Notes : Coucou à tous ! Voilà, j'avais envie d'essayer un nouveau style d'écriture, donc je compte sur vous pour me donner votre avis dessus. Je n'ais pas l'habitude d'écrire à la première personne de manière aussi légère. Enfin, vous me direz. Bonne lecture à tous !
Personnages : Horohoro, Tamao
Chapitre 8 : Sous le gui
J'adore Jeanne, et j'adore la France ! Pourquoi ? Parce que là-bas, il y a une coutume qui veut que lorsque deux personnes se retrouvent sous une branche de gui, elles s'embrassent. Jeanne nous en parlé il n'y a pas longtemps, quand on comparait nos différentes traditions pour le nouvel an. Alors certes, j'ai mis un temps fou avant de trouver une branche de gui, mais maintenant je la serre dans ma main comme s'il s'agissait de mon skate-board.
J'ai toujours trouvé Tamao mignonne, avec ses grands yeux timides et ses joues toujours roses ou rouges selon son degré de timidité du moment. Seul problème : comment l'approcher sans qu'elle ne s'enfuie au courant ou se ferme comme une carpe. Dès qu'elle est gênée, elle n'ose même plus parler et communique avec sa tablette. Heureusement que Jeanne, décidément je l'adore, nous a parlé de cette coutume avec le gui.
Jeanne aussi est vraiment mignonne, dommage que Marco soit toujours en train de la surveiller. J'aurai bien expérimenté le coup de la branche de gui avec elle mais je tiens encore à ma vie. Et puis si je meurs, il n'y aura plus personne pour s'occuper de l'immense champ de fuki pour les koropockles.
Ca y est, j'ai accroché la branche dans la nuit à la porte de la cuisine, il suffit que je me lève avant tout le monde et que j'attende à côté. Tamao est toujours la première levée pour préparer le petit-déjeuner, donc nous nous retrouverons tous les deux sous la branche !
…
C'est idiot mais je commence à être nerveux. Je me suis levée aux aurores pour l'attendre, mais ils sont encore tous en train de roupiller. Ah mais quels flemmards, je vous jure !
J'entends des pas dans le couloir et je trépigne sur place. Ca y est, elle arrive. Kororo apparaît à côté de moi et essaye de me dissuader, mais je lui explique gentiment et à voix basse que même s'il elle restera éternellement le premier amour de ma vie, il est normal que je trouve Tamao mignonne. Mon fantôme a l'air désespérée et semble me prendre pour un idiot mais je ne l'écoute plus, les pas s'étant fait encore plus proches. Je calcule exactement le moment où elle entre dans la cuisine pour me rapprocher d'elle subitement.
- Hey t'as vu ça, du gui ! Il faut qu'on s'embrasse !
Moi-même je trouve ma réplique totalement stupide, mais au moins j'obtiendrai ce que je veux. Enfin, c'est ce que je pensais. Je me rends compte avec effarement que ce n'est pas Tamao qui vient d'entrer dans la cuisine mais Anna, et ses yeux me foudroient sur place. Ah, c'était donc ça que Kororo essayait de me dire.
…
J'avais oublié à quel point les claques d'Anna étaient douloureuses.
…
Je regarde Tamao surveiller sévèrement Kanna, Mary et Mach. Elle a bien changé en quelques années. Elle ne rougit plus, n'utilise plus sa tablette, s'est affirmée. Des fois, il arrive même qu'elle me fasse peur. Ca me fait toujours un peu rire de repenser à ma piètre tentative de l'approcher quand j'étais gosse. Demain soir c'est le nouvel an, et Anna et Yoh viennent le passer au Fumbari Onsen. Pour ma part, je prends l'avion demain matin dès l'aube pour retourner auprès de ma sœur.
Cette histoire de gui me revient en mémoire. Peut-être que cette fois-ci…
Comme la dernière fois, trouver une branche relevait de l'impossible, mais j'ai fini par y arriver, à force de persévérer. Je l'accroche dans le salon avec un sourire un peu niais. A côté de moi, Kororo soupire. Elle pourrait essayer de m'encourager au lieu de me regarder avec pitié !
Un grand bruit retentit dans la cuisine et je m'approche discrètement de la porte pour jeter un coup d'œil. Il m'est formellement interdit d'entrer dans cette pièce depuis que Tamao m'a surpris a emprunté à manger dans le frigo. Enfin, ce n'était pas ma faute si j'avais faim ! Ne me dites pas que je suis le seul à avoir des fringales nocturnes.
J'entrouvre le battant et me fige. Tamao est allongée par terre, Mach sur elle, toutes deux les jambes enlacées et bouche contre bouche. Je referme la porte et vais m'affaler dans le salon. Au passage, je récupère distraitement la branche de gui, et j'aperçois Kororo m'approuver dans son coin.
En fait depuis le début, je n'avais aucune chance.
