Disclaimer : Seul le groupe Tokio Hotel est réel, pour le reste tout est tiré de mon imagination.
« pas de bêtises pendant mon absence et pas de tâches sur mes draps, c'est compris ?
- arrête tes bêtises Tommi, rigole t-elle, toi fais attention ne va pas attraper une MST.
- tu es pire que ma mère, dit il en roulant des yeux. Si tu as le moindre problème tu m'appelles, je prend le premier avion. D'accord ? »
Pour toute réponse elle lui embrasse tendrement la joue. Il grimpe les marches de l'autocar et elle leur fait signe jusqu'à ce qu'il disparaisse au coin de la rue. C'est la même comédie à chacun de leur départ. Sydney a peur qu'ils trouvent mieux ailleurs, qu'ils n'aient aucune raison de revenir. Tom a peur qu'elle tombe dans les bras du premier venu, que quelqu'un s'en prenne à elle. Bill ne s'inquiète que de la santé de ses chiens, Georg de l'accès à sa chambre et Gustav de ses CD. Bien sûr les trois amis s'assurent également de la sécurité de Sydney, elle est leur amie, mais la relation qu'elle entretient avec Tom est fusionnelle, presque irréelle.
« j'adore New York » s'exclame Sydney en quittant la frénésie du John International Airport suivie de près par sa meilleure amie Georgia Hamlet et leurs deux gardes du corps, tout deux imposés par le paternel Hamlet - il avait prétexté que La Grande Pomme était une ville criminelle. Georgia désigne ses bagages au chauffeur et grimpe dans la limousine.
« Georgia, tu as mon portable ? demande Sydney en prenant place près d'elle.
- non, tu l'avais il y a cinq minutes.
- oh, il doit être au fond de mon sac dans ce cas, elle plonge une main dans sa besace, je dois appeler Tom !
- qu'est ce qu'il se passe au juste entre toi et lui, vous agissez comme un couple mais vous n'en n'êtes pas un, se moque Georgia.
- pas maintenant Georgia, elle s'énerve et retourne vide le contenu de son sac sur le sol de la voiture, c'est pas vrai je l'ai perdu ! Je ne connais même pas son numéros ! »
Georgia entreprend de fouiller le sien, sans succès. Elle cherche sur son cellulaire avant de se rendre compte que sur celui-ci seul était enregistré celui de sa mère. « je me souviens des deux premiers chiffres si ça peut t'aider » dit elle. Puis, voyant que son amie ne riait pas elle prend un air plus sérieux et essaye de la rassurer « ce n'est pas si grave, tu seras d'autant plus heureuse lorsque tu le reverras après trois jours sans nouvelles. »
Le véhicule stoppe devant un luxueux hôtel, un portier les accueille chaleureusement et les mène jusque leur suite. Les deux jeunes femmes se précipitent dans la salle de bain pour se débarbouiller après dix heures de vols. Elles profitent un moment de la ville, voguant d'une rue à l'autre sans réel point de chute. Elles rentrent à la nuit tombée. Georgia met la chambre sans dessus-dessous à la recherche de la tenue parfaite « je veux que ce soit sexy mais pas trop, court mais pas trop, voyant mais pas trop. Tu vois ce que je veux dire ? » Sydney ne voyait vraiment pas et s'était empressée d'enfiler une petite robe noire avant de rejoindre le salon et s'affaler devant la télévision. On frappe à la porte, la brune se lève « j'y vais ! » crie t-elle à l'intention de son amie.
« c'est pourquoi ? s'enquiert elle poliment.
- veuillez m'excusez, mademoiselle Vilkeviciute, voici votre dîner apporté à la demande de mademoiselle Hamlet.
- auriez-vous l'obligeance de le déposer dans le salon ?
- tout à fait. » dit le majordome poussant le chariot à l'intérieur de la suite puis s'en aller après avoir reçu un généreux pourboire.
Les deux jeunes femmes dînent calmement, Georgia toujours en sous-vêtements. « je vais mettre une robe noire, moi aussi » décide la blonde quelques minutes seulement avant l'arrivée de leur voiture. Toutes deux se juchent sur des talons hauts et quittent l'hôtel parées à passer folle soirée.
Le concert terminé les quatre garçons quittent la scène sous les acclamations. Concert à guichet fermé, comme d'habitude. Vidés de leur énergie ils se contentent de prendre une douche, signer quelques autographes devant la salle, puis rentrer à l'hôtel. Bill et Gustav décident finalement de rester au bar tandis que Georg et Tom poursuivent leur ascension. « tu as des nouvelles de Sid depuis ce matin ? » demande Georg, le brun répond que non et lui retourne la question, lui non plus. Ils se donnent l'accolade et chacun rejoint sa chambre. Tom saisi son téléphone et essaye de joindre sa meilleure amie, il tombe directement sur messagerie. Il compose le numéros de son domicile, répondeur. Il fronce les sourcils puis se fait une raison : elle est sortie et n'a plus de batterie. Elle rappellera demain. Déçu de n'avoir pu entendre sa voix il se glisse sous les draps, croise les bras derrière sa nuque et fixe le plafond. Bill se glisse dans la chambre de son jumeau et le trouve étendu sur le lit, un air pensif.
« quel est le problème Tom, parle moi !
- je n'ai aucun problème Bill, souffle le brun.
- ne joue pas à ça avec moi. J'ai remarqué ton attitude ces derniers temps, tu es bizarre.
- tu te fais des films. »
Tom refuse de faire part de ses sentiments à Bill. C'est la première fois qu'il cache quelque chose à son frère, il se sent mal à ce propos mais ne parvient pas à lui ouvrir son coeur. Dans leur tandem Bill est vulnérable et Tom incassable, mais cette fois-ci c'était différent. Il est vulnérable. Sydney ne se doute absolument pas de l'emprise qu'elle a sur le guitariste.
Dès leur première rencontre les deux s'étaient découvert de nombreux points communs. Sydney était son alter-ego, son autre moitié. Bien sûr il avait Bill, son frère jumeau, mais c'était différent. Elle combinait les rôles de Bill et Andreas, fraternité et amitié. Tom avait d'abord cherché à la séduire mais lorsqu'il avait voulu l'embrasser elle l'avait frappé au visage. Il avait gardé la trace de ses doigts sur la joue pendant quelques jours, après quoi il avait abandonné l'idée. Cinq ans sont passés et il y a six mois il s'est aperçu que leur amitié avait évoluée, pour lui en tous cas. Tom attend désespérément le bon moment pour lui faire part de ses sentiments, mais il ne vient jamais. Elle ne cesse de lui répéter qu'il est son meilleur ami, qu'elle l'aime comme un frère, et sans en avoir conscience elle lui brise un peu plus le coeur chaque fois. « va te faire foutre, Bill ! Tu m'les brise » aboie Tom en saisissant ses testicules d'une main pour le provoquer, après quoi il éteins l'unique faisceau de lumière et plonge la chambre dans le noir. Tout s'est passé trop vite, le chanteur est un peu sonné. Il se lève et s'avance prudemment jusque la salle de bain, il se cogne contre la porte entrouverte avant de trouver l'interrupteur. « oh non ! » gémit il sentant le sang couler sur son menton. Il soupire et s'empare d'une serviette qu'il passe sous l'eau froide, s'assoit sur le bord de la baignoire le tissus contre la lèvre, « je ne comprends rien. »
Voici le second chapitre. Donnez moi vos avis et retrouvez mes OS sur pain - killer . skyrock . com (sans les espaces, cela va de soit)
Bien à vous, ZV
