PARTIE 4 :

Edward POV :

« Échanger une souffrance contre une autre est parfois un aussi grand soulagement que sentir l'arrêt de la souffrance. » -Elizabeth Goudge, "L'Arche dans la tempête"-

" A dire vrai, raison et amour ne vont guère ensemble, par les temps qui courent." - William Shakespeare, "Le Songe d'une nuit d'été", acte III, scène 1.

J'avais été un pur égoïste. Ne pas respecter le choix de ma belle, était une preuve de cet égoïsme. J'avais craqué, obéis à une pulsion soudaine, et dangereuse.

Ce fut trois jours de torture. Voir Bella allongée sur une table, entrain de souffrir comme jamais, et ne pas être capable de lire en son esprit, me contrarié. J'aurais voulu savoir si elle me détestait pour lui obligé à endurer cela. Malheureusement, je fus incapable de le savoir. Alice voyait la date de réveille précise de Bella, l'heure, la minute, et la seconde exacte, mais rien d'autre. Je m'occupais en attendant comme je pouvais. Renesmée, était toujours dans les bras de ses tantes, ou de sa grand-mère. Carlisle aimait parfois joué avec elle, et Renesmée adorait les grimaces de celui ci. Emmett quand à lui, faisait rire Renesmée de ses blagues puériles. Jasper, plus réservé, s'occupait tout de même de Renesmée parfois. Cette dernière adorait faire de longues siestes dans ses bras, Jasper aimait regardait cet enfant dans ses bras, elle lui inspirait le calme, le bonheur. Je m'occupais parfois de ma fille, que j'aimais tout autant que Bella. Comment avais je pu vouloir tué une si belle créature ? Un ange tel que celui là, méritait la vie plus que n'importe qui.

Les jours passaient lentement, Forks avait appris le décès brutal de Bella dans un accident de voiture, tuant également son époux, Edward Cullen. C'est ainsi que nous avions camouflé la vérité. Carlisle et Esmé, excellents acteurs, avaient fait croire aux parents détruits de Bella, leur départ de Forks avec Alice, Jasper, Emmett et Rosalie. Charlie trop dévasté par la mort de sa fille, ne réagit même pas lorsque mes parents annoncèrent leur départ de Forks. Néanmoins, nous avions décidés d'attendre le réveil de Bella pour déménager.

Le jour de son réveil, nous étions tous réunis autours de la table. Les émotions étaient mélangés : Excitation, appréhension, joie... Mais nous étions tous heureux de voir Bella s'ajouter à la famille. Mais mon anxiété monta d'un cran lorsque ses yeux s'ouvrirent soudainement. Elle ne bougea cependant pas, et resta complétement figée.

"Peut être est ce le changement qui la perturbe..." Pensa Carlisle.

" Nous en veut elle ?" Se demanda intérieurement Esmé.

Personne ne bougea. Nous nous regardions, un air d'incompréhension au visage. Je n'osais pas bougé non plus, j'étais comme fixé à ma place. Les minutes passaient, et rien ne changeait. Alors je fis un effort incroyable pour m'approchais de Bella. Je la fixais droit dans les yeux. Dans ses yeux rouge sang, anciennement chocolat. Elle ne bougea cependant toujours pas. Alors Carlisle s'avança.

-Bella ? Dit il, une lueur d'inquiétude dans le regard.

Elle ne répondit pas. Nous nous regardions tous, cherchant des réponses. Emmett en eut assez. Il s'avança doucement, lui prit la main et là, Bella réagit. Elle s'assit sur le bord de la table, et le serra autant que ses forces le lui permettait.

- Doucement Bella ! Tu es plus forte que moi ! Dit il rieur.

Elle desserra légèrement, mais continua son étreinte. Puis, ce fut à Alice de s'avançait, le sourire aux lèvres. Et de prendre Bella dans ses bras.

" Quelle joie de l'avoir parmi nous !" S'exclama ma sœur mentalement.

Bella relâcha Alice, pour étreindre toute ma famille. Je ne m'approchais pas, j'avais encore cette impression de fixation au sol, d'avoir l'impossibilité d'avancer, ou plutôt, ne pas avoir la possibilité d'avancer. Elle s'approcha de moi, l'air déçu. Déçu d'être un vampire ? Déçu que je n'ai pas respecter son choix ? Déçu de me voir ? Ou déçu que je ne m'approche pas ?

- Tu m'en veux ? Lui demandais je, extrêmement inquiet.

Pendant un instant, un cours instant, elle fit mine de réfléchir. Jasper sortit de la pièce discrètement.

- Je t'en veux oui. Je t'ai expliquer mon choix. Je t'ai demandé de le respecter. Mais tu ne la pas fait. Alors oui, je t'en veux. Mais je t'aime aussi. Alors je te pardonne. Me dit elle.

Je l'embrassais alors, heureux de retrouver ma Bella, avant de l'enlaçais amoureusement. Soudain, elle parut, se rappelait de quelques chose d'important.

- Où est Renesmée ? Avait elle demandé.

Jasper ramena Renesmée, et Bella se figea. Elle s'avança avant de prendre notre fille dans ses bras. Renesmée arborait un grand sourire. Bella la berça et lui dit, une centaine de fois au moins, combien elle l'aimait. Alice déboula dans la pièce, un grand miroir dans les mains. Elle le positionna face à ma belle, et lui demanda de fermer les yeux. Lorsque Bella put enfin les ouvrir, elle eut l'air stupéfaite. Il faut dire qu'elle pouvait ! Ses cheveux avaient poussés, ses yeux étaient à présent rouge, sa peau était aussi blanche que la mienne -même si parfois, étant humaine, il lui arrivait de devenir plus blanche que chacun de nous- et était vêtu d'une robe bleue qui lui allait comme un gant. Elle était sublime. Les semaines passaient et elle avait l'air heureuse. Cependant, personne n'aborda la question du déménagement, qui se ferait sans doute, plus tard. Renesmée grandissait très vite. Alice et Esmé nous avaient bâtit une maison près de la villa. Tout était parfait. Du moins, pour le moment.

« Il faut profiter de l'immortalité sans tarder - c'est la plus courte des saisons. » - de Francis Dannemark, "Qu'il pleuve"-


Une suite ou pas ?