier chapitre... Et voila, comme à chaque fois, je me dis que je n'ai pas envie que ça se termine et ça me fait mal au cœur de conclure cette fic. J'espère vraiment qu'elle vous aura plu, même si tous vos magnifiques commentaires me l'ont prouvé à de nombreuses reprises. Merci à vous d'aimer ce que je fais et de me le faire savoir d'une si agréable manière ='D Sérieusement, j'ai l'impression qu'avant de vous rencontrer et qu'avant d'écrire des fanfics, ma vie n'avait aucun sens. Si je n'avais jamais commencé à écrire, nous ne nous serions jamais connu, et je pense que j'aurais pas mal déprimé avec tout ce qui me tombe dessus cette année, que ce soit les cours ou la famille. Mais là je m'éloigne =P Donc, un grand merci à vous, et tout particulier à Erilys, parce que sans vous, et surtout elle, cette histoire n'aurait pas vu le jour !


Lorsque Metallicana était arrivé à la prison, les gardes avaient déjà été prévenus qu'un Dragon transformé en humain plus que dangereux allait venir. Par conséquent, il se fit accueillir avec beaucoup de gentillesse, d'égards et d'attentions. La première fois, il n'était pas entré par la grande porte et en passant devant les cellules cette fois-ci, il se sentit pris de nausées et serra les dents. Il ne prenait pas ces prisonniers en pitié, loin de là, mais ils le dégoutaient. Ils n'avaient plus rien d'humain, presque plus rien de vivant. Et pour Gajil, c'était la même chose. Malgré la folie qui l'aveuglait et induisait en erreur son corps, il dépérissait un peu plus à chaque effort. Même si ses forces étaient toujours décuplées, la faiblesse avaient de nouveau eu raison de lui et ne lui permettait même plus de se relever. Il gémissait continuellement, comme un animal à l'article de la mort. Son état s'était bien aggravé durant ces deux derniers jours. Son visage s'était creusé, il avait des cernes sous les yeux et il avait maigri. Soudain, Metallicana doutait de pouvoir le sauver. Il était déjà mort physiquement, et son esprit s'éteignait à une vitesse alarmante. Il ne bougea pas, ne grogna pas, et jeta à peine un coup d'œil au Dragon lorsqu'il l'assit sur le sol de sa cage, comme s'il ne voyait plus rien. Il dodelina tristement de la tête au moment où les gardes l'installèrent sur le dos de son père pour qu'il le transporte jusqu'à qu'il puisse reprendre sa forme originelle une fois dehors. Malheureusement pour Gajil, il perdit connaissance avant même d'avoir pu admirer la lumière du jour après tant de temps passé dans les ténèbres.

Metallicana l'emmena dans le seul endroit qu'il connaissait réellement comme sa poche, et dont il était sûr que personne ne les découvrirai, ni ne les dérangerai tant que le Dragon Slayer ne serait pas rétabli. Là où il l'avait trouvé, et élevé, dans une petite forêt située entre Era et le mont Hakobe. Il se posa dans une petite clairière qui lui semblait bien familière. Il y avait un étrange abri, formé naturellement par des arbres couchés, des branches et des buissons. Ce qui s'apparentait à sa maison, et qu'il avait quitté pendant sept ans. Malgré le temps qui avait passé, rien n'avait changé et un semblant de nostalgie naquit dans le cœur du Dragon lorsqu'il repensait aux années qu'il avait passées ici avec son fils. Il le déposa délicatement sur le sol de sa tanière et passa aux priorités, c'est-à-dire, le soigner. Vu l'état dans lequel il se trouvait, il aurait besoin d'une énorme quantité de magie pour le soigner, mais qu'à cela ne tienne, il l'avait.

Il posa doucement son museau contre sa joue, d'une façon qui aurait presque pu se montrer tendre, et lentement, il fit passer sa magie en lui, chassant les ténèbres de son cœur et de son esprit, tout comme la douleur quittait son corps. Le mage d'acier grogna légèrement, mais ne se réveilla pas, et le Dragon finit par se coucher à coté de lui, d'une telle façon que Gajil reposait contre son cou. Même une brindille semblait plus forte que lui en cet instant, et pour la première fois, Metallicana ressentit le besoin de le protéger. Maintenant il fallait juste attendre qu'il récupère et se réveille.

Ce qu'il ne fit pas. Non, car en dépit de tout cela, Gajil n'allait pas mieux. Il ne se réveillait pas, même s'il faisait des cauchemars et hurlait chaque nuit, suppliant des démons invisibles de le laisser tranquille. Et son corps continuait de s'affaiblir. Il n'était pas dans le coma, mais était incapable de se réveiller, comme si quelqu'un souhaitait le condamner à souffrir. Il avait poussé son corps trop loin en prison, au-delà des limites du supportable, même si son père l'avait intégralement soigné. Les carences alimentaires qu'il avait accumulées continuaient de le rendre malade et de le tuer de l'intérieur, et ce n'est pas avec la quantité microscopique de nourriture que Metallicana parvenait à lui faire avaler qu'il irait mieux. Et aucune magie ne pouvait rien faire pour cela. Pour la première fois de sa vie, il se sentait... Impuissant. Et même s'il avait voulu se le cacher, il ne voulait pas que son fils meure, il ne voulait pas après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Mais ce ne fut que le jour où Gajil faillit réellement mourir et au moment où il le ranima de justesse qu'il comprit qu'il avait besoin d'aide, et avant tout d'un médecin, parce qu'il ne guérirai pas de cette manière, au contraire, cela ne cesserai d'empirer jusqu'au jour où il ne pourra réellement plus rien faire. Mais il n'allait pas retourner à Fairy Tail, il avait clairement dit qu'il s'en occuperai seul, et il ne voulait plus avoir affaire avec ces impertinents. Alors il décida d'aller chercher de l'aide ailleurs, et il savait parfaitement où. Là où il était sûr de trouver un médecin parce qu'il l'avait déjà vu: à Kôkô. Le voyage ne fut pas très long mais plutôt difficile. Metallicana était obligé de tenir le Dragon Slayer avec une de ses pattes puisque, faible et inconscient comme il était, il ne pouvait pas s'accrocher à son dos. De plus, le transporter ainsi impliquait aussi de l'affaiblir encore plus. Metallicana espérait juste qu'il tiendrait jusqu'à ce qu'il arrive à destination.

Débarrassée du moindre danger depuis maintenant plus de cinq mois, la ville de Kôkô renaissait tant bien que mal et le commerce refleurissait. Toutes les maisons n'avaient pas été reconstruites, il restait encore quelques ruines, mais le plus gros du travail avait été fait. Metallicana entendit plus qu'il ne vit l'affolement que son arrivée provoquait et un grand rire cruel sortit de sa bouche, après tout, une telle panique l'amusait encore et toujours, même si ici elle n'avait pas lieu d'être. Il se posa lourdement dans la grande allée centrale, à coté d'une fontaine reconstruite qu'il se souvenait avoir détruite il y a longtemps et fut accueilli par une vague de cris et des gens s'enfuyaient en hurlant: "Ça ne va pas recommencer ! C'est un cauchemar !". Il prit sa forme humaine, histoire de rassurer les villageois même si la plupart étaient déjà partis, avant de prendre Gajil dans ses bras. Soudain, la porte de la mairie dans son dos s'ouvrit violemment et Fiorenzo, un balai à la main, s'élança vers lui en hurlant, avant de le lui fracasser sur la tête. Mais malheureusement pour lui, c'est le balai qui se brisa en deux et son adversaire n'eut rien.

- Je ne laisserai pas un Dragon détruire une deuxième fois mon village ! S'écria-t-il en brandissant courageusement ce qui restait de son arme malgré ses genoux qui s'entrechoquaient.

Si seulement ils savaient que c'était vraiment lui qui avait détruit cette ville la première fois... Metallicana soupira et maudit une énième fois les humains avant de se retourner pour lui faire face. Pourquoi se fouler à employer des mots lorsque ce que l'on avait sous les yeux parlait pour soi ? En voyant le Dragon Slayer inanimé dans ses bras, le maire poussa un glapissement surpris avant de lâcher son bâton en même temps que des murmures horrifiés sortaient des ruelles où les habitants s'étaient cachés. Voila, il avait fait son petit effet, maintenant il fallait passer aux choses sérieuses.

- Je ne cherche pas à détruire la ville, mais je pourrais le faire si vous restez plantés là et ne m'emmenez pas voir immédiatement un médecin !

Il n'eut pas besoin de le répéter pour que Fiorenzo parte à toute vitesse en direction de la maison de Sebastian, suivi du Dragon, lui-même suivi par les villageois curieux. Il arriva en trombe devant sa porte et y tambourina furieusement en criant:

- Sebastian ouvre ! C'est urgent !

Au bout d'une dizaine de coups, la porte s'ouvrit et le médecin manqua de se prendre le poing du maire en pleine tête.

- Du calme, je suis là, qu'est ce qu'il y a ? Demanda-t-il, étonné par le raffut dans sa rue normalement si calme.

Puis il remarqua à son tour Gajil derrière le maire et les invita immédiatement à entrer, claquant la porte au nez des habitants qui ressemblaient à une flopée de journalistes en manque de ragots. Les trois hommes (enfin, les deux hommes et le Dragon) installèrent le mage d'acier dans le lit du médecin qui déclara subitement lorsque ce fut fait:

- Pour l'instant je me fiche de savoir ce qu'il fait ici alors que tout le monde à Kôkô sait qu'on l'a emprisonné. Dites-moi juste ce qu'il a.

- Je ne sais pas exactement, il va très bien puisque je l'ai déjà soigné, et pourtant son état ne cesse d'empirer, il mourra bientôt. Et vu qu'il a justement été emprisonné, j'ai pensé aux carences alimentaires. Son état à dû s'aggraver à cause de cela, puisque même si ça fait un peu moins d'un mois qu'il à été libéré, il n'a rien mangé depuis.

Sebastian partit à toute vitesse dans une pièce adjacente, sans doute celle où il rangeait les médicaments, vu tout le bruit qu'on y entendait et le fouillis qu'on y voyait.

- Mais vous êtes qui exactement ? Demanda suspicieusement Fiorenzo qui les avait accompagnés.

- Metallicana. Son père.

Il avait hésité à prononcer la deuxième partie, mais il n'était plus à un moment de honte près. Le maire prit un air étonné mais le médecin revint à ce moment là avec un carton dans les bras, qu'il s'empressa de poser à coté du Dragon Slayer.

- Vous avez de la chance que je possède chez moi ce genre de médicaments, d'habitude on ne les trouve que dans les hôpitaux.

Il ne chercha même pas à entendre une réponse, trop affairé autour du mage pour les écouter. Il l'ausculta rapidement, se rendant peu à peu compte qu'il était dans un état plus que critique, puis il sortit du carton tous les médicaments qu'il devait lui donner, lui en injecta quelques uns et termina son installation en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

- J'espère qu'il résistera au traitement, sinon il n'y aura plus rien à faire vu son état, souffla-t-il finalement avant de tomber lourdement au bord du lit.

- Décidément ce sale môme m'aura causé des problèmes jusqu'au bout ! Se plaignit le Dragon.

Et en parlant d'enfants, les trois hommes sursautèrent soudain lorsqu'un long sanglot retentit dans leur dos. Lilas, qui depuis le début était cachée sous la table, avait clairement vu Gajil entrer et avait compris que quelque chose n'allait pas avec lui. Donc elle pleurait. Sur ordre de Sebastian, Fiorenzo l'attrapa et la porta pour la faire sortir, mais la petite résistait et tirait violemment sur sa moustache. Jusqu'à ce que Metallicana qui était assez à cran en ce moment ne prenne les choses en main.

- Bon écoute moi sale morveuse, maintenant tu arrêtes de chialer, tu vois pas qu'il a besoin de repos ? C'est pas avec une petite chose braillarde dans ton genre qu'il ira mieux, tu comprends ça ? Ou faut que je répète le tout mais avec des gestes ? Hurla-t-il, plus que mécontent.

Et étrangement Lilas obéit. Ses yeux globuleux encore plein de larmes fixaient le Dragon, mais sa bouche était étroitement close et aucun son n'en sortait.

- Dégagez cette môme maintenant ! Ordonna-t-il en indiquant la porte.

Fiorenzo sortit avec le bébé dans ses bras, qui, avant de passer la porte, tira la langue et adressa un regard noir à celui qui venait de l'engueuler. Ce Dragon se mettait en travers de leur amour, à elle et à Gajil. Il ne restait dorénavant plus qu'une solution à Lilas... Le supprimer. Et elle avait déjà quelques idées. Avec un profond grognement, celui qui était devenu la cible de ses foudres s'assit sur une chaise posée dans un coin et se massa les tempes. Le silence retomba, seulement interrompu par le moniteur cardiaque que Sebastian avait installé. Et maintenant il n'y avait plus qu'à attendre. Metallicana allait devoir se préparer mentalement à garder sa forme humaine pour un certain temps, jusqu'à ce que le mage d'acier se réveille.

Et un miracle se produisit une semaine plus tard. Lilas tentait une nouvelle fois d'échapper à la surveillance assidue de Metallicana pour accéder à la chambre qu'il gardait derrière lui. Elle avait déjà tenté le coup à maintes reprises, mais ni la bave, ni les cris, ni les peluches qu'elle lui avait lancées au visage n'avaient démonté le Dragon qui restait fidèle à son poste. Mais aujourd'hui, oui aujourd'hui, il y avait enfin une ouverture. Epuisé par la petite fille, il s'était endormi sur sa chaise. A quatre pattes, elle passa à coté de lui sans qu'il ne bouge et entra dans la chambre dont la porte n'était jamais fermée avec un rire démoniaque et silencieux. Cependant, depuis tout ce temps, Lilas avait grandi, et avait compris le message, elle ne devait pas le déranger. Elle se redressa et tituba autour du lit, puis se campa à coté de la table de chevet, en face de sa tête endormie et elle ne bougea plus. Seuls ses yeux et sa langue qui rentrait et sortait de sa bouche, lui faisant lâcher de drôles de bruits, attestait qu'elle n'était pas une statue, et elle resta ainsi quelques minutes. Puis, parce qu'elle avait mal aux pieds à force de rester debout, elle se hissa sur le lit et s'assit à coté de lui. Avec un sourire excité et gourmand, elle sortit le bracelet qu'il lui avait donné et dont elle ne se séparait pas, avant de mordre dedans comme elle avait l'habitude de le faire.

Son attention se reporta vers Gajil un peu plus tard et son petit œil bleu rencontra le rouge du Dragon Slayer qui était ouvert et la fixait intensément.

- Gajil !

Evidemment, elle avait eu le temps de perfectionner un peu sa façon de parler en six mois, et maintenant elle connaissait quelques mots. La petite souleva les bras avec enthousiasme et lança par inadvertance son cadeau qui tomba au sol avec un léger bruit métallique, mais ne fut pas suffisant pour réveiller "le gardien". Lilas s'approcha lentement du visage de Gajil, la bouche ouverte en un rond parfait.

- Bobo ? Babilla-t-elle en tapant maladroitement sa joue.

Le Dragon Slayer cligna simplement des yeux et lâcha un soupir rauque. Malgré le mois qu'il avait passé à dormir, il avait l'air épuisé et ses yeux mi-clos fixaient l'enfant d'une façon étrange. Elle lui rappelait vaguement quelqu'un mais son esprit embrumé avait encore du mal à mettre un nom sur son joli visage. Après un long moment passé à se regarder mutuellement, le mage posa faiblement sa main sur sa tête et lui ébouriffa les cheveux avec un rire à peine audible.

- J'te connais toi... Lilas hein ? Qu'est ce que j'fous à Kôkô ?

L'intéressée sourit et un cri joyeux résonna à ses oreilles. Elle lui caressa le front, prit un air étonné et lui demanda ensuite:

- Levy ?

Il se souvenait d'elle aussi, oui il se souvenait de tout. Ce qu'il avait vécu lui revenait en mémoire peu à peu, avec confusion, comme s'il était face à des diapositives.

- J'pense pas qu'elle viendra, soupira-t-il presque avec désespoir.

Ce qu'il lui avait fait revenait aussi, il l'avait sauvagement attaquée et la scène repaissait en boucle dans sa tête. Il revoyait ses regards et ses paroles comme si elle était en face de lui. Ça le rendait malade, il se sentait tellement coupable qu'il n'avait plus qu'une envie, celle de disparaître. Evidemment qu'elle n'était pas là, elle n'avait plus envie de côtoyer le monstre fou qu'il était devenu, même si ce n'était plus qu'un lointain souvenir et qu'il était guéri maintenant. Complètement perdu il se recroquevilla sur lui-même avec un gémissement. Lilas poussa un cri surpris et se mit à hurler, alarmée par l'attitude du Dragon Slayer.

- Papaaaaa !

Metallicana sursauta alors et tomba de sa chaise avec une insulte puis il remarqua avec horreur que le bébé l'avait bien berné.

- Toi ! Saleté !

Furibond, il l'attrapa par le col et la fit rouler au sol comme une boule de bowling puis il claqua la porte violemment une fois qu'elle fut sortie. La petite fille se mit à pousser des cris stridents et si elle avait pu jurer elle l'aurait fait avec plaisir. Attiré par tous ce bruit, Sebastian montra enfin le bout de son nez et elle se tourna vers lui. Oui, son père allait la venger, il frapperait cet idiot de Dragon et lui montrerai qui était le patron. Gajil lui pardonnerai si Metallicana venait à mourir dans ce combat épique et tragique, après tout, c'était pour sauver leur amour. Et c'était son papa le meilleur ! Il secoua la tête et entra tout en laissant la porte ouverte pour le plus grand plaisir de sa fille qui fut pourtant déçue puisque le combat qu'elle attendait n'eut pas lieu. Fallait-il donc qu'elle fasse tout elle-même ? Déterminée, elle se dirigea vers Metallicana et attrapa sa jambe tandis qu'il était penché sur son fils.

- Metallicana, vous voulez bien sortir ma fille s'il vous plait ? Et vous par la même occasion, j'aimerai pouvoir m'occuper calmement de votre fils, déclara le médecin qui était déjà penché sur lui et l'auscultait.

- Vous plaisantez j'espère ! Rugit-il en réponse. C'est mon fils comme vous le dites si bien ! Je reste ici et ce n'est pas cette mioche qui y changera quoi que ce soit !

- Metallicana sors s'il te plait, on parlera après, grogna Gajil, mettant fin à la discussion.
Bon, le Dragon voyait bien qu'il était de trop. Il sortit avec Lilas toujours agrippée à lui et sur le seuil de la porte, il en rajouta encore une couche.

- Je vous emmerde tous bande de sales humains stupides et inférieurs !

Puis il claqua la porte et les deux hommes à l'intérieur de la chambre soupirèrent de concert.

- Il est toujours comme ça ? Interrogea Sebastian.

- Toujours. Faites pas gaffe.

- Et toi ça va ? Il ma raconté ce qu'il c'est passé. Tu te rappelles de tout ?

- Malheureusement oui, sauf que je sais pas combien de temps s'est écoulé, ni ce que mon père fout ici? Et sinon je suis crevé.

- Six mois, cela fait six mois que tu es parti de Kôkô, quant à ton père, il m'a dit qu'il t'avait sauvé avec la guilde de Fairy Tail, mais rien de plus.

- Tch, si c'est vraiment le cas, c'est pas avec moi que ce con en parlera, surtout que ça a dû bien le faire chier de s'allier avec Fairy Tail pour me sauver. Enfin bon...

- Ça s'arrangera, je suis sûr qu'il t'aime plus qu'il ne le dit. Il a fait beaucoup pour toi, tu serais mort, ou encore fou s'il n'avait pas été là.

- Ça m'étonne vraiment de lui. Mais si tu le dis, c'est que c'est sans doute vrai.

- Et puis tu m'as l'air de bien récupérer, encore un peu de repos et tu pourras repartir. Content que tu sois encore en vie mon garçon !

Sur ces paroles, Sebastian lui tapota l'épaule avec un franc sourire et le laissa se recoucher. Il avait d'autres problèmes à régler maintenant comme les cris de l'autre coté de la porte le lui faisaient comprendre.


Pendant ce temps là, à Fairy Tail, Levy attendait. Nourrie par l'espoir, elle patientait toute la journée près de la fenêtre avec Lily, priant pour apercevoir Gajil arriver nonchalamment au loin, comme s'il ne s'était rien passé et qu'il rentrait simplement d'une mission, et pour enfin pouvoir se jeter dans ses bras sans jamais devoir les quitter. Mais cela faisait maintenant plus d'un mois qu'ils étaient allés voir le conseil, et toujours aucune nouvelle depuis. Comme pour son procès, la libération du Dragon Slayer n'avait pas été ébruitée, et en plus de cela la jeune fille ignorait si Metallicana avait réellement respecté sa part du marché puisqu'elle ne l'avait pas revu. Alors elle ne pouvait que prier malgré les jours qui passaient et l'espoir qui retombait peu à peu. Mais, heureusement pour elle, de bonnes nouvelles arrivaient enfin après tant d'attente.

Une drôle d'ombre se profila soudain au coin de la rue et Levy se redressa et plissa les yeux, comme elle le faisait à chaque fois qu'elle voyait un inconnu. Sauf que cet inconnu là, et bien elle le connaissait. Sous les yeux surpris de Panther Lily et des autres mages, elle sortit et cria:

- Sebastian ? Lilas ? Mais qu'est ce que vous faites ici ?

- Du tourisme ! Plaisanta le médecin qui accueillit maladroitement la jeune fille qui lui avait sauté au cou.

- Levyyy ! Salua Lilas en sautant sur ses petits pieds.

- Coucou Lilas ! Tu sais parler maintenant ? C'est mignon !

La mage la prit dans ses bras et lui embrassa la joue avec un grand sourire.

- Levy tu les connais ? Demandèrent Jett et Droy avant tous les autres.

- C'est vrai j'ai oublié les présentations ! Donc Sebastian, Lilas voici les mages de Fairy Tail. Et Fairy Tail, voici Sebastian, le médecin de Kôkô qui nous à rendu de grands services à moi et à Gajil, et sa fille Lilas.

- Je n'ai pas fait grand-chose, n'exagérons rien, lâcha le médecin qui avait rougi d'un air gêné.

Toutes les filles se précipitèrent vers le bébé avec des exclamations émerveillées que la petite leur rendit bien, et elles s'amusèrent à lui toucher le visage et à l'entendre rire. Pendant ce temps les hommes s'étaient mis à discuter avec le médecin pour qu'il leur raconte ce qu'il s'était passé avec Gajil et Levy et avoir sa version de l'histoire. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent assis à une grande table à l'intérieur de l'auberge et Mirajane leur servit des rafraichissements.

- Je ne m'attendais vraiment pas à vous voir ici, qu'est ce qui vous amène ? Demanda Levy qui essayait de faire manger un bout de pain à Lilas tandis que Mirajane et Lucy la coiffaient.

Sebastian redevint soudain sérieux et se tourna vers elle avant de lâcher d'une voix grave:

- J'ai vu Gajil. Son père me l'a ramené il y a peu de temps parce qu'il n'allait pas bien du tout et est reparti il y a quelques jours lorsqu'il s'est réveillé. J'ai jugé bon de te prévenir.

- Gajil ! S'incrusta le bébé.

Elle agita la main vers la porte et regarda la mage aux cheveux bleus avec de grands yeux étonnés, comme si elle avait été surprise de ne pas l'avoir vue avec lui.

- Mais il va mieux ? S'inquiéta Lily, devançant la jeune fille.

- Il a failli mourir, il était vraiment dans un état critique. Son père m'a expliqué ce qui lui est arrivé en prison et ça ne m'a pas étonné. Je ne veux pas me vanter mais je pense tout de même avoir accompli un demi-miracle en le remettant sur pied. Mais maintenant oui, il va mieux.

- Il va revenir alors ?

- Pas tout de suite je suppose. Même s'il va mieux physiquement et que son père l'a guéri de sa folie, il fait encore assez fréquemment des crises d'absences et il reste très nerveux, tout n'est pas encore rentré dans l'ordre. Il a retrouvé la mémoire aussi et se souvient parfaitement de ce qu'il a fait, j'imagine que ça le perturbe aussi. Mais ne vous en faites pas, vous ne devriez pas tarder à avoir de ses nouvelles.

Levy ne savait pas si elle devait sourire en de telles circonstances. Evidemment qu'elle était heureuse, mais elle s'inquiétait beaucoup aussi. Elle devait avoir confiance en Gajil, elle le reverrai bientôt et tout irait mieux. Ils discutèrent ainsi toute l'après-midi jusqu'à ce que Lilas ne montre des signes de fatigue et qu'ils doivent rentrer à leur hôtel. Sebastian les informa qu'ils restaient encore deux jours en ville et rentreraient à Kôkô ensuite pour fêter un grand évènement. Au vu de son sourire, c'était quelque chose qui semblait amusant, et lorsque la mage aux cheveux bleus lui posa la question, il répondit:

- Monsieur le maire à enfin demandé à Rosalie, sa secrétaire, de l'épouser donc il faut qu'on prépare le mariage. Ce n'est que dans trois mois, mais il tient à ce que tout soit parfait. Si jamais vous avez envie de venir y assister, j'imagine qu'il n'hésitera pas à vous mettre en tête de liste, pouffa-t-il pendant que sa fille le tirait en baillant.

- Y'aura un buffet ? Demanda aussitôt Natsu, faisant rire ses congénères.

- Ça serait fantastique d'y aller, je suis tout à fait d'accord ! Répondit joyeusement Levy.

Elle se leva, embrassa Sebastian sur les deux joues en le remerciant encore pour ce qu'il avait fait, puis Lilas à coté. Enfin ils repartirent, et bousculèrent un peu le quotidien de la jeune fille qui resta avec eux les deux jours suivants, avant de bien sûr reprendre les mêmes habitudes qu'avant, et d'attendre son ami avec une impatience toute nouvelle.


Maintenant que Gajil était réveillé, Metallicana ne s'était pas privé de faire remarquer qu'il commençait à en avoir assez. Les sales coups de Lilas l'avaient énervé comme jamais et il voulait à tout prix qu'on le laisse tranquille, donc il avait écourté son séjour chez le médecin et avait trainé son fils par le col pour le faire quitter la maison. Il était retourné dans la forêt, et s'était occupé de lui encore un peu, c'est-à-dire en l'entrainant jusqu'à ce qu'il soit assez fatigué pour s'écrouler de sommeil par terre, et ce, jusqu'à ce qu'il soit entièrement rétabli, comme s'il ne s'était jamais rien passé. Mais malgré la culpabilité qu'il ressentait vis-à-vis de Levy et Panther Lily après les avoir attaqués tous les deux, il avait tout de même envie de les revoir, et son père avait cédé, même si ce n'était pas dans ses habitudes, même s'il voulait à tout prix être débarrassé de tout cela.


C'était la fin de la journée à Fairy Tail. Il faisait encore jour mais le ciel virait lentement au doré puis à l'orangé. Lily était assis près de la fenêtre comme à son habitude et était en train d'éplucher un kiwi tout en jetant des coups d'œil dehors à intervalles réguliers. Levy était partie faire une pause et s'était installée avec Lucy pour lire le nouveau chapitre de son roman, un verre de jus à la main. Un peu plus loin, Natsu et Grey faisaient un concours d'insultes avec Elfman. Erza mangeait un gâteau à coté du maître et discutait avec lui, agréablement surprise que personne ne vienne perturber son repas. Autrement dit, la journée avait été plutôt calme, même si cela n'allait sans doute plus durer très longtemps. Alors qu'il mangeait distraitement une moitié de kiwi, le petit chat noir remarqua au loin deux silhouettes étranges dans la rue. Bien sûr elle était encore pleine de monde, et les gens étranges n'y étaient pas rares, mais pour les deux qu'il venait d'apercevoir, c'était plus leurs coupes de cheveux qui lui semblaient... étrangement familières. Ebouriffés, avec de nombreuses mèches qui partaient dans tous les sens, et ils étaient longs. Le félin en délaissa même son fruit favori. Il sauta agilement au sol et courut vers la porte sous les quelques regards qui s'étaient tournés vers lui. Et il n'eut besoin que d'un mot pour les faire réagir.

- Levy ! S'écria-t-il avec empressement.

A l'entente de son prénom, la jeune fille releva la tête des feuilles de Lucy pour le voir passer la porte à toute vitesse et disparaitre dehors, et un élan d'excitation, d'appréhension et d'espoir la fit se redresser en même temps que les autres. Puis elle sortit en trombe à son tour à la suite de l'Exceed, se préparant mentalement à ce qu'elle allait voir, même s'il était possible qu'elle se trompe. Elle ignorait si Panther Lily avait vu Gajil, et donc si c'était bien lui, ce qui faisait qu'un millier de questions jaillissaient dans sa tête.

Si c'était vraiment Gajil, comment allait-il ?

Est-ce qu'il avait changé ?

Est-ce qu'il se souvenait d'elle à présent ?

L'aimait-il toujours après tout ce temps ?

Et elle ? Que ressentirait-elle en le voyant, s'il n'était plus le même ?

Elle attrapa la porte que Lily avait simplement entrebâillée et l'ouvrit à la volée avant de sortir si vite qu'elle manqua de trébucher, pour ensuite se retrouver nez à nez avec celui qu'elle avait espéré voir par-dessus tout.

- Gihihihi. T'as pas changé Crevette, toujours aussi pressée, pouffa Gajil.

Les bras croisés, un grand sourire éclairait son visage et ses yeux étaient plus lumineux que jamais. La noirceur, les ténèbres et la folie avaient disparu. Son père était adossé à une maison et regardait ailleurs, énervé, mais pour l'instant, Levy s'en fichait, elle avait les réponses à ses questions.

Oui Gajil allait bien.

Non, il n'avait pas changé.

Evidemment qu'il se souvenait d'elle !

Oh oui il l'aimait, cela se lisait dans ses yeux qui ne la quittaient plus.

Elle ?Elle se mit à pleurer de joie et de soulagement, sentant l'énorme poids qui pesait sur ses épaules depuis six mois s'alléger soudain.

Avec un grand sourire, elle se jeta dans ses bras, la gorge tellement nouée par l'émotion que son cri de joie y resta coincé. Assis au sol, Lily riait aux éclats, il avait aussi eu la même réaction lorsqu'il lui avait sauté dessus. Gajil passa un bras autour de la taille de la jeune fille, et l'autre remonta vers sa joue où il écarta une de ses mèches bleues et essuya ses larmes avant de se pencher puis de s'emparer de ses lèvres avec passion. Levy étouffa un léger sanglot et ses mains agrippèrent son manteau noir et le serrèrent fermement, malgré les tremblements qui les agitaient. Des sifflements narquois dans leur dos les firent s'interrompre et ils tournèrent la tête vers les mages de Fairy Tail qui venaient de sortir et qui se précipitèrent vers eux. Pas folle, la mage aux cheveux bleus s'écarta et Gajil accueillit avec bravoure la vague humaine qui se rua vers lui. Il avait la forte impression d'être le joueur de football américain qui possède le ballon et qui voit tous les autres arriver pour le plaquer au sol. Natsu et Grey lui sautèrent dessus pendant qu'Elfman lui frappait virilement le dos et que le maître se joignait à eux en hurlant des paroles de bienvenue. Peu à peu on ne vit plus le Dragon Slayer qui se retrouva enseveli par les corps de ses amis qui braillaient à s'en faire mal à la gorge. Les passants dans la rue se tournaient vers eux et vers le tapage qu'ils faisaient, mais personne n'y faisait attention. Gagnée par la joie, Levy se mit à rire, accompagnée par les filles qui étaient restées en retrait avec elle, en plus des Exceeds et de Jett et Droy qui hésitaient à faire la même chose que leurs compères. Cependant, à la grande surprise de leur coéquipière, ils se rapprochèrent de Gajil au moment où il repoussait les mages au dessus de lui avec des insultes. Le mage d'acier se releva, s'épousseta avec dignité et ignora les membres de Fairy Tail et leur vacarme. Jett et Droy lui tapotèrent l'épaule presque amicalement avant de se retourner et de rentrer dans l'auberge d'un pas raide comme s'il ne s'était rien passé. Levy s'attarda sur eux tandis que Grey invitait les filles à venir s'amuser et que Natsu avait attrapé Metallicana pour le faire danser malgré ses cris de protestations outrés. Puis elle se retourna vers Gajil qui discutait avec son petit chat enfin retrouvé. Il dut sentir son regard sur lui puisqu'il tourna la tête vers elle et la gratifia de son habituel demi-sourire qui faisait maintenant battre son cœur plus vite à chaque fois qu'elle le voyait. Lily tapota la joue du Dragon Slayer et partit rejoindre Sharuru et Happy, laissant une nouvelle fois les deux jeunes mages seuls. Gajil tendit timidement les bras et la mage s'y abandonna encore une fois avec une joie non dissimulée, heureuse et apaisée de le sentir resserrer son étreinte. C'est alors qu'elle vit d'étranges marques blanches sur ses bras et croisa le regard soudain vaguement gêné et contrit du mage d'acier qui déclara ensuite:

- Maintenant on peut clairement dire que mes cicatrices viennent pas que de mon père.

- Ça a du être horrible... ce que tu as vécu.

Elle passa ses bras dans son dos et enfonça sa tête dans sa poitrine, désireuse de sentir sa chaleur et son odeur apaisante l'envelopper.

- Horrible c'est pas vraiment le mot. Plutôt déprimant à en mourir j'dirais. J'étais peut-être pas conscient de c'que j'faisais là-bas, mais je sais que je t'ai blessée, et c'est pas quelque chose que je voulais.

- Ce n'est pas de ta faute Gajil, tu n'étais pas toi-même, et tu as sans doute été assez puni si tu n'as pas oublié ces cinq mois passés là-bas.

- Tu dis toujours que c'est pas de ma faute, mais ça l'est quand même, au moins un petit peu.

- Peut-être. Mais dans ce cas je ne t'en veux pas, c'est simple je ne peux pas. Tu m'as manqué tu sais...

- Toi aussi tu m'as manqué.

Il enfouit sa tête dans ses cheveux et elle se rapprocha encore plus de lui, comme si elle voulait qu'ils ne fassent plus qu'un. Sentir son corps et ses bras puissants autour d'elle faisait vibrer son corps d'une telle façon qu'elle ne voulait plus que cela cesse. Elle était dans sa bulle à présent, et c'était comme si le bruit alentour n'existait pas. La jeune fille releva légèrement la tête et se hissa sur la pointe des pieds tout en prenant appui sur ses larges épaules pour finalement poser ses lèvres sur son menton. Il comprit le message et se pencha vers elle avec son petit rire habituel. Il caressa sensuellement ses lèvres avec les siennes pour faire durer le moment le plus longtemps possible et ressentir pleinement toutes les sensations que ce geste leur procurait avant d'accélérer subitement, devenu plus exigeant avec tous le temps qu'il avait perdu. Gajil inclina légèrement la tête et mordit la lèvre de la jeune fille qui lui répondit avec plaisir par un gémissement. Ils ne se séparaient que très brièvement, juste pour respirer d'une façon à chaque fois plus haletante que la précédente. Levy refusait de le lâcher, désire de rattraper les six mois précédents qu'elle n'avait pas pu passer avec lui, et de toute manière le Dragon Slayer refusait aussi de la laisser partir. Pour lui, elle avait agi au-delà de ses espérances, et malgré la souffrance qu'il lui avait causée, et ce depuis qu'ils s'étaient rencontrés, elle parvenait encore à aimer une personne telle que lui. Et lui ne pouvait que l'admirer et l'aimer encore plus pour sa gentillesse sans bornes et sa capacité à pardonner si facilement. Il ne la méritait pas et pourtant elle revenait à chaque fois vers lui. Il se jurait de ne jamais la laisser tomber, tout comme elle ne l'avait pas fait.

Lentement et à contrecœur, ils se séparèrent une dernière fois et le mage d'acier enfouit sa tête dans son cou et ferma les yeux. Avec un superbe sourire, Levy fit de même et passa une de ses mains sous le col de sa veste, caressant son dos du bout des doigts tandis qu'ils lâchaient un soupir commun.

- Ils font beaucoup de bruit, tu ne veux pas qu'on aille fêter ton retour ailleurs ? Dans un endroit plus tranquille... Seuls ? Proposa la jeune fille, mi-gênée, mi-excitée par sa déclaration.

Elle sentit Gajil sourire dans son cou et il passa soudainement une main sous ses cuisses avant de la soulever et de la prendre dans ses bras.

- Je te savais pas aussi perverse Levy, mais tu sais bien que j'peux pas refuser ça, susurra-t-il avec un mauvais sourire.

Il regarda à droite et à gauche, mais tout le monde était occupé à faire la fête dans la rue, et chacun dans son coin. Parfait, personne ne faisait attention à eux. Son rat de bibliothèque toujours dans les bras, il s'élança et sauta sur les toits en direction de Fairy Hills, où il était sûr de passer une bonne soirée sans que personne ne vienne le déranger. Cependant, c'était sans compter sur le chat gris aux yeux rouges qui les suivait discrètement et innocemment.

FIN!