Vu que je n'arrive pas à vous répondre (le site me hait vraiment), je vous réponds donc ici :

pottermaniac000 : Pour tout te dire, je n'ai vu que le film, et je ne me rappelle que de l'essentiel de celui-ci… Donc l'histoire sera changée, en effet ! Et bien sûr qu'il y aura des chansons ! :D

Behh : Cela me peinerai beaucoup si tu ne lisais pas la suite de la fiction parce que Blaine est avec Sebastian, surtout que je compte changer ça plus tard, adorant plus que tout le Klaine... ;) (en plus, j'aime pas du tout Sebastian alors…)

Gleekofglee : Aha, tu ne peux pas savoir à quel point ce que tu dis me rends heureuse ! ~

Klainyklaina : Contente que le Séblaine te plaise ! Et comme dit plus haut, oui, il risque d'y avoir un rapprochement entre Kurt et Blaine… ! Pour la proposition de bêta-lectrice, je t'y réponds en MP !

Tomy-chan22 : Je t'aurai bien dit qu'il partira vite, mais ça enlèverai une bonne partie de l'histoire, donc bon ! xD …Désolé ! Merci pour tes compliments, c'est vraiment gentil !

Bonjour le monde ! Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont ajoutés dans leurs histoires favorites, ou qui suivent tout simplement celle-ci, ça me fait chaud au cœur. Merci également à ceux qui ont postés une review !

J'espère que le premier chapitre vous plaira autant que le prologue (si vous avez aimé celui-ci) ! Bonne lecture!


"You better get, get, getaway, getaway darlin', before I put my spell on you!"

Runaway – Bruno Mars


Chapitre 1 : Diable en Prada

« Blaine, dis-moi que je suis le meilleur. »

Le dit-Blaine regarda bizarrement son petit-ami, qui se dépêcha de répondre à sa question muette :

« Je t'expliquerai après, dis le juste !

- Euh, tu es le meilleur…, dit le bouclé, se demandant toujours ce qui se passait dans la tête de l'homme qu'il aimait.

- Tu as bien raison de dire ça !, s'empressa de lui répondre Sebastian, comme si de rien n'était. Tu te souviens de Thad ? »

Blaine hocha la tête. Il serait bien incapable d'oublier un seul membre des Warblers, étant donné tout ce qu'ils avaient fait pour lui.

« Et bien, figure-toi qu'il s'intéresse de près au monde de la mode. Voyant l'air complètement perdu de son amoureux, Sebastian jugea bon de continuer. Et il se trouve que le grand Kurt Hummel cherche une autre secrétaire ! Dont le sexe n'est pas précisé…»

Même s'il ne connaissait vraiment rien à la mode, il savait quand même qui était Kurt Hummel. Pour ne pas le savoir, il fallait vraiment habiter dans une région sans aucune trace de civilisation à des kilomètres à la ronde, sans télévision, et ne surtout pas être abonné au Times, ou à quelconque journal connu. D'un coup, tout fit tilt dans sa tête. Kurt Hummel, rédacteur en chef, secrétaire, journal… A l'air plus qu'enjoué que l'Anderson abordait, son compagnon s'esclaffa.

« En bien, tu es un peu lent à la détente, toi ! »

Il voulait dire autre chose, mais il fut entrainé dans une étreinte enjouée.

« Dis à Thad que je l'aime de tout mon cœur, et qu'il peut me demander n'importe quoi, je le ferai !

- Si tu n'étais pas dans mes bras, et que ton visage n'était pas dangereusement près du mien, j'en serai presque jaloux…

- Mmh… Laisse-moi arranger ça… »

Comme promis, il s'approcha du plus jeune, et l'embrassa tendrement, le remerciant dans ce baiser.


Il massa ses tempes, et inspira longuement pour éviter de s'énerver plus qu'il ne l'était déjà. Toutes les plus mauvaises secrétaires de ce foutu pays s'était donné le mot ou quoi ? Ça faisait déjà deux semaines qu'il avait viré… comment elle s'appelait déjà ?... Ah oui, Jennifer, et il commençait presque à regretter son acte. Peut-être qu'elle n'était pas assez rapide à son goût, mais elle au moins, elle faisait son boulot. Pas comme les incompétentes qui s'enchainaient, se contentant toutes de crier sur tous les toits qu'elles travaillaient pour Kurt Hummel. Oui, bien sûr, elles le regrettaient bien vite, et ça l'amusait beaucoup de voir leur visage dépassé par la fatigue, mais là, sa première assistante croulait sous le travail, et ça l'embêtait vraiment de prendre autant de retard. Tiens, en parlant du loup…

« Je viens de voir la nouvelle courir aux toilettes, en larmes… Je vous avais recommandé d'être un peu plus gentil avec elle, pourtant…

Kurt grogna.

- Je ne lui ai même pas dit le quart de ce que je disais aux autres...

Santana ricana, avant dire :

- Et après c'est moi qu'on surnomme Satan ! »

Généralement, si ç'avait été un autre de ses employés qui lui aurait dit ça, il aurait été viré sur le champ. Mais Santana Lopez n'était pas n'importe qui. Dès ses débuts, il lui avait fallu trouver une nouvelle assistante, puisque c'était lui qui occupait ce poste auparavant. Et elle était sortie du lot. Contrairement à beaucoup d'entre elles, elle savait de quoi elle parlait quand elle disait que la nouvelle collection de Chanel était une réussite. Elle était toujours élégamment habillée, avait un corps qui faisait pleurer d'envie bon nombre de ses mannequins, ainsi qu'un un caractère d'acier : c'était ça qui lui avait plu chez elle. Elle était une des seules à oser contester ses décisions, qui disait vraiment ce qu'elle pensait sans en redouter les conséquences, et en plus, elle terminait toujours son travail dans les temps. Et la cerise sur le gâteau : c'était une vraie fouineuse. C'est principalement grâce à elle qu'il savait avec qui il devait ou pas s'entourer, avec qui il devait s'allier. En clair, c'était l'assistante parfaite.

« Bon, je fais quoi ? Parce que ça ne me branche absolument pas d'écouter ses babillements, si c'est pour lui dire adieu deux secondes après… »

Il sourit. Oui, c'était vraiment l'assistante parfaite.

« Prépares-lui ses cartons. Et lance la nouvelle : je recherche à nouveau une nouvelle secrétaire. »


Wow, c'était donc ça les locaux du Runaway ? Vu de dehors, c'est… c'est gigantesque. Et encore, le mot semblait faible. Il hésita même à rebrousser chemin, et rentrer chez lui, tant cet endroit l'intimidait. Mais il avait promis à Sebastian qu'il ferait un effort, et qu'il essaierait. Il soupira, et se promit de ne plus jamais faire de promesses de ce genre. Il souffla un bon coup, et se décida à passer cette foutue porte. Si autant de gens y étaient arrivés, lui aussi le pouvait, non ?


Pour la première fois dans sa vie, Santana Lopez (dîtes Satan) avait envie de tout détruire. En tant normal, elle se contrôlait, mais là, le monde semblait s'être ligué contre elle. Une espèce d'association anti-Satana, ou quelque chose d'aussi stupide. Elle ne voyait que ça. Parce que comment, expliquez-moi, votre couturier pouvait décaler d'encore trois jours la livraison des modèles alors que la séance photo était aujourd'hui, vos mannequins vedettes peuvent tomber malade (une grippe, parait-il), votre paire de chaussures à talons préférée peut se casser, et que Kurt soit d'une humeur massacrante, tout ça le même jour ? Comment ? Si vous avez une explication, dîtes-lui.

Alors quand elle vit cet espèce de… d'hobbit mal habillé devant elle, à lui dire qu'il venait pour le travail de secrétaire, elle crut à une très mauvaise blague. En plus, c'était un homme. La dernière fois qu'un homme s'était présenté, demandant à être le nouveau secrétaire du styliste mondialement reconnu, c'était… C'était jamais, en fait. Une grande première. Et après que le même homme lui affirmait qu'il venait vraiment pour le poste vacant, que Kurt sortit de son bureau et lui demanda qui était cet inconnu et que l'hobbit idiot se présenta en lui tendant la main comme s'il parlait à un ancien copain de promo, elle se dit que le monde lui en voulait vraiment.


Blaine tortilla nerveusement ses doigts, mal à l'aise. Il avait souvent lu dans les livres l'expression « avoir l'impression d'être passé au scanner », mais il n'avait jamais pensé que cela pouvait être aussi vrai. Le regard d'Hummel le gênait affreusement, et semblait être focalisé sur ses vêtements. Oui, il l'avait très vite remarqué, les habits qu'il portait étaient très différents de ceux des gens qui travaillaient ici. Et d'accord, il faut dire que trois ans à porter l'uniforme de la Dalton Academy lui avait un peu altéré son sens de la mode. Mais c'était pas si terrible que ça, si ? Après tout, ses habits n'étaient peut-être pas beaux, mais au moins ils étaient confortables. Voilà.

Ayant compris que regarder son éventuel futur patron dans les yeux était une très mauvaise idée, Blaine fixait à la place ses chaussures. Elles étaient en suède brun foncé et rappelaient la forme des bottines, montant jusqu'aux chevilles. C'était des Prada, il le savait parce que Sebastian l'avait harcelé avec ça pendant des mois : à quel point il les voulait, mais que leur prix était trop élevé. Plus de sept cents dollars, s'il se rappelait bien.

« Quel est votre nom, déjà ? »

La voix du leader de la mode le fit revenir violemment sur Terre. Il n'était pas sûr de pouvoir supporter cette voix si hautaine tout les jours… s'il était prit bien sûr, ce dont il doutait vraiment…

« Bl..Blaine Anderson, monsieur.

- Et d'où venez-vous ?, lui demanda Kurt, toujours aussi impassible.

- De Westerville, monsieur. En Ohio. », crut-il bon de rajouter.

Blaine vit le trouble sur le visage de son interlocuteur, mais celui-ci se reprit si vite qu'il se demanda s'il n'avait pas des hallucinations. Kurt lui répondit d'une voix froide qui fit frissonner son vis-à-vis:

« Je sais très bien que Westerville se trouve en Ohio, merci. »

L'ex-soliste s'enfonça dans son siège, tordant encore plus rapidement ses mains.

Le reste de l'entrevue se passa comme ça : dans un silence pesant, brisé par la voix forte et intimidante de Kurt, et de celle tremblante de Blaine. Quand celui-ci sortit du bureau, après que l'homme d'affaire lui ai demandé de patienter dehors (« Vous allez rester longtemps comme ça, à me regarder comme un demeuré ? »), il hésita à se jeter par terre et à louer un dieu, n'importe lequel. Car pour lui, c'était un miracle qu'il soit encore vivant. Qu'il ait survécu à un diable qui portait des Prada.


« Bon, vous voulez que je le vire d'ici comment ? A la gentille ? Ou par la manière forte ?

Santana jubilait déjà : elle savait que son boss la laisserait se défouler sur le pauvre homme. Après tout, celui-ci n'avait qu'à pas débarquer comme ça, avec son petit air naïf, habillé d'un simple pull et d'un jean déchiré sans classe !

- Aucune des deux. » Le jeune homme réfléchit un instant, avant d'ajouter : « Je dois dire… qu'il me divertit. Laissons-lui une chance. Il ne peut pas être plus mauvais que la précédente, alors…», finit-il dans un haussement d'épaule.

La jeune femme d'origine hispanique se pinça discrètement, les yeux écarquillés. Et se re-pinça pour être bien sûre de ne pas halluciner. C'est ça, c'était surement le stress et la monstrueuse tonne de travail qu'elle se tapait tous les jours. Ou alors, elle était tout simplement dans son lit en train de délirer, ayant beaucoup, beauuuucoup de fièvre.

Mais après s'être maltraité une bonne dizaine de fois la peau, et à la vue du regard interrogateur de Kurt, tout ça était bien réel. Elle devrait se farcir le nain.

C'était très sérieusement la pire journée de sa vie.


Pizza au chorizo, ou pâtes ? Tel était la question sur laquelle Sebastian se torturait l'esprit depuis plus de quinze minutes. Il savait très bien que la pizza réconforterait Blaine s'il avait été refusé, mais qu'il le prendrait très mal s'il était embauché. S'il prenait les pâtes pour fêter l'obtention de son nouvel emploi, mais que Blaine revenait bredouille, la soirée ne serait que larmes et mouchoirs. Après avoir décidé ce qu'il prenait à l'aide d'un mature plouf-plouf, il allait mettre le paquet de pâtes dans son panier quand il sentit vibrer son portable dans sa poche. Il le sortit, et lis le message qu'il venait de recevoir.

N'achète rien pour ce soir, je t'invite au resto. Et je sais que tu as compris pourquoi ! –Blaine

Sebastian sourit. Comment avait-il pu douter de lui ?


Le lendemain, Blaine arrivait à son nouveau travail, chantonnant tranquillement Teenage Dream, café à la main. Au moment où il allait poser son sac sur son bureau, il fut interrompu par une voix qui lui rappelait l'Enfer lui-même.

« Teup teup teup, demi-tour Gel'O. Ça va être absolument pas possible avec… ça, désigna-t-elle d'un geste ample de la main sa tenue, l'air dégouté. Déjà que ta présence m'insupporte, autant que tu sois présentable ! »

Et sans qu'il n'ait eu le temps de comprendre comment, il se retrouvait à présent chez une des stylistes –une certaine Mercedes– qui s'activait autour de lui en poussant des « Un si beau corps, gâché ! », « …Vraiment, c'est quoi tout ce gel ? », « Ca devrait être interdit de massacrer sa beauté naturelle de la sorte ! ». Elle enroulait et déroulait son ruban mètre autour de lui, mettait des pans de tissus de différentes couleurs à côté de son visage, pour voir quels coloris lui allait le mieux au teint... Et comme si ce n'était pas assez, il devait en plus supporter les moqueries de Santana. Mais quand il vit la jeune afro-américaine revenir avec une pile effroyable de vêtements, il se dit que son heure était venue.

« Adieu monde cruel.. », murmura-t-il.


Blaine Anderson, mh ? Il avait un souvenir vague de ce jeune homme, un membre de la chorale concurrente qui avait perdu face à eux à des Régionales, s'il se souvenait bien. Un nom d'oiseau*, ça finirait bien par lui revenir… En tout cas, il avait retenu qu'il avait une voix magnifique. Tiens, s'il durait plus d'une semaine, il lui demanderait de lui chanter quelque chose.

Il passa un de ses doigts fins sur l'image du jeune homme. Il soupira : il devait avouer que son nouveau secrétaire ne le laissait pas indifférent. Il pouvait presque sentir Santana se pencher au-dessus de lui et susurrer au jeune homme figé sur le papier :

« Bienvenue en enfer, Frodon. »

Il regarda l'heure, et se rendit compte qu'il allait être en retard, s'il continuait à regarder cette photo. Il n'avait jamais été retard depuis qu'il travaillait au Runaway.

Décidément, ce Blaine faisait plus que le divertir…


*Warbler est le nom anglais d'un petit oiseau.

Si vous avez du mal à vous imaginer à quoi ressemblent les chaussures, je compte mettre le lien sur mon profil.

Voili voilou ! N'hésitez pas à me laisser vos avis !